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VIII - L’IDÉAL

Un idéal a toujours des soutiens affectifs et mystiques. Les éléments rationnels qu’on lui superpose n’ont jamais servi à le créer.

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Les révolutions et l’anarchie représentent la rançon de ce phénomène, capital dans l’histoire d’un peuple, un changement d’idéal.

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On ne peut rien sur l’homme dont l’idéal, comme celui des révolutionnaires russes, est de sacrifier sa vie pour une croyance.

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Pas de peuple puissant sans un idéal respecté. Cet idéal le guide, comme une boussole oriente la direction d’un navire.

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Les peuples dont l’idéal est fort et les besoins faibles, triompheront toujours de ceux dont les besoins sont grands et l’idéal médiocre.

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Détruire l’idéal d’un individu, d’une classe, d’un peuple, c’est lui ôter tout ce qui faisait sa cohésion, sa grandeur et ses raisons d’agir.

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Synthèse de l’existence ancestrale, la patrie est un idéal dont le culte a toujours constitué un des plus forts ciments sociaux.

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Consacrer de longs efforts à édifier un idéal, puis autant d’efforts pour le détruire, tel est le cycle de la vie d’un peuple.

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