II
ZOOLOIWE DESCRIPTIVE
entourent vraisemblablement au passage les œufs d'une
coque noire, ayant l'aspect et la consistance du caoutchouc ; un cordon do même substance est attaché à l'un des pôles de l'œuf et l'animal le passe comme un anneau autour des brindilles d'herbes marines ; il forme ainsi des grappes volumineuses ressemblant à des raisins noirs (fig. 602).
On ne sait pas au juste comment se fait la fécondation, car lorsque l'œuf reçoit le spermatozoïde il est déjà pourvu de cette épaisse coque qui, d'abord molle, durcit très rapidement au contact de Teau.
Les œufs, à mesure que lembryon se développe, augmentent de volume par absorption d'eau et diminuent l'épaisseur de leur coque par distension correspondante.
art.ij
Fiff. 003.
Disposition des organes génitaux mâles de la Sèche, dans leur position naturelle (figure modifiée d'après Milne-Edwards).
O. 6'. orifice génital mâle. — R., poche deNeedham. — P/*., prostate. — O., orifice testiculaire. — T.^ testicule. — C, canal déferont. — art. (j . artère génitale.
Organes mâles. — Tandis que l'ovaire est directement enfermé dans la cavité viscéro-péricardique, ie testicule^ liû^ «st mâxamA. dins «ne
DECAl'ODE. — LA SECHE
poche inférieure (fig. 603 et 604, c. t.) qui no communique avec le péricarde que par un étroit orifice (o.). On voit audessus Vextrémité lobée (fig. 604, Z).), béante, du canal déférent qui, lui, débouche librement dans le cœlome et non dans le testicule. 11 n'y a donc pas continuité entre la glande génitale et son conduit excréteur.
Le testicule consiste en une immense quantité de petites tigelles (T) rayonnantes, sur lesquelles les cellules épithéliales se transforment en spermatozoïdes. Elles sont implantées sur la paroi de la capsule, où leurs bases laissent une empreinte réticulée ressemblant à du tulle très fin.
Le canal déférent recueille le sperme par son orifice D en entonnoir et le conduit par un tube très long, le canal déférent {(ig. 603 et 604, c), et tortillé
Fig. 604.
Figure demi-scliématique montrant les rapports des diverses parties dissociées de l'appareil génital mâle de la Sèche.
O. G., orifice génital. — /^, poche de Ncedham ou réservoir spirale. — Col., columelle. — c. d., canal descendant. — G. m.. glande muqueuse. -- P/*., prostate. — c. p. r/., canal génital péricardique. — r. s., vésicule séminale. — C, canal déférent. — O.. orifice testiculaire. — Z>, orifice du canal déférent. —2'., testicule, —c.t., capsule testiculaire.
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ZODLOlilE DESCIUPTIVE
jusqu'à un premier renflement, la vésicule séminale (v, s.) où il prend la forme d'un cylindre blanc, de consistance pâteuse qui, divisé bientôt eu fragments de 1 centimètre de long environ, est immédiatement revêtu d'une mince membrane anhyste. Continuant son chemin, ce cylindre passe devant l'entrée d'un tube (c. p. g.) qui fait communiquer le canal déférent avec la cavité péricardique. De là il entre dans une grosse poche la prostate (Pr.), dont la muqueuse pariétale forme une foule de petits plis, puis il reçoit le produit glaireux d'une autre glande muqueuse, très transparente (g. m.). A ce moment le spermatophore est complet mais il reste tortillé pendant tout son trajet dans le mince canal descendant (c. d,)^ qui l'amène à l'entrée inférieure d'un vaste organe, la poche de Needham. Là, les spermalophores se mettent tous parallèlement les uns aux autres et i-emontent peu à peu la poche disposée en spirale jusqu'à l'orifice génital. Ils sont rangés verticalement dans un ordre parfait, ayant tous leur pointe grise en bas, sur plusieurs rangs parallèles d'épaisseur ; ils restent emmagasinés là jusqu'au moment d'être utilisés pour la fécondation;
Fig. GOÔ.
Spermatophore de Sèche (figure moliifiéc d'après Milne-Edwards).
DECAPODE. LA SECHE o87
ils sorlent alors par paquets qu'entraîne le courant d'eau expulsé par le siphon.
Le spermalophore (fig. 605) est un petit appareil extrêmement complexe formé essentiellement d'un étui cylindrique, tordu à sa pointe comme un fil de verre fondu à la lampe, et renfermant dans ses deux tiers inférieurs une poche à sperme et dans l'autre tiers un petit organe d'expulsion mécanique. « L'étui élastique est invaginé en luimême : la partie la plus profonde de l'invagination constitue le réservoir spermatique, et la partie la plus extérieure, très rétrécie, forme le connectif contourné en spirale. Quand le spermatophore est mûr et expulsé, le coû»ectif s'étend, se dévagine, entraînant dans son intériecrie nfiaeiwik ^yat heJsi^ «datera qui se déchire luiiBème à son laiEr^a laissafil^d«i|)per les spermatozoïdes qu'il renferme (Pelseneer). »
Formes larvaires. — En raison de leur organisation élevée, les Céphalopodes ont une embryogénie des plus complexes ; il est impossible, avec le cadre tout spécial de cet ouvrage, d'en entreprendre la description chez la Sèche ; nous nous bornerons à en signalerles points caractéristiques.
L'œuf étant très gros et contenant un vitellus fort abondant, la segmentation, superficielle, débute à l'un des pôles par une série de scissures qui constituent peu à peu un blastoderme discoïde polaire, comme chez la poule. Il émet ensuite, dans la profondeur, des cellules qui enveloppent rapidement tout le vitellus d'une membrane à constitution plasmodiale, que recouvre secondairement le blastoderme à mesure qu'il s'étend par ses bords. A son
centre apparaît une légère invagination coquillière, portée
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Fig. 606.
Deux stades du développement delà Sèche, vus à plat. — A, apparition des premiers plis organiques à la surface du blastoderme. — B, stade un peu plus avancé où les organes sont plus saillants à la surface du blastoderme (figures d'après Kôlliker et Viallk* TON, empruntées à Korschelt et IIeider).
a, anus. — al k a'^, apparition des bourgeons qui produiront les bras. — ««. rudiments de Tceil. — /t//", portion dorsale du siphon. — A:, branchies. — kh rudiment latéral de la tête. — m, orifice buccal. — wia, manteau. — of., otocjslc. — vtf^ portion ventrale du siphon .
par une sorte de saillie pentagonale, rudiment du manteau* Autour de cette partie centrale se forment des épaissis-
DEGAPODE.