Scène II.
CHRISTINE, JOSEPH.
CHRISTINE.
Je respire ! je m’étais alarmée sans motif, il était question d’un autre. Hélas ! il me semble que tout le monde doit être comme moi et ne l’occuper que de lui !…
JOSEPH, qui s’est approché de Christine.
Mademoiselle.
CHRISTINE.
Qu’y a-t-il, Joseph ?
JOSEPH.
Une femme qui a l’air bien à plaindre est ici depuis long-temps. Quand elle devrait, disait-elle, passer toute la nuit à attendre, elle est décidée à ne pas quitter l’hôtel sans avoir parlé à mademoiselle en particulier.
CHRISTINE.
Àmoi !
JOSEPH.
Du moins elle m’a supplié de vous le demander.
CHRISTINE.
Qu’elle vienne !… quoique bien fatiguée, je la recevrai.
JOSEPH, qui pendant ce temps a été chercher Marthe.
Entrez, madame, voilà mademoiselle et dépêchez-vous, car il est tard.
(Il sort.)