HELIX CITRINA
Muller, Werm, hist. pag. 63, n.° 260.
Linn. Syss, nat, t. 12, pag. 1245, sp. 670.
Gmel. Syst, nat. pag. 3628.
Férussac, Prodrome; Limaçons, pag. 46, n.° 240.
PLANCHE, 07, 18. 2 Et 3.
Testa supra plus minusve convexa, subcarinata, subtilissimè striata, matida, varios colores replicans, umicolor vel fascrata, fascus 1—2, anfractibus 4 — 5, valdè decrescentibus, convexiusculrs ; apertur4 paulo coarctatä, inclinatä, ferè rectà, ovato-lunari; umbihco exiguo, latere columellar: ferè obtecto.
La variété que nous avons fait figurer est ainsi caractérisée :
Maore, rubro-fuscä, zonâ carinal albà, fasciä mgro-fuscä, adnatä,
regione umbilicah viotaceà.
Parmi les belles et nombreuses variétés de cette espèce, celle dont il est ici question se distingue par sa taïlle et par la vivacité de ses couleurs. Toute sa robe est d’un brun clair rougeâtre; les sutures sont bordées de blanc; la spire est assez saïllante; la région ombilicale est violette ou lie de vin, et le milieu du dernier tour, muni d'une carène peu sensible, est orné de deux bandes qui se touchent, et dont l'une, celle sur le côté de la spire, est brun rouge ou noirâtre, et l'autre, située au-dessous de la première, sur le côté de l'ouverture, est blanche *.
HELIX EXCLUSA.
FÉRUSSAC, Prodrome; Limaçons, pag. 49, n.° 297.
CETTE espèce sembleroit, au premier coup d'œil, devoir être placée dans le sous-genre hélicigone, près des helix lens, lenticula et afficta; maïs on voit qu'elle doit, de préférence, être placée près de l’Aekx albella, par le caractère qu'offre son péristome, qui est bordé et non évasé. Ce caractère rétablit seul dans leurs rapports naturels plusieurs espèces, telles que l’AeZx albella, qu'on ne sauroit éloigner de lex elepans et des espèces voisines, et que, sans ce caractère, on placeroiït parmi les hélicigones. L'Aelix exclusa offre cependant cette anomalie, que son épiderme et sa transparence la mettent au nombre des hélicelles hygromanes , tandis qu'elle se trouve au milieu des héliomanes, c'est-à-dire, des espèces opaques, à épiderme insensible, jamais velu, qui se trouvent continuellement exposées à l’ardeur du soleil sur les plantes ligneuses. Elle est un peu moins grande que l’helix lapicida. Son ombilic est très-évasé
+ Elle se trouve à Vaïgiou; et il est probable que les insulaires s’en nourrissent, car ils nous en apportérent quelquefois avec des poissons et des crustacés. Des habitans de Pile Guébé qui se trouvérent [à par hasard , donnérent à cette coquille Îe nom de campinaye, ce qui prouve qu'elle habite aussi leur pays, qui est voisin des Moluques.
ZOOLOGIE. 472 et sa carène fort aiguë, elle est convexe du côté de la spire, et presque concave du côté opposé.
HELIX MISELLA. ( Sous-genre HÉLICOSTYLE. )
Férussac, Prodrome; Limaçons, pag. $o, n.° 306.
CETTE petite espèce, de la taille de l’hchx sericea d'Europe, est transparente, couleur de corne, assez polie et luisante, quoiqu’elle ait de fines stries qu'on ne distingue qu'à la loupe. Une carène bien sensible règne sur le dernier tour, et devient très-obtuse près de l'ouverture. Comme dans toutes les espèces du sous-genre hélicostyle , la columelle est solide, et le bord interne de l'ouverture semble en être la continuation. Elle appartient au groupe des hélicostyles aplostomes.
Elle habite l'île Guam.
Cette espèce termine les hélicoïdes trouvées pendant le voyage de /'Uramie. Voïci les hélices cochloïdes qui ont été rapportées.
HELIX LITA. ( Sous-genre COCHLOGÈNE. })
Férussac, Prodrome ; Limagons, pag. 58, n.° 403.
PLANCHE 67, fig. 10 et 11.
T'esta ovato-conica , ventricosa , acuta, nitens ; strus distinctis cælata ; alba, flammis bruneis luteisque eleganter variegata; anfractibus 5-6, al&mo ventricoso, cæterts duplo longiore ; aperturà rectä, ovato-elongatà , fere angulosà; columellä vix rectä, lineari, perforatä.
CETTE charmante espèce navoit point encore été observée.
Les individus jeunes ont une carène bien distincte. L'ouverture Voyage de l’Uranie. — Zoologie. 60
de nos exemplaires les plus complets paroît n'être pas terminée: mais le péristome doit être simple et non bordé, par conséquent elle doit faire partie des cochlogènes aplostomes. Les stries qui ornent toute la coquille sont plus prononcées dans certaines places, sur-tout près des sutures, et elles semblent former une large zone vers le milieu du dernier tour *.