‹ Anciennes loix des François conservées dans les coutumes angloises recueillies par Littleton, Vol. IIChapitre 20 sur 55 · XL. - XLV & L

XL. - XLV & L

Les principaux de l'_hundred_ après leur décès laissoient leurs armes & leurs chevaux au Roi, & le Roi prenoit aussi sur les meubles des cultivateurs, la valeur d'une année entière du cens auquel l'_hundred_ les avoit imposés annuellement pendant leur vie. Au moyen de cette taxe l'_hundred_ étoit exempt de toute autre imposition pour les besoins de l'Etat.

Si le _Sire_ dont parle cet article eût été un _Seigneur_ de fief, pourquoi l'_hundred_ auroit-il eu moitié de l'amende du vassal de ce Seigneur? Pourquoi ce vassal auroit-il été soumis à _l'hundred_? Pourquoi le Seigneur, qui auroit seul été préjudicié par l'évasion de son vassal, en auroit-il été puni? Il y a plus le témoignage _de légalité_ exigé par l'article 45, démontre qu'il ne s'y agit pas d'un vassal de fief, mais d'un membre _de l'hundred_; car c'étoit une loi _des hundreds_ que les Colons qui quittoient une famille pour s'introduire en une autre, ne pouvoient y prendre aucun établissement qu'en représentant un certificat de ce qu'ils n'avoient encouru aucune note d'infamie, & que leur changement de domicile avoit été autorisé par les Chefs, sous la dépendance desquels ils avoient vecu.