III
LES ÉLITES
La force d’une nation ne se mesure pas au chiffre de sa population, mais à la valeur de ses élites.
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Créées par les élites, les civilisations ne progressent que par elles. Privé de ses élites, un pays tomberait bientôt dans la misère et l’anarchie.
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Le peuple est le grand réservoir d’énergie d’un pays, mais cette énergie n’est utilisable que canalisée par une élite.
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Les inventions de génie sont toujours personnelles. Elles s’épanouissent en devenant collectives.
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Des hommes d’élite réunis en groupe ne constituent plus une élite. Pour garder son niveau, l’esprit supérieur doit rester solitaire.
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Les aristocraties ont pris des formes diverses: naissance, talent ou fortune. Le monde ne s’en est jamais passé.
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L’aristocratie intellectuelle devrait paraître aussi peu équitable aux foules égalitaires que l’ancienne noblesse. La naissance seule en effet, confère les qualités intellectuelles, comme jadis elle conférait les privilèges.
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La lutte des aveugles multitudes contre les élites dont elles vivent est une des continuités de l’histoire. Le triomphe du nombre a marqué la fin de plusieurs civilisations.
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Les grandes civilisations n’ont pu prospérer, qu’en sachant dominer leurs éléments inférieurs.
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L’élite crée, la plèbe détruit.