BTS END 062 DIE NER. 201 VANE) ANSE UEC
CETTE sériole , plus petite qu'un maquereau, en a la forme et la rondeur. Son dos décrit’ une courbure. alongée ; son museau est légèrement pointu, sa bouche médiocrement grande: ses mâchoires sont presque égales, et ses dents en velours sur plusieurs rangées ; l'intermaxillaire et le maxillaire supérieur en sont munis, de même que les arceaux des branchies et toute la surface de la langue. Cette dernière est large, excessivement aplatie et bien détachée. La membrane interne de la bouche forme à la mâchoire d'en haut un repli sémi-lunaire, libre et dirigé en arrière. Les narines ont chacune deux orifices. L'œil est grand et de couleur d'or. La membrane des branchies a sept rayons.
En général, les nageoires sont petites, excepté la caudale, qui est profondément fourchue. La première dorsale, peu élevée, a six aïguillons; et la seconde, qui*va toujours en décroissant vers la queue, offre un rayon épineux et vingt-cinq branchus; l'anale, de même forme, a deux aïguillons, dont l'antérieur très-petit, et seize rayons mous : après ces deux nageoires, on remarque en haut et en bas, une pinnule formée de deux rayons unis par une membrane.
Les pectorales, correspondant aux ventrales, ont de dix-huit à vingt
rayons, et ces dernières, six. L'anus, peu éloïgné de la nageoïre de son nom, est placé à l'arrière du corps.
Les écaïlles sont fines ; elles recouvrent les joues et le préopercule , mais l'opercule est lisse. La ligne latérale, d’abord droite et tracée haut, se courbe et devient horizontale en se terminant à la queue.
La couleur de ce poisson est d'un beau vert, plus foncé sur le dos, et devenant un peu argenté sous le ventre. Deux bandelettes longitudinales d’un bleu verdâtre le parcourent dans toute sa longueur ; la supérieure aboutit à l'œil, et l’inférieure à la commissure des mächoires.
Notre individu , dont M. Taunay avoit pris les couleurs sur le vivant, provenoit des îles des Papous. Celui qui est au Muséum a été rapporté par Péron; on ignore sa patrie. Sa longueur est de neuf pouces.
H existe dans les manuscrits de Commerson un dessin de cette espèce fait par Sonnerat, et qui paroît avoir échappé à M. de Lacépède, parce qu'il est mélé parmi des oiseaux. Cette figure seroit très-bonne s'il n’y manquoiït pas la première nageoire dorsale.
Sous-GENRE LICHE. — ZrcH14. Cuv.
LICHE QUIEBRA. — LicHiA QUIEBRA. N.
QUIEBRA ACHA. Parra, pl. 12, fig. 2.
Lichia, corpore compresso, oblongo, argenteo; primo aculeo dorsali antrorsüm recumbente; pinnuls pinnäque dorsal coadunatis in unum ; maxilhs æqualbus; caudà bifurcatä.
By. ALBD 682: Do tP. Ré IN. GMA ar C5n8!
C'EST probablement ce beau poisson que le naturaliste espagnol Parra a voulu indiquer dans son ouvrage , comme provenant de la Havane. L'ayant aussi trouvé dans les eaux du Brésil, nous croyons devoir en donner une description plus détaillée.
Son corps est comprimé, ovalaire, alongé. La courbure que décrit le dos est peu élevée et présente en devant une carène qui se termine sur le museau, lequel est court et obtus. Les mâchoires sont égales et linférieure se porte vers le haut. Les dents sont coniques, excessivement fmes, et sur deux rangées seulement ; la langue, qui est libre et longue, le palais et les arceaux des branchies, en sont aussi munis. Les narines, fort petites, s'ouvrent par deux orifices ovalaires qui se touchent. L'œil, de couleur d'or, est placé près de la réunion des mächoires. Les branchies sont soutenues par sept rayons.
La première nageoïre du dos est composée de six aiguïllons, dont l'antérieur, immobile, est dirigé en avant. Les rayons de la seconde nageoire, d'abord plus élevés, dégénèrent bientôt en pinnules réunies par des membranes et formant une nageoire continue de vingt rayons, dont le dernier est plus flexible et plus alongé.
L'anale, de même forme et de même grandeur que la précédente, a vingt-un rayons; les pectorales, larges et courtes, en ont seïze ; les ventrales, cinq: ces dernières peuvent se cacher presque entierement dans une petite raïnure propre à les recevoir; il en est de même des deux forts aiguillons placés au-devant de l’anale. Le lobe de la queue est mince et arrondï ; sa nageoïire, fourchue, est formée de dix-huit rayons.
Les écailles, d'une petitesse excessive, ne sont pas visibles à l'œil nu. La peau offre de légères striés longitudinales. La ligne latérale forme au-dessus des pectorales un angle obtus, puis devient droite et à peine sensible dans le reste de son étendue.
La couleur de cette liche est celle d’une lame d'argent éclatante. Le dos et le dessus de la tête ont une teinte plombée. L'opercule et les joues sont lisses.
Sa longueur est de huit pouces; sa hauteur, d’un pouce dix lignes, et son épaisseur, de six lignes.
GENRE SIDJAN. — AmPHACANTHUS. Schn.
SIDJAN MARBRÉ. — AMPHACANTHUS MARMORATUS. N.
PLANCHE 62, fig. 1 et 2.
Amphacanthus, corpore ovato, leucophæo, lineolis sinuosis sparso. BANDE MP Un VE MAP G 7:
LE corps de ce poisson est ovalaire, très-comprimé ; le museau arrondi, coupé droit ; la bouche peu grande, avec une membrane lâche au palais. Les mâchoires, dont la supérieure recouvre l'inférieure , sont garnies de dents à deux ou trois pointes. L'œil est grand, rond, blanchâtre ; l'orbite, saïllante, forme sur le devant et en haut une arête. Les narines sont doubles. Le préopercule est dentelé, couvert d'écailles ; on en voit aussi sur le haut de l'opercule. La membrane des branchies a quatre rayons.
La nageoire du dos est composée de quatorze forts aiguillons acérés , placés alternativement à droite et à gauche d’une large rainure qui les reçoit quand ils s’inclinent en arrière. Le premier est tout-à-fait couché en avant et immobile ; les autres rayons, au nombre de dix, sont articulés. L’anale, dont l’origine correspond à-peu-près au milieu de la dorsale, s'emboîte de même dans une rainure ; elle a sept aïguillons et neufrayons mous. La queue est étroite; ses dix-sept rayons forment le croissant et sont recouverts d'écailles à leur base. Les pectorales ont dix-huit rayons ; les ventrales, cinq, dont le premier et le dernier sont épineux; de plus, elles sont unies au corps par une membrane.
La ligne latérale, placée haut et légèrement ondulée, suit le
contour du dos et finit à l'extrémité de la queue; les écailles sont d'une finesse extrême. La couleur de ce sidjan est grisätre, plus foncée sur le dos et plus claire au ventre, où elle tire sur l’argenté; des lignes brunes en forme de méandres parcourent le corps d’une manière assez agréable.
Cet individu, qui est une femelle, habitoit Guam; son estomac contenoit beaucoup de débris de polypiers flexibles dont ces animaux se nourrissent. [ est représenté de grandeur naturelle, et a été déposé au Muséum. La longueur des plus grands que nous ayons vus étoit de six à sept pouces.
SIDJAN MAGNAHAC. — AMPHACANTHUS ARGENTEUS. N.
PLANCHE 62, fig. 3.
Amphacanthus, corpore elongato, compresso, argenteo, suprà rufo; caudä bifurca.
D. *$-P. 18: V. 5 AZ Cry.
CE petit sidjan diffère des espèces que nous avons à faire connoître, principalement par sa couleur et par la forme alongée de son corps et de sa tête. Du reste il est très-comprimé, et a les nageoires semblables, pour le nombre des rayons, à celles des autres espèces.
Son front nest point élevé : ses mâchoires sont présque égales ; toutefois les dents inférieures s’emboîtent derrière celles d’en haut; elles sont rangées uniformément sur une seule ligne demi-circulaire. L'œil est doré; les orifices des narines sont écartés l’un de l'autre, et les os de la tête, au-dessus des orbites, sont striés.
La partie supérieure de ce poisson est d'un brun jaunâtre; toutes les nageoires sont de couleur blonde, et le reste du corps d'un bel
ZOOLOGIE. 369 argenté, ainsi que les joues. Les écaiïlles sont inapercevables, et la ligne latérale, presque droite, est fort rapprochée du dos.
Les pectorales correspondent aux ventrales : les premières ont dix-huit rayons; les secondes, cinq: la caudale, échancrée, portée par un court pédicule, en a dix-sept; la dorsale, quatorze épineux et dix branchus; l'anale, sept des premiers et neuf des derniers. ;
Ce poisson n'est peut-être qu'un jeune de l'espèce précédente. Il a reçu, aux îles Mariannes, le nom de rapnahac, que nous lui conservons, et il est d'une très-grande utilité aux indigènes de cet archipel. En effet, à des époques, nous dirions même à des jours fixes de l'année, ces petits sidjans, que nous n'avons jamais vus avoir plus de deux pouces et demi de longueur, apparoïssent par myriades sur les côtes de Guam. Tous les insulaires s'empressent de les pêcher au filet et d'en faire une ample provision ; car il paroït que ces poissons ne font que passer, puisque trois ou quatre jours après il n’y en a plus. On les fait sécher au soleil, et on les sale, ou bien on es conserve dans un mélange de vinaigre ét de plantes aromatiques.
SIDJAN NÉBULEUX.— AMPHACANTHUS NEBULOSUS, N.
Amphacanthus, corpore compresso, subovato, nebuloso-nigricante ; caudà subfurcatä.
LEE IDR 0 PANICT A SREMEE CT GER
CE sidjan a le corps alongé, très-comprimé ; le museau arrondi, surbaissé ; la mâchoire supérieure recouvre totalement l'inférieure ; la bouche est petite, et les dents sont régulièrement placées sur
une même ligne. L'œil est grand, jaunâtre ; le devant de l'orbite est Voyage de l'Uranie. — Zoologie. 47
saïllant et a une pointe à sa partie supérieure. Les orifices des narines, de forme ronde, sont éloignés l'un de l'autre.
La nageoïire dorsale a quatorze rayons épineux, le premier dirigé en avant et immobile, et onze rayons branchus qui touchent la queue. L'anale a sept aïguiïllons et dix rayons; les pectorales, seize, et les ventrales, cinq ; ces dernières sont unies à l'abdomen par une membrane, et leurs premier et dernier rayons sont épineux. La caudale, à peine échancrée, a dix-sept rayons.
Les écailles sont d'une ténuité extrême. La ligne latérale est placée près du dos, dont elle suit la courbure.
La couleur de ce poïsson est d’un brun foncé un peu plus clair vers le ventre. On remarque à la queue, du côté droit seulement, deux ou trois petits points noirs qui pourroiïent bien être accidentels et ne point faire partie de la teinte naturelle.
La longueur de ce sidjan est de cinq pouces trois lignes ; sa hauteur, d'un pouce sept lignes, et son épaisseur, de trois lignes
[ habite la baie de Sydney au Port-Jackson.
SIDJAN MACULÉ. — AMPHACANTHUS MACULOSUS. N.
Amphacanthus, corpore ovato, compresso, cinereo; caudà bifurcatä.
BIS DMRENIPE, ÉIVINSIOA PANIEN L 10)
TouTEs les espèces de ce genre se ressemblent tellement par la forme, la disposition des nageoires et le nombre de leurs rayons, que, lorsqu'elles ne présentent pas des teintes différentes , il est difficile de les bien caractériser. C'est ce qui nous arrive pour cet individu, qui tient le milieu entre le sidjan marbré et le nébuleux. Son dos est plus élevé que celui de ce dernier, ce qui lui donne une forme ovalaire; mais du reste, le museau, les dents, les
ZOOLOGIE. - 371 mächoires , les nageoïres, sont semblables. La caudale est un peu plus échancrée.
. La tête est brune; le haut du corps est brun clair; la gorge et le ventre sont d'un blanc légèrement argenté. La longueur de ce sidjan est de cinq pouces ; sa hauteur, d'un pouce dix lignes, et son épaisseur, de trois lignes. [{ provient. du méme lieu que le précédent.
GENRE ACANTHURE. — AcanTaurus. Bloch.
ACANTHURE ARGENTÉ. — ACANTHURUS ARGENTEUS. N.
PLANCHE 63, fig. 2.
Acanthurus, corpore perlucido, leviter striato; genis argenters ; caudà vix bifurcatä, maculà subnigrä ad basim.
D: Pos. V6: AN 2 C7:
Daxs cet acanthure, le front est oblique, couché en arrière, et la bouche, au lieu d'être placée inférieurement, est située au milieu de l'extrémité de l'ovale que forme le corps. Le thorax est un peu saillant.
Les joues et le sternum sont argentés. Le reste du corps est translucide, un peu jaunâtre, avec des lignes brunes longitudinales peu sensibles, et des stries transversales excessivement fines, remplaçant les écaïlles. On voit aussi de ces stries sur les lames brillantes de la tête et de la poitrine, maïs dirigées en sens contraire; c'est-à-dire que leur concavité regarde en arrière.
La ligne latérale est continue, sans ramification. Une tache brune existe à l'extrémité de la queue ; les dards qui l'accompagnent sont trés-pointus, Et sa nageoire, peu fourchue, est composée de dix-sept ou dix-huit rayons : celle du dos en a trente-un précédés de huit aiguillons; l'anale, vingt-huit avec trois aiguiïllons, et les pectorales, quinze, sans y comprendre le rudiment osseux accolé à la partie supérieure de la nageoire. Les ventrales sont réunies au corps par une membrane.
Il est probable que la transparence de ce poisson tient au Jeune
ZOOLOGIE. 373 âge, ce dont nous navons pu nous assurer, nen ayant point eu de plus grands en notre possession.
habite l'ile Guam et il est représenté de grandeur naturelle.
ACANTHURE STRIÉ. — ACANTHURUS STRIATUS, N.
PLANCHE 63, fig. 3.
Acanthurus, corpore rubescente, in longum fasciato; caudä Bifurcatä.
De Pr Ve TEA BANC 26:
CÈTTE espèce, quia des rapports avec le rayé, maïs qui n'est pas la même, a le front élevé et perpendiculaire, la bouche petite, et les dents différentes de celles que nous avons ordinairement observées chez les acanthures. Elles sont blanches, longues, séparées les unes des autres et dentelées d'un seul côté; aïnsi celles qui correspondent au côté droit, le sont à droite, et vice versä. La dent du milieu de la mâchoire d'en haut seulement l'est des deux côtés, comme nous l'avons fait figurer en a.
La nageoire du dos, assez élevée, a neuf aiguillons et trentetrois rayons; l'anale compte trois des premiers et environ vingtquatre des derniers. Les pectorales en ont quinze, les ventrales, six, et la caudale, seïze; cette dernière, profondément fourchue, a son lobe supérieur plus alongé que celuï d'en bas.
La ligne latérale se courbe d’abord en haut et s'infléchit vers l'aïguïllon de la queue, qui est aigu, noir et reçu dans une raïnure où il peut disparoître presque entièrement.
Sur le vivant, la couleur de ce poisson est d'un brun rouge silonné longitudinalement de neuf bandes de la même couleur, mais plus foncée.
I est représenté de grandeur naturelle, et très-probablement dans le jeune âge. Ses dents sont grossies.
Cet acanthure et le précédent fréquentent l'archipel des Mariannes ; ils sont du nombre de ceux qui chaque année viennent pendant quelques Jours, comme le siÿan magnahac, fournir abondamment à la nourriture des habitans de l'ile Guam, sur-tout l'acanthure strié, dont on prend des millions, qu'on fait sécher au soleil sur des claïes, et qu'on assaïisonne ensuite avec du vinaigre, de l'huile de coco, des herbes marines et des plantes aromatiques. Mais comme le vinaïgre qu'on retire de la sève du cocotier nest pas assez fort pour conserver long-temps ces préparations par des températures aussi élevées, elles se gâtent promptement. C'est ce qui nous arriva, quelques jours après notre départ, pour celles que nous avions reçues. Il est vrai que l'odeur désagréable pour nous qu'elles exhaloïent, est comptée pour peu de chose par les Mariannais, peu délicats sur ce point.
Sous-GENRE ASPISURE. — Asprsurus. Lacép.
ASPISURE LAMARCHE. — AsPISURUS CAROLINARUM. N.
PLANCHE 63, fig. 1.
Aspisurus, corpore maculs trregularibus notato ; spints pinnæ dorsalis gunque; pinms caudeæ et ant rubris ; caudà bifurcatä.
D;> Æ,9P."r2 M6, AIS ICir.
ON reconnoîtra cet aspisure à sa forme élevée et comprimée latéralement, à son front haut; à son museau alongé, terminé par des lèvres renflées, arrondies et rouges; à la nageoire de sa queue, élargie en croïssant. Son corps, de couleur brune, est parsemé de longues et larges taches plus claires, irrégulières , dont une, plus considérable, parcourt la partie inférieure de l'animal, depuis le commencement de l’anale jusqu'au lobe de la queue, qui est rouge, de même que les deux épines qu'on y remarque: la plaque osseuse triangulaire , placée au milieu d'elles, est blanche.
La caudale, composée de dix-sept rayons, est frangée à son extrémité, de couleur cendrée, avec une bandelette jaune et blanche. La dorsale occupe toute la partie supérieure; elle a cinq rayons fortement aiguïllonnés: nous n'avons pu nous assurer du nombre des articulés. La membrane qui unit ces derniers, recouvre leur pointe; elle est presque noire, avec un liséré blanc sur le contour, et un bleu à sa base. L'anale, très-longue aussi, est rouge, avec deux petites bandelettes noires; elle a trois aïguïllons et environ trenteun rayons mous; les pectorales en comptent douze, et les ventrales , six.
L'œil est brun; une ligne blanchâtre en part pour se porter au museau. L'opercule est arrondi, et le préopercule coupé presque droit. Les écaïlles sont à peine perceptibles.
La longueur totale de l'individu est d’un peu plus de six pouces. Il nous fut cédé par les habitans des Carolines lorsque nous passämes parmi leurs îles. Nous ne pûmes le conserver, parce qu'il fut donné aux malades que nous avions; mais M. Taunay le dessina sur-le-champ. À Guam, M. Arago représenta au trait un aspisure qui a les plus grands rapports avec cette espèce. Nous n'avions encore vu de figures de ces poissons que dans Renard.
Nous avons dédié celui-ci à M. Lamarche, premier lieutenant de l’expédition, actuellement capitaine de frégate et sous-gouverneur du collége royal de marine à Angouléme.
…MOYAGE