‹ ZoologieChapitre 58 sur 60 · SPONGIAIRES · texte numérisé non relu

SPONGIAIRES

est souvent couvert de petits cils, etofl're dans son intérieur un nombre ordinairement très-considérable de petites cavités qui paraissent remplir les fonctions d’autant d’estomacs. Chez quelques-uns, ces sortes d’ampoules semblent être groupées autour d’un canal qui s’ouvre au dehors par ses deux extrémités (fig. 191); mais d’autres fois elles paraissent être tout à fait isolées, et les personnes qui ont fait de ces petits êtres l’objet d’une étude spéciale ne s’accordent pas sur l’existence d’une communication directe entre leur cavité et le dehors. La manière dont les infusoires se propagent a été l’objet de beaucoup de recherches, et un grand nombre de naturalistes pensent qu’ils peuvent se former directement par la désagrégation des matières dont les feuilles, la chair musculaire et les autres corps organisés se composent ; mais cette génération dite spontanée est loin d’être suf fisamment démontrée, et l’on sait que, dans certains cas au moins, ils naissent les uns des autres. Du reste, leur mode de propagation est bien d’accord avec la simplicité de leur structure : c’est par la division spontanée de leur corps en deux ou plusieurs fragments, dont chacun continue de vivre et devient bientôt un nouvel individu semblable au premier, que ces êtres singuliers se multiplient d’ordinaire.

Leurs formes sont très-variées, et on les a divisés en plusieurs genres, parmi lesquels nous citerons les Enchélys (ni, fig. 191), dont le corps est oblong;les Volvoces, qui sont globuleux et tournent continuellement sur eux-mêmes, et les Monades (i, fig. 191), qui ressemblent à de petits points tourbillonnant dans l’eau où elles nagent. C’est à la présence de myriades d’une espèce particulière de ces petites monades, dont le corps est coloré en rouge, que l’eau des étangs salés doit la couleur sanguinolente qu’elle offre quelquefois.

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