Scène III.
ATHALIE, ABNER, AGAR, suite d’athalie.
AGAR.
Madame, dans ces lieux pourquoi vous arrêter ?
Ici tous les objets vous blessent, vous irritent.
Abandonnez ce temple aux prêtres qui l’habitent ;
Fuyez tout ce tumulte, et dans votre palais
À vos sens agités venez rendre la paix.
ATHALIE.
Non, je ne puis : tu vois mon trouble et ma faiblesse.
Va, fais dire à Mathan qu’il vienne, qu’il se presse ;
Heureuse si je puis trouver par son secours
Cette paix que je cherche, et qui me fuit toujours !
(Elle s’assied.)