LIVRE IV - I - L’ACTION
La Pensée et l’Action
L’intelligence fait penser. La croyance fait agir.
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Si l’homme avait commencé par penser au lieu d’agir, le cycle de son histoire serait clos depuis longtemps.
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Illusoires ou réelles les certitudes sont génératrices d’action. L’homme privé de certitudes serait comme un vaisseau sans gouvernail, une machine sans moteur.
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L’absurde et l’impossible n’ont jamais empêché une croyance suffisamment forte, de faire agir.
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L’action seule révèle la nature de notre intelligence et la valeur de notre caractère.
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Réfléchir est utile, mais agir sans trop réfléchir est parfois nécessaire. Les grands héroïsmes sont généralement dus à des hommes ayant peu réfléchi.
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Les pensées, comme tous les phénomènes de la vie, résultent d’équilibres instables, sans cesse en voie de transformation.
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Les livres font rarement évoluer les idées générales. Ils se bornent le plus souvent à enregistrer leurs transformations.
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Nos actes portent en eux un cortège de conséquences nécessaires. Nous nommons fatalité l’enchaînement logique de ces conséquences.
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Savoir ce qu’on doit faire, n’est pas du tout savoir ce qu’on fera.