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XXE VOYAGE AUX INDES-ORIENTALES

sai P'Allemagne, la Pologne, la Russie méridionale, la Géorgie et les provinces persanes sous la domination russe; pénétrant ensuite dans la Perse proprement dite, Jen explorai, du nord au sud, la partie occidentale; puis w’embarquant à Bouchir, je fis une très courte relache à Mascate. De ce port, je me rendis à Bombay, je visitai l’île d'Elephanta, et melivrai pendant trois mois sur la côte de Malabar, à des recherches très fructueuses; puis franchissant les Gâtes occidentales, je traversai la Péninsule, en decà du Gange par le Maïssour, et j’arrivai à Pondichéry à la fin de mars 1826, après un voyage de quatorze mois.

La rigueur de la saison!, et obligation d’atteindre le Caucase avant la fonte des neiges, ne me permirent pas de mettre à profit ma traversée de l’Europe, et mon passage au milieu de ces montagnes, dont l’exploration eût été pour la science d’un si haut intérêt.

De Tiflis, devant continuer à cheval et à petites journées notre voyage, jusqu’au golfe Persique, je m'attendais à trouver enfin la possibilité d’entreprendre avec fruit mes recherches zoologiques. Mais la neige cou-

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vrait encore une partie de la Perse septentrionale. Suivant d’ailleurs une caravane qui marchait tout le jour, partant de bonne heure et arrivant tard aux lieux de station, il m'était difficile de me livrer à la chasse ou à la pêche. Je n’avais pas même le loisir de préparer convenablement le peu d’objets que J'avais recueillis : aussi l’intensité de la chaleur me fit perdre plusieurs belles espèces d'oiseaux, et de rongeurs, que Cuvier m'avait surtout recommandés.

L'intérêt spécial que cet illustre naturaliste portait à l’ichthyologie l'avait engagé à insister fortement auprès de moi sur lutilité de recueillir les poissons des lacs et des rivières de la Perse. Mais le défaut de pente qui se fait remarquer sur le plateaude cette contrée, s’opposant à ce que les eaux, produit de la fonte des neiges, puissent se réunir en assez grande quantité pour se rendre à la mer, ou former dans les plaines des lacs considérables, on ne rencontre ordinairement dans ce pays que des torrens impétueux, entraînant dans leur rapidite des galets énormes, et des lacs saturés de sel, où les poissons et les mollusques ne

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