XXV - XXVI
30 juillet. Dimanche.
A midi, par une journee brulante, je quitte Salonique. Samuel vient avec sa barque, a la derniere heure, me dire adieu sur le paquebot qui m'emporte.
Il a l'air fort degage et satisfait.--Encore un qui m'oubliera vite!
--Au revoir, _effendim, pensia poco de Samuel_! (Au revoir, monseigneur! pense un peu a Samuel!)
--En automne, a dit Aziyade, Abeddin-effendi, mon maitre, transportera a Stamboul son domicile et ses femmes; si par hasard il n'y venait pas, moi seule j'y viendrais pour toi.
Va pour Stamboul, et je vais l'y attendre. Mais c'est tout a recommencer, un nouveau genre de vie, dans un nouveau pays, avec de nouveaux visages, et pour un temps que j'ignore.