‹ ZoologieChapitre 19 sur 50 · XXX RAPPORT · texte numérisé non relu

XXX RAPPORT

tout remarquable par la manière dont la tête et le pied rentrent dans le manteau alors globuleux ; enfin une petite Bivalve, peut-être du genre Psammobie , qui marche un peu à la maniere des Chenilles arpenteuses.

L'étude des Actinozoaires où animaux rayonnés et surtout leur récolte demandant un séjour plus ou moins prolongé dans des lieux où se trouvent de nombreux récifs, puisque la plupart sont fixés au fond de la mer, celte partie de la zoologie n'a pu être traitée aussi favorablement que les autres. Nous avons cru cependant remarquer dans les dessins soumis à notre examen un certain nombre de formes assez insolites parmi les Méduses, qui se rencontrent en effet en pleine mer. Les Holothuries, les Pennatules des environs de Tourane, en Cochinchine, seront sans doute également intéressantes, ainsi que les différentes espèces d’Oursins et d’Actinies recueillies, d'autant plus que la plupart de ces objets sont en bon état de conservation ; mais un examen plus approfondi est nécessaire pour pouvoir l’assurer.

Des trois points de physiologie sur lesquels lAcadémie avait plus spécialement appelé l'attention des naturalistes de /a Bonite, deux seulement ont pu être étudiés, savoir: la température de l’homme et des animaux, et la phosphorescence de la mer. Voici les résultats principaux que nous demandons à Académie la permission de rapporter d’après les notes mêmes qui nous ont été remises par MM. Eydoux et Soulevet.

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SUR LES RÉSULTATS SCIENTIFIQUES. XXXI Sur la température de l'honune.

Les observations de température humaine ont été faites sur dix hommes de l'équipage de /4 Bonite, d'âge et de tempérament différents, mais tous soumis au même régime de vie et à peu pres aux mêmes occupations. Huit de ces hommes étaient matelots sur le pont ; deux seulement étaient affectés aux travaux de la cale. Commencées au mois davril 1836, pendant le séjour de /4 Bonite à Rio-Janeiro, elles ont été poursuivies tous les jours, à la même heure (3 heures d'après-midi), jusqu'à arrivée en France, le 6 novembre 1837, et n'ont été interrompues que dans la plupart des reläches et pendant les mauvais temps à la mer. Le nombre des observations particulières s'élève à plus de 4,000.

Il résulte de ces expériences qui ont été faites avec soin, et auxquelles l'exercice journalier des mêmes hommes a pu donner beaucoup de précision, que la température humaine s’abaisse ou s'élève en même temps que la température extérieure.

D'abord elle s’abaisse assez lentement, lorsqu'on passe des pays chauds dans les régions froides ; elle s'élève d’une maniere plus rapide lorsqu'on quitte au contraire ces dernières régions pour repasser sous la zone torride. Au reste, ce double mouvement est plus ou moins marqué suivant les individus.

La température moyenne donnée par les hommes observés au cap Horn, par 50° de latitude sud , et par

une température extérieure de o° centigrade, ne pré-

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