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MARTIN-CHASSEUR DE LINDSAY

Dacelo Lindsayi, Vigors.

Vicors, Proceedings, 1831, pag. 97.

PLANCHE 7. (g.n.)

Dacelo, fasciä occipitali cœærulet, pectore hypocondriisque albo maculatis.

Des couleurs assez élégantes font oublier dans cet oiseau cette lourdeur de formes qu’il partage avec la plus grande partie de ses congénères.

Une calotte d’un vert olivätre interrompu sur le milieu du front seulement par un petit trait roux, occupe tout le dessus de la tête; cette calotte est bordée de chaque côté par une bande rousse qui, des narines, se porte en arrière jusqu'au-dessus de l'œil , où elle est continuée par une autre bande d’un bleu d'azur magnifique qui se joint, vers la nuque, à celle du côté opposé; une autre bande noire part du lorum , encadre l'œil, passe sur la région parotique et se termine également à la partie postérieure de la tête; enfin une couleur d’un roux vif qui s'étend sur les joues, le devant et les côtés du cou, vient former un troisième collier sur la partie postérieure de cette

OISEAU X. 99 dernière région ; à la gorge, cette couleur rousse est un peu plus pâle; une belle moustache d’un bleu céleste, sensiblement plus foncé que celui de la bande occipitale, descend, en s’atténuant, sur les côtés du cou; la région antérieure du dos et les scapulaires sont d’un vert olive foncé, parsemé de taches ovoïdes, jaunâtres, qui occupent l'extrémité des plumes; tout le reste des parties supérieures du corps est d’un joli vert feuille, chatoyant sur le croupion; la poitrine et les flancs offrent des taches blanches oblongues et larges , encadrées par du vert olive plus clair que celui du dos; l'abdomen est d’un blanc pur, ainsi que les couvertures inférieures de la queue.

Les ailes (4° rémige la plus longue, la 2° égale la 6°) sont d’un brun-roussätre ; de légères stries angulaires jaunätres occupent le centre des petites tectrices , qui sont d’un vert-brun assez clair; la queue, composée de douze pennes étagées, offre à peu près la teinte des ailes ; la première paire de pennes bordée de roussâtre est encore coupée transversalement par des bandes de cette couleur; toutes les autres sont terminées par une tache angulaire également roussatre.

La mandibule supérieure est noire et présente dans une assez grande étendue de sa carène un trait jaune qui de la pointe s’avance vers la base; l’inférieure est jaune.

Les pieds sont d’un brun roussätre, et les ongles bruns.

Sa taille est de 25 centimetres.

Nous croyons, sans oser toutefois laffirmer, que l'individu décrit ici est du sexe mâle.

Les jeunes different assez des adultes, sous le rapport du plumage, pour que nous devions indiquer ces différences. Chez eux, la première bande qui encadre la calotte de la tète est remplacée par une auréole d’un vert tendre et brillant, sur laquelle se montrent seulement quelques plumes azurées; la moustache présente à peu près le même caractère; le collier noir seul existe, mais nuancé de vert; quant à la couleur rousse des joues, de la gorge, du devant, des côtés et de la partie postérieure du cou, elle est remplacée par des plumes d’un blanc jaunâtre ou roussàtre, bordées ou tachetées d’un vert olive; les larmes blanches de la poitrine, au lieu d’être oblongues, prennent une forme arrondie, et le trait jaune de la mandibule supérieure existe presque dans toute l'étendue de la carène.

Il est probable que cette espèce, que nous devons encore à l’obligeance de M. de la Gironnière, a les mêmes. habitudes et le même genre de vie que ses congénères. Elle provient de l'ile Lucon, où elle porte le nom de Salsac.

Observ. — Le Martin-Chasseur de Lindsay nous avait d'abord paru nouveau; mais des recherches ultérieures faites dans le but de déterminer rigoureusement les espèces rapportées par nous, nous ont conduit à voir qu'il avait été décrit et publié par M. Vigors, dans les Proceedings du mois de juin

1831, sous le nom que nous lui avons conservé. Nous

avons cru cependant devoir en donner une seconde publication, parce que cet oiseau n'avait encore été figuré nulle part, et ensuite parce que nous avions à le faire connaître dans sa livrée de jeune âge. Il devenait donc nécessaire de donner une nouvelle des-

cription de l'adulte.

Genre FOULQUE. — Fulcia, Brisson.

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