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Chapitre V, \ 33, Fécondation

noms de segmentation ou de fractionnement du viteUus.

Le \ itellus avec son noyau embryonnaire, n*est autre chose que la première cellule de l'embryon ; celle-ci va se multiplier par les voies ordinaires de la multiplication cellulaire. Le noyau change en efl'et de forme, il s'allonge, prend l'aspect d'un fuseau, puis s'étrangle au milieu et se scinde enfin en deux noyaux plus petits*. Le vitellus groupé autour de la masse nucléaire suit ce mouvement de division (fig. 3, A) et l'œuf renferme bientôt deux globes, sphériques d'abord, plus tard affaissés et accolés l'un à l'autre, munis chacun d'un noyau (fig. 3, B) ; ce sont les deux premiers globes de segmentation ou hlastomères (^ia^Toc, germe, fxcpo;, partie), c'est-à-dire deux cellules embryonnaires. Cellesci vont se subdiviser, à leur tour, par le même procédé, de sorte qu'il y aura, peu de temps après, quatre hlastomères ou quatre cellules nées de la première (fig. 3, C).

Le fractionnement se poursuivant dans le même sens et les cellules continuant à se diviser, l'embryon se compose successivement de 8, de 16, de 32, de 64, — hlastomères nécessairement de plus en plus petits et groupés de façon à former une sphère à peu près régulière.

La segmentation que nous décrivons ici est désignée

1. La rabdiTbion du noyaa de Tœuf on de celui d'une cellule ordinaire est tonjoun accompagnée de phénomènes délicats et très curieux, mais que nous laissons intentionneUement dans l'ombre.

sous la dénomination de segmentation totcUe et égale; totale parce qu'elle intéresse la totalité du vitellus, égale parce qu*elle donne lieu à des blastomères toujours à peu près identiques les uns aux autres. C'est sous cette forme qu'elle se présente, par exemple, chez le plus inférieur des vertébrés, YAmphioœus, auquel nous consacrerons un paragraphe spécial •.

Dans d'autres types animaux, les phénomènes sont plus complexes, la segmentation peut être partielle, les blastomères peuvent difl'érer entre eux par les dimensions et par les rôles qu'ils sont appelés à jouer. Ces détails sont certainement du plus haut intérêt, mais nous devons rester dans le domaine des faits simples, faciles à comprendre, et laisser momentanément de côté les questions qui exigeraient de longs développements.

Supposons donc la segmentation totale et égale et admettons, pour fixer les idées, qu'il s'agisse, en effet, de l'œuf de l'Amphioxus. Dès la division en quatre, on a pu constater que les blastomères ne se touchent pas complètement, qu'il existe, au centre du groupe qu'ils constituent, une petite cavité (fig. 3, C, es). Cette cavité, dite cavité de segmentation, persiste pendant toute la durée du fractionnement et augmente même graduellement de diamètre ; de sorte que, lorsque la segmentation est terminée, l'embryon affecte l'aspect d'une sphère creuse remplie d'un liquide hyalin (fig. 3, E, F).

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