‹ Au pays des pardonsChapitre 2 sur 38 · I

I

Nous avions traversé des champs, des prés en fleurs, des bois où les oiseaux s’égosillaient...

Devant moi, marchait, à quelque distance, Jénovéfa Rozel, la plus jolie fille qui se puisse rencontrer en Bretagne... Et si bellement accoutrée! A un ange elle était pareille.

--Bonjour à vous, Jéno jolie!... Jésus, que vous voilà bien attifée! Je vous retiens le premier pour danser la ronde.

--Grand merci, Alanik. Si je suis bellement vêtue, ce n’est point pour aller à la danse. Et puis, vous êtes un moqueur!

--Je gagerais volontiers un cent d’amandes que l’on vous verra tantôt, ô fleurette d’amour, tourner autour de Jolory[2] en donnant la main à Gabik... Gabik est un joli garçon. Ne rougissez point, mon enfant...

[2] Ménétrier renommé au pays de Plouaret.

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