Partie 2
Le soleil se levait derrière la falaise, aussi frais, aussi beau, aussi lumineux qu’au temps où les hommes l’adoraient en l’appelant Apollon ; il dardait ses flèches d’or sur la mer sombre qui en roulait les étincellements dans ses flots, semblable à la dépouille opime de quelque naufrage. Une ceinture rose ceignait le ciel comme une guirlande de fleurs divines aux flancs d’Aphrodite, et l’étoile verte qui porte le nom de la lumière dont elle est le présage s’effaçait dans le ciel, où s’écoulaient des traînées de jour à travers des ombres lentes à disparaître. Un vent presque liquide de fraîcheur s’élevait de la mer et déroulait les perles de rosée suspendues à la chryste marine de la falaise, tapis nuancé d’une pourpre violette et foulé par les pieds nuds des jeunes pêcheuses. Les premiers bruits du jour se faisaient entendre au loin, mais confus encore comme le premier réveil des hommes, distincts seulement à cause de la pureté de l’air du matin.
Somegod, qui se levait toujours pour aller ramasser la première feuille tombée du bouquet aérien de l’Aurore, fleur impalpable respirée par le regard et gardée dans la pensée, ce sein plus intime que le sein, et où, comme sur l’autre, elle ne se flétrissait pas ; Somegod, le Chrysès de ces plages, revenait des grèves à sa masure, inquiet de ses hôtes, que le grand jour devenu pénétrant avait sans doute réveillés. Il croyait les retrouver assis aux pierres de la porte, admirant ce magnifique spectacle de la mer où le soleil luit, et des horizons que le jour infinitise. Il se trompait ; ils n’y étaient pas. Il les aperçut par la porte entr’ouverte, Altaï debout derrière celle dont il ne savait pas encore le nom. Le Philosophe attachait quelque imperceptible agrafe à la robe, comme l’aurait pu faire une humble servante. Le Poète, arrêté sur le seuil, ne se mit point à sourire de la simplicité de ce détail. Ce sont les hommes grands et forts qui ont la grâce des petites choses. Ils mettent dans les riens une amabilité à faire pleurer. O vous qui disiez que l’âme se mêle à tout, vous aviez bien raison, ô grande pythonisse à la lèvre entr’ouverte ! Il y a des maternités plus ineffables que celles des mères, des grâces plus grandes que celles des femmes, dans l’homme pâle et grave qui pose un châle sur des épaules ou qui lace un brodequin défait.
– « Amaïdée, c’est notre hôte », – dit Altaï en relevant la tête. Il venait d’achever son travail. L’agrafe avait fixé la robe sur le sein de la femme, qui se tourna vers le Poète en lui disant un bonjour déjà familier. Somegod put mieux juger de la beauté qui l’avait frappé d’abord en Amaïdée quand il l’avait vue pour la première fois. Les nattes de ses cheveux n’étaient plus souillées de poussière, le teint noirci de la sueur du voyage, le front maculé de ces grandes taches d’un roux âcre et livide que l’on doit à l’échauffement et à la fatigue ; les cheveux n’avaient plus d’autre nuance que celle de quelque tresse dorée qui rayonnait capricieusement dans leur jais et qui s’en détachait d’une façon plus vive aux obliques ondulations de la lumière. Le teint avait repris sa couleur uniforme et mate dans laquelle circulait une vie profonde, sans pourpre aux joues, sans blancheur nulle part ; c’était un bistre fondu dans les chairs. Les sourcils, noirs et arqués, se prolongeaient fort loin dans les tempes, ce qui donnait une expression remarquable à ses yeux, dont les larges prunelles étaient jaunes et d’une si admirable transparence qu’on allait d’un seul trait au fond de ce regard étincelant, humide, cristallin et calme, avait dit Altaï, comme un lac aux pieds des montagnes, mais quand le soleil y verse son or pur dans une mélancolique soirée.
Ce regard ne trahissait rien du passé, de la vie, de l’âme. Il était doux comme l’indifférence, un peu vague, mais sans rêverie qui l’égarât loin de vous. De flamme plus rapide qui s’en échappât, il n’y en avait point. Jamais un désir ne le tournait éloquemment vers le ciel ; jamais un regret ne l’abaissait vers la terre. Ce n’eût pas été un regard de femme, si la peine n’avait gonflé en les violaçant les veines fatiguées qui erraient et se perdaient aux paupières. Là retentissait la vie muette ailleurs, et aussi dans un sillon entre les sourcils, trace d’une pensée rarement absente. Quand cette pensée revenait plus triste ou plus amère, le sillon se creusait davantage, mais le rapprochement des sourcils n’était ni heurté ni même subit ; il se faisait avec une lenteur harmonieuse et n’altérait jamais la fixité habituelle du regard. Toute la physionomie de cette femme était dans ce simple et fréquent mouvement de sourcils. Le front était bas, les joues larges, la lèvre roulée et accusant dans son éclat terni les ardeurs fiévreuses de l’haleine, ce simoun du désert du cœur qui règne dans les bouches malades de la soif toujours trompée des voluptés de la vie !
Elle vint s’asseoir à la place ordinaire du Poète, en dehors de la cabane, et, s’appuyant le menton dans sa main, elle regarda la mer avec ses yeux aussi humides et aussi diaphanes que les flots dans une anse peu profonde. Le jour doux et argenté du matin adoucissait merveilleusement ce qu’il y avait de hâve dans cette beauté qui ressemblait à une rose jaune presque déchirée à force d’être épanouie et que le temps avait meurtrie, et mille souffles et mille mains. Altaï et Somegod s’assirent près d’elle.
– « O Amaïdée ! – lui dit Altaï, – à quoi penses-tu devant un spectacle si nouveau pour toi ? Ne t’épouvantes-tu pas de cette vie qui commence et à laquelle tu fus si peu accoutumée par celle dont tu as vécu jusqu’ici ?
– Non ! je ne m’épouvante pas, – dit-elle. – Doutes-tu déjà de mon courage, Altaï ? Crains-tu que les mollesses de ma vie m’aient brisée au point de me rendre incapable du moindre effort ? Et d’ailleurs tout était-il donc mollesse dans cette vie que tu me reproches ? Ai-je moins bien dormi sur le lit de feuilles sèches de Somegod que sur les lits de soie abandonnés ?
– Non ! mon enfant, – répondit le Philosophe, plus jeune que celle à qui il adressait cette appellation protectrice, mais bien plus vieux par la sagesse, cette paternité plus auguste que celle des cheveux blancs et de la nature ; – ce serait déjà bien tôt pour te démentir.
– Sais-tu, Altaï, – ajouta Amaïdée d’une voix lente, – que l’accent dont tu dis cela est bien triste ? O homme que l’on dit être fort, ta parole n’est jamais découragée, mais ta voix l’est toujours ! Pourquoi ?
– Parce que je connais la destinée et la vie, – répondit Altaï en prenant dans ses bras la taille d’épi tremblant de la jeune femme qu’il avait peut-être craint d’affliger, – et que je n’attends rien d’elles deux ! »
Amaïdée écarta la caresse et fronça lentement ses longs sourcils.
– « Ce n’est pas moi qui suis cruel, – reprit Altaï, – Amaïdée ! ce n’est pas moi.
– O Somegod ! – dit Amaïdée avec une adorable naïveté, seule chose qu’elle eût gardée ; seul trésor qu’elle n’eût pas dépensé dans ses somptuosités de Cléopâtre. – Il ne croit à rien, pas même à moi qui ai tout quitté pour le suivre ! Quand je lui parle de mon amour, il ne rit pas, mais il est pourtant aussi sceptique que s’il branlait la tête en riant, et il m’embrasse au front comme un enfant malade qu’on apaise.
– Tu ne m’avais pas parlé de cet amour, ô Altaï ? – dit Somegod avec une voix grave.
– A quoi bon, – répondit le Philosophe, – puisque je n’y croyais pas ! »
Une larme, – une de ces larmes qui en valent des torrents dans les yeux de celles qui sont restées pures, cerna les noirs cils d’Amaïdée, mais ne roula point sur sa joue, quoique cette âme sans fierté ne mît pas sa gloire à la dévorer. Altaï la vit :
– « On ne supprime point une larme en l’essuyant, – dit-il. – Mais, ô Amaïdée, une larme n’est jamais stérile, et on se purifie quand on pleure !…
– Et quand on aime… » reprit la femme avec noblesse.
Mais le Philosophe secoua la tête ; un sourire de dédain ouvrit ses lèvres comme le précurseur de quelque réponse inflexible ; puis le dédain se changea en sourire de mélancolie, et il n’osa pas appuyer son stoïcisme sur cette pauvre créature abattue, qui croyait que l’on se relevait de la mêlée en saisissant encore une fois les genoux d’un homme et en tordant passionnément ses beaux bras autour de ce dernier autel.
– « Ecoute-moi, ô Amaïdée ! – dit Altaï. – L’amour passe, et la vertu demeure. Si je t’ai entraînée avec moi, ce n’était ni comme une victime ni comme une esclave. Je ne suis point un de ces insolents triomphateurs de l’âme des femmes, chassant devant eux les troupeaux qui leur serviront d’hécatombes. En me suivant, je te voulais libre ; je le désirais, du moins. Tu ne l’étais pas, et c’est peut-être la raison pour laquelle tu es venue. Vous autres femmes, vous n’avez que des enthousiasmes et n’obéissez qu’à des sentiments. Mais si je te laissai obéir au tien, ô mon enfant ! si je ne te mis pas la main sur la bouche quand tu me répétas cette triste parole que tu m’aimais, et si je ne partis pas seul, c’est que j’étais sûr que le temps t’arracherait du cœur cette épine et que je te voulais meilleure qu’heureuse. »
Amaïdée avait posé son front sur la main qui soutenait son menton tout à l’heure. Son cou dessinait une courbe charmante. On aurait dit une Mélancolie éplorée ou une Résignation qui se ployait sous les paroles d’Altaï. Que se passait-il en cette âme comme cachée sous le corps incliné, dans cette femme qui semblait s’ombrager d’elle-même ? Altaï regardait la terre en prononçant les mâles paroles auxquelles elle n’avait pas répondu, et Somegod, tourmentant une longue mèche de ses cheveux noirs sur sa tempe gauche, avait la tête tournée vers le ciel, dans l’éclat duquel sa tête brune et son profil à arêtes vives se dessinaient avec énergie. Le soleil coiffait d’aigrettes étincelantes les différents pitons des falaises. Il semblait que tous ces noirs géants se fussent relevés de leurs grands jets d’ombre où ils étaient disparus et avaient repris leurs casques d’acier. La vie envahissait davantage les grèves solitaires où la marée montait avec le jour, et les pêcheurs tendaient leur gracieuse voile latine et se préparaient à quitter le havre qui les avait abrités. Tout était mouvement et allégresse, excepté sur ce Sunium sans blanche colonnade, plus sauvage et plus modeste que celui où s’asseyait Platon. Là, la vie avait revêtu de plus solennels aspects ; les trois personnes qui en attestaient la présence restaient dans leurs poses silencieuses. Immobilité et silence, ces deux choses qui siéent si bien à tout ce qui s’élève de la foule, ce double caractère de tout ce qui est profond et grand, et qui faisait comprendre à l’artiste des temps anciens qu’on ne pouvait représenter dignement les Dieux qu’avec du marbre. Amaïdée, Altaï, Somegod, étaient un peu plus que ces mariniers hâlés et nerveux qui s’agitaient au bas de la montagne et au bord des ondes, sous les rayons du soleil levant que défiait la nudité de leurs poitrines. A eux trois ne représentaient-ils pas l’Amour, la Poésie et la Sagesse ?
Ils passèrent cette journée et les suivantes à errer le long des rivages et à vivre de cette existence qui était vague pour Altaï et Amaïdée, et qui n’était profonde que pour Somegod ; car, pour que les choses extérieures entrent dans l’homme, il faut être accoutumé à les contempler longtemps, et l’on n’en conquiert pas l’intelligence avec un regard léger comme les cils d’où il s’échappe. – Somegod faisait pour ainsi dire à ses hôtes les honneurs de la Nature. Altaï n’avait pas repris la douloureuse conversation du premier matin. Amaïdée, muable sensitive, avait oublié les impressions cruelles qui avaient chargé son œil de pleurs et son front de tristesse. Entre la femme et l’enfant, il n’y a que la différence d’une émotion. Quand l’émotion grandit, l’enfant devient femme ; quand elle diminue, la femme redevient un enfant : elle se rapetisse, comme ce génie des contes arabes qui, de géant, se rapetissait jusqu’à entrer dans une petite urne, cette étroite demeure dans laquelle l’homme ne saurait tenir qu’en poussière. Amaïdée jouissait de cette nouveauté de spectacle et d’impressions en âme mobile et avide. Oh ! pauvres âmes blasées que nous sommes, la nouveauté est-elle une si grande charmeresse ? si c’est moins l’ondoyance de la Nature humaine que son épuisement si rapide qui nous fait y trouver tant de charmes qu’elle est comme une jeunesse dans cette vie… Sol rude et dépouillé, route parcourue et dont on a compté les pierres en posant ses pieds d’aujourd’hui dans la trace de ses pas d’hier.
Altaï la laissait s’ébattre aux négligences de cette vie sauvage et libre. Il semblait se fier au dictame de l’air vif et pur qui circulait autour d’eux pour guérir cette âme blessée, et pour lui donner la force de se laver de ses souillures en l’élevant vers Dieu par la pratique de la vertu. Comme les convalescents, à qui l’on prescrit des exercices tempérés, le grand air, le rayon de soleil qui, réchauffe, on pourrait prescrire aux âmes malades la mer, le ciel, les fleurs, les bois ! Tout se tient, tout s’enchaîne, tout est un dans l’homme et dans la Nature : la vie de l’âme est aussi mystérieuse que la vie du corps ; mais c’est également de la vie. Ceux qui ont gravi une montagne savent quel poids on laisse toujours au pied. Ils savent que nous n’emportons pas au sommet les soucis cruels qui nous rongent ; ils savent que cet air plus éthériel que l’on respire nourrit mieux la substance humaine. O vous qui avez un gosier de rossignol et des ailes d’aigle, oiseaux si merveilleux que l’homme vous a si souvent niés, ô Poètes, grands artistes, mille fois fils d’Apollon amoureux de sa sœur divine ! et toi, ô Nature ! ne nous l’avez-vous pas appris ? – Nature ! mère des Dieux et des hommes, comme disait le Panthéisme ancien, quand nous avons usé nos vies en pleurs amers et en soupirs insensés, quand l’âme répandue tombe à travers nos doigts dans la poussière, que c’est une horreur de ne la pouvoir ramasser et que devant la dernière goutte qui échappe et qui va sécher nous restons éperdus et prêts à mourir, oh ! rejetons-nous à tes mamelles, ô notre mère ! pour ne pas mourir. Nous y retrouverons le lait jamais tari des émotions saintes ! nous jetterons, pour nous rajeunir, et nos amours, et nos larmes, et nos douleurs, toutes ces vieillesses anticipées, comme les membres hachés d’Eson, dans cette splendide et bouillonnante cuve des éléments dont les horizons sont les bords et qui écume éternellement sous le ciel ! Oui ! tes spectacles fortifient, élèvent, rassérènent. Tu convies les hommes à des voluptés âpres et viriles, où les sens et leurs grossiers instincts n’ont plus rien à voir. Où a-t-il pris ce fier regard, ce grand Voyageur qui t’adore ? Il l’a rapporté de ces monts qu’il vient de mesurer et dont il descend, les lèvres et les narines sanglantes, pâle et brisé comme s’il avait vu Dieu ! C’est devant toi, la bouche entr’ouverte, la poitrine pleine de ton souffle qu’il prenait pour le sien, que l’homme a dit un soir : « L’âme est immortelle ! » Ah ! je ne sais pas ce qui est et ce que j’espère, mais ta contemplation m’est sacrée, une vertu courageuse s’en exhale, l’homme se compte pour rien devant toi. O Nature ! patrie qu’on adore, trop grande pour tenir à l’abri de nos boucliers, Sparte éternelle qu’il n’est jamais besoin de défendre, si tu avais des Thermopyles, il ne faudrait que jeter un regard sur tes mers et sur tes collines pour devenir un de tes trois cents !
Tantôt Altaï, Somegod et Amaïdée s’enfonçaient dans les terres, en quelque long pèlerinage aux ruines aperçues de la falaise comme des points blancs dans les campagnes. Ils aimaient à se diriger vers des points inconnus, mystères qu’ils allaient pénétrer. Souvent c’était une église abandonnée, parfois un sépulcre écroulé ou un colombier où ne s’abattaient plus les sonores volées de pigeons, mais où il en revenait parfois un ou deux peut-être, mélancoliques et bientôt repartis d’un vol rapide, comme les souvenirs dans nos cœurs ! Tantôt ils restaient sur les grèves, assis sur quelque banc de coquillages, suivant de l’œil la mer qui s’en allait, triste et éternelle voyageuse dont le manteau bleu traîne à l’horizon, quand elle est le plus loin, comme pour empocher l’ordinaire oubli de l’absence.
Souvent ils montaient dans une barque et erraient rêveusement dans le havre, assombri des approches du soir. Cet étonnant Altaï, qui semblait savoir toutes choses, ramait d’un bras infatigable ; car Somegod, qui ramait aussi, laissait pendre presque toujours l’aviron dans la houle, perdu en quelque adoration muette, comme Renaud aux genoux d’Armide. Silence qui n’était pas le silence d’Amaïdée, douloureuse créature qui regardait le ciel, la mer, Altaï, Somegod, – qui regardait et qui ne voyait pas, pensée tout étonnée d’elle-même. Ses yeux ambrés, après avoir erré comme les regards farouches d’une biche égarée, se fixaient dans le vide, brillants au crépuscule comme un flot au fond duquel on aperçoit la fauve arène. Un châle, tissu chaud et suave, fragilité pleine d’harmonie avec ces fragilités plus grandes et plus précieuses encore qu’elle était destinée à protéger, et qui flottait dans l’air âpre et humide au-dessus de la mer éternelle, enveloppait à plis larges et hardis sa taille, autrefois si puissante, à présent brisée et amollie, les reins dont la chute voluptueuse gardait l’empreinte d’avoir faibli tant de fois sous les terrassements de l’étreinte, comme ceux de l’archange Lucifer sous la sandale divine de Michel. La vague élevait la voix autour de la nacelle attardée sur ses côtes, célèbres par plus d’un naufrage, et les pêcheurs qui rentraient au havre, passant auprès de cette barque dans le vent et dans la nuit, apercevaient, non sans une terreur superstitieuse, cette trinité intrépide et muette des solitaires de la montagne, qui n’avaient pas leur vie à gagner et qui l’exposaient aux brisants. Que s’ils surprenaient les paroles de ce groupe étrange, c’étaient des paroles singulières, inexplicables comme eux, et dont tout leur eût été incompréhensible si le mot de Dieu ne s’y était mêlé souvent.
q