‹ Bibliographie Cornélienne Description raisonnée de toutes les éditions des oeuvres de Pierre CorneilleChapitre 181 sur 205 · I.--BIOGRAPHIE DE CORNEILLE.

I.--BIOGRAPHIE DE CORNEILLE.

1175. VIE DE CORNEILLE, par Fontenelle.

Ce discours a paru pour la première fois, sous le titre d'_Éloge_, dans les _Nouvelles de la République des lettres_ de janvier 1685; il a été inséré ensuite dans l'_Histoire de l'Académie Françoise_, donnée en 1729 par l'abbé d'Olivet. A partir de 1742, il a été réimprimé sous le titre de _Vie de Corneille_ dans toutes les éditions des oeuvres de Fontenelle et dans la plupart de celles des _OEuvres_ de Corneille.

1176. PIERRE CORNEILLE, par Thomas Corneille.

Th. Corneille a parlé de son illustre frère dans son _Dictionnaire géographique_, à l'article _Rouen_. Bien que la notice qu'il lui ait consacrée soit très-succincte, nous ne pouvions manquer de la faire figurer dans ce travail.

1177. VIE DE PIERRE CORNEILLE, Msc. du XVIIe siècle, 46 pp. in-4.

Ce manuscrit, à la suite duquel sont les parallèles faits au XVIIe siècle entre Corneille et Racine, figure, sous le no 144, dans le _Catalogue de la belle Collection de lettres autographes composant le cabinet de feu M. R. Merlin_ (Paris, J. Charavay, octobre 1871, in-8).

1178. NOTICE SUR LA VIE ET LES OUVRAGES DE P. CORNEILLE.

_Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres dans la République des lettres_ [par le P. Niceron], t. VIe, pp. 349-383; t. XVe, pp. 88-93.

1179. PIERRE CORNEILLE, par l'abbé Goujet.

Voy. _Bibliothèque françoise, ou Histoire de la littérature françoise_ par M. l'abbé Goujet, t. XVIIIe (_Paris_, _H.-L. Guérin et L.-F. Delatour_, _P.-G. Le Mercier_, 1756, in-12), pp. 140-164.

Les grands dictionnaires critiques du XVIIIe siècle, tels que le _Dictionnaire historique_, de Bayle, l'_Encyclopédie_, etc., contiennent tous des articles sur Corneille; nous croyons inutile d'en donner une énumération, à cause du peu de développement de ces notices qui ne contiennent aucun fait nouveau.

1180. VIE DE PIERRE CORBEILLE, par M. Guizot.

Cet ouvrage, publié d'abord dans les _Poëtes français du siècle de Louis XIV_, par M. F. Guizot [et madame Guizot, née de Meulan]; Paris, Schoel, 1813, in-8, t. Ier (et unique), a été réimprimé avec additions en 1852 (_Paris, Didier_, 1852, in-8).

1181. HISTOIRE DE LA VIE ET DES OUVRAGES DE P. CORNEILLE, par M. Jules Taschereau. _Paris, Alexandre Mesnier, 1829._ In-8 de VII et 418 pp.

Cette excellente histoire, digne pendant de la _Vie de Molière_, a laissé peu de recherches à faire aux biographes de Corneille. M. Taschereau a réuni sur le poëte, sa famille et chacun de ses ouvrages, les renseignements les plus exacts et les plus circonstanciés. Il y a joint une série de notes et de pièces justificatives du plus haut intérêt. Il a donné, pp. 379 à 399, une première bibliographie des écrits relatifs à Corneille et des éditions annotées de ses _OEeuvres choisies_ ou _complètes_.

1182. RÉFLEXIONS SUR UN PASSAGE DE L'HISTOIRE DE LA VIE ET DES OUVRAGES DE P. CORNEILLE, par M. J. Taschereau; par M. A. Floquet. [_Rouen, 1830_]. In-8 de 7 pp.

Extrait du _Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen_, 1830, pp. 413 sqq.

1183. CORNEILLE (Pierre). Von F. Jacobs.

_Allgemeine Encyclopädie der Wissenschaften und Künste_, herausgegeben von J. S. Ersch und J. G. Gruber, t. XIXe (Leipzig, 1829, in-4), pp. 311-317.

1184. PIERRE CORNEILLE, par M. Villenave. _Paris, 1835._ In-8 de 8 pp. à 2 col.

Extrait de l'_Encyclopédie des Gens du monde_, t. VIIe, 1re part, pp. 7 sqq.

1185. CORNEILLE (Pierre).

Extrait de l'_Univers pittoresque_ (_Dictionnaire encyclopédique de l'Histoire de France_, par M. Ph. Le Bas), t. VIe, 7e livr.; Paris, Didot, 1841, in-8, pp. 100-108.

1186. VIE DE PIERRE CORNEILLE, par Gustave Levavasseur. _Paris, Debécourt, 1843._ In-12 de 472 pp.

1187. NOTICE SUR P. CORNEILLE, par E. Charton.

_Encyclopédie nouvelle publiée sous la direction de Pierre Leroux_; Paris, Ch. Gosselin, 1843, in-8, t. IVe, pp. 50-52.

1188. PIERRE CORNEILLE, par P.-F. Tissot, de l'Académie Française.

_Les Normands illustres_ (Paris, Dutertre, 1845, gr. in-8), livr. 6 et 7 (24 pp.).

1189. NOTICE SUR P. CORNEILLE, par P.-F. Tissot.

_Poëtes normands, publiés sous la direction de L.-H. Baratte_; Paris, 1846, gr. in-8.--Réimpression de la notice précédente.

1190. VIE DE PIERRE CORNEILLE, par Gustave Levavasseur. Seconde édition. _Paris, Dentu, 1847._ In-12.

Voy. le no 1186.--On a ajouté à cette édition une eau-forte de _J. B[uisson]_.

1191. PIERRE CORNEILLE, par J. Fleury.

_Encyclopédie du dix-neuvième siècle_, t. VIIIe (Paris, 1850, gr. in-8), pp. 772-777.

1192. PIERRE CORNEILLE, par Victorin Fabre.

_Biographie universelle_ (_Michaud_) _ancienne et moderne_; _nouvelle édition_ (Paris, chez Madame C. Desplaces, gr. in-8), t. IXe, pp, 223-232.

1193. VIE DE CORNEILLE. _Paris, Barba, [impr. Plon], 1852._ In-4 à 2 col.

_Panthéon populaire illustré._

1194. CORNEILLE ET SON TEMPS, Étude littéraire par M. Guizot. Nouvelle édition. _Paris, Didier, 1852._ In-8 de 2 ff., xv et 476 pp.

M. Guizot a ajouté à ce volume une préface, dans laquelle il rend compte des modifications qu'il y a introduites. «J'y ai beaucoup changé, dit-il; j'étais tenté d'y changer bien davantage.» Voy. le no 1180.

1195. CORNEILLE AND HIS TIMES. By M. Guizot. Translated from the French. _London, Richard Bentley, 1852._ Gr. in-8.

1196. HISTOIRE DE LA VIE ET DES OUVRAGES DE P. CORNEILLE, par M. J. Taschereau. Seconde édition, augmentée. _Paris, chez P. Jannet, 1855._ In-16 de VIII et 440 pp.

En acceptant la tâche de publier une édition des OEuvres de Corneille dans la _Bibliothèque elzévirienne_, M. Taschereau a fait réimprimer son _Histoire_, qu'il a très-notablement augmentée. La partie bibliographique (pp. 389-420) a reçu en particulier de nombreuses additions. Nous avons eu déjà l'occasion de constater les emprunts faits par nous à cet excellent guide.

1197. PIERRE CORNEILLE, par Gustave Brunet.

_Nouvelle Biographie générale, publiée par MM. Firmin Didot frères, sous la direction de M. le Dr Hoefer_; t. XIe (Paris, 1865, in-8), col. 848-867.

1198. PIERRE CORNEILLE, par J.-P.-G. Viennet, de l'Académie Française.

_Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture, par une société de savants et de gens de lettres, sous la direction de M. W. Duckett_; t. VIe (Paris, Firmin Didot frères, fils et Cie, 1868, gr. in-8). pp. 526-531.

1199. NOTES SUR LA VIE DE CORNEILLE, par Édouard Fournier.

Ces notes sont placées en tête de _Corneille à la Butte Saint-Roch, comédie en un acte, en vers_, par Édouard Fournier, pp. i-clvj (voy. notre chap. XXIe).

L'auteur n'a pas eu l'idée d'écrire une vie de Corneille, mais d'ajouter seulement quelques notes aux renseignements recueillis par ses biographes antérieurs. Il a réuni quelques pièces qui avaient échappé jusqu'alors aux éditeurs de Corneille, ou qui étaient tout au moins peu connues (voy. les nos 180, 183, 185, 198), Il attribue, en outre, au poëte six strophes qui auraient été composées en 1633 pour l'_Académie des Palinods_, mais cette attribution n'est accompagnée d'aucune preuve.

On trouve, dans les notes de M. Fournier, quelques détails curieux sur la vie littéraire de Corneille et sur les maisons qu'il habita successivement à Paris.

1200. PIERRE CORNEILLE, SES OEUVRES, SA VIE INTIME, par C. Guénot. _Lille, 1863._ In-12 de 143 pp. (0 fr. 75).

II.--DOCUMENTS BIOGRAPHIQUES DIVERS.--NOTICES RELATIVES A DES FAITS PARTICULIERS DE LA VIE DE CORNEILLE ET AUX MAISONS QU'IL A HABITÉES.

1201. LETTRE DE GABRIEL FEYDEL, relative à Pierre Corneille.

_Journal de Paris_, 1788, p. 102.

M. Paul Lacroix a bien voulu nous signaler cette notice, où il est pour la première fois question d'une lettre anonyme «trouvée à Rouen dans des papiers de famille», lettre qui nous montre Corneille faisant rapetasser ses vieux souliers.

1202. LA MAISON DE CORNEILLE, par M. de Jouy.

Fait partie de l'_Hermite en province_, t. VIIe (Paris, Pillet, 1824, in-8), pp. 214 sqq.

1203. DISSERTATION SUR LA DATE DE LA NAISSANCE DU GRAND CORNEILLE [signée à la fin: P[ierre-Alexis] Corneille]. [_Rouen, F. Baudry, Imprimeur du Roi, rue des Carmes_, no 20, 1826]. In-8 de 4 pp., avec un simple titre de départ.

Corneille fut baptisé le 9 juin 1606. On trouve dans les registres de la paroisse de Saint-Sauveur, à Rouen, la mention suivante: «Le neuvième jour de juin 1606, Pierre, fils de Mr Pierre Corneille, a été baptisé; le parrain, Monsieur Pierre Lepezant, secrétaire du Roi, et Barbe Houel.» L'ordonnance de 1539 prescrivait de joindre à la mention du baptême la date exacte du jour de la naissance; aussi divers biographes ont-ils cru que le futur auteur du _Cid_ avait dû être baptisé le jour même de sa naissance. La Société d'émulation de Rouen, voulant tenir chaque année une séance générale en l'honneur de Corneille, choisit le 9 juin et non le 6. Lorsque des doutes s'élevèrent à ce sujet, elle chargea une commission d'étudier la question. Le rapport de M. P.-A. Corneille conclut en ces termes: «Après cet exposé, votre commission pense que toutes les probabilités font présumer que Pierre Corneille est né le 6 juin 1606; mais ces probabilités, quelque confiance qu'on y attache, donnent-elles une conviction intime? D'ailleurs la naissance légale à cette époque est celle des actes de baptême. Or l'acte de baptême porte la date du 9 juin; et quoique votre commission soit au fond persuadée que la naissance réelle est du 6 juin, néanmoins elle ne pense pas que les motifs énoncés ci-dessus soient suffisants pour vous proposer quelques changements dans vos usages, ni pour vous engager à en provoquer auprès de l'administration, dans les inscriptions qui peuvent se trouver dans notre ville et qui portent la seule date appuyée sur un acte authentique.»

1204. RAPPORT SUR LA DATE DE LA NAISSANCE DE PIERRE CORNEILLE, lu à l'Académie royale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, par M. Houël. _Rouen, Imprimerie de Nicétas Périaux jeune, rue de la Vicomté, no 55, 1828._ In-8 de 12 pp. inexactement chiffrées de 2 à 14.

M. Houël a recommencé, au nom de la Société royale de Rouen, l'étude déjà faite par M. P.-A. Corneille. S'appuyant sur la notice insérée dans le _Mercure galant_ d'octobre 1684 et sur un passage du _Dictionnaire géographique_ de Thomas Corneille (vo _Rouen_), il conclut que le poëte a dû naître certainement le 6 juin, et propose, en conséquence, à la Société d'adresser copie de sa décision à l'autorité administrative, «pour que l'erreur qui subsiste, notamment sur le marbre de la maison de Corneille, soit incessamment rectifiée dans le cas où l'autorité partagerait la conviction de l'Académie».

1205. RAPPORT SUR LE JOUR DE LA NAISSANCE DE PIERRE CORNEILLE ET SUR LA MAISON OÙ IL EST NÉ, lu à la séance publique de la Société libre d'Émulation de Rouen le 6 juin 1828 par M. Pre Axis Corneille professeur d'histoire au Collége Royal. _Rouen, F. Baudry, imprimeur du Roi, Avril 1829._ In-8 de 24 pp.

Dans ce nouveau rapport, M. P.-A. Corneille se prononce définitivement en faveur du 6 juin, comme l'avait fait M. Houël.

En tête du rapport se trouve une figure sur cuivre, représentant les maisons contiguës où naquirent Pierre et Thomas Corneille.

Cette brochure se vendait 1 fr. 50, au profit de la souscription pour le monument à élever à Pierre Corneille.

1206. NOTICE SUR LA MAISON ET LA GÉNÉALOGIE DE CORNEILLE, présentée à l'Académie de Rouen, dans sa séance du 29 mars 1833, par A.-G. Ballin. _Rouen, N. Périaux, mai 1833._ Gr. in-8 de 8 pp., figg.

Extrait de la _Revue de Rouen_ du 10 mai 1833, avec quelques additions.

La brochure contient 3 tableaux et 2 gravures représentant l'état ancien et l'état actuel des maisons de Pierre et de Thomas Corneille.

Le titre annonce que cet opuscule n'a été tiré qu'à 60 exemplaires; M. Ballin lui-même (_Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen_, 1848, p. 286), nous apprend que le tirage a été de 75 exemplaires.

1207. NOUVEAUX DÉTAILS SUR PIERRE CORNEILLE, recueillis dans l'année où Rouen élève une statue à ce grand poëte; par M. Emel Gaillard. [_Rouen, 1834_]. In-8 de 6 pp.

Extrait du _Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen_, 1834, in-8, p. 164 sqq.

1208. ROLE POLITIQUE DE PIERRE CORNEILLE, PENDANT LA FRONDE. Document communiqué à l'Académie de Rouen par M. Floquet, dans la séance du 18 novembre 1836. [_Paris, Imprimerie de H. Fournier et comp., rue de Seine, 14]._ In-8 de 8 pp.

Extrait de la _Revue rétrospective_ (no de décembre 1836), avec un simple titre de départ.

En compulsant les registres du Parlement de Normandie, M. Floquet y a trouvé le texte d'une lettre de cachet datée de Rouen, le 17 février 1650, et par laquelle le sieur Bauldry, procureur général des États de Normandie, est destitué, et sa charge conférée au «sieur de Corneille». Cette nomination faite, ainsi qu'il est dit expressément, sur l'avis de la reine régente, qui avait ouvertement protégé l'auteur du _Cid_, devait faire songer à Pierre Corneille, mais ce n'était là qu'une supposition qui s'est trouvée confirmée par un passage de l'_Apologie particulière pour M. le duc de Longueville_ (Amsterdam, 1650, in-4 de 136 pp.), où il est longuement parlé de la destitution de Bauldry. «On lui a donné un successeur, y est-il dit, qui sçait fort bien faire des vers pour le théatre [_Le sieur Corneille_, _poëte fameux pour le théatre_, porte une manchette marginale], mais qu'on dit estre assez malhabile pour manier de grandes affaires.»

1209. NOTE BIOGRAPHIQUE SUR PIERRE CORNEILLE, par M. A. Deville. [_Rouen, 1840_]. In-8 de 8 pp.

Extrait du _Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen_, 184, pp. 1860 et 276, avec un fac-simile de l'écriture de Corneille.

1210. FRAGMENT D'ÉTUDE SUR LA VIEILLESSE DE CORNEILLE, lu à la Société des Sciences morales de Seine-et-Oise. [par V. Lanbinet]. _Versailles, Imprimerie de Montalant-Bougleux, 1852._ In-8.

Le nom de l'auteur se trouve à la fin.

1211. PARTICULARITÉS DE LA VIE JUDICIAIRE DE PIERRE CORNEILLE, révélées par des documents nouveaux; par E. Gosselin, greffier-archiviste à la Cour Impériale de Rouen. _Rouen, Imprimerie de E. Cagniard, 1865._ In-8 de 15 pp.

Extrait de la _Revue de Normandie_, juillet 1865.

M. Gosselin a réuni dans ce travail quelques renseignements sur les fonctions d'avocat du Roi aux siéges de l'Amirauté, fonctions que Corneille eut à exercer en même temps que celles d'avocat général à la Table de marbre de Rouen.

1212. UN ÉPISODE DE LA JEUNESSE DE PIERRE CORNEILLE, par E. Gosselin, greffier-archiviste à la Cour impériale de Rouen. _Rouen, Imprimerie de E. Cagniard, 1865._ In-8 de 12 pp.

Extrait de la _Revue de Normandie_, t. VIIe, 1867, pp. 478-487.

M. Gosselin s'est proposé d'établir dans cet article que la véritable Mélite était une demoiselle Catherine Hue, qui devint depuis Mme du Pont. Il admet l'authenticité de l'anecdote racontée par Fontenelle, mais avec cette différence fondamentale que Corneille, loin de supplanter un ami, aurait été supplanté par un rival.

1213. LA MAISON DE CAMPAGNE DU GRAND CORNEILLE AU PETIT-COURONNE ACHETÉE ET CLASSÉE COMME MONUMENT HISTORIQUE, par M. l'abbé A. Tougard.

Extrait de la _Revue de Normandie_, t. VIIIe, 1868. pp. 506-511.

La maison du Petit-Couronne, sur laquelle M. Gosselin avait le premier attiré l'attention (voy. le no 1231), fut acquise au prix de 12,000 fr. par le département de la Seine-Inférieure (délibération du conseil général du 28 août 1868). Cette maison avait été vendue, le 27 décembre 1686, par le fils du poëte, Pierre Corneille, «escuyer, sieur de Danville, capitaine de cavalerie, demeurant à Paris, rue Neuve-des-Petits-Champs, paroisse Saint-Roch, et en cette ville de Rouen, chez M. de Fontenelle, advocat en la Cour, rue Ganterie, paroisse Saint-Laurent».

1214. CORNEILLE.--SES RELATIONS AVEC LA FAMILLE PASCAL ET SA MAISON DE PETIT-COURONNE.

_Magasin pittoresque_, octobre 1869, pp. 322 sq.

Cet article, où l'auteur a mis à profit le travail de M. Gosselin (no 1231), fait partie d'une série intitulée: _Promenades d'un Rouennais._

1215. NOUVEAUX DOCUMENTS INÉDITS SUR LE PATRIMOINE DE P. CORNEILLE, publiés par M. l'abbé A. Tougard. _Rouen, Imprimerie de Cagniard, 1869._ Gr. in-8 de 12 pp.

Extrait de la _Revue de Normandie_, t. VIIIe, 1868, pp. 624-635.

Nous voyons, par les documents retrouvés par M. E. Gosselin et publiés par M. Tougard, «que les biens de la famille Corneille s'accroissent de plusieurs acquisitions importantes pendant la vie du père de notre poëte, ce qui témoigne de l'opulence qui y régnait alors; mais qu'après la mort de Corneille, le père, on ne signale plus que des ventes faites par le grand poëte, preuve évidente de la gêne où il se trouve, lui et les siens.»

1216. UN DOCUMENT FAMEUX SUR PIERRE CORNEILLE.

L'_Amateur d'autographes_, IXe année (_Paris_, 1871, in-8), pp. 218 sqq.

M. P. Dumont soumet à M. Charavay et aux amateurs d'autographes la prétendue lettre de Corneille, insérée par M. Em. Gaillard dans le _Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen_ (1834, p. 167). Il ne croit pas à l'authenticité de ce document et réclame des renseignements sur sa provenance aux personnes qui seraient en état d'en fournir.

1217. AVEU DES BIENS TENUS DU ROI, à cause de sa châtellenie et vicomte d'Andely, par Pierre et Thomas Corneille, pour servir à la confection du nouveau terrier du domaine du Roi (13 décembre 1681).

Ce document, retrouvé par M. de Beaurepaire, a été inséré par lui dans la _Revue des sociétés savantes des départements_; Ve série, t. VIIIe (Paris, 1874, in-8), pp. 529-534.

«Cet acte, et les notes très-courtes et très-précises qui l'accompagnent, dit M. Marty-Laveaux, dans un préambule ajouté à cette communication, peuvent fournir un assez grand nombre de renseignements utiles. L'endroit habité par Corneille, dans les derniers temps de sa vie, s'y trouve fort exactement précisé. M. Taschereau avait constaté, à l'aide d'une procuration du mois d'août 1675, que, contrairement à l'opinion généralement reçue, Pierre Corneille était logé, à cette époque, rue de Cléry, paroisse Saint-Eustache, et qu'il n'était pas encore venu s'établir rue d'Argenteuil; j'avais montré, à l'aide d'une _Liste de Messieurs de l'Académie Françoise_, pour 1676, qu'il n'avait pas cessé, jusqu'au commencement de cette année, de demeurer au même endroit; mais l'acte que vient de nous communiquer M. de Beaurepaire prolonge singulièrement le séjour de Pierre Corneille dans la rue de Cléry, et nous prouve qu'il l'habitait encore à la fin de 1681, c'est-à-dire moins de trois ans avant son décès. Il nous apprend, en outre, un fait beaucoup plus intéressant, c'est qu'à Paris, rue de Cléry, comme à Rouen, rue de la Pie, conformément à une douce et touchante habitude, les deux Corneille demeuraient ensemble.»

III.--NOTICES SUR LES PORTRAITS DE CORNEILLE.

1218. RÉFLEXIONS SUR LE TABLEAU DEMANDÉ PAR L'ACADÉMIE A M. COURT. Lu à l'Académie royale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen par M. Hellis. D.-M., en la séance du 9 mars 1831. _Rouen, imprimé chez Nicétas Périaux, rue de la Vicomte, no 55, 1831._ In-8 de 7 pp. plus une gravure au trait représentant le sujet du tableau, et une _Indication des personnages_ qui occupe un f. autographié, en face de la gravure.

Extrait du _Précis analytique des travaux de l'Académie_, année 1831.

Le sujet du tableau demandé par l'Académie à M. Court, était Corneille accueilli au théâtre par le grand Condé, après une représentation de _Cinna_. Cette toile orne aujourd'hui une des salles de l'Académie de Rouen.

1219. PORTRAIT DE CORNEILLE, par Gigoux.

Ce portrait, dont le _Magasin pittoresque_ a donné, en 1835, une gravure sur bois assez grossière, doit être une copie du portrait de _Lebrun_.

1220. DÉCOUVERTE DU PORTRAIT DE P. CORNEILLE, PEINT PAR CH. LE BRUN. Recherches historiques et critiques à ce sujet, par M. Hellis. _A Rouen, chez Le Brument; à Paris, chez Hocdé, 1848._ In-8 de 2 ff., 50 pp. et 1 f. blanc, plus 4 figg.

En tête de cette brochure se trouve le portrait de Corneille, d'après _Lebrun_, gravé sur acier par _Réville_; entre les pp. 4 et 5 se place un second portrait gravé au trait, d'après _Paillet_ (1663), par _Aug. Lebrun_; entre les pp. 8 et 9 se trouve un troisième portrait, gravé au trait par le même, d'après _Sicre_ (1683); enfin, entre les pp. 10 et 11 est placé un portrait de Th. Corneille, gravé au trait par _Lebrun_, d'après _Jouvenet_ (1700).

IV.--PIÈCES RELATIVES AU MONUMENT DE CORNEILLE A ROUEN.

1221. RAPPORT SUR LE MONUMENT A ÉLEVER A PIERRE CORNEILLE, lu à la Société libre d'émulation de Rouen, le 15 avril 1829, par M. A. Deville. _Rouen, Baudry, 1829._ In-8.

1222. PROPOSITION lue dans une séance particulière de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, [par Duputel], _Rouen, 1830._ In-8.

Cette proposition est relative à la souscription ouverte pour l'érection d'une statue à Corneille.

1223. STATUE DE P. CORNEILLE. _Rouen, imp. de N. Périaux._ In-fol. plano.

Au bas de la statue, qui occupe environ la moitié de la page, sont trois colonnes, dont la première contient la description de la statue, les deux autres des couplets.

1224. NOTICE SUR LA STATUE DE P. CORNEILLE, et Liste des souscripteurs qui ont concouru à l'érection de ce monument. _Rouen, F. Baudry, 1834._ In-8 de 90 pp. et 1 f., fig.

En tête de la _Notice_ se trouve un portrait de Corneille, gravé d'après la statue par _M. E.-H. Langlois_ et tiré sur papier de Chine. Le dernier feuillet ne contient que l'adresse de l'imprimeur.

Cet opuscule, dû à M. Deville, n'a été tiré qu'à six exemplaires.

1225. INAUGURATION DE LA STATUE DE PIERRE CORNEILLE, par M. Ch. Richard.

_Revue de Rouen_, 1834, 2e semestre, pp. 249-266.

1226. DISCOURS PRONONCÉ A L'OCCASION DE L'INAUGURATION DE LA STATUE DE PIERRE CORNEILLE A ROUEN, le 19 octobre 1834, par M. Lafon, des Français, ancien Professeur de l'École spéciale de déclamation au Conservatoire, membre de plusieurs Académies de Paris et Rouen; suivi du Discours sur la mort de Talma, par le même auteur. _Paris, Chez Paccard, libraire, rue Neuve-de-Luxembourg, no_ 3; _Barba, Galerie du Théâtre-Français, Palais-Royal, 1834._ In-8 de 32 pp., y compris les deux titres.

Cette brochure est précédée d'un avis de l'éditeur, J.-E. Paccard, qui rappelle les fêtes célébrées à Rouen en l'honneur de Corneille.

«Parmi les discours qui ont été entendus dans cette solennité, on a surtout remarqué, avec une vive satisfaction, celui prononcé par M. Lafon, digne et éloquent interprète du Théâtre-Français. Ce discours méritait d'être conservé; pour arriver à cet heureux résultat, il fallait un éditeur. Il s'en est présenté un qui a su, dans toute l'acception du mot, faire violence à l'auteur, et obtenir de lui qu'il ne laisserait pas ensevelir dans l'oubli les énergiques et nobles pensées de cette improvisation chaleureuse, vraiment inspirée par le goût le plus épuré et par la reconnaissance de succès obtenus au théâtre.»

Il paraît qu'il n'a pas fallu faire une moindre violence à M. Lafon pour le décider à publier son discours en l'honneur de Talma.

1227. PRÉCIS HISTORIQUE SUR LA STATUE DE PIERRE CORNEILLE, érigée à Rouen, par souscription, en 1834; par M. A. Deville. Publié par les soins de la Société libre d'émulation de Rouen. _Rouen, F. Baudry_, 1838. In-8 de 212 pp., figg.

Ce volume est orné de 4 gravures et de 3 planches qui contiennent diverses signatures en fac-simile.

1228. NOTE SUR L'EMPLACEMENT DE LA STATUE DE CORNEILLE, par M. Léon de Duranville.

_Revue de Rouen_, février 1842, p. 136.

1229. COMPTE RENDU DES HOMMAGES DÉCERNÉS SPÉCIALEMENT PAR LA VILLE DE ROUEN AUX CÉLÉBRITÉS NORMANDES, NOTAMMENT EN CE QUI CONCERNE PIERRE CORNEILLE, par M. A. Deville. [_Rouen_, In-8 de 4 pp.

Extrait de l'_Annuaire normand pour_ 1843, pp. 619 sqq.

V.--NOTICES SUR LA FAMILLE DE CORNEILLE ET SUR SES DESCENDANTS.

1230. LETTRES DE NOBLESSE ACCORDÉES AU PÈRE DU GRAND CORNEILLE. Lecture faite à l'Académie de Rouen, par M. Floquet. [_Rouen, 1837]._ In-8 de 7 pp.

Extrait du _Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen_, 1837, pp. 155 sqq.

1231. PIERRE CORNEILLE (LE PÈRE), MAITRE DES EAUX ET FORÊTS, ET SA MAISON DE CAMPAGNE, par E. Gosselin, greffier-archiviste. (Extrait de la Revue de la Normandie des 31 mai et 30 juin 1864.) _Rouen, Imprimerie de E. Cagniard_, 1864. Gr. in-8 de 4 ff. et 43 pp., figg.

Les ff. préliminaires contiennent 2 lithographies représentant la maison de campagne de Pierre Corneille au Petit-Couronne, près Rouen, et les armoiries de P. Corneille.

1232. THOMAS CORNEILLE, par P.-F. Tissot, de l'Académie française.

_Les Normands illustres_ (Paris, Dutertre, 1845), 7e livr., gr. in-8 de 8 pp.

Presque toutes les publications qui contiennent une notice sur Pierre Corneille en contiennent une également sur son frère.

1233. AD PETRUM CORNELIUM IN OBITU CAROLI FILII, CARMEN a Carolo de La Rue. S. I. Parisiis, 1666. In-4.

Cette pièce touchante, reproduite dans les oeuvres latines du P. de La Rue (voy. les nos 216-221), a été réimprimée par MM. Taschereau et Marty-Laveaux.

L'édition séparée est citée dans la _Bibliothèque des Écrivains de la Compagnie de Jésus_, par le R. P. de Backer, 1re édit., t. Ier, p. 659.

Le fils que le poëte perdit en 1667 était Charles Corneille, âgé de quatorze ans, et filleul, dit-on, du P. de La Rue. C'était un enfant des mieux doués.

1234. LETTRE A M*** [L'ABBÉ TRUBLET] SUR LE GRAND CORNEILLE, OU SA GÉNÉALOGIE EST ÉTABLIE ET SES HÉRITIERS SONT DÉSIGNÉS. _S. l._, in-12.

Cette lettre, datée du 25 août 1757, est extraite du _Conservateur_ de novembre 1757. Elle fut publiée à l'occasion du procès de J.-F. Corneille contre les légataires de Fontenelle, par Dreux du Radier, l'avocat du sieur Corneille.

1235. MÉMOIRE pour le Sr. Jean-François Corneille, Joachim-Alexandre et Dlle Marie Corneille sa femme, et Dlle Marie-Françoise Corneille, Ve 1º de René Maigret, 2º de Sébastien Habert, seuls et uniques héritiers de Bernard le Bouvier de Fontenelle; contre le Sr Jean-Louis de Lampriere et autres se disant légataires universels dudit feu de Fontenelle [Par Dreux du Radier, avocat]. _A Paris, chez Gissey, 1758._ In-4 de 32 pp.

«On a, dans ce mémoire, la généalogie de P. et Th. Corneille, leurs alliances avec M. de Fontenelle, et les prétentions du demandeur à la succession du dernier. Il ne lui fut adjugé qu'une somme de 2,600 fr. Dans la suite, on se disputa le titre de son bienfaiteur.» BARBIER.

1236. Représentation de Rodogune, au profit d'un neveu du grand Corneille.

L'_Année littéraire_, 1760, t. IIe, pp. 198-216. Lettre datée du 20 mars.

Le bénéficiaire était Jean-François Corneille, pauvre vannier d'Évreux, petit-fils de Pierre Corneille, avocat au parlement de Rouen, et cousin du poëte. C'était le même personnage que Dreux du Radier, induit sans doute en erreur par la confusion des noms, avait présenté comme un petit-fils du grand Corneille. La recette faite par la Comédie-Française fut d'environ 6,000 livres. Une seconde représentation fut donnée au profit du même personnage le 16 février 1778.

1237. ODE ET LETTRES A MONSIEUR DE VOLTAIRE EN FAVEUR DE LA FAMILLE DU GRAND CORNEILLE; Par Monsieur Le Brun, avec la Réponse de M. de Voltaire. _A Genève, Et se trouve à Paris, Chez Duchesne, rue S. Jacques, au Temple du Goût._ M.DCC.LX [1760]. In-8 de 32 pp.

Cette pièce a été réimprimée à la suite de la _Wasprie, ou l'Ami Wasp, revu et corrigé_ par Le Brun (Berne, 1761, in-12), sous le titre de l'_Ombre du grand Corneille_.

Le Brun, secrétaire des commandements du prince de Conti, le même qu'on appela depuis «le Pindarique», pour le distinguer de son homonyme, s'intéressa vivement à Mlle Corneille, fille de Jean-François, dont nous avons parlé à l'article précédent, et ne crut pouvoir faire plus pour elle que de la recommander à Voltaire, avec qui il avait eu des relations dans sa jeunesse. Ce fut le sujet de l'_Ode_ qu'il lui adressa. Le succès de sa démarche fut complet. En livrant ses vers au public, Le Brun les fait précéder d'une nouvelle lettre à Voltaire:

«C'est au génie, dit-il, à protéger une race illustrée par le génie. A ce titre, je ne vois que Monsieur de Voltaire en Europe de qui un homme du nom de Corneille puisse, sans s'avilir, attendre les bienfaits; ces éloges, que vous avez tant de fois prodigués à sa mémoire, et que la patrie entière lui doit, me répondent de ce que vous ferez pour un de ses neveux. L'idée que m'inspire ce nom divin est si haute que, selon moi, il n'y a point même de rois qui ne s'honorassent beaucoup de prodiguer des secours en sa faveur. Vous seul, Monsieur, agirez en égal avec ce grand homme.»

Le Brun joint à son _Ode_ la réponse que Voltaire lui avait adressée. Cette réponse était ainsi conçue:

«Au château de Ferney, pays de Gex, par Genève, 5 novembre 1760.

«Je vous ferais, Monsieur, attendre ma réponse quatre mois au moins, si je prétendais la faire en aussi beaux vers que les vôtres. Il faut me borner à vous dire en prose combien j'aime votre Ode et votre proposition. Il convient assez qu'un vieux soldat du grand Corneille tâche d'être utile à la petite-fille de son général. Quand on bâtit des châteaux et des églises, et qu'on a des parents pauvres à soutenir, il ne reste guère de quoi faire ce qu'on voudrait pour une personne qui ne doit être secourue que par les plus grands du royaume.

«Je suis vieux, j'ai une nièce qui aime tous les arts et qui réussit dans quelques-uns; si la personne dont vous me parlez, et que vous connaissez sans doute, voulait accepter auprès de ma nièce l'éducation la plus honnête, elle en aurait soin comme de sa fille; je chercherais à lui servir de père. Le sien n'aurait absolument rien à dépenser pour elle. On lui payerait son voyage jusqu'à Lyon. Elle serait adressée à Lyon à Monsieur Tronchin, qui lui fournirait une voiture jusqu'à mon château, ou bien une femme irait la prendre dans mon équipage. Si cela convient, je suis à ses ordres, et j'espère avoir à vous remercier jusqu'au dernier jour de ma vie de m'avoir procuré l'honneur de faire ce que devait faire M. de Fontenelle. Une partie de l'éducation de cette demoiselle serait de nous voir jouer quelquefois les pièces de son grand-père, et nous lui ferions broder les sujets de _Cinna_ et du Cid.

«J'ai l'honneur d'être, avec toute l'estime et tous les sentiments que je vous dois,

«Monsieur, «Votre très-humble et très-obéissant serviteur, «VOLTAIRE.»

Au reçu de cette lettre, Le Brun remercia Voltaire par quelques mots datés du 12 novembre 1760: «Vous goûtez ce bonheur si méconnu, si pur, de faire des heureux. Je m'attendais à votre réponse; elle n'étonnera que l'envie. J'ai couru la lire à Mademoiselle Corneille; elle en a versé des larmes de joie; elle vous appelle déjà son bienfaicteur et son père. Elle promet à vos bontés, à celles de Madame votre nièce, une éternelle reconnaissance, et je n'ai point de termes pour vous exprimer celle d'une famille que vous soulagez.»

Nous n'avons pas besoin de rappeler ici tout ce que Voltaire fit pour Mlle Corneille. Il lui constitua tout d'abord une rente de 1,500 livres, entreprit à son profit l'édition des OEuvres de Corneille (voy. le no 640) qui ne rapporta pas moins de 52,000 livres, enfin il la maria à M. Dupuits, riche propriétaire des environs de Ferney, qui devint plus tard officier général.

1238. LA PETITE-NIÈCE D'ESCHYLE, histoire athénienne traduite d'un manuscrit grec, intitulé [Grec: Ech tês tôn Epistêmonôn anechdotou historias Echlogai]: Fragments de l'histoire-anecdote des gens de lettres [par de Neuville]. _S. l._, 1761. In-8.

1239. VOLTAIRE ET LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE AU XVIIIe SIÈCLE. VOLTAIRE AUX DÉLICES, par M. G. Desnoiresterres. _Paris, Didier, 1873._ In-8 de 513 pp.

Ce volume, qui est le t. VIe des études consacrées à Voltaire par M. Desnoiresterres, est en grande partie occupé par le récit de l'arrivée et du séjour de Mlle Corneille à Ferney.

1240. VISITE DE CLAUDE-ÉTIENNE CORNEILLE A FERNEY.

Lettre de Voltaire à M. d'Argental du 9 mars 1763.

Claude-Étienne Corneille, fils de Pierre-Alexis et par conséquent arrière-petit-fils du poëte, vint implorer l'assistance de Voltaire à Ferney. Voltaire ne put faire pour lui ce qu'il avait fait pour Mme Dupuits, mais ne le congédia qu'avec de «l'argent comptant».

1241. NOTE SUR LE PORTRAIT DE MARIE-ANGÉLIQUE CORNEILLE, meunière à Tilly, près de Vernon. _Journal de Paris_, 1787, p. 868.

_Journal de Paris_, 1787, p. 868.

M. Taschereau croit que cette meunière descendait d'un des cousins du poëte.

1242. MÉMOIRE DE MALESHERBES SUR LA DESCENDANCE DE CORNEILLE.

_Revue rétrospective_, 2e série, t. VIIIe, pp. 113 sqq.

Ce mémoire, rédigé en faveur de Mlle Jeanne-Marie Corneille, fille de Claude-Étienne Corneille, est accompagné d'une lettre d'envoi datée du 8 septembre 1792. M. Taschereau l'a fait suivre d'une correspondance de Collin d'Harleville avec la Comédie-Française et le Directoire, relativement à la même personne. La protégée de Malesherbes obtint une petite pension de Louis XVI et plus tard une autre de la Comédie-Française.

1243. LA CITOYENNE CORNEILLE D'ANGÉLY, arrière-petite-fille du grand Corneille.

Article de Legouvé, inséré dans les _Veillées des Muses, ou Recueil périodique des ouvrages en vers et en prose lus dans les séances du Lycée des Étrangers_, an VI [1798], no X, vendémiaire, pp. 68-79.

En révélant au public l'existence de cette femme qui «languit dans la misère», Legouvé a reproduit l'ode adressée par Le Brun à Voltaire au sujet de Mlle Corneille.

Mme Corneille d'Angély était une fille de Mme Dupuits, mariée en 1786 au baron d'Angély. Déjà, sur la proposition de M.-J. Chénier, la Convention lui avait accordé, le 14 nivôse an III, un secours de 3,000 livres. En 1811, elle obtint une pension de 300 fr.

1244. DROITS D'AUTEUR CÉDÉS PAR ANDRIEUX AUX HÉRITIÈRES DE CORNEILLE.

_Courrier des Spectacles_, 23 avril 1803.

Andrieux céda la moitié de ses droits d'auteur, tant à Paris que dans les départements, pour son remaniement de _la Suite du Menteur_ (voy. le no 820), à deux personnes de la famille du grand Corneille: l'une, Marie Corneille, devenue Mme Dupuits, la même que Voltaire avait mariée en 1763 avec le produit de son Commentaire; l'autre, Mlle Jeanne-Marie Corneille, fille de Pierre-Alexis et descendante directe de l'illustre poëte.

1245. LETTRE DE Mlle CORNEILLE A M. A. DE S. P.

M. A. de S. P. avait proposé, dans une lettre publiée par le _Courrier des Spectacles_ du 17 octobre 1805, l'institution d'une fête annuelle en faveur de Corneille. «Le poste, disait-il, compte encore en France des héritiers de son nom. Avec quel plaisir on les y verrait réunis, tenant dans leurs mains les couronnes destinées à orner le front de leur illustre aïeul. Cette fête serait encore celle des poëtes de notre siècle qui se sont illustrés dans l'art dramatique, et dont les ouvrages soutiennent honorablement la gloire de la scène française.»

Mlle Corneille répondit à l'auteur du projet par la lettre suivante:

«Je ne saurais vous dire, Monsieur, avec quels sentiments d'attendrissement j'ai lu l'article de votre journal, où l'on propose l'institution d'une fête annuelle à la mémoire du grand Corneille, mon bisaïeul. Cette pensée ne saurait avoir été conçue que par une âme élevée et généreuse. Et qui peut mieux mériter le souvenir de toutes les personnes sensibles à la gloire des arts, que l'illustre auteur de _Cinna_? Dira-t-on qu'il s'est enrichi du produit de ses ouvrages? Non. Tout entier à la gloire, il a négligé les faveurs de la fortune. L'état où il est mort était voisin de l'indigence: un grand nom est tout ce qui reste à ses descendants. Ses véritables héritiers sont les nations qui lisent ses chefs-d'oeuvre et les acteurs qui les représentent. Oui, Monsieur, j'espère que la proposition faite dans votre journal ne sera pas perdue pour le Théâtre-Français, et que nous verrons célébrer à Paris une fête digne du père de la tragédie française. Vous avez la bonté, Monsieur, de rappeler au souvenir public la famille de ce grand poëte, et de former le voeu de la voir assister à la fête que vous proposez. De quelle douce satisfaction ne seraient pas pénétrés les deux tendres neveux dont l'éducation occupe toutes mes pensées et tous mes soins! Quelle noble émulation n'allumerait pas dans leur jeune coeur la pompe d'un pareil spectacle! Pour moi, je ne saurais trop remercier celui qui en a donné l'idée; et si ma lettre ne vous paraît pas trop au-dessous de son sujet, daignez l'insérer dans votre journal, afin qu'il sache que ma reconnaissance égale la grandeur de son projet.

«J'ai l'honneur d'être, etc.

«CORNEILLE.»

(_Courrier des Spectacles_, 21 octobre 1805.)

L'auteur de cette lettre eut à s'occuper, non pas seulement de deux, mais de douze neveux restés orphelins. Elle obtint des bourses pour les fils dans les lycées de l'état et parvint à nourrir les filles. L'opéra donna, en 1816, une représentation en sa faveur.

1246. NOTE SUR LES DESCENDANTS DE CORNEILLE, par M. le baron de Stassart. _Bruxelles, Hayez, 1851._ In-8.

Extrait des _Bulletins de l'Académie royale de Belgique_ (t. XVIIIe). Cette note a été reproduite dans les _OEuvres complètes de Corneille_; Paris, Didot, 1855, gr. in-8, pp. 350 sqq.

XVIII.--DISCOURS, ÉLOGES, CRITIQUES, PARALLÈLES RELATIFS A CORNEILLE.

I.--ÉLOGES DE CORNEILLE.--CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR SES OUVRAGES ET SON INFLUENCE LITTÉRAIRE.

1247. LETTRES DE MADAME DE SÉVIGNÉ, DE SA FAMILLE ET DE SES AMIS, recueillies et annotées par M. Monmerqué, membre de l'Institut. Nouvelle édition [publiée sous la direction de M. Adolphe Régnier]. _Paris, L. Hachette et Cie, 1862._ 14 vol. in-8.

Mme de Sévigné parle si souvent de Corneille que ses _Lettres_ devaient nécessairement figurer dans notre _Bibliographie_. La table de l'excellente édition de M. Régnier contient un relevé détaillé de tous les passages relatifs à Corneille.

1248. ÉLOGE DU GRAND CORNEILLE. A M. l'abbé des Viviers, aumônier du Roi, chanoine de Constance, protonotaire du Saint-Siége. [Par de La Févrerie.]

_Extraordinaire du Mercure_, avril 1685, pp. 253-285.

1249. DISCOURS prononcez à l'Académie Françoise le 2 Janvier 1685. _A Paris, de l'Imprimerie de Pierre le Petit, Premier Imprimeur du Roy & de l'Académie Françoise, rue Saint-Jacques à la Croix d'or._ M.DC.LXXXV [1685]. Avec Privilége de Sa Majesté. In-4 de 37 pp. et 1 f. blanc.

Ce recueil contient le _Discours de M. [Thomas] de Corneille_ (pp. 7-16), le _Remerciement de Bergeret_ (17-26) et le célèbre discours de Racine en l'honneur de Corneille (pp. 27-37). Ce beau panégyrique a été reproduit dans toutes les éditions des _OEuvres_ de Racine.

1250. PIERRE CORNEILLE, par Charles Perrault.

_Les Hommes illustres qui ont paru en France pendant ce siècle_; Paris, 1696-1700, 2 vol. gr. in-fol., t. Ier, pp. 77-78 (avec un portrait de Corneille gravé par _Lubin_), et la Haye, 1736, in-12, pp. 162-167.

1251. ÉLOGE DE CORNEILLE, par Saint-Évremond.

Nous avons déjà cité une lettre de Corneille qui nous a été conservée par Saint-Évremond (no 237). Voici la liste des passages de cet écrivain relatifs à Corneille; nous citons l'édition de _Londres_, 1711, 4 vol. in-12:

CORNEILLE est habile à soutenir le caractère des Femmes illustres, II, p. 284; il fait parler les Héros avec toute sorte de bienséance, II, p. 285; son éloge, III, pp. 51-52; admirable lorsqu'il fait parler un Grec ou un Romain, ne se distingue plus des hommes ordinaires lorsqu'il s'exprime pour lui-même, III, p. 57; il a outré le Caractère de Titus, III, p. 125; pourquoi il vint à déplaire à la multitude, III, p. 130; supérieur aux Anciens dans ses Tragédies, III, p. 173; en quoi il a particulièrement excellé; court risque de perdre sa Réputation à la Représentation d'une de ses meilleures Pièces, IV, p. 202; combien il a excellé dans la Tragédie, V, p. 247; a surpassé tous les Anciens, V, p. 255.

1252. DÉFENSE DU GRAND CORNEILLE CONTRE LE COMMENTATEUR DES OEUVRES DE M. BOILEAU-DESPRÉAUX [Brossette], par le Père Tournemine.

Imprimée dans les _Mémoires_ de Trévoux, mai 1717; réimprimée, en 1738, sous le seul titre de _Défense du grand Corneille_, dans les _OEuvres diverses de P. Corneille_ (voy. le no 174).

1253. LE CARDINAL DE RICHELIEU ET LE GRAND CORNEILLE, dialogue des morts, par Vauvenargues.

Ouvrage posthume, publié dans le _Supplément aux OEuvres complètes de Vauvenargues_; Paris, Belin, 1820, in-8.

1254. DIALOGUES OF THE DEAD, [by George, Lord Lyttelton]. _London, 1760._ In-8.

Le _Dialogue_ XIVe entre Boileau et Pope contient un bel éloge de Corneille.

1255. COMMENTAIRES SUR LE THÉATRE DE PIERRE CORNEILLE, et autres morceaux intéressans, [par Voltaire]. _S. l_., 1764. 3 vol. in-12.

Édition séparée des notes et commentaires ajoutés par Voltaire à l'édition des _OEuvres de Corneille_ publiée par lui en 1764 (voy. le no 640). Elle paraît avoir été faite sans sa participation.

1256. COMMENTAIRES SUR LE THÉATRE DE PIERRE CORNEILLE, et autres morceaux intéressans, par M. de Voltaire. _Amsterdam et Leipsic, 1765._ In-12 de 478 et 208 pp.

Réimpression séparée des _Commentaires_ de Voltaire, avec quelques additions.

1257. COMMENTAIRES SUR CORNEILLE, par Voltaire [avec Préface par Beuchot]. _Paris, Didot, 1851._ In-18.

1258. ÉLOGE DE PIERRE CORNEILLE, qui, au jugement de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, a remporté le prix d'Éloquence donné, en 1768, par Mgr le Duc de Harcourt, Gouverneur de Normandie, & Protecteur de l'Académie. Par M. Gaillard, de l'Académie royale des Inscriptions et Belles-Lettres et Censeur Royal. _A Rouen, Chez Ét. Vinc. Machuel, Imprimeur-Libraire de l'Académie, rue Saint-Lo. vis-à-vis le Palais. Et à Paris chez Saillant, rue S. Jean de Beauvais, 1768._ In-8 de 2 ff. et 52 pp., texte encadré.

Réimprimé dans le t. Ier des _Mélanges académiques, poétiques, littéraires, philologiques, critiques et historiques_ de Gaillard; Paris, Agasse, 1806.

C'est dans sa séance du 5 août 1765 que l'Académie de Rouen mit au concours l'éloge de Corneille. Gabriel-Henri Gaillard, qui remporta le prix, était né en 1726 à Hotel, ou Ostel, en Laonnois; il fut membre de l'Académie des Inscriptions (1760) et de l'Académie Française (1771).

1259. ÉLOGE DE P. CORNEILLE, qui, au jugement de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, a remporté l'accessit du prix d'éloquence donné, en 1768, par Monseigneur le Duc de Harcourt, gouverneur de Normandie et protecteur de l'Académie, par M*** [P.-Sylvain Bailly]. _Rouen, Machuel, et Paris, Saillant, 1768._ In-8.

Réimprimé depuis avec quelques changements dans les _Éloges de Charles V, de Molière, de Corneille, de l'abbé de La Caille et de Leibnitz, avec des notes_; Berlin et Paris, Delalain, 1770, in-8; et dans les _Discours et Mémoires_, par l'auteur de l'_Histoire de l'Astronomie_; Paris, Debure l'aîné, 1790. 2 vol. in-8.

1260. ÉLOGE DE CORNEILLE. Pièce qui a concouru au prix de l'Académie de Rouen en 1768, Par M. l'abbé de Langeac.--Sperare nefas sit vatibus ultra (Vida).--_A Paris, Chez Le Jay, Libraire, quai de Gêvres, au Grand Corneille_, M.DCC.LXVIII [1768]. In-8 de 42 pp. et 1 f. blanc.

Le titre porte la marque du libraire _Le Jay_, représentant un portrait de Corneille, entouré du vers fameux de l'_Excuse à Ariste_:

Je ne dois qu'à moi seul toute ma renommée.

1261. ÉLOGE DE P. CORNEILLE, par M. L*** de L*** [l'abbé de la Serre].

_Nouveaux Discours académiques_; Nîmes, Gaude, 1768, in 12.

1262. ÉLOGE DE P. CORNEILLE, qui a concouru à l'Académie de Rouen, en 1768, par M. Bitaubé. _Berlin, G.-J. Decker, 1769._ In-8.

1263. ÉLOGE DE CORNEILLE, avec des notes. _Paris, Delalain, 1770._ In-8.

1264. DISCOURS ABRÉGÉ sur le grand Corneille.

Publié dans l'_Almanach littéraire_, ou _Étrennes d'Apollon_; Paris, veuve Duchesne, 1777, in-12, pp. 1-38.

1265. PORTRAIT DE CORNEILLE, par Dorat.

Ce portrait a été inséré dans les _Mélanges littéraires, ou Journal des Dames, dédié à la Reine_, par M. Dorat, t. Ve, 1778, in-12, 3e cahier, pp. 385 sqq. Il a été reproduit dans le _Coup d'oeil sur la littérature_, ou _Collection de différens ouvrages tant en prose qu'en vers, en deux parties_; Amsterdam, et se trouve à Paris, chez P.-F. Gueffier, 1780, 2 vol. in-8.

1266. ÉLOGE DE PIERRE CORNEILLE, par Lesuire, 1781.

Mentionné dans le _Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen_, t. Ve (1781-1793), p. 28.

1267. _Idées sur Corneille_, par M. Grimod de La Reynière.

Se trouvent dans _Peu de chose, hommage à l'Académie de Lyon_; Neufchâtel et Paris, 1788, in-8.

1268. CORNEILLE, par La Harpe.

_Lycée, ou Cours de littérature ancienne et moderne_; Paris, Agasse, 1799-1805, 19 vol. in-8, etc. Voy., dans la dernière édition (Paris, Didier et Lefèvre, 1834, 2 vol. gr. in-8 à 2 col.), le t. Ier, pp. 467-500.

1269. ELOGE DE PIERRE CORNEILLE, discours qui a remporté le prix d'éloquence décerné par la Classe de la langue et de la littérature françaises de l'Institut, dans sa séance du 6 avril 1808; par Mrie J.-J. Victorin Fabre. _Paris, Baudouin, 1808._ In-8 de 100 pp.

1270. ELOGE DE PIERRE CORNEILLE, discours qui a remporté le prix d'éloquence décerné par la Classe de la langue et de la littérature françaises de l'Institut; par Mrie J.-J. Victorin Fabre. Seconde édition, suivie de notes revues et augmentées. _Paris, Baudouin, 1808._ In-8.

M. Dussault a consacré à cet _Éloge_ un compte-rendu reproduit dans ses _Annales littéraires, ou Choix chronologique des principaux articles de littérature insérés par M. Dussault, dans le Journal des Débats, depuis_ 1800 _jusqu'à_ 1817 (Paris, Maradan, 1818, 4 vol. in-8), t. IIIe, pp. 84-90.

1271. ELOGE DE PIERRE CORNEILLE, discours qui a obtenu l'Accessit au jugement de la Classe de la langue et de la littérature françaises; par L.-S. Auger. _A Paris, chez Xhrouet, Deterville, Petit, 1808._ In-8 de 2 ff. et 56 pp.

1272. ÉLOGE DE PIERRE CORNEILLE, qui a obtenu la première mention honorable au jugement de la Classe de la littérature et de la langue françaises; par René de Chazet. _Paris, Le Normant, 1808._ In-8.

1273. ÉLOGE DE PIERRE CORNEILLE, discours qui a concouru pour le prix d'éloquence proposé à la Classe de la langue et de la littérature françaises de l'Institut; par M. G. D. L. B*** [Gudin de la Brenellerie]. _Paris, Patris, 1808._ In-8.

1274. ÉLOGE DE CORNEILLE, par M. A. J. [Jay]. _Paris, Léopold Collin, juillet, 1808._ In-8.

1275. Éloge de Pierre Corneille, par un jeune Français [Jules Porthmann]. _Paris, Martinet, 1808._ In-8.

1276. ÉLOGE DE CORNEILLE [par de Montyon]. _Londres, de l'imprimerie de P. da Ponte_ [_s. d., mais vers 1808]._ In-8 de 2 ff. et 43 pp., sans f. de titre.

«Il paraît, dit une Note _de l'Éditeur_ placée à la première page, que, par des considérations étrangères à la littérature, cet Éloge de Corneille n'a point été admis au concours ouvert par l'Institut national. La comparaison de cet ouvrage avec ceux qui ont obtenu le suffrage de l'Institut national peut faire connaître lequel l'a mieux mérité.»

1277. LE PRONONCÉ, OU LA PRÉÉMINENCE POÉTIQUE DU GRAND CORNEILLE, par F. L. Darrangon. _A Paris, Chez Hénée, impr.-libr., rue et en face l'Église St.-Severin, no 6; Delaunay, librairie au Palais royal, Galerie de Bois; Dabris, Palais du Tribunat._ M.D.CCC.VIII [1808]. In-8 de 1 f. pour le faux-titre et 29 pp.

1278. LE JOURNAL DE L'EMPIRE, L'INSTITUT ET L'ÉLOGE DE CORNEILLE, TRAITÉS TOUS TROIS COMME ILS LE MÉRITENT. Première Lettre au public impartial, par J. de Rochelines. _Paris, Imprimerie de Brasseur aîné, 1808._ In-8.

Cette lettre n'a pas eu la suite annoncée.

1279. ÉLOGE DE P. CORNEILLE, proposé pour prix d'éloquence en 1808; par F. A. Guinaud. _Paris, Le Normant, 1822._ In-8.

1280. CORNEILLE. Von August von Schlegel.

_Vorlesungen über dramatische Kunst und Literatur_ (Heidelberg, 1809, 2 vol. in-8, et 1817, 3 vol. in-8).

_Cours de littérature dramatique_, traduit en français par Mme Necker de Saussure Paris, 1814, 3 vol. in-8).

1281. DISCOURS qui a obtenu une médaille d'or de 300 fr. à la séance de la Société d'émulation de Rouen du 2 juin 1813, sur cette question: Quelle a été l'influence du grand Corneille sur la littérature française et sur le caractère national; par M. A. Thorel de Saint-Martin. _Rouen, Baudry_, 1813. In-8 de 44 pp.

1282. CORNEILLE. Von Friedrich von Schlegel.

Voy. _Geschichte der alten und neuen Literatur_ (Wien, 1815, 2 vol. in-8) _Histoire de la Littérature ancienne et moderne_, traduite de l'allemand par Duckett (Paris, 1829, 2 vol. in-8).

1283. CORNEILLE. By Henry Hallam.

Voy. _Introduction to the Literature of Europe_, fourth Edition (London, 1854, 3 vol. in-8), t. IIIe, pp. 68-75.

Cet ouvrage parut pour la première fois en 1827; il en existe une traduction française.

1284. CORNEILLE, par M. P. A., de Rouen.

_Revue de Rouen_, 1834, 2e semestre, pp. 277-283.

1285. RÉFLEXIONS SUR ROUEN ET SUR CORNEILLE, par M. Mary-Lafon.

_Précis des travaux de l'Académie de Rouen_, 1835, pp. 106 sqq.

1286. CORNEILLE, par M. Sainte-Beuve.

_Portraits littéraires_ (Paris, 1844, 2 vol. in-12), t. Ier.

M. Sainte-Beuve a, en outre, longuement parlé de Corneille dans son _Histoire de Port-Royal_, t. Ier, et dans ses _Nouveaux Lundis_, t. VIIe (Paris, 1867, in-12).

1287. DISCOURS SUR P. CORNEILLE, prononcé à la Faculté des Lettres, par M. Saint-Marc Girardin.

_Journal des Débats_, 10 janvier 1852.

1288. CORNEILLE, par M. Géruzez.

_Histoire de la Littérature française, du moyen âge aux temps modernes_ (Paris, 1852, in-8), pp. 278-294.

1289. CORNEILLE, par Désiré Nisard.

_Histoire de la Littérature française_, t. IIe, 2e édit. (Paris, 1854, in-8), pp. 107-166.

1290. FACULTÉ DES LETTRES. COURS DE POÉSIE FRANÇAISE (12 décembre 1861). M. Charles Caboche chargé de la suppléance de M. Saint-Marc Girardin. P_aris, Imprimerie de P.-A. Bourdier et Cie, 1862._ In-8 de 30 pp. et 1 f. blanc.

Leçon d'ouverture sur Corneille.

1291. CORNEILLE ET SES CONTEMPORAINS, discours prononcé à l'ouverture du cours de poésie française, le 17 décembre 1863, par M. Saint-René Taillandier, Professeur de littérature française à la Faculté des lettres de Montpellier, chargé de suppléer M. Saint-Marc Girardin. _Paris, librairie Germer-Baillière, 1864._ In-8 de 28 pp., y compris le titre.

1292. ÉTUDE SUR CORNEILLE, par Alexis Doinat. _Paris, 1867._ In-8.

On lit au verso du faux-titre: «Cette étude ne se trouve pas dans le commerce de la librairie.»

1293. LE GÉNIE NORMAND DANS LES LETTRES ET DANS LES ARTS. MALHERBE ET CORNEILLE. Discours prononcé devant la Société libre d'Agriculture, Sciences, Arts et Belles-Lettres de l'Eure (section de Bernay), par Albert de Broglie, de l'Académie Française. _Paris, Douniol, 1869._ In-8 de 21 pp.

Extrait du _Correspondant._

1294. LE GÉNIE DE CORNEILLE, par D. Bancel. Réunion publique du Châtelet. _Paris, Degorge-Cadot, [impr. Rochette], 1869._ Gr. in-18 de v et 28 pp. (50 cent.)

_Bibliothèque libérale._

M. Bancel, entraîné par les préoccupations du moment, a fait moins une conférence littéraire qu'un discours politique.

1295. ROZHLED VE DRAMAT[E] FRANCOUSKÉM. Podává Franti[s]ek Zákrejs. Corneille.

Études sur le drame français, insérées par M. Fr. Zákrejs dans l'_Osv[)e]ta, listy pro rozhled v um[)e]ni, v[)e]d[)e] a politice_, ro[`c]ník II (v Praze, 1872, in-8), pp. 734-747; 830-840.

Les deux articles relatifs à Corneille contiennent des analyses et des extraits de ses principales pièces.

1296. LA TRAGÉDIE EN FRANCE. Tragiques et Tragédiens, par Jean Morel.

_Revue de France_, 3e année, t. Ve (Paris, 1873, in-8), pp. 507-533.

Cet article, écrit à propos de la reprise solennelle du _Cid_ faite par le Théâtre-Français, en 1872, est spécialement consacré à Corneille.

1297. DISCOURS [SUR P. CORNEILLE], prononcé par M. Ligneau, Professeur de Sixième, à la distribution des prix aux élèves du Lycée Corneille, le 6 août 1873. [_Paris, 1873_]. In-8 de 16 pp.

Extrait du palmarès du Lycée Corneille.

1298. DISCOURS prononcé [à la distribution des prix du Lycée Corneille], par M. Caboche, inspecteur général de l'Université. [_Paris_, 1873]. In-8 de 6 pp. et 1 f. blanc.

Extrait du palmarès du lycée Corneille; les 3 ff. de texte sont paginés de 18 à 22.

Ce discours de circonstance est une réponse au précédent.

II.--PARTICULARITÉS DE LA VIE LITTÉRAIRE DE CORNEILLE. SA LANGUE ET SES THÉORIES LITTÉRAIRES; SA BIBLIOGRAPHIE.

1299. LETTRE SUR LES VERS IRRÉGULIERS; détails sur Corneille, Molière, etc.

Voy. cette lettre dans le _Recueil de pièces curieuses_ (Amsterdam, Adrian Moetjens, 1694, in-12), t. IIIe, p. 330.

1300. DISSERTATION SUR QUELQUES PASSAGES DE SÉNÈQUE ET DE CORNEILLE, lue à la séance publique de la Société littéraire d'Arras, le 14 avril 1764, par M. Denis. _Arras, 1764._ In-12.

1301. RICHELIEU ET LES CINQ AUTEURS, scènes historiques par B. G.

Imprimées dans la _Gironde, Revue de Bordeaux_, t. Ier (1833, in-4), pp. 180 sqq.

1302. CORNEILLE, IMITATEUR DES ESPAGNOLS, par Adolphe de Puibusque.

_Histoire comparée des littératures espagnole et française_ (Paris, 1843, 2 vol. in-8), t. IIe, pp. 84-161.

1303. L'HOTEL DE RAMBOUILLET ET CORNEILLE, par M. Henri Martin.

_Revue indépendante_ du 25 juin 1845.

1304. ANECDOTES LITTÉRAIRES SUR PIERRE CORNEILLE, OU EXAMEN DE QUELQUES PLAGIATS QUI LUI SONT GÉNÉRALEMENT IMPUTÉS PAR SES DIVERS COMMENTATEURS FRANÇAIS, EN PARTICULIER PAR VOLTAIRE; par M. Viguier, inspecteur général de l'Université. _Rouen, de l'Imprimerie de A. Péron, 1846._ In-8 de 69 pp. et 1 f. pour la table.

Mémoire lu à l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, séances des 22 et 29 mai 1846.

Extrait de la _Revue de Rouen et de la Normandie_, 1846.

1305. P. CORNEILLE DANS SES RAPPORTS AVEC LE DRAME ESPAGNOL, par Philarète Chasles.

_Études sur l'Espagne et sur les influences de la littérature espagnole en France et en Italie_ (Paris, Amyot, 1847, in-12), pp. 447-461.

1306. RENSEIGNEMENTS RELATIFS A PIERRE CORNEILLE, principalement en ce qui concerne l'Académie de Rouen; par M. A.-G. Ballin, archiviste. Lecture faite à la séance du 1er août 1848.

Extrait du _Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen_, 1848, pp. 261-294.

L'auteur de ce travail a relevé sur les registres de l'Académie toutes les séances qui ont été consacrées en tout ou en partie à Pierre Corneille. A la suite de cette notice, se trouve un _Catalogue par ordre chronologique de divers opuscules concernant Pierre Corneille, la plupart composés par des Rouennais et publiés à Rouen_; _complément à la Bibliographie placée à la suite de l'Histoire de sa vie, par M. Jules Taschereau_.

1307. NOTES RELATIVES A CORNEILLE, lues à l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, par M. Ballin. _S. l. n. d._ In-8 de 5 pp. et 1 f. blanc.

Extrait du _Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen_, 1850.

Cette communication comprend seulement la description d'un exemplaire de l'_Imitation_ appartenant à M. Thomas, de Rouen, et du recueil de vers latins du P. de la Rue, dans lequel est réimprimé le sonnet: _Au Roy, sur la Conqueste de la Franche-Comté_ (voy. le no 216).

1308. ESSAI SUR LES THÉORIES DRAMATIQUES DE CORNEILLE, D'APRÈS SES DISCOURS ET SES EXAMENS. Thèse présentée à la Faculté des lettres de Paris, par J.-A. Lisle, bachelier ès-sciences, licencié ès-lettres et en droit. _Paris, A. Durand, [impr. W. Remquet et C<ie], 1852._ In-8 de 126 pp. et 1 f.

Cette thèse est dédiée à M. A. Bixio, ancien représentant du peuple.

1309. MOLIÈRE MUSICIEN; notes sur les OEuvres de cet illustre maître, et sur les drames de Corneille, Racine, Quinault, Regnard, Montluc, Mailly, Hauteroche, Saint-Évremond, du Fresny, Palaprat, Dancourt, Lesage, Destouches, J.-J. Rousseau, Beaumarchais, etc.; où se mêlent des considérations sur l'harmonie de la langue française; par Castil-Blaze. _Paris, Castil-Blaze, rue Buffault, 9, 1852._ 2 vol. in-8.

L'auteur parle en particulier du _Menteur_ (t. Ier, pp. 36-44).

1310. NOTE SUR UN EXEMPLAIRE DU THÉATRE DE CORNEILLE, AVEC ENVOI D'AUTEUR AUX JÉSUITES, par M. A. de Bougy.

_Athenæum français_ du 22 décembre 1855, p. 1114.

L'exemplaire dont il est ici question appartient à la Bibliothèque de l'Université; il porte la dédicace suivante qui jette un jour précieux sur les relations de Corneille avec ses anciens maîtres:

Patribus Societatis Jesu Colendissimis præceptoribus suis Grati animi pignus. D. D. Petrus Corneille.

Ces quatre lignes sont suivies de ces vers empruntés à Juvénal:

Dii, majorum umbris tenuem, et sine pondere terram, Qui præceptorem sancti voluere parentis Esse loco.

1311. LES COMMENCEMENTS DE P. CORNEILLE, par A. Hatzfeld. _Grenoble, Imprimerie de Prudhomme, 1857._ In-8.

1312. DES PRINCIPES DE CORNEILLE SUR L'ART DRAMATIQUE. Thèse de doctorat, présentée à la Faculté des lettres de Dijon, par B. Duparay. _Lyon, Vingtrinier_, 1857. In-8.

1313. LA VÉRITÉ CHEZ CORNEILLE, démontrée par l'analyse de ses principaux personnages, par Alexandre Lecoeur. _Paris, L. Hachette, 1860._ In-18.

1314. DE LA LANGUE DE CORNEILLE, par Ch. Marty-Laveaux.--Il est constant qu'il y a des préceptes puisqu'il y a un art, mais il n'est pas constant quels ils sont. (Corneille. _Discours de l'utilité et des parties du poëme dramatique._) Extrait de la Bibliothèque de l'École des Chartes (5e série, t. II). _Paris, Librairie de L. Hachette et Cie, rue Pierre-Sarrazin, 14, [Imprimerie de Ad. Lainé et J. Havard], 1861._ In-8 de 2 ff. et 48 pp.

Ce mémoire est l'introduction d'un vaste glossaire de Corneille, auquel l'Académie française a décerné un prix de 3,000 francs dans sa séance du 25 août 1859. M. Marty-Laveaux a publié le glossaire à la fin de sa grande édition des _OEuvres_ de Corneille; l'introduction, qui ne rentrait pas dans le cadre de cette édition, est un morceau très-intéressant, qui peut y être joint.

1315. LE GRAND CORNEILLE HISTORIEN, par Ernest Desjardins. _Paris, Didier et Cie, 1861._ In-8 de 2 ff. et 352 pp.

Réunion d'articles publiés en feuilleton dans le _Moniteur universel_ de 1860.

«J'ai voulu montrer, dit l'auteur, que Corneille est aussi grand historien que grand poëte.» Pour soutenir cette thèse, M. Desjardins examine successivement les treize pièces de Corneille relatives à l'histoire romaine, depuis _Horace_ jusqu'à _Attila_ (il passe sous silence _Pulchérie_). Il montre que ces pièces forment un vaste tableau de l'histoire de Rome, depuis son origine jusqu'à l'invasion des Barbares, et que, par une remarquable intuition, le poëte a saisi l'esprit des Romains et de leurs institutions avec autant de vérité que l'ont pu faire les grands historiens modernes, aidés des plus récentes découvertes.

Voy. sur cet ouvrage les articles critiques insérés dans le _Figaro_ du 30 juin 1861 (par M. Jouvin); dans la _Revue des Deux-Mondes_ du 15 juillet 1861 (par M. E. Lataye); dans la Correspondance littéraire, 5e année (1860-1861), pp. 436-439 (par M. G. Vattier); dans le _Journal général de l'instruction publique_ du 4 janvier 1862; dans le _Journal des Débats_ du 23 avril 1862 (par M. Louis Passy), dans le _Constitutionnel_ du 27 février 1862 (par M. Sainte-Beuve).

1316. LE GRAND CORNEILLE HISTORIEN, par Ernest Desjardins. Deuxième édition. _Paris, Didier et Cie, 1861._ In-12 de 8 ff. et 352 pp.

Même édition que la précédente, tirée dans un format plus petit.

1317. UN MOT D'HORACE CITÉ PAR CORNEILLE.

Un lecteur de la _Correspondance littéraire_ demande, par la voie de ce journal, la source à laquelle Corneille a puisé une citation attribuée par lui à Horace dans l'avis _Au Lecteur_ qui précède l'édition des _OEuvres_ données en 1648: «Je dirois la mesme chose de la liaison des scenes, si j'osois la nommer une règle, mais, comme je n'en voy rien dans Aristote, que nostre Horace n'en dit que ce petit mot: _neu quid_ HIET, dont la signification peut estre douteuse.....» (_Correspondance littéraire_, 6e année, 1861-1862, p. 116). M. Dübner répond (_ibid._, pp. 146 sq.) que l'auteur du _Cid_ a certainement voulu citer ces vers biens connus:

_Neu quid_ medios intercinat actus Quod _non_ proposito conducat et _haereat apte_,

mais que sa mémoire l'aura trompé.

1318. LEXIQUE COMPARÉ DE LA LANGUE DE CORNEILLE ET DE LA LANGUE DU XVIIe SIÈCLE EN GÉNÉRAL, par M. Frédéric Godefroy, auteur de l'Histoire de la littérature française, depuis le XVIe siècle jusqu'à nos jours. Couronné par l'Académie française, en 1859 et en 1861. _Paris, Librairie académique Didier et Cie, 1862._ 2 vol. in-8.

T. Ier: faux-titre et titre;--dédicace à Mme Godefroy mère;--IV pp. pour la _Préface_;--CXXIII pp. pour l'_Introduction_;--404 pp.

T. IIe: 2 ff. pour les titres, 464 pp., 1 f. d'_Errata et Addenda_ et 1 f. blanc.

1319. CORNEILLE PRÉCIEUX, par V. G.

_Le Chasseur bibliographique_, no 11 (Paris, nov. 1862, in-8), pp. 8-10.

1320. CORNEILLE, POËTE COMIQUE, par M. Paul Vavasseur; discours de réception prononcé à la séance publique de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen. _Rouen, Imprimerie de Boissel, 1864._ In-8.

1321. DE LA RIME, D'APRÈS BOILEAU ET RACINE, AVEC DES SUPPLÉMENTS RELATIFS A CORNEILLE ET A MOLIÈRE, par H. Billet, chef d'institution. _Noyon, D. Andrieux, 1864._ In-8 de 74 pp.

1322. NOTE SUR PIERRE CORNEILLE CONSIDÉRÉ A TORT COMME L'AUTEUR DU POËME L'OCCASION PERDUE RECOUVERTE; lue à l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen par Édouard Frère. _Rouen, Imprimerie de H. Boissel, successeur de A. Péron, 1854._ In-8 de 19 pp.

Tiré à 50 exemplaires.

Extrait du _Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen_, 1862-1863, séance du 5 décembre 1862.

1323. CORNEILLE, SHAKESPEARE ET GOETHE. Étude sur l'influence anglo-germanique en France au XIXe siècle, par William Reymond. Avec une lettre-préface de M. de Sainte-Beuve [_sic_]. _Berlin, Lüderitz, 1864._ In-8.

1324. CORNEILLE ET GUILLEN DE CASTRO.

_Littérature et Philosophie, par Émile Ferrière_ (Paris, Marpon, 1865, in-12), pp. 215-304.

M. Ferrière entreprend «de montrer, pièces en main, que Guillen de Castro, dans la _Jeunesse du Cid_, ne le cède point à Corneille, au triple point de vue des personnages, du dialogue et de la conduite de la pièce; et qu'il a déployé plus d'invention, en un mot, de génie, dans la conception première du drame».

1325. UNE SÉANCE DE L'ACADÉMIE DES PALINODS EN 1640. Discours prononcé, le 7 août 1867, dans la séance solennelle de l'Académie des Sciences, Belles-lettres et Arts de Rouen, par Édouard Frère, président. Suivi des Poësies Palinodiques de Jacqueline Pascal, de Pierre, Antoine et Thomas Corneille. _Rouen, Auguste Le Brument, et Paris, Tardieu, 1867._ In-8 de 2 ff., 49 pp. et 1 f. pour la _Table_.

Tiré à 125 exemplaires, sur papier vergé.

L'Académie des Palinods était une confrérie qui se réunissait à Rouen le 8 décembre de chaque année pour célébrer l'Immaculée Conception de la Vierge. Elle avait été fondée vers la fin du XVe siècle et avait reçu du pape Léon X des priviléges spéciaux. Les trois frères Corneille composèrent successivement des vers pour les Palinods. Nous avons déjà parlé d'une pièce attribuée à Pierre Corneille par M. Édouard Fournier (_Notes sur Corneille_, p. VII), pièce qui aurait été lue par le poëte au concours de 1633 (voy. no 1199). Il est possible que ce fragment soit authentique, mais personne n'a pu dire d'où il a été tiré, et M. Fournier lui-même n'a pu fournir aucun renseignement à ce sujet. En 1640, Jacqueline Pascal remporta le prix pour des strophes composées sous l'inspiration de l'auteur du _Cid_, et Corneille improvisa pour elle un remercîment. Antoine Corneille, son second frère, né en 1611, chanoine régulier de Saint-Augustin, puis sous-prieur au Prieuré du Mont-aux-Malades, obtint des prix en 1636, 1638, 1639 et 1641; enfin Thomas fut couronné en 1641.

M. Édouard Frère a réuni à la suite de son discours les vers composés par les trois Corneille pour la confrérie rouennaise.

1326. _La Gloire des armes chez Corneille_, par E. de la Barre Duparcq. _Orléans, 1868._ In-8 de 13 pp.

Tiré à 200 exemplaires.

1327. CORNEILLE ET L'ACTEUR MONDORY, par M. F. Bouquet, professeur au Lycée Impérial et à l'École supérieure des sciences et des lettres de Rouen. _Rouen, Imprimerie de E. Cagniard, 1869._ In-8 de 27 pp.

Extrait de la _Revue de Normandie_ (février-mars 1869), t. IXe, pp. 185-113; 145-161.

1328. CORNEILLE HISTORIEN.

Article de M. A. Thiénot dans le _Constitutionnel_ du lundi 2 août 1869.

1329. CORNEILLE ALS LUSTSPIELDICHTER. Von E. Schmidt.

_Archiv für das Studium der neuern Sprachen_, t. Le (Braunschweig, 1873, in-8).

III.--DISCOURS, CRITIQUES ET PARALLÈLES RELATIFS A CORNEILLE ET A RACINE.

1330. PARALLÈLE DE CORNEILLE ET DE RACINE, par M. de Longepierre.

Ce _Parallèle_, inséré d'abord dans les _Jugements des Savants_, de Baillet (1686), a été réimprimé dans le _Recueil_ cité ci-après (no 1336).

1331. ENTRETIEN SUR LES TRAGEDIES DE CE TEMPS [par l'abbé de Villiers]. _A Paris, chez Michalet, 1675._ In-12.

Pièce relative à Corneille et à Racine. Elle est réimprimée dans le _Recueil_ cité plus loin (no 1336).

1332. PARALLÈLE DE M. CORNEILLE ET DE M. RACINE, par M. Fontenelle, [1693]. 1 f.

_Ce Parallèle_ a été souvent réimprimé. Le plus ancien recueil où nous l'ayons trouvé, dit M. Taschereau, est le volume intitulé: _Voyage de MM. de Bachaumont et de La Chapelle, avec un mélange de pièces fugitives tirées du cabinet de M. de Saint-Évremont_ (Utrecht, Galma, 1697, in-12).

1333. DISSERTATION SUR LES CARACTÈRES DE CORNEILLE ET DE RACINE, CONTRE LE JUGEMENT DE LA BRUYÈRE, par M. Tafignon. _Paris, 1705._ In-12.

Réimprimée dans le _Recueil_ cité plus loin (no 1336), et dans les _OEuvres diverses_ de P. Corneille, édition d'Amsterdam, 1740, in-12 (no 175), pp. XXXI-LX.

Le jugement de La Bruyère se trouve dans le premier chapitre des _Caractères_.

1334. DISSERTATION SUR LES PIÈCES DE CORNEILLE ET DE RACINE.

Imprimée dans le _Mercure_ d'octobre 1717, pp. 35-59.

1335. DISPUTE LITTÉRAIRE SUR LES OEUVRES DE CORNEILLE ET DE RACINE. A M. de ***.

_Imprimée dans les Amusements du coeur et de l'esprit_ (Paris, Didot, 1736, in-12), t. IIe, pp. 291-314.

1336. RECUEIL DE DISSERTATIONS SUR PLUSIEURS TRAGÉDIES DE CORNEILLE ET DE RACINE, avec des Réflexions pour & contre la Critique des Ouvrages d'esprit, & des Jugemens sur ces Dissertations. _A Paris, Chez Gissey, rue de la vieille Boucherie; Bordelet, rue Saint-Jacques, [de l'Imprimerie de Gissey]_, M.DCC.XL [1740]. Avec Approbation & Privilége du Roi. 2 vol. in-12.

T. Ier: 2 ff. pour le titre et la _Table_ du 1er vol.; 1 f. pour la _Table_ du 2e vol.; cxxvj et 373 pp.; 1 f. qui ne contient que le mot _Privilége_ en réclame; 2 ff. pour le _Privilége_ et 1 f. blanc.

T. IIe: 1 f. de titre et 414 pp.

Le privilége, daté du 9 septembre 1739, est accordé pour six ans à _Henry-Simon-Pierre Gissey_.

Ce recueil, publié par l'abbé Granet, contient:

1º _Préface_ de Granet, t. Ier, pp. I-CXXIV;

2º _Entretien sur les Tragédies de ce temps, par M. l'abbé de Villiers_; Paris, 1675, in-12: t. Ier, pp. 1-46;

3º _Parallèle de Corneille et de Racine, par M. de Longepierre_, dans les _Jugemens des Sçavans_ de Baillet, 1686: t. Ier, pp. 47-69;

4º _Dissertation sur les Caractères de Corneille et de Racine contre le Jugement de La Bruyère, par M. Tafignon_; Paris, 1705, in-12: t. Ier, pp. 70-98;

5º _Le Jugement du Cid, composé par un Bourgeois de Paris, Marguillier de sa paroisse_; Paris, 1637, in-8: t. Ier. pp. 99-113;

6º _Lettre de M. l'abbé de Boisrobert à M. Mairet_: t. Ier, pp. 114-117;

7º _Critique de la Sophonisbe de Corneille, tirée de la troisième Partie des Nouvelles Nouvelles, par M. Dauneau de Visé_; Paris, 1663, in-12: t. Ier, pp. 118-133;

8º _Dissertation concernant le Poëme dramatique, en forme de Remarques sur la Tragédie de M. Corneille, intitulée Sophonisbe, par l'abbé d'Aubignac_; Paris, 1663, in-12: t. Ier, pp. 134-153;

9º _Défense de la Sophonisbe de M. Corneille, par M. Dauneau de Visé_; Paris, 1663, in-12: t. Ier, pp. 154-194;

10º _Lettre sur les Remarques qu'on a faites sur la Sophonisbe de M. Corneille_; Paris, 1663, in-12: t. Ier, pp. 195-212;

11º _Seconde Dissertation concernant le Poëme dramatique, en forme de Remarques sur la Tragédie de M. Corneille, intitulée Sertorius, par l'abbé d'Aubignac_; Paris, 1663, in-12: t. Ier, pp. 213-292;

12º _Défense du Sertorius de M. Corneille, par M. Dauneau de Visé_; Paris, 1663, in-12: t. Ier, pp. 293-373;

13º _Troisième Dissertation concernant le Poëme dramatique, en forme de Remarques sur la Tragédie de M. Corneille, intitulée l'OEdipe, par l'abbé d'Aubignac_; Paris, 1663, in-12: t. IIe, pp. 1-69;

14º _Dissertation sur la Tragédie de Racine, intitulée Alexandre, à Madame Dourneau; par M. de Saint-Évremond_; dans les _OEuvres de Saint-Évremond_, Amsterdam, 1726, in-16: t. IIe, pp. 70-84;

15º _La Folle Querelle, ou la Critique d'Andromaque, Comédie de M. de Subligny_; Paris, 1668, in-12: t. IIe, pp. 85-187;

16º _La Critique de la Bérénice de Racine, par l'abbé de Villars_; Paris, 1671, in-12: t. IIe, pp. 188-207;

17º _La Critique de la Bérénice de Corneille, par le même_; Paris, 1671, in-12: t. IIe, pp. 208-222;

18º _Réponse à la Critique de la Bérénice de Racine, par Subligny_; Paris, 1671: t. IIe, pp. 223-254;

19º _Tite et Titus, ou les Bérénices, Comédie en trois actes_; Utrecht, 1673, in-12: t. IIe, pp. 255-312;

20º _Remarques sur l'Iphigénie de Racine_; Paris, 1675, in-12: t. IIe, pp. 313-350;

21º _Dissertation sur les Tragédies de Phèdre et Hippolyte, par Subligny_; Paris, 1677, in-12: t. IIe, pp. 351-414.

L'abbé Granet dit, dans sa Préface, qu'il a formé le dessein de donner une histoire critique des principales disputes élevées en France, depuis le commencement du XVIIe siècle, en matière d'éloquence, de poésie, d'histoire et de tout ce qui a rapport aux belles-lettres. «Ce dessein m'a obligé, ajoute-t-il, de rassembler une infinité de petits écrits qui sont devenus fort rares, et dont une partie a formé les deux volumes que je publie, parce qu'ils m'ont paru renfermer des détails curieux, concernant le Théâtre-François, et retracer en partie le progrès du goût en fait de Poésie dramatique.

«Il n'en est point des critiques des pièces de Théâtre comme des critiques de la plupart des autres ouvrages. Un homme de lettres examine dans son cabinet un livre nouveau; il en démêle tous les rapports, les beautés et les défauts; ce n'est, à proprement parler, que l'ouvrage de son esprit; mais une pièce de théâtre qui a été représentée plusieurs fois essuye la critique du parterre et du public; cette critique vole de bouche en bouche, et l'auteur qui, dans un écrit imprimé, s'érige en censeur de la pièce, ne manque pas de profiter de ces observations; ainsi il est en partie l'écho du public, dont il atteste le goût aux siècles à venir.

«Des personnes zélées pour la gloire de Corneille et de Racine, opposeront peut-être qu'un pareil Recueil ne sçauroit être honorable à leur mémoire, et qu'il vaudroit mieux laisser périr de pareils écrits. Mais, outre que dans quelques-uns ils sont défendus, il y en a d'autres où leurs beautés et leurs défauts sont équitablement pesés. Je ne vois pas que des ouvrages faits contre ces deux grands Poëtes puissent jamais nuire à leur réputation; ils ne servent qu'à faire connoître la manière dont on a apprécié leurs productions, auxquelles je conviens qu'en bien des choses on a dans la suite rendu plus de justice, parce que le goût s'est épuré et que l'intelligence des beautés dramatiques est devenue plus lumineuse.»

1337. LETTRE SUR CORNEILLE ET SUR RACINE, par M. l'abbé Simon [Louis-Benoît]. _S. l._, 1758. In-12.

1338. PARALLÈLE DES TROIS PRINCIPAUX POËTES TRAGIQUES FRANÇOIS, CORNEILLE, RACINE ET CRÉBILLON, précédé d'un abrégé de leurs vies et d'un catalogue raisonné de leurs ouvrages, avec plusieurs Extraits des Observations faites par les meilleurs juges sur le caractère particulier de chacun d'eux... [par Fontanelle, Vauvenargues, Gaillard, etc., etc.] _Paris, Saillant, 1765._ In-12.

1339. DISSERTATION SUR CORNEILLE ET RACINE, suivie d'une Épître en vers [par Durosoi]. _Londres et Paris, Lacombe, 1773._ In-8.

1340. OBSERVATIONS SUR RACINE ET INCIDEMMENT SUR CORNEILLE.

_Mélanges académiques_, de Gaillard, t. IIIe, pp. 320-402.

1341. SUR CORNEILLE ET RACINE.

Fragment en prose inséré sans nom d'auteur dans _les Quatre Saisons du Parnasse_, publiées par Fayolle; 2e année, Printemps (Paris, Mondelet, 1806, in-12), pp. 229-234.

1342. CORNEILLE, RACINE ET LEUR ÉPOQUE, par M. Auguste de Lavallery.

_Essor, préludes philosophiques et littéraires_, t. Ier, 2e livr. (Paris, 20 septembre 1833, in-8), pp. 33-42.

1343. CORNEILLE, RACINE ET MOLIÈRE. Deux cours sur la poésie dramatique française au XVIIe siècle par Eugène Rambert, ancien professeur à l'Académie de Lausanne, professeur à l'École polytechnique fédérale de Zurich. _Lausanne, A. Delafontaine, Libraire-Éditeur, 1861._ In-8 de 516 pp. et 1 f. d'_Errata_.

1344. CORNEILLE ET RACINE ONT-ILS FAIT PARLER L'ANTIQUITÉ?

Littérature et Philosophie par Émile Ferrière (Paris, Marpon, 1865, in-12), pp. 31-58.

M. Ferrière prend ça et là quelques vers de Corneille et de Racine, qui expriment des sentiments tout modernes, et se hâte de conclure que ni l'un ni l'autre n'ont su faire parler l'antiquité. Mais les vers que cite M. Ferrière sont tous empruntés à des scènes d'amour, c'est-à-dire aux scènes où les auteurs n'ont pas voulu s'écarter du goût raffiné de leur siècle; il serait facile de leur en opposer d'autres, tels que les discours politiques de _Cinna_, de _Nicomède_ et de _Britannicus_. La conclusion du critique est donc fausse, en ce qu'elle est trop absolue.

1345. OBSERVATIONES GRAMMATICAE ET LEXICOLOGICAE DE LINGUA CORNELIANA ET RACINIANA.--REMARQUES GRAMMATICALES ET LEXICOLOGIQUES SUR LA LANGUE DE CORNEILLE ET CELLE DE RACINE. Dissertatio philologica quam die VII mensis decembris A. MDCCCLXXI publice defendet Petrus Aretz Rhenanus. _Bonnae, formis I. F. Carthausii._ In-8 de 46 pp. et 1 f.

XIX.--DISSERTATIONS, CRITIQUES, PIÈCES DE THÉATRE ET PARODIES RELATIVES AUX OUVRAGES SÉPARÉS DE CORNEILLE.