SUR LES ENTOZO AIRES
Diverses espèces d’ Absinthes, el en particulier les Artemisia maritima et judaica.
Le cousso, ou la Ileur du Brayera anthelminthica, arbre voisin du coignassier.
Le habbe tseuhucko, ou les bulbes de YOxulis anthelminthica.
Le liabbe zelin, ou les fleurs du Jasminum /loribundum.
Le bolbida, ou les feuilles, les fleurs et les fruits du Celosia adoensis, de la famille des amarantacées.
Le soaria, ou les fruits du Mœsa picta, de la famille des myrtinées,
L 'ogkert, ou la racine du Silene microsolen , de la famille des earyophyllées.
Ces six dernières espèces de vermifuges sont, comme la racine d’écorce de grenadier, des antiténiaires. On les emploie fréquemment en Abyssinie où le Ténia est commun (voy. Schimper).
Des P seud helminthes. — Indépendamment des Vers dont il a été question précédemment, on trouve souvent aussi, dans le corps de l’homme et des autres animaux, des espèces qui sont entoparasites au même titre que les Nématoïdes, les Trématodesou les Cestoïdes ; mais qui appartiennent à des classes très différentes les unes des autres. Il y a des Insectes hexapodes, comme les larves des UEstridés et des Muscidés, des Arachnides, comme les DémodexouSimonées, des Crustacés inférieurs, comme les Linguatules, etc., qui sont dans ce cas.
A l’époque oii Ton confondait tous les animaux inférieurs sous le nom d’insectes, et oii l’Hydre ou le Corail étaient réputés Insectes, on a aussi appelé de ce nom tous les entoparasites connus, soit ceux dont nous faisons aujourd’hui des Vers, soit ceux qui rentrent dans le type des Articulés proprement dits. Les travaux de Redi ont commencé il jeter quelque jour sur cette réunion confuse d’animaux parasites que l'on nommait indifféremment des Insectes ou des Vers, et peu à peu leur classification est devenue plus régulière à mesure que les naturalistes se sont appliqués d’une manière plus spéciale à bien écrire leur histoire respective.
Toutefois, les auteurs qui se sont occupés de ces matières difficiles ne l’ont pas tous fait avec un égal bonheur, et quelques-uns ont introduit, même récemment, dans les cadres helminthologiques des genres ou des espèces qu’on a dû en retirer, parce qu’ils reposent sur l’observation de corps qui, en réalité, ne sont point des animaux du type des Vers.
Nous parlerons de ces méprises sous le titre commun de Pseudhelminthes, rappellant que les animaux ou les autres corps qui
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y ont donné lieu ne méritent pas réellement la dénomination d’Helminthes.
On ne saurait trop prémunir les praticiens, qui n’ont pas fait une étude spéciale de l’hclminthologie, contre ces erreurs de détermination, auxquelles les zoologistes, même les plus distingués, ne savent pas toujours se soustraire; des substances tout k fait étrangères au groupe des Helminthes pouvant aisément donner le change à cet égard. Par exemple, on prend pour des animaux de ce groupe de simples caillots de fibrine lorsque leur forme est allongée ou rubanée (1 ), ou des débris de substances ingérées soit végétales, soit animales ; et il n’est pas rare que l’on regarde aussi comme rendus par des malades des animaux assez différents les uns des autres, mais qui ne se trouvent souvent dans les matières vomies ou dans les selles que pour être tombés par hasard dans les vases où ces déjections ont été reçues.
Ainsi il est assez fréquent de voir prendre pour des Cysticerques ou même des Échinorhynques, des débris d’oranges non digérés et qui ont passé dans les fèces ou dans les matières vomies des malades qui prennent de la limonade, et nous avons été plusieurs fois consultés sur de semblables corps.
Des larves d’insectes ont été regardés comme de nouveaux genres ou de nouvelles espèces d’Helminthes; c’est en particulier sur une semblable erreur de détermination que reposent les Ascaris conosoma et stephanostoma.
On a même décrit des larynx ou des trachées d’Oiseaux et des graines comme de véritables parasites dont on a même fait des genres distincts d’Entozoaires : le Sagittula hominis de Renieri et Physis intestinalis de Bastiani sont dans le premier cas; le Diacanthos polycephalus et le Ditrachjceros rudis sont dans le second. Le Diacanthos est la rafle d’une grappe de raisin, et le Ditrachycéros une graine de mûre. Ces noms doivent par conséquent être rayés du catalogue des êtres.
Dans plusieurs circonstances des productions pathologiques ont été décrites comme étant des Entozoaires; c’est en particulier ce qui a fait établir l’espèce des Acep/ialocystis racemosa, dits aussi Ilydatides utérines et Hydrametra hydatica. Ruysch en avait déjà indiqué la véritable nature.
(1) D’après MM. Ch. Kobiti ri Davaiuc, le Filaria zébra de Mongrand, décrit comme un Ver de la veine saphène externe d’un homme mort à Urest, u’est qu’un coagulum librineux (Soc. de biologie, année 1852).