‹ Au clair de la duneChapitre 14 sur 41 · Chaises Miss Helyett

Chaises Miss Helyett

Le long de la mer, devant l’onde
Qui meurt en doux bruissement,
Aux sables dorés pâlement
Comme la nuque d’une blonde,
Se suivent les chaises-abris,
Niches d’osier gaîment gibbeuses
Offrant leur ombre à nos galbeuses
En mal de leur poudre de riz.

Parfois des mères de famille
Y tirent vaillamment l’aiguille,
Un œil aux jeux du cher bébé…
Lors, chaque chaise au dos bombé
Pointant ces doigts roses, imite
Le profil d’un Bernard l’Ermite.