Chapitre 56 Conclusion
Le 1er août suivant, Amaury et Antoinette, installés dans le petit hôtel de la rue des Mathurins, oubliaient, perdus dans les causeries et les enfantillages de deux époux de la veille, que la matinée s’avançait.
La veille, en effet, ils avaient été unis à l’église de Sainte-Croix-d’Antin.
— Voyons, cher Amaury, dit Antoinette, il faut cependant partir, voilà midi qui va sonner, et mon oncle nous attend.
— Il ne vous attend plus, dit derrière eux la voix du vieux Joseph. M. d’Avrigny, qui se sentait plus malade depuis plusieurs jours, mais qui avait positivement défendu, de peur de vous attrister, qu’on vous prévînt de sa position, est mort hier à quatre heures de l’après-midi.
C’était justement l’heure à laquelle Antoinette et Amaury recevaient la bénédiction nuptiale.
Lorsque le secrétaire du comte de M… eut achevé sa lecture, il y eut un moment de silence.
— Eh bien ! dit enfin M…, vous connaissez maintenant l’amour dont on meurt et l’amour dont on ne meurt pas.
— Oui, mais, reprit un jeune homme, si je vous disais que je pourrais, mardi prochain, si je le voulais, vous raconter une histoire où l’amant est mort sans rémission, et où le père a parfaitement vécu ?
— Cela indiquerait, dit le comte en riant, que les histoires peuvent prouver beaucoup en littérature, mais ne prouvent absolument rien en morale.
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1.Bouquet, en italien.
Une édition
Achevé d'imprimer en France le 5 Novembre 2016.