CRAPAUD DU CHILI
Bufo chilensis, Duméril et Bibron.
Dumérir et Breron, Erpétologie générale, tom. VIII, pag. 678 PLANCHE 9, FIGURE 1, 2, A.
Cette espèce est, d'après MM. Duméril et Bibron, celle qui se rapproche le plus de lespèce commune d'Europe; ces deux auteurs lui assignent les caractères suivants :
« Premier doigt aussi long que le deuxième. Bords « orbitaires supérieurs non saillants; peau recouvrant « la tête, épaisse, bien distincte. Parotides courtes,
« subtriangulaires, ne dépassant pas le niveau du « bord antérieur du bras. Tympan bien distinct. Or- « teils demi-palmés; deux tubercules médiocres au « talon. Pas de saillie cutanée le long du bord in-
«terne du tarse. Parties supérieures plus ou moins « tuberculeuses, quelquefois comme couvertes d’é-
« pines. Ordinairement une tache noire à la région « auriculaire. Pas de vessie vocale. »
Nous avons cru devoir donner une nouvelle figure de cette espèce qui n’a été encore représentée que d'une maniere assez imparfaite.
Genre PLECTROPODE. — Plectropus, Duméril et Bibron.
PLECTROPODE PEINT.
Plectropus pictus, nobis.
Dumériz et Brerox, Erpétologie générale, tom. VIIT, pag. 737. PLANCHE 9, Ficures 3, 4, B.
D], « d a , . . ,. . 4 TN Plectropus, corpore supra fusco, nigro marmorato; primo digito
secundo longiore.
Cette espèce forme le type du genre P/ectropode, établi par MM. Duméril et Bibron; elle est encore la seule connue de ce genre.
Dans ce Batracien, la tête et le tronc forment ensemble un corps ovale, moins haut que large, plat en dessous, convexe en dessus, et obtusément pointu en avant, le museau étant rétréci et arrondi à son extrémité; celui-ci est fort court, légèrement et régulièrement arqué en travers; les narines s'ouvrent à gauche et à droite de sa pointe. Les yeux sont assez grands, mais peu saillants ; il n’y a pas la moindre trace d’oreilles à l'extérieur. A l’intérieur de la bouche on voit les orifices des trompes d’'Eustache, qui sont fort petits et situés tout à fait sur les côtés, un peu au-dessus et en arrière de la commissure des mächoires. Le palais est dépourvu de dents, mais la membrane qui le tapisse fait, vers le dernier tiers de sa longueur, un
repli transversal assez épais et dertelé, sorte de voile du palais qu'on retrouve plus développé encore chez les Upérodontes.
Étendus le long des flancs, les membres de devant atteignent le coccyx; portés dans le sens opposé, les membres de derrière dépassent le bout du museau de la longueur du quatrième orteil. Les doigts et les orteils sont gréles, subcylindriques, renflés sous leurs articulations; les uns vont en augmentant de longueur depuis le premier jusqu'au troisième, tandis que le quatrième est aussi court que le second; les autres sont étagés à partir du premier jusqu’au quatrième, au lieu que le dernier a moins d’étendue que le troisième. L'une des deux saillies osseuses qui arment la plante du pied est oblongue, assez forte et située immédiatement en arrière du premier orteil; l’autre qui est un peu élargie et plus petite, est placée à côté et en dedans de l'extrémité postérieure de sa congénère. La membrane qui réunit les orteils à leur base, s'étend en bordure le long de leurs faces latérales et presque jusqu'au bout.
Le dessus et le dessous de l'animal sont lisses; chacun de ses côtés porte, à partir de l'épaule jusqu’à laine, un pli glanduleux, légèrement oblique et atténué à son extrémité postérieure.
Les parties supérieures de ce Batracien présentent une teinte d'un brun marron, relevée de grandes taches noires ou noirâtres, plus ou moins confondues entre elles ou formant une sorte de mar-
brure. Les régions inférieures sont vermiculées de
brun sur un fond blanchätre; la gorge est toute brune.
Dimensions :
centim. millim.
honpucurde HIER." 0 à | 4 — du Iron ee RER A AT AUS 5 = du membre antérieur... ,..... 9 5 — du membre postérieur. ...... 4 6
Nous avons recueilli ce Bratacien aux îles Philip-
pines (1).
(4) Comme nous Pavons déjà dit précédemment, nous devons à M. Bibron la description de ce Batracien, ainsi que celle des Dicrodon guttulatum, Brachymeles Bonitæ et Boa eques ; par suite du retard qu'a éprouvé la publication de notre texte , ces espèces ont déjà été publiées , avec les mêmes descriptions, dans l’Histoire générale des Reptiles, par MM. Duméril et Bibron. |