SUR LES RESULTATS SCIENTIFIQUES. XXII
Dans la classe des Poissons , les espèces rapportées par M. Eydoux des mers de Chine, où sont tout à fait nouvelles, ou viennent remplir une lacune d'autant plus fâcheuse dans nos collections, que plusieurs ou un assez grand nombre avaient été établies par M. de Lacépède, d’après des peintures chinoises ou japonaises qui existent dans beaucoup de bibliothèques. MM. Cuvier et Valenciennes les avaient sans doute confirmées pour la plupart, d’après les Poissons eux-mêmes déposés dans le Muséum de Berlin par M.de Langsdorff:; mais il n'était pas sans importance d'en posséder des exemplaires dans les collections ichtyologiques de notre Muséum : ce sera une démonstration plus immédiate que les dessins chinois longtemps si méprisés, indiquent presque toujours des êtres réels et qui ne doivent pas être négligés. Au nombre de ces espèces, M. Valenciennes, que j'ai consulté à ce sujet, signale POplchthys Langsdorffi, le Sebastes japorucus, le Pelor sinensis, le Synancea erosa, le Latitus sinensis, le Pagrus filamentosus, Va Cepola japonica , etc., ainsi que l'espèce singulière de Raïe nommée /. chinoise par M. de Lacépède, et qui n'existait dans aucune collection européenne.
Quant aux espèces que lon peut regarder comme nouvelles ou comme peu connues, et qui du moins ne se trouvent cerlainement pas dans nos collections, d’après M. Valenciennes, on peut citer des Priacanthes, des Uranoscopes, des Maigres, des Corbs, des Labres, des Pimélodes, une tres-belle espèce de Syngnathe, des Stomias , et un Squale de la division des
roussettes.