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L'EXPOSITION DE L'ALGÉRIE

«Boum-boum! boum-boum!»

Oh! le singulier bonhomme, qui débite des bonbons,--des _boum-boum_, comme il dit. Il a la figure et les mains aussi noires que le fond de la cheminée, des lèvres épaisses et des dents blanches. C'est un Algérien, vêtu du costume de son pays; les habitués de l'Exposition ne l'appellent que Boum-Boum.

Le brave Africain sera désormais plus connu en France que dans son pays. Il constitue une des curiosités de l'Exposition, et quiconque a visité l'Esplanade des Invalides est allé le voir. Les enfants l'aiment beaucoup, parce qu'il est très poli avec eux, les traite comme de grandes personnes et leur vend d'excellentes choses. En ce qui le concerne, Jacques voudrait être poète comme Corneille ou Racine pour célébrer dans de beaux vers Boum-Boum et ses bonbons.

Du reste, l'Algérie est très bien représentée à l'Esplanade des Invalides. Des enfants kabyles reçoivent avec la plus exquise politesse les personnes qui entrent dans le village algérien et leur baisent la main. Les habitants de notre belle colonie veulent sans doute partager le renom d'urbanité universellement dévolu aux Français.

Voici des masques bien curieux. Ils sont taillés dans des noix de coco et affectent les formes les plus originales. Les filaments qui entourent la noix constituent la barbe, la moustache et les cheveux.

«Maman, demande Jacques, est-ce que c'est de ce fruit que vient le coco que l'on vend dans les jardins de Paris pour deux sous le verre?

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--Non, mon enfant. Le coco que tu bois aux Tuileries et au Luxembourg est fait avec du jus de réglisse, tandis que les cocos que tu vois ici sont les fruits d'un arbre qui croît dans les pays tropicaux et qu'on appelle cocotier. A l'intérieur du coco est une amande creuse, blanche, très bonne à manger, et qui donne une liqueur laiteuse très agréable. Le cocotier rend les plus grands services aux peuples des pays chauds; il leur fournit du sucre, du lait, de la crème, du vin, du vinaigre, de l'huile, des cordages, de la toile, des vases et du bois de construction.»

Ce qui, parmi les curiosités algériennes, a le plus amusé Jacques et Madeleine, c'est peut-être la fantasia.

Une fantasia est une cavalcade furieuse, un jeu national, comme en Espagne une corrida de taureaux et en Angleterre une partie de cricket. Montés sur leurs chevaux rapides, qu'ils dirigent en écuyers consommés, les Arabes se lancent dans une course folle, armés de fusils qu'ils brandissent, lancent en l'air et rattrapent sans jamais les laisser tomber. Les bêtes hennissent; les cavaliers crient et font feu.

Malheureusement, l'espace est restreint aux Invalides, et les chevaux n'ont pas assez de place pour prendre et suivre leur élan. C'est en Algérie, principalement dans la province d'Oran, qu'il faudrait voir une fantasia. C'est un spectacle unique, dont la fantasia de l'Exposition ne peut donner qu'une idée bien réduite.

«Et, dis-moi, maman, demande Jacques, c'est grand, l'Algérie?

--Oui, mon enfant; l'Algérie a une superficie plus grande que celle de la France.

--Et tout ce pays-là nous appartient?

--Depuis 1830. C'est notre plus belle et notre plus riche colonie. Le climat y est excellent et le sol très fertile. Tu sais que les vignes françaises ont été partiellement détruites par le phylloxera?

--Oui.

--Eh bien, pour compenser les pertes qu'ont occasionnées ce malheur, on a planté en Algérie un très grand nombre de vignes qui produisent un très bon vin.

--Et les Arabes ne nous en veulent pas de leur avoir pris leur sol?

--Ils nous en ont d'abord voulu et quelques-uns nous en veulent encore. Mais la majorité commence à s'apercevoir qu'au lieu de leur faire du mal, les Français leur ont fait du bien, et que leur intérêt est d'accepter une domination qui, sans supprimer aucune de leurs libertés, leur procure des avantages considérables.

LE VILLAGE JAPONAIS

Au moment d'entrer dans le village japonais, Jacques et Madeleine ne sont pas sans éprouver quelque appréhension.

«Au moins, maman, a dit Jacques, tu es bien sûre qu'on ne nous fera aucun mal?

--Et pourquoi vous ferait-on du mal?

--Dame, parce que les Japonais sont des sauvages.

--Non, mes enfants, les Japonais ne sont pas des sauvages, bien loin de là. Il est vrai que leur civilisation est différente de la nôtre, mais ils nous sont supérieurs en un grand nombre de matières; leur porcelaine, par exemple, est beaucoup plus belle que la nôtre, et nous ne savons pas fabriquer le papier aussi bien qu'eux. Les vases, garnis de plantes ou transformés en lampes qui font l'ornement de tant de nos salons, sont pour la plupart japonais; et les amateurs de livres apprécient surtout ceux qui sont imprimés sur du papier du Japon.

--Et ces gens-là ne sont pas méchants?

--Pas le moins du monde.»

Rassurés par les paroles de leur maman, les deux enfants pénètrent sans crainte dans le village, où ils sont accueillis par deux charmantes demoiselles occupées à confectionner des objets de bimbeloterie. Ces jeunes filles portent le costume de leur pays qui, pour ne pas ressembler aux costumes parisiens, n'en est pas moins très coquet.

Madeleine a remarqué que ces demoiselles ont un tout petit pied et elle en fait l'observation à sa mère.

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«Mon enfant, la petitesse du pied des femmes est, au Japon et en Chine, un signe de distinction. Aussi, dans la bonne société de ces pays, condamne-t-on les jeunes filles à ne pas marcher et les oblige-t-on à porter un appareil qui empêche leurs pieds de grandir.

--Mais, maman, cet appareil doit gêner beaucoup?

--Oui, même il fait mal et il serait désirable que l'usage en fût aboli; malheureusement, il en est des Asiatiques comme des Européens: ils aiment mieux suivre la mode, même quand elle est nuisible à leur santé, que rompre avec elle.»

Oh! les jolies maisons, bordées de balcons abrités par le prolongement de la toiture, surmontées de belvédères légers et gracieux! Sûrement on doit être très bien dans ces habitations, et l'on s'accommoderait volontiers en France de l'une d'elles, pendant l'été, à la campagne ou aux bains de mer. On y ajouterait quelques chaises et quelques fauteuils, un lit à sommier, une armoire à glace, les quelques bibelots dont l'habitude nous a fait une nécessité, et ce serait parfait.

Il paraît qu'au Japon les enfants vont à l'école tout comme à Paris. Voici une salle de classe, où élèves et professeur sont représentés par des mannequins. Peut-être l'installation n'est-elle pas des plus confortables; mais les jeunes Japonais n'en ont que plus de mérite à bien travailler. Ils sont assis et écrivent sur le parquet; c'est une affaire d'habitude. Du reste, si le matériel scolaire est au Japon des plus rudimentaires, on y connaît du moins les pupitres; la preuve, c'est que le maître d'école en a un devant lui.

Voici, non loin de la classe, une salle affectée à l'Exposition des jouets. C'est l'agréable à côté de l'utile, l'amusement à côté de l'étude.

Ils sont très simples, ces jouets; mais, pour manquer de complication, ils n'en valent pas moins. Jacques et Madeleine se sont arrêtés devant un monsieur qui fait voler en l'air un petit instrument composé d'une baguette de bois terminée à sa partie supérieure par un morceau de roseau fixé à angle droit. Il suffit de placer la baguette entre les deux mains et de lui imprimer un mouvement de rotation rapide en faisant glisser les deux mains l'une contre l'autre pour que l'instrument s'envole en tournant et plane longtemps dans l'air avant de retomber à terre.

Ce volant ne coûte que la modique somme de deux sous; ce n'est pas cher, aussi Jacques s'empresse-t-il d'en acheter un. Quant à Madeleine, elle a fait l'acquisition d'un _kata-kata_, dont elle s'amuse à dérouler les morceaux de bois peint.

LE SÉNÉGAL.--LA NOUVELLE-CALÉDONIE

Les Sénégalais ont, eux aussi, leur village à l'Exposition,--un village qui, certes, vaut la peine d'être vu. D'abord ce village est, malgré ses apparences, presque français. Au milieu de ces hommes noircis par un soleil de feu, on est, sinon positivement avec des compatriotes, du moins avec des amis. Du reste, ils sont tout à fait gentils avec leurs visiteurs, les braves gens. A leur entrée, Jacques et Madeleine ont rencontré un petit bonhomme aux cheveux crépus, vêtu sommairement d'un morceau d'étoffe rouge jeté autour de son corps, qui leur a souri et tendu les bras. Jacques s'est approché gravement; il a mis les mains derrière son dos et a regardé l'enfant du haut de sa grandeur. Il a peut-être eu tort. Madeleine, moins fière et plus avenante, s'est baissée, et, tirant un gâteau de sa poche, l'a offert au bambin qui l'a pris avec joie et mangé à belles dents. Puis elle s'éloigne, toute contente d'avoir fait un heureux à si peu de frais. Jacques regrette maintenant d'avoir été si hautain avec le petit être.

«Le Sénégal est en Afrique, n'est-ce pas, maman? dit Madeleine.

--Oui, sur la côte occidentale.

--Et c'est une colonie française?

--Pas en totalité; nous ne possédons que le territoire qui s'étend depuis l'embouchure du fleuve qui a donné son nom au pays jusqu'à l'embouchure du Gabon. Le Sénégal ne nous a définitivement appartenu qu'en 1814; mais il est certain que les premiers Européens qui fréquentèrent la contrée furent des Français, et sans doute les hardis marins de Dieppe. Dès le commencement du quatorzième siècle, il y eut plusieurs comptoirs français sur la côte.»

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Les Sénégalais ont avec eux des singes qui font aux passants toutes sortes de grimaces; ce n'est pas que ces animaux soient mal élevés, mais dans leur pays et dans leur société il est très bien porté de faire des grimaces. Il me semble, du reste, qu'il y a, même à Paris, pas mal d'enfants qui en font aussi de temps en temps.

Ces singes ne viennent pas du Sénégal, mais du Congo. Le Congo, Madeleine ne sait pas au juste où ce pays se trouve; quant à Jacques, il ne se rappelle pas en avoir jamais entendu parler.

«Le Congo, mes enfants, est à l'ouest de l'Afrique équatoriale, explique maman. Il n'y a pas bien longtemps, il était encore désigné sur les cartes géographiques par les mots _Régions inexplorées_. Ce fut le célèbre voyageur anglais Livingstone qui le parcourut le premier; il y passa plusieurs années et y mourut en 1873, victime du climat. Après lui, l'Américain Stanley étudia la topographie du pays et dressa des cartes. Puis ce fut le tour d'un Français, M. Savorgnan de Brazza, qui poursuivit avec succès l'œuvre entreprise par ses deux prédécesseurs.

«Depuis 1884, le Congo est divisé en trois parties: un État libre, placé sous le protectorat du roi des Belges, qui en est le souverain nominal; le Congo français, que M. de Brazza administre au nom de notre gouvernement; et le Congo portugais.»

Après l'exposition du Sénégal, c'est celle de la Nouvelle-Calédonie que Jacques et Madeleine vont visiter. Les Néo-Calédoniens ont pour maisons des cases de deux à trois mètres de hauteur, n'ayant pour toute ouverture que la porte; elles sont rondes ou carrées et ont un toit recouvert de paille. Le mobilier ne consiste qu'en nattes, calebasses, tasses en coco et vases de terre cuite.

«C'est bien à la Nouvelle-Calédonie, n'est-ce pas, maman, que l'on envoie les méchants hommes qui ont commis des crimes? demande Madeleine.

--Oui, c'est là qu'est le bagne, depuis 1872.

--Et avant cette époque, où mettait-on les forçats?

--D'abord, on les logea sur des galères; puis on institua quatre bagnes: un à Toulon, un autre à Brest, un troisième à Rochefort et le quatrième à Lorient. Les condamnés y étaient employés à des travaux pénibles, sous la surveillance de gardes-chiourme. Ils étaient enchaînés deux à deux et traînaient un lourd boulet.»

LE MINISTÈRE DE LA GUERRE

L'emplacement occupé par l'exposition du ministère de la guerre est assurément un des plus curieux de l'Exposition. C'est aussi un des plus fréquentés: les Français n'oublient pas leur vieille gloire militaire, et tout ce qui touche à l'armée les intéresse d'autant plus que sur cette gloire une ombre a passé, à laquelle ils pensent sans cesse pour l'effacer plus vite.

Jacques et Madeleine ont bien souvent entendu parler de la malheureuse guerre de 1870-71. Grand-papa, qui a été soldat à cette époque, leur en a raconté plusieurs épisodes; et, quoiqu'ils soient bien jeunes tous les deux, ils ont compris combien la France a souffert. Ils savent combien furent terribles les sièges de Paris, de Strasbourg et de Belfort, combien furent pénibles la campagne de la Loire, la campagne du Nord et celle de l'Est; ils savent enfin qu'il y a, dans l'Est, deux belles provinces que l'on nous a prises, et qui depuis attendent impatiemment le jour de la délivrance.

Car, pour avoir été conquises par les Allemands et pour être sous leur domination depuis près de vingt ans, ces deux provinces n'en sont pas moins restées françaises de cœur: on a beau faire, elles n'oublient pas la mère patrie et conservent religieusement son culte.

Aussi c'est avec une sorte de recueillement que les deux enfants pénètrent dans cette partie de l'Exposition, où tout parle à notre patriotisme, où le rire s'envole pour faire place aux plus graves méditations.

Cette forteresse n'aura jamais à se défendre contre l'ennemi; mais elle fait songer que là-bas, sur la frontière, d'autres forteresses sont prêtes à repousser l'envahisseur. Ces canons ne lanceront peut-être jamais de boulets ni d'obus; mais combien d'autres s'aligneront un jour pour vaincre l'étranger!

[Illustration]

Le bâtiment principal est précédé d'un château fort du moyen âge, flanqué de tourelles, avec pont-levis, mâchicoulis et chemin de ronde. Tout autour sont disposés des objets de campement, des ambulances de campagne, des modèles de trains sanitaires.

A côté de l'édifice se trouve un pavillon qui renferme divers objets d'aérostation militaire, notamment une reproduction du ballon dirigeable du parc de Meudon.

«Mais, maman, demande Jacques, à quoi peut bien servir un ballon en temps de guerre?

--D'abord à se rendre compte des positions et de la force des ennemis; puis c'est pour des assiégés investis le plus sûr moyen d'envoyer des nouvelles. Lors du siège de Paris, plusieurs ballons emportèrent des dépêches destinées à ceux des membres du gouvernement qui dirigeaient les opérations militaires en province.»

A l'intérieur de l'édifice principal, tout est souvenir ou espérance. Voici le sabre d'honneur du général Hoche, qui, en 1793, commandant en chef les armées de la Moselle et du Rhin, à l'âge de vingt-cinq ans, chassa les Allemands de l'Alsace; voici le sabre de Marceau, qui mourut à vingt-sept ans laissant un nom immortalisé par la victoire; voici encore le chapeau que Napoléon Ier portait le jour de la bataille de Waterloo et le sabre dont il se servit pendant la campagne d'Égypte. Voici enfin le képi du maréchal Bugeaud, duc d'Isly, qui battit Abd-el-Kader et prit une si grande part à la conquête de l'Algérie; ce képi est célèbre; les soldats du maréchal l'appelaient la _casquette_. Qui ne connaît le célèbre refrain:

As-tu vu la casquette, la casquette? As-tu vu la casquette au père Bugeaud?

Des mannequins sont revêtus de tous les costumes de l'armée française. Officiers et soldats, fantassins, cavaliers, artilleurs, tous sont là avec leurs uniformes.

Jacques les examine avec attention.

«Maman, dit-il, lequel de ces uniformes porterai-je, quand je serai soldat?

--Je ne sais pas, mon enfant, cela dépendra.

--Eh bien, écoute, quel qu'il soit, je te jure d'en être digne.»

Jacques est bien jeune pour faire un serment; mais celui-ci, du moins, il le tiendra, j'en suis sûr.

CONCLUSION

L'Exposition de 1889 est fermée, mais quiconque l'a visitée en conservera toujours le souvenir. Madeleine et Jacques ne l'oublieront certainement pas. Ils n'ont pas pu en apprécier toutes les merveilles, et ils se sont, en la parcourant, plus amusés qu'instruits; n'importe, ils ont compris que cette immense agglomération de richesses a valu un triomphe à la France, ils savent que de tous les pays de l'univers on est venu pour la voir et qu'il n'y a eu qu'une voix pour louer et pour admirer.

Notre patrie a voulu montrer au monde qu'elle était toujours travailleuse; elle a voulu faire bénéficier les étrangers du génie de nos artistes et de nos savants. Pour que l'Exposition fût digne d'elle, elle a dépensé sans compter. Le résultat a dépassé toutes les espérances; pendant six mois, le Champ-de-Mars et l'Esplanade des Invalides ont offert un spectacle unique dans l'histoire de la civilisation. Jamais, jusqu'alors, on n'avait vu tant de richesses accumulées, jamais on n'avait résumé aussi complètement dans une même enceinte tout ce qui intéresse l'humanité, tous les progrès que les arts et les sciences ont réalisés.

La plus noble gloire à laquelle une nature puisse prétendre en temps de paix, la France vient de la réaliser. Elle inscrira avec un légitime orgueil, la date de 1889 dans son livre d'or.

FIN.

TABLE

LA TOUR EIFFEL. 5

LES JOUETS. 8

UNE COLLATION. 10

LA RUE DU CAIRE. 12

LA GALERIE DES MACHINES. 14

LE VILLAGE ANNAMITE. 16

UN COIN DE L'EXPOSITION DE LA RUSSIE. 18

HISTOIRE DE L'HABITATION. 20

L'EXPOSITION DE L'ALGÉRIE. 22

LE VILLAGE JAPONAIS. 24

LE SÉNÉGAL.--LA NOUVELLE-CALÉDONIE. 26

LE MINISTÈRE DE LA GUERRE. 28

CONCLUSION. 30

FIN DE LA TABLE.

4753-89.--CORBEIL. Imprimerie CRÉTÉ.

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Liste des modifications:

Page 12: «orchestes» remplacé par «orchestres» (nos orchestres parisiens) Page 16: «vont» par «font» (et se font voiturer) Page 27: «calebassses» par «calebasses» (calebasses, tasses en coco)

End of Project Gutenberg's A travers l'Exposition, by Elodie Lamarque