‹ ZoologieChapitre 26 sur 67 · BG D RP ENV IG VAT C · texte numérisé non relu

BG D RP ENV IG VAT C

CETTE espèce a le corps alongé, la tête grosse et obtuse, hérissée d'épines peu saïllantes. Les orbites, élevées, forment un sinus au milieu du front ; les yeux sont grands, la pupille jaune. Les narines n'ont que deux ouvertures. La bouche est grande; les mächoires sont égales et munies de plusieurs rangées de très-petites dents; il y en a aussi au fond de la gorge et sur les arcs branchiaux. On voit au-dessus de la mâchoire supérieure, de chaque côté, un long aiguillon mobile dirigé en arrière; des quatre qui couvrent le préopercule, un seul est bien saïllant; ceux de l’opercule sont peu visibles. La membrane branchiostéège a six rayons.

La nageoire dorsale, tres-élevée, est formée de seïze forts aïguillons et de huit rayons branchus; l'anale à huit rayons, dont trois épineux,; les pectorales, quatorze; les ventrales, six, et la caudale, douze : cette dernière est presque carrée.

La ligne latérale est droïte, et l'anus est à égale distance des ventrales et de la nageoïre de son nom. Les écailles sont fines et serrées.

La couleur de ce poisson est brune en-dessus et d'un rosé sale en-dessous; quatre bandelettes verticales, presque noires, se par-

tagent l'étendue du corps; une très-large, inégale, prend à la poitrine ; une seconde, au milieu de la nageoïre de l'anus; la troisième termine le lobe de la queue, et la dernière en traverse la nageoïre : des taches de la même couleur couvrent la tête, les joues et les diverses nageoires.

Longueur totale, un peu plus de trois pouces.

Cette espèce habite la rade de Sydney, au Port-Jackson.

Sous-GENRE PTÉROIÏS. — Preroïs. Cuv.

PTÉROÏIS ZEBRE. — PreRoïs ZEBRA.

Pteroïs, dorso elevato, carinato ; spinis dorsalibus tredecim} cirris binis longissimis suprà oculos ; vittis transversalibus quinque.

BA 7 MDN IS MP IVG MAl RCA 2:

ON reconnoîtra ce ptéroïs à la grosseur de sa tête armée d'épines, à l'élévation de son dos, qui est caréné, aux deux longs flamens qui s'élèvent au-dessus des orbites, et aux cinq larges bandelettes de couleur rougeâtre qui traversent le corps. Les mäâchoires sont presque égales, armées de petites dents; l'inférieure, moins large, va à la rencontre de la supérieure, et s'insère dans un angle rentrant que cette dernière faït à son extrémité. L'œil est grand; les orbites, saïllantes, forment une gouttière au sommet de la tête; les joues ont plusieurs barbillons. Le préopercule a trois épines ; les ouïes, bien détachées, sont soutenues par sept rayons.

Les pectorales, larges, composées de dix-sept rayons, s'étendent jusqu'au lobe de la queue; les ventrales, qu'elles touchent presque, atteignent jusqu à la nageoire de l'anus : cette dernière a trois aiguillons et sept rayons branchus; la dorsale en a treize des premiers, dont ceux du milieu sont très-élevés, et onze des seconds; la caudale, pointue, en a douze. Toutes ces nageoires sont traversées par des raies ponctuées, de même couleur que celles du corps. La tête en est aussi couverte, et l'une de ces raïes occupe l'œil.

La longueur de ce poïsson est de deux pouces et demi; sa hauteur, de neuf lignes, et son épaisseur, de cinq.

Nous l'avons pris dans la baie de Coupang.

Voyage de l'Urante. — Zoologie. 42

GENRE MULLE ou SURMULET. — Muzzus. Linn.

MULLE MULTIBANDE. — Murius MULTIFASCIATUS. N.

MoOUANO, en idiome sandwichien.

PLANCHE 59, fig, 1.

Mullus, cirris gemims; maculs quinque fuscis, transversis ; alterä ponè oculum ; caudà bisulcä.

Bi D 7.120D0. Pense A Cris.

CE mulle, qui a pour patrie les îles Sandwich, a le corps légèrement arrondi, les mâchoires égales, les dents fines et séparées. Les deux barbillons ne dépassent pas l'opercule ; l'os qui les supporte est très-proéminent. L'œi est couleur d'or, et les narines n'ont qu'une seule ouverture. L'opercule a un aïiguillon court, mais acéré : il est recouvert, ainsi que les joues, de larges écailles; inférieurement, il est débordé par une portion de la membrane des oules.

La première nageoïre du dos est triangulaire et armée de sept rayons aiguillonnés, dont le premier est plus court et plus fort: la seconde en a neuf articulés ; le dernier, beaucoup plus long, et divisé en deux par la base, se porte tres-obliquement en arrière. La queue est fourchue, à lobes égaux, avec quinze rayons recouvérts d'écaïlles à leur origine. Les pectorales en ont le même nombre; l'anale, sept dirigés en arrière ; et les ventrales, six, avec une écaïlle alongée et pointue de chaque côté de leur base.

La ligne latérale est peu courbée: sur toute sa longueur, et

de distance en distance, de petits groupes de rayons forment

ZOOLOGIE. 331 comme des fragmens d'étoile. Ce caractère est commun à plusieurs espèces de ces poissons; ainsi que d'avoir des écailles larges et trèsfinement dentelées sur les bords, de sorte que, comme le remarque M. de Lacépède, on éprouve une résistance en promenant la main, de la queue vers la tête de l'animal.

Celui qui nous occupe, de couleur rougeâtre, a une tache noïâtre derrière l'œil ;-une légère ligne semblable passe au-dessus de l'orbite : cinq bandes perpendiculaires de la même couleur règnent de distance en distance sur toute la longueur du corps dans sa partie supérieure. Deux ou trois petites raies jaunes se font remarquer à la nageoire de l'anus et à la deuxième dorsale : le dernier rayon de celle-ci est alongé et noir.

On trouve, à la page 29 du singulier et intéressant Recuerl des poissons de Renard, un mulle qui approche beaucoup de celui-ci. Ce seroit le même, que cela ne nous auroiït point empêchés de le faire représenter, parce que les figures de ce livre, bonnes à consulter pour connoître quel étoit alors l'état de la science, sont loin de suffire aujourd'hui. a

C'est à Owhyhi que nous nous procurâmes le nôtre. Nous vîmes la femme d'un chef de cette île se régaler d’un de ces poissons, ainsi que de beaucoup d'autres : l'apprêt n'en étoit ni long ni recherché, car elle les dévoroit crus de la manière la plus dégoûtante ; on avoit seulement l'attention de les tremper dans de l’eau de mer, apparemment pour en faciliter la déglutition.

GENRE ATHÉRINE. — ATHERINA. Linn.

ATHÉRINE DU BRÉSIL. — ATHERINA BRASILIENSIS. N.

Atherina, corpore rubente, fasctä longitudinal argenteä; pinnä ant radis viginti, primäque dorsal quatuor spinis ; caudä bifurcatä.

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CETTE athérine a le corps alongé, épais; le dos droit; le ventre saillant, décrivant même une courbure; le sommet de la tête large et aplati, le museau proéminent, la mâchoire inférieure plus courte et plus rétrécie que la supérieure, au-devant de laquelle elle se porte ; toutes les deux sont armées de petites dents très-pointues, dont les plus extérieures sont les plus saïllantes. L'œiïl est grand, doré; les narines sont larges ; les ouïes bien fendues, soutenues par cinq rayons; les joues et le sommet de la tête couverts d'écailles, lesquelles sont arrondies dans cette dernière partie.

Les pectorales, placées très-haut, au niveau de la partie supérieure de l'opercule, sont larges, subtriangulaires, formées de quatorze rayons. Les ventrales, courtes, et placées plus en arrière, sont séparées par une écaille triangulaire et accompagnées latéralement par un appendice écaïlleux. L'anus précède de quelques lignes la nageoire de son nom, qui est grande et composée de vingt rayons. Le lobe dela queue est alongé, épais; sa nageoiïre, fourchue, a dixsept rayons. Les deux dorsales, très-petites et bien séparées, correspondent à l'anale: la première, à peine perceptible, a quatre rayons épineux; la seconde, un peu plus développée, huit branchus.

Les écailles du corps de ce poisson sont larges et très-serrées. La ligne latérale est presque droïte: peut-être y en at-il deux en

ZOOLOGIE. 333 partie masquées par l'éclat de la large bandelette argentée que l'on voit dans toute l'étendue du corps.

Le fond de la couleur est rouge tendre, plus foncé au-dessus de la ligne latérale, avec une tache brune au bout du museau et à l'extrémité de la queue. La tête est argentée.

Nous avons rapporté de la baïe de Rio de Janeiro des individus qui avoient une longueur de trois à cinq pouces. La hauteur du corps, dans les plus grands, est de onze lignes, et l'épaisseur, de six.

ATHÉRINE DU PORT-JACKSON. a ATHERINA JACKSONIANA. N.

Atherina , corpore gracili, elongato ; rostro acumunato ; primä dorsal elevatà , radus septem ; caudà valdè bifurcatä.

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CETTE athérine a, comme {a précédente, le corps alongé, arrondi, mais plus grêle; la tête effilée, aplatie en-dessus; la machoire inférieure plus courte que celle d'en haut ; toutes deux munies de dents petites et pointues; l'œil grand , rond, de couleur d'or. Mais ce qui distingue sur-tout cette espèce de l'autre, c'est sa première nageoire dorsale, élevée, et correspondante à l'intervalle qui sépare les ventrales de l'anale : elle est formée de sept rayons; la seconde dorsale en a douze; les pectorales, quatorze; l'anale, vingt: et la caudale, profondément fourchue, dix-sept.

Les écaïlles sont très-fines, argentées, si peu adhérentes que le moindre contact les enlève. Le fond de la couleur est rougeâtre, marqué de taches brunes sur le bout du museau, le sommet de la tête, le haut du corps et les nageoires pectorales et caudale. Les joues et l’opercule sont argentés. La bandelette éclatante, de même couleur, qui occupe ordinairement le corps de ce poisson, est ici bleuâtre dans sa partie supérieure; elle est parcourue par la ligne

latérale, qui est presque droite. On remarque au-devant de l'œil une ligne demi-circulaire de pores assez grands.

La longueur de cet individu est de quatre poutes et demi; sa hauteur, de six lignes, et son épaisseur, de quatre.

Nous l'avons pris dans la rade de Sydney, au Port-Jackson.

ATHÉRINE D'ENDRACHT. — ATHERINA ENDRACHTENSIS. N.

Atherina, corpore brevi, subcylindraceo, vittis punctatis longitudinalibus

notato ; capite crasso, quadrato; oculis magms; primä pinnä dorsal radiis quinque.

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CETTE espèce, très-différente des deux précédentes, a le corps gros, assez court; la tête large, carrée, aplatie, et se rapprochant beaucoup de celle des muges. En dessus, le crâne forme une saillie triangulaire dont la pointe est dirigée en avant. La bouche est grande; la mâchoire inférieure, un peu plus courte que la supérieure, se porte au-devant de celle-ci. Les dents sont en velourset sur plusieurs rangées; il y en a aussi sur le vomer. L'œil occupe presque toute la tête, et l'orbite fait même saïllie en-dessus. Les narines sont à l'extrémité du museau, latéralement placées, et susceptibles d'être confondues avec de larges pores qui s'ouvrent près d'elles. L'opercule et le préopercule sont lisses et argentés.

Les nageoires pectorales, placées haut, ont quinze rayons; la première dorsale correspond à intervalle qui sépare les ventrales de l'anale; elle a cinq rayons, et la seconde, dix; l’anale, peu étendue, douze, et la caudale, qui est fourchue, dix-sept.

Les écailles sont larges, si peu adhérentes, que le moindre contact les fait tomber, même du vivant de l'animal. La ligne latérale est droite.

ZOOLOGIE. Le

La couleur de ce poisson est fauve, argentée sous le ventre, marquée de taches noires au-dessus de l'œil, sur le haut du corps et à la queue. On remarque inférieurement trois petites stries lo: gitudinales formées de séries de points noirs; d’autres stries semblables, mais moins colorées, sillonnent le haut du corps. La bande argentée est moins saïllante que dans les espèces précédemment décrites.

Cet individu étoit femelle, d’où provenoit peut-être la saïllie de son ventre. Sa longueur est de quatre pouces; sa hauteur, de neuf lignes, et son épaisseur, de cinq.

Nous l'avons rapporté de la baie des Chiens-Marins, à la terre d'Endracht.

ATHÉRINE DE VAIGIOU. — ATHERINA VAIGIENSIS. N.

Atherina, corpore subcylndraceo, vittis punctatis longitudinalibus notato ; capite crasso, quadrato; pinnä anali radis quatuordecim.

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