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DE LA DEUXIÈME ÉDITION

Le succès inespéré de la première édition de notre Zoologie élémentaire ne tient évidemment ni à l'originalité des théories, ni à la nouveauté des faits exposés; il provient uniquement de ce que le plan de l'ouvrage était conçu suivant les idées qui prévalent aujourd'hui, à juste titre, en fait d'enseignement scientifique.

La Zoologie et toutes les branches de connaissances sur lesquelles elle s'appuie, anatomie comparée, physiologie, histologie, embryologie, etc., étant, avant tout, des sciences d'observation, ne s'étudient que par l'observation. Les livres ne doivent être considérés que comme des aides-mémoire et des guides.

Fait étrange, il a fallu longtemps pour que ce principe si simple fût accepté d'une manière générale.

Actuellement, dans l'enseignement, à tous les degrés, on fait voir à l'élève ce dont on lui parle et on le met à même d'exercer ses facultés observatrices. On a doté les établissements inférieurs de petites collections, les universités ont des laboratoires spéciaux pour l'étude

pratique de chacune des sciences biologiques ; enfin les naturalistes débutants qui désirent acquérir des connaissances étendues sur les animaux inférieurs trouvent un immense matériel d'étude et toutes les facilités désirables dans les stations zoologiques maritimes établies aux frais d'un grand nombre de gouvernements * .

1. Nous citons ci-dessous quelques-unes de ces stations Eoologiques :

J2o«m/' (France, Finistère), Manche. (Annexe de la Sorbonne.)

Banyulê-tur-Mer (France, Pyrénées orientales), Méditerranée. (Annexe de la Sorbonne.)

Concarneau (France, Finistère), Atlantique.

Cette (France, Hérault), Méditerranée. (Annexe de la faculté do Montpellier.)

Marseille (France, Bouches du BhAne), Méditerranée. (Annexe de la faculté de Marseille.)

ViUeJranehe (France, Alpes maritimes), Méditerranée.

Vimereux (France, Pas-de-Calais). (Annexe de la &culté de Lille.)

Naplet (Méditerranée), subventionnée par la plupart dos gouTemements européens, parmi lesquels le gouvernement belge.

Trteste (Adriatique).

VAuderion sehool dans Tile de Penikese aux États-Unis (c6te du Massachusetts).

Les stations hollandaises du Helder et de Berg-op-Zoom,

La station belge d'Ostende, créée en 1883 par MM. £d. Van Beneden et Van Bambeke, avec notre collaboration.

En général, les travailleurs étrangers trouvent le meilleur accueil dans ces établissements, k la condition de se conformer, ce qui est parfaitement naturel, à certains règlements locaux. Pour la station de Naples, il faut y être envoyé en mission par un des gouvernements qui accordent un subside annuel à la station f

Comme on pourra s'en assurer par la lecture du présent ouvrage, la Zoologie est, en grande partie, basée sur l'organisation anatomique et le développement embryonnaire. Celui qui ne connaît les animaux que par la forme extérieure ne possède qu'une science incomplète et ne peut avoir que des idées fausses. Il est semblable au bibliothécaire qui connaît ses livres par les titres, par les formats et par les dates d'impression, mais qui ignore les chefs-d'œuvre littéraires ou scientifiques qu'ils renferment.

Il faut donc, si l'on veut devenir zoologue, étudier les animaux à l'aide du scalpel et du microscope, afin de voir, par soi-même, l'admirable structure et le fonctionnement de leurs organes.

Cependant, on ne peut disséquer toutes les formes animales; on ne peut, surtout, se passer d'une direction méthodique, sous peine de commettre, dès le début, de nombreuses erreurs.

Ces difficultés bien connues de ceux qui dirigent les laboratoires d'études pratiques, ont suggéré à plusieurs naturalistes l'idée de publier des traités de zoologie ou d'anatomie comparée s'écartant complètement de l'ancien plan habituel et renfermant la description d'une série de dissections et d'observations microscopiques graduées permettant à l'étudiant d'arriver, par ses propres efforts, à la connaissance de l'organisation d'un nombre de types-animaux suffisant pour lui donner des idées générales justes et pour lui faire acquérir l'habi.- Içté ipanuelle çt le coup d'œil du naturaliste.

Le premier traité en question a été, si nous ne nous trompons, l'ouvrage de G. Rolleston : Forms of animal life*. L'auteur y donne, avec des figures, les indications indispensables pour disséquer le rat, le pigeon, la couleuvre, la grenouille, la perche, lescargot, la limace, Tanodonte, Técrevisse, la blatte, une ascidie, le ver de terre, la sangsue, l'étoile de mer, etc.

Puis ont paru, successivement, les traités de Mojsisovics', de M*' Alpine', de Martin et Moule*, de Brooks* et de Vogt et Yung*.

Notre Zoologie, dont la première édition date de 1880, malgré un caractère plus élémentaire, offre un cadre analogue h celui des livres que nous venons de citer.

Après quelques chapitres consacrés à l'exposé de notions préliminaires indispensables, nous abordons successivement l'étude des différents groupes du règne animal, en choisissant, pour chacun d'eux, un type presque toujours fecile à se procurer et dont la dissection

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