‹ Aristophane; Traduction nouvelle, tome secondChapitre 16 sur 36 · L'ARCHER SKYTHE. - L'ARCHER SKYTHE.

L'ARCHER SKYTHE. - L'ARCHER SKYTHE.

Le malin renard, il machine quelque chose contre moi!

MNÈSILOKHOS.

Souviens-toi, Perseus, comme tu me laisses malheureuse.

Tu veux encore recevoir des coups de fouet.

LE CHOEUR.

Pallas, amie des danses, doit être invoquée par moi dans nos choeurs: vierge, jeune fille intacte, protectrice de notre cité, qui fait seule sa force respectée, et qui mérite d'être appelée porte-clefs. Parais, ennemie naturelle des tyrans: le peuple des femmes t'invoque; viens vers moi avec la Paix, amie des fêtes.

Venez enfin bienveillantes, propices, Déesses vénérables, vers votre bois sacré. Il n'est point permis aux hommes de voir les orgies sacrées des deux Déesses, où vous montrez à la lueur des lampes votre visage immortel. Venez, approchez, nous vous en conjurons, ô Thesmophores vénérées. Si jamais vous êtes venues, touchées par nos prières, venez aujourd'hui, nous vous en supplions, venez vers nous.

EURIPIDÈS.

Femmes, si vous voulez dorénavant faire la paix avec moi, vous le pouvez tout de suite. Désormais, vous n'entendrez plus de moi aucune mauvaise parole; voilà mes propositions.

LE CHOEUR.

Quel besoin te contraint de nous tenir ce langage?

EURIPIDÈS.

L'homme attaché à ce poteau est mon beau-père. Si je le remmène, jamais vous ne m'entendrez dire du mal de vous; mais si vous ne me l'accordez pas, les tours que vous jouez maintenant, je les révélerai à vos maris, revenus de l'armée.

LE CHOEUR.

Pour ce qui est de nous, sache que nous nous laissons persuader. Mais ce barbare, le persuader, c'est affaire à toi.

EURIPIDÈS, _en vieille femme_.

Oui, c'est mon affaire. Pour toi, Élaphion, ce que je t'ai recommandé en route, n'oublie pas de le faire. Et d'abord, passe devant et retrousse ta robe. Et toi, Térédôn, joue-nous une persique.