BOA CHEVALIER
Boa eques, nobis.
Dumériz et Bison, Erpétologie générale, tom. VI, pag. 521. PLANCHE 4.
Boa, corpore brevi, crasso, suprà griseo et posticé flavescente, ma-
culis nigris et flavis ornato ; infrà subalbido et nigro maculato.
Cette espèce a les formes ramassées des Boas constricteur et empereur. Son tronc n'est que vingt-sept fois aussi long qu'il est large, et sa queue ne fait que la neuvième partie de la totalité de la longueur du corps. La plaque mentonnière représente, non un triangle équilatéral rectiligne, comme celle du Boa constricteur, mais un triangle isocèle à grands côtés concaves, de même que celle de ses deux autres congénères. Comme les leurs aussi, ses cercles squammeux des orbites s'appuient directement sur les plaques supéro-labiales, au lieu d’en être séparés par une
ou deux séries d’écailles, ainsi que cela existe dans le
. Boa constricteur. W a, pareillement à cette dernière espèce et au Boa empereur, le museau coupé carrément, tandis que le Boa Diviniloqua a le sien taillé suivant une ligne légèrement oblique. Le nombre de rangées longitudinales des pièces de l’écaillure du corps, qui est à peu près le même que dans ce dernier et le Boa empereur, est au contraire beaucoup moindre que chez le Boa constricteur. Le Boa Chevalier diffère d’ailleurs nettement de celui-ci et de ceux-là, d'abord en ce que sa plaque rostrale est remarquablement plus étroite et plus profondément échancrée à sa base que la leur; ensuite, en ce que, parmi celles de ses écailles frénales qui bordent le devant du cercle squammeux de l'orbite, il en est une bien plus développée que les autres où dont le diamètre est égal à celui du globe oculaire; puis en ce que, généralement, les squammes de sa tête sont distinctement moins petites que leurs analogues chez ses trois congénères.
Écailles du tronc : soixante-cinq rangées longitudinales, quatre cent deux rangées transversales. Écailles de la queue : trente-cinq rangées longitudipales, soixante-neuf rangées transversales. Scutelles : deux cent quarante ventrales, cinquante-cinq souscaudales.
Un gris ardoisé assez clair est la couleur dominante sur la face supérieure et sur les faces latérales de la tête et du cou de ce Boa, dont les régions frénales manquent de cette grande tache noirâtre, trapézoïde, qui existe sur celles des trois espèces précédentes. Sa plaque
rostrale n'est pas non plus presque entièrement colorée en noir comme la leur. Il n'offre, autour de la bouche, que trois ou quatre très-petites taches de cette dernière couleur, une dans chacune des trois ou quatre premières sutures des plaques supéro-labiales et quelques autres très-espacées le long de la lèvre inférieure ; mais on lui voit une gouttelette noirâtre au-devant de chaque œil. Sa nuque porte une longue bande médio-longitudinale d'un noir profond, qui s'avance jusque vers le milieu de la longueur du crâne, bande dont l'extrémité antérieure est marquée d’un point blanc. Une autre bande noire, inférieurement lisérée de blanchâtre, va en s’élargissant en forme de massue, du bord postérieur de lorbite à l'arrière de la commissure des mâchoires.
La couleur du fond qui, en dessus et latéralement, dans le premier sixième environ de l'étendue du tronc, est pareille à celle de la tête, passe peu à peu, en gagnant les parties postérieures du corps, d’un gris ardoisé à un gris fauve et de celui-ci à une teinte jaunâtre. Cette dernière apparaît, sur la queue et la région lombaire, sous la figure d’une dizaine de grands chainons losangiques, soudés bout à bout et dont les aires sont d’un noir très-foncé, avec quelques taches jaunâtres au milieu et une raie longitudinale également jaunâtre de chaque côté. En remontant du premier de ces chainons vers la tête, on compte le long du dos une vingtaine de grandes taches noires placées l’une devant l’autre à une distance à peu près égale de leur longueur. Les quatre de ces taches les plus
voisines de la tête sont carrées et liées ensemble, à droite et à gauche, par une bande noire qui prend naissance derrière les mâchoires. Toutes les autres, dont le diamètre transversal est plus étendu que le longitudinal, se terminent de chaque côté en formant un angle subaigu ; elles sont longitudinalement marquées d’une raie jaunâtre à la base de celui-ci, et maculées de la même couleur au milieu. Dans les intervalles qui existent entre elles, la teinte du fond est plus ou moins mouchetée de noirâtre. Les parties latérales du tronc présentent, l'une et l’autre, une suite de disques noirs, ayant leur centre occupé par une tache jaunâtre et sur lesquels est en outre tracé plus ou moins nettement un grand cercle de cette dernière teinte. Tout le dessous de l'animal est d’un blanc sale, quelque peu maculé de noir sur les côtés du ventre ; il existe à la face intérieure de la queue quatre ou cinq grandes taches noires subovales.
Dimensions :
metres, centim. millim
Longueur totale. .............. l 46 »
Longueur de la tête............ » 5 2 — ŒAUPÉFONCS ee pee = 1 25 ) Me rqueuc re. té (5: »
Ce Boa provient de Payta, au Pérou.
FAMILLE DES RANIFORMES-
Genre CYSTIGNATHE. — Cystignathus, Nagler.
CYSTIGNATHE DE MISSIESSI.
Cystignathus Missiessii, nobis.
Cystignathus, tympano magno, distincto ; dentibus palati in medio et utroque latere congregatis ; lingu& parvä, subcordiformi ; pedum digitis non membranä marginatis; corpore procero et tenui, Suprà
tuberculato et lateraliter granuloso.
Ce Cystignathe a les formes assez grèles et élancées; il appartient au groupe des Cystignathes à tympan bien distinct. Les dents vomériennes sont disposées en deux petits groupes sur les côtés de la ligne médiane. La langue et petite, médiocrement épaisse, subcordiforme. Les arrière-narines sont petites, un peu ovales; les trompes d'Eustache également peu grandes, sont situées tout à fait dans les angles de la bouche. La tête est courte, arrondie en avant; le front plat et assez large ; la bouche largement fendue. les veux sont écartés et médiocrement saillants. Les membres antérieurs couchés le long du tronc, attei-
gnent le milieu de la cuisse; les postérieurs, placés de la même manière, dépassent la tête de toute la longueur du pied. Les doigts, au nombre de quatre, sans rudiment de pouce, sont pourvus d’un gros tubercule sous chaque articulation; la paume de la main offre deux renflements oblongs. Les orteils, de même forme que les doigts, sont dépourvus de membranes sur les côtés et à leur base; ils présentent également des renflements sous-articulaires saillants.
Les couleurs de ce Cystignathe sont violacées sur les parties supérieures du corps, avec des marbrures brunes et jaunâtres; le dos et les parties inférieures sont de couleur jaune verdâtre. La peau du dos est parsemée de petits tubercules arrondis; celle des flancs est granuleuse et présente également de petits tubercules disposés en séries longitudinales.
Dimensions : é centim. millim.
Longueur du tronc, y compris la tête.., 5 »
— ‘dela tête seule... .......... 2 8 — du membre antérieur. ....... 3 5 — du membre postérieur. ...... 9 »
Ce Cystignathe provient de la cascade de Tijouka , aux environs de Rio-Janeiro.
Bonite. — Zool. Tome I. Partie 11. 11
FAMILLE DES HYLÆFORMES.
Gevre RHACOPHORE. — Rhacophorus, Kuhl.
RHACOPHORE DE REINWARDT.
Rhacophorus Reinwardtii, Boïé (1).
Duméniz et Bigron, Erpétologie générale, tom. VIIE, pag. 532.
Prancne 40, Fieure 1.
Cette espèce a été décrite par MM. Duméril et Bibron, dans leur Histoire générale des reptiles ; nous renvoyons donc à cet ouvrage pour tous les détails qui la concernent. En la faisant représenter sur nos planches, notre intention a été d’en donner seulement une figure.
Les individus que nous avons rapportés proviennent de l'Inde.
(1) C’est par erreur que cette espèce a été rapportée à Kubl sur nos planches; nous rétablissons ici, d’après MM. Dumeéril et Bibron, le nom de l’Erpétologiste qui Pa, le premier, distinguée et dénommée,
FAMILLE DES BUFONIFORMES.
GENRE CRAPAUD. — Bufo, Laurenti.