Scène 4
Les mêmes, Closse
Closseentre.
Closse – Il y a probablement quelques-uns de ces diables aux alentours, c’est pourquoi j’ai ordonné de sonner le tocsin afin que personne ne soit surpris. Il n’y a plus rien à appréhender cette nuit. (À Madame d’Ailleboust.)Soyez sans crainte, Madame, et dormez tranquille. Vous ne serez pas réveillée par les hurlements. D’ailleurs, je veillerai avec mon camp volant.
Madame d’Ailleboust – Que cette vie d’alarmes est terrible Major. Et dire que la petite Élisabeth Moyen s’obstine à rester ici. N’est-ce pas étrange ?
Closse – C’est bien étonnant. J’avoue n’y rien comprendre Madame.
Madame d’Ailleboust – Une petite orpheline qui n’a plus que ses yeux pour pleurer, refuser de se laisser adopter par le Gouverneur général.
Closse – Et d’aller vivre avec vous, Madame, ce qui doit être si agréable.
Madame d’Ailleboust – Merci, Major. Un madrigal après une alerte, ce n’est pas banal. Mais j’espère que le bon vent ne tardera pas à souffler, que je vais bientôt partir ; quelle horrible vie vous avez ici. Comment pouvez-vous la supporter ?
Closse – Madame, il faut fonder Ville-Marie, il faut faire une nouvelle France.
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