‹ Bibliographie Cornélienne Description raisonnée de toutes les éditions des oeuvres de Pierre CorneilleChapitre 41 sur 205 · V.--OEUVRES DIVERSES DE CORNEILLE

V.--OEUVRES DIVERSES DE CORNEILLE

I. OUVRAGES EN PROSE OU EN VERS PUBLIÉS SÉPARÉMENT DE SON VIVANT OU APRÈS SA MORT.

140. MESLANGES || POETIQUES || Du mesme. || _A Paris, || Chez François Targa, au premier pilier de la grand'Salle du Palais, || au Soleil d'Or._ || M.DC.XXXII [1632]. || Auec Priuilege du Roy. In-8.

Nous citons ici pour mémoire ce petit recueil dont nous avons déjà donné une description (voy. ci-dessus, no 2). En le joignant à _Clitandre_, sur les instances de son libraire, Corneille suivait l'exemple de plusieurs auteurs de son temps. Nous mentionnerons plus loin deux pièces de Scudéry: _Ligdamon et Lidias_ et le _Trompeur puny_ (nos 180-182), et une pièce de La Pinelière, _Hippolyte_ (no 185), qui sont suivies toutes trois de poésies diverses.

141. EXCVSE A ARISTE. _S. l. n. d._ [_Paris_, 1637], in-4 de 2 ff. non chiffr. de 28 lignes à la page pleine, caract. ital.

Ce petit poëme, qui fut en partie cause de la querelle du _Cid_, est trop connu pour que nous ayons à en parler ici. Il nous suffira de renvoyer aux savantes recherches de Marty-Laveaux, t. IIIe, pp. 29-31; t. Xe, pp. 74-78.

L'édition in-4 que nous décrivons n'a pas été citée jusqu'ici. Nous en avons trouvé un exemplaire à la Bibliothèque Sainte-Geneviève (Y. 458 (4) Rés.). Cet exemplaire est couvert d'annotations manuscrites qui nous ont paru curieuses; malheureusement la marge qui les contient a été à moitié coupée par le relieur, et nous n'osons pas tenter un travail de restitution que nous recommandons à des personnes plus familiarisées que nous avec la paléographie du XVIIe siècle.

142. EXCVSE A ARISTE. _S. l. n. d._ [_Paris, 1637_ ], in-8 de 4 pp. de 34 lignes, sign. _A_, caract. ital.

Le titre de cette pièce n'occupe qu'une ligne, au-dessous de laquelle commence le poëme, sans qu'on ait réservé aucun blanc. La 1re page contient trente et un vers; la page 4 en compte cinq, au-dessous desquels se trouve le rondeau: _Qu'il fasse mieux, ce jeune jouvencel_, puis ce vers: _Omnibus invideas, livide, nemo tibi._

Bibliothèque nationale (Y. 5665 Rés.--2 exempl.).--Bibliothèque de l'Arsenal (B. L. 9809).

M. Marty-Laveaux (t. Xe, p. 74) indique une autre édition de l'_Excuse à Ariste_, dans le format in-8, qui, dit-il, se trouve à la Bibliothèque nationale, à côté de la précédente. La réimpression que le savant éditeur a prise pour une édition séparée appartient, en réalité, à la seconde édition des _Observations sur le Cid_ (voy. notre chapitre XIXe), et c'est par erreur qu'elle en a été séparée dans un des recueils de la Bibliothèque nationale. Elle ne compte que 3 ff., et le 4e f., qui doit compléter le cahier, est précisément le titre du volume: _Observations sur le Cid_, etc.

Cette réimpression, en tête de laquelle se trouve un fleuron à tête de lion, est fort peu correcte. On y lit, au vers 15: _laisse_ au lieu de _leurre_, et au vers 35: _m'ait_ au lieu de _met_, etc.

L'_Excuse à Ariste_ ne fut pas oubliée aussi vite que la querelle du _Cid_; elle fut reproduite, en 1671, par la Fontaine, dans son _Recueil de Poësies chrestiennes et diverses_, dédié à Mgr le prince de Conty.

143. RONDEAU.

Qu'il fasse mieux, ce ieune iouuencel, A qui le _Cid_ donne tant de martel, Que d'entasser iniure sur iniure, Rimer de rage une lourde imposture, Et se cacher ainsi qu'un criminel, etc.

Ce rondeau, dont on trouvera le texte dans l'_Histoire de Corneille_, de M. Taschereau, 2e édit., p. 64, et dans les _OEuvres de Corneille_, éd. Marty-Laveaux, t. Xe, p. 79, parut d'abord imprimé sur un simple feuillet in-4. Nous en avons vu des exemplaires à la Bibliothèque de l'Arsenal (B. L. 9809) et à la Bibliothèque Sainte-Geneviève (Y. 458 (5), in-4, Rés.).

144. LETTRE || APOLOGITIQVE || DV Sr CORNEILLE. || contena[=n]t sa responce aux Observations fai- || ctes par le Sr Scuderi || sur le Cid. || M.DC.XXXVII [1637]. _S. l._, in-8 de 14 pp. (y compris le titre) et 1 f. blanc, signé à la fin CORNEILLE.

«Monsieur, dit Corneille au commencement de cette lettre, il ne vous suffit pas que vostre Libelle me deschire en public. Voz lettres me viennent quereller jusques dans mon Cabinet, et vous m'envoyez d'injustes accusations lorsque (_sic_) me devez pour le moins des excuses. Je n'ay point fait la piece qui vous picque, je l'ay receue de Paris avec une lettre qui m'a appris le nom de son Autheur; Il l'adresse à un de nos amis qui vous en pourra donner plus de lumiere. Pour moy, bien que je n'aye guere de jugement, si l'on s'en rapporte à vous. Je n'en ay pas si peu que d'offencer une personne de si haute condition, dont je n'ay pas l'honneur d'estre cogneu, et de craindre moins ses ressentimens que les vostres.»

Bibliothèque nationale (Y. 5668 Rés.).--Bibliothèque Sainte-Geneviève (Y. 2538 (2) Rés.).--Arsenal (9809).--Bibliothèque Mazarine (20220).

145. LETTRE || APOLOGETIQVE || DV Sr CORNEILLE, || contenant sa Response aux || Observations faites par le || Sr Scudery sur le Cid. || M.DC.XXXVII [1637]. _S. l._, in-8 de 8 pp.

Cette édition, qui paraît être la seconde, se termine par une imitation en vers d'une épigramme de Martial, qu'on retrouve dans la _Lettre pour Monsieur de Corneille contre les mots de la Lettre sous le nom d'Ariste_: Je fis donc résolution de guérir ces idolatres.--Bibliothèque nationale (Y + 5665 (7) et Y + 5668. A. Rés.).--Bibliothèque de l'Université.

146. REMERCIMENT || a || Monseigneur || Monseigneur l'Eminentissime || Cardinal Mazarin. || _A Paris, || Chez || Antoine de Sommauille, en la Salle || des Merciers à l'Escu de France. || au Palais. || & || Augustin Courbé, Imprimeur & Libraire || de Monseigneur le Duc d'Orléans, dans la mesme Salle à la Palme._ || M.DC.XXXXIII [1643]. In-4 de 4 ff. non chiffr. de 25 lignes à la page pleine, sign. _ã_, caractères ital.

Ce _Remercîment_, intercalé la même année dans l'édition originale de _la Mort de Pompée_ (no 32), compte quatre-vingts vers et commence ainsi:

Non, tu n'es point ingrate, ô Maistresse du monde, Qui de ce grand pouvoir sur la terre, et sur l'onde Malgré l'effort des temps retiens sur nos Autels Le Souverain Empire, et des droits immortels. Si de tes vieux Heros j'anime la memoire, Tu releves mon nom sur l'aisle de leur gloire, Et ton noble Genie en mes vers mal tracé Par ton nouveau Heros m'en a recompensé...

Il est signé à la fin, en gros caractères: CORNEILLE.

Le _Remercîment_ parut isolément, mais il fut suivi à court intervalle de la traduction latine d'Abr. Remius, dont voici le titre:

GRATIARVM ACTIO || Eminentissimo Cardinali || Iulio Mazarino, || ex Gallico Poëmate || Cornelij. _Absque nota_, in-4 de 2 ff. paginés, de 24 lignes à la page pleine, sign. A., caract. ital.

Cette pièce n'a qu'un simple titre de départ. Nous en avons trouvé un exemplaire relié à la suite du _Remercîment_, dans le précieux recueil conservé à la Bibliothèque Sainte-Geneviève (Y. 458 in-4, Rés.). Elle se retrouve dans le recueil intitulé: _Abrahami Remmii Poemata_; Parisiis, 1644, in-12.

147. SVR LE DEPART DE MADAME LA MARQVISE DE B. A. C.

Granet (_OEuvres diverses de Corneille_; Paris, 1738, in-12, p. 194) nous apprend que les vers composés par Corneille _Sur le départ de Madame la Marquise_, autrement dit de Mlle du Parc, parurent d'abord «en feuille volante in-4, mais sans date d'année». Nous n'avons pas retrouvé cette édition que d'autres bibliographes auront peut-être la chance de rencontrer. La même pièce figure dans le recueil dit de _Sercy_ (no 207); elle se trouve aussi dans un _Petit Recueil de Poësies choisies_ publié, en 1660, sous la rubrique d'_Amsterdam_ (no 210). M. Marty-Laveaux (t. Xe, p. 141) en cite une copie manuscrite conservée à la Bibliothèque de l'Institut, dans un des portefeuilles de la collection Godefroy.

148. REMERCIMENT || AV ROY. || _A Paris_, || M.DC.LXIII [1663]. In-4 de 7 pp.

Sur les rapports de Chapelain et de Costar, Louis XIV pensionna soixante-douze écrivains français ou étrangers, à partir du 1er janvier 1663. Corneille, compris dans ces libéralités, adressa au roi un _Remercîment_ qui commence ainsi:

Ainsi du Dieu vivant la bonté surprenante Verse quand il luy plaist sa grace prévenante, Ainsi du haut des Cieux il aime à départir Des biens dont nostre espoir n'osoit nous advertir...

Les autres écrivains qui avaient eu part aux faveurs royales durent adresser de même à Louis XIV leurs remercîments dans une forme solennelle. Ils ne furent pas tout à fait libres de conserver leur reconnaissance dans leur for intérieur. C'est ce que nous apprend une curieuse lettre de Huet à Ménage, dont l'original appartient à M. le baron James de Rothschild. Nous en citerons un passage qui permet de fixer approximativement la date des vers de Corneille.

«A Rouen, le 17. Aoust 1663.

«Je suivray vostre exemple en ce qui regarde Mr. Colbert, et plust à Dieu le pouvoir suivre aussi en ce qui est des vers de remerciement au Roy. Je le feroi du meilleur de mon coeur, tant parce que je suis presentement en des estudes tout à fait opposées à la versification, que par ce que je suis fort occupé à disposer mon livre [_Origenis Commentaria in Sacram Scripturam_; Rothomagi, 1668, 2 vol. in-fol.] pour le donner à l'Imprimeur, et qu'il y a quelque sorte de honte de faire des vers pour de l'argent, comme vous me le dittes avec raison. Mais si le Roy en desire, et que Mr. Colbert s'en soit expliqué, comme vous me l'apprenez, et comme le P. Rapin me le confirme, adjoustant mesme que ceux qui y manqueront, seront remarquez; la honte et la bassesse qui peut estre en cela n'est elle pas couverte et effacée par ce commandement? Je ne vois donc pas de moyen de m'en dispenser, et si vous m'en voulez croire vous n'y manquerez pas non plus. Vous voyez que tout le monde le fait; cette singularité que vous aurez affectée, sera sans doute condamnée. Il fait bon suivre le torrent, _et in neutram partem conspici_. Dans le dessein où je suis contre mon gré de deployer ma chalemie je vous supplie tres humblement de m'envoyer le plustost que vous pourrez, les _remerciemens_ de Mrs. de Valois [_Soteria pro Ludovico Magno_; Parisiis, 1663, in-4; _Oratio de laudibus Ludovici Adeodati regis_; Parisiis, 1663, in-4] et de Mrs. Corneille [le _Remercîment_ de Th. Corneille n'est cité nulle part], car je n'ay pas appris que d'autres en ayent encore fait outre ces Mrs. et Mrs. Chapelain [_Ode pour le Roy_; Paris, 1663, in-4o] et du Perier [ce _Remercîment_ est resté inconnu] dont j'ay veu les pieces, et celle du P. Rapin (_Regi Ludovico XIV. Pacifer Delphinus_; _Carmen heroicum_; Parisiis, 1662, in-fol.).»

Nous ne connaissons de l'édition originale du _Remercîment au Roy_ qu'un seul exemplaire qui appartient à M. le baron de Ruble.

149. A MONSEIGNEVR || LE DVC DE GVISE, || Sur la Mort de Monseigneur son Oncle. || Sonnet. _S. l. n. d._ [_Paris_, 1664], placard in-fol., imprimé d'un seul côté.

En tête, un fleuron; puis viennent les quatre lignes de titre, immédiatement suivies du sonnet, lequel est imprimé en gros caractères et porte en bas la signature: CORNEILLE. Nous transcrivons les quatre premiers vers:

Croissez, jeune Heros, nostre douleur profonde N'a que ce doux espoir qui la puisse affoiblir; Croissez, et hastez-vous de faire voir au Monde Que le plus noble sang peut encor s'ennoblir.

Le duc de Guise, dont il est ici question, est Louis-Joseph, fils unique de Louis de Lorraine, duc de Joyeuse et d'Angoulême, lequel hérita, en 1664, du titre de son oncle, Henri II, duc de Guise. M. Marty-Laveaux (t. Xe, pp. 182 sq.) cite avec beaucoup d'à-propos un passage d'une lettre de Mézerai, publiée par M. Edouard Guardet (_Revue française_, Ve année, t. XVIIe, 1859, pp. 568 sq.), lettre datée du 10e de juillet de 1664, et dans laquelle il est parlé du sonnet de Corneille.

Bibliothèque nationale (Y. Rés.).

150. AV ROY || SVR SON RETOVR || DE FLANDRE.--[A la fin:] CORNEILLE. || Avec Permission. 1667. _S. l._ [_Paris_], in-4 de 4 pp. chiffr. de 30 lignes, caract. ital.

Cette pièce, dont un exemplaire est conservé à la Bibliothèque Cousin, n'a qu'un simple titre de départ précédé d'un fleuron. Elle se compose de 94 vers et commence ainsi:

Tu reviens, ô mon Roy, tout couvert de lauriers, Les palmes à la main tu nous rends nos guerriers, Et tes peuples surpris et charmés de leur gloire Meslent un peu d'envie à leurs chants de victoire.

Louis XIV revint à Paris, à la fin du mois d'août 1667.

151. POEME || SVR LES || VICTOIRES || DV ROY || Traduit de Latin || en François || Par P. Corneille. || _A Paris, || Chez Guillaume de Luyne, Libraire || juré, au Palais, en la Salle des Merciers, sous la || montée de la Cour des Aydes, || à la Iustice_; [ou _Chez Thomas Iolly, au Palais, en la Salle || des Merciers, à la Palme, & aux Armes d'Hollande_; ou _Chez Loüys Billaine, au second Pilier de la grand'Sale du Palais, à la Palme & au grand César_]. || M.DG.LXVII [1667]. || Avec Privilege du Roy. In-8. de 38 pp. (y compris le titre), et 1 f. pour l'_Extrait du Privilége_.

La page 3 contient un avis _Au Lecteur_. Le _Poëme sur les Victoires du Roy_ occupe les pp. 4 à 29. Le texte latin signé du P. Charles de la Rue, jésuite, est imprimé en regard du texte français, sous le titre de _Regis Epinicion_. La p. 30 est remplie par une épigramme latine de M. de Montmor, «premier maistre des requestes de l'Hostel du Roy,» en quatre vers latins, suivie de quatre traductions ou imitations de Corneille, chacune en quatre vers. Viennent ensuite les pièces suivantes également de Corneille: _Au Roy sur son retour de Flandre_, pp. 31-35, et _Remercîment presenté au Roy, en l'année 1663_, pp. 35-38.

Le privilége, daté du 28 novembre 1667, est accordé pour sept ans à _Guillaume de Luynes_ (_sic_), qui déclare y associer les sieurs _Jolly_ et _Billaine_. L'achevé d'imprimer est du 15 décembre 1667. Voy. l'éd. Marty-Laveaux, t. Xe, p. 192.

152. DE VICTORIIS REGIS CHRISTIANISSIMI LUDOVICI XIV. Poema a Clarissimo viro Petro Corneille versibus Gallicis redditum. _Parisiis, Apud Sebastianum Mabre-Cramoisy_, 1667, in-8.

153. AV ROY || SVR LA CONQVESTE || DE LA FRANCHE-COMTÉ. _S. l. n. d._ [_Paris_, 1668], in-4 de 2 ff.

Cette pièce, qui n'est qu'un simple sonnet, est imprimée au verso du 1er feuillet, et la traduction en 18 vers latins lui fait face sur le recto du 2e f. Le sonnet qui commence par ces deux vers:

Quelle rapidité de conqueste en conqueste En depit des hyvers guide tes étendars?

est signé P. CORNEILLE. Les vers latins imprimés en regard ne sont précédés d'aucun autre titre que du mot _Idem_; ils sont au nombre de 19 et sont signés: SANTOLIVS VICTORINVS.

Le recto du 1er feuillet et le verso du 2e sont blancs.

Nous avons vu cette pièce à la Bibliothèque nationale (Y. Rés.).

154. AV ROY || SVR SA CONQVESTE || DE LA FRANCHE-COMTÉ.--[A la fin:] _A Rouën. De l'Imp. de L. Maurry_, 1668. In-8 de 8 pp., sign. A.

Cette édition, qu'il ne faut pas confondre avec la précédente, n'a pas de feuillet de titre, mais un simple titre de départ. Elle comprend:

1º Les stances:

Quelle rapidité de conqueste en conqueste En dépit des Hyvers guide tes étendarts?

signées: _P. Corneille._

2º _Idem latine_:

_Quis te per medias hyemes, Rex Maxime, turbo, Quis-ve triumphandi præscius ardor agit?..._

10 distiques, signés: _P. Corneille._

3º _Idem_, 20 vers hexamètres latins, signés: _Car. de la Rue, Soc. Jesu._

4º _Idem_, 5 strophes latines de 4 vers, signées: _I. Tourné Soc. Iesu._

5º _Idem_, 19 vers latins, signés: _Santolius Victorinus_ (ce sont les mêmes que dans l'édition précédente).

6º _Idem_, 3 vers hexamètres latins, signés: _Carolus Du Perier._

7º _Idem alio Carmine_, 5 strophes latines de 4 vers, signées: _Carolus Du Perier._

8º _Idem_, 6 strophes latines de 4 vers, signées: _Rob. Riguez Soc. Iesu._

9º _In juctionem utriusque Maris Epigraphe_, 13 vers hexamètres latins, signés: _I. Parisot, in Senatu Tolosano causarum patronus._

10º _Imitation_:

La Garonne et l'Atax dans leurs grottes profondes Soûpiroient de tout temps pour voir unir leurs ondes.

12 vers signés: _P. Corneille._

Bien que l'édition précédente ne soit pas datée, il est certain que celle-ci doit être postérieure. La variété des pièces qui la composent en est la meilleure preuve.

155. POEME || SVR LES || VICTOIRES || DV ROY || Traduit de Latin || en François || Par P. Corneille. _S. l. n. d._ [_Paris, vers 1670_], in-12 de 34 pp. (y compris le titre), et 1 f. pour l'_Extrait du Privilége_.

Ce recueil, dont nous avons trouvé un exemplaire à la Bibliothèque Sainte-Geneviève, n'a qu'un simple faux-titre, sans nom de lieu ni d'imprimeur. Il contient les pièces suivantes:

1º, p. 3: _Au Lecteur_;

2º, pp. 4-5: _Regi. Epinicion_ [par le P. de la Rue];--_Les Victoires du Roy en l'année 1667_ [texte latin et traduction française en regard];

3º, p. 24: _Traductions et Imitations de l'Epigramme Latine de Monsieur de Montmor premier Maistre des Requestes de l'Hostel du Roy_ [texte en deux distiques latins et quatre quatrains français traduits ou imités de l'original];

4º, p. 25: _Au Roy sur son retour de Flandre_;

5º, p. 28: _Remercîment présenté au Roy en l'année 1663_;

6º, p. 32: _Au Roy sur sa Conqueste de la Franche-Comté_;

7º, p. 33: _Idem, latine_. [Cette traduction est signée en toutes lettres: _P. Corneille_];

8º _In junctionem utriusque Maris, Epigraphe_ [signée I. Parisot];

9º _Imitation_ [signée P. Corneille].

L'_Extrait du Privilége_, qui occupe le recto du dernier feuillet, est le même que celui que nous avons décrit ci-dessus (no 152); il ne se rapporte qu'au _Poëme sur les Victoires du Roy_ et se termine par un rappel de l'achevé d'imprimer du 15 décembre 1667, bien que le recueil contienne des pièces relatives à l'année 1668.

Il ne faut pas confondre ce recueil avec celui qui, d'après M. Taschereau, complète certains exemplaires du _Théatre_ de Corneille, édition de 1668 A (no 110).

156. DEFFENCE DES FABLES || DANS LA POESIE. || Imitation du latin || de M. de Santeüil. [A la fin:] P. CORNEILLE. _S. l. n. d._ [_Paris, vers 1670_], in-4 de 4 pp., de 28 lignes, caract. ital.

Ce poëme n'a qu'un titre de départ, surmonté d'un large fleuron, au milieu duquel se voient les armes de France et de Navarre. Il compte 82 vers, dont voici les premiers:

Qu'on fait d'injure à l'Art de luy voler la Fable! C'est interdire aux Vers ce qu'ils ont d'admirable, Anéantir leur pompe, éteindre leur vigueur, Et hazarder la Muse à secher de langueur.

Les vers de Jean-Baptiste Santeul, imités par Corneille, durent être composés en 1669. Ils furent publiés l'année suivante (_Ad illustrissimum Virum P. Bellevræum, pro defensione Fabularum, Elegia_; 1670, in-4 de 2 ff.) et réunis en 1729 aux oeuvres du poëte latin. M. Marty-Laveaux les a réimprimés en même temps que ceux de Corneille (t. XIe, pp. 234-241).

157. LA THEBAÏDE DE STACE, traduite en Vers François. _Paris_, 1671?

Tous les bibliographes de Corneille se sont efforcés de retrouver cette traduction qui a dû être imprimée, mais les recherches entreprises jusqu'ici sont demeurées infructueuses. Il ne nous coûte pas d'avouer que nous n'avons pas été plus heureux que nos devanciers. En parlant de _Tite et Bérénice_ (no 87), nous avons fait observer que Corneille avait obtenu un privilége valable à la fois pour cette pièce et pour la traduction de la _Thébaïde_. Ce privilége étant daté du 31 décembre 1670, l'impression de ce dernier ouvrage ne put avoir lieu qu'en 1671. Un fragment tout au moins en fut imprimé et communiqué à quelques amis, puisque Ménage en cite trois vers dans ses _Observations sur la langue Françoise_, publiées au commencement de l'année 1672. Il est probable, malgré ce témoignage, que l'ouvrage ne fut jamais mis en circulation et même ne fut jamais achevé. On ne peut expliquer autrement la disparition totale d'un livre aussi important. Si quelques exemplaires avaient été donnés au public, le fait aurait été assez connu, pour que le _Mercure galant_ d'octobre 1684 ne parlât pas de la _Thébaïde_ comme d'un poëme laissé par Corneille en portefeuille.

Voy. l'excellente note que M. Marty-Laveaux a consacrée à cette question (t. Xe, pp. 245 sq.).

158. SVR LE DEPART DV ROY.--REGI ITER MEDITANTI. _S. l. n. d._ [_Paris_, 1672], in-4 de 2 ff.

Cette pièce, dont un exemplaire est conservé à la Bibliothèque nationale (Y n. p.), ne se compose que de 8 vers empruntés à la première scène du second acte de _Tite et Bérénice_. Santeul les fit réimprimer à part et y joignit une traduction latine en 6 vers.

L'édition forme un simple placard sur lequel le texte latin est placé en regard du texte français. Les deux morceaux ont été reproduits dans les diverses éditions des oeuvres de Santeul.

159. REGI PRO RESTITUTA APUD BATAVOS CATHOLICA FIDE. [_Parisiis_, 1672], in-12 de 2 ff.

Corneille nous apparaît ici à la fois comme poëte latin et comme poëte français. Ses vers latins, au nombre de 24, sont suivis d'une traduction française en autant de vers, intitulée: _Au Roy sur le rétablissement de la Foi Catholique et ses Conquestes de Hollande._ Nous ne connaissons l'édition séparée que par une citation de Granet (_OEuvres diverses de Corneille_; Paris, 1738, in-12, p. 46), qui nous apprend que ces deux pièces furent imprimées in-12 en feuille volante. Elles ont été réimprimées dans un recueil qui sera décrit plus loin (no 224).

160. LES || VICTOIRES || DU ROY || SUR LES ESTATS DE HOLLANDE, || en l'année M.DC.LXXII. || Par P. Corneille. || _A Paris, Chez || Guillaume de Luyne, au Palais, || et || Simon Benard, ruë Saint Jacques._ || M.DC.LXXII [1672]. || Avec Permission. In-fol. de 19 pp., caract. ital.

Cette belle édition est ornée au titre d'un fleuron qui représente le Rhin et l'Escaut enchaînés, détournant leurs regards éblouis par le soleil. En tête de la p. 3 se trouve un grand fleuron de _Fr. Chauveau_ représentant le passage du Rhin, fleuron que reproduit, croyons-nous, un tableau de Van der Meulen.

Le poëme, traduit de l'original latin du P. de la Rue, se compose de 444 vers, à la fin desquels se trouve répété le nom de P. CORNEILLE. Il commence ainsi:

Les douceurs de la Paix, et la pleine abondance Dont ses tranquilles soins comblent toute la France, Suspendoient le couroux [_sic_] du plus grand de ses Rois, Ce couroux seur de vaincre, et vainqueur tant de fois, etc.

Bibliothèque nationale (Y. Rés.)--Bibliothèque Mazarine (C. 274. A9).

Voici la description de l'édition latine du poëme qui correspond à celle-ci:

LVDOVICO || MAGNO || POST || EXPEDITIONEM || BATAVICAM. || EPINICIVM. || _Parisiis, || Apud || Guillelmun de Luynes, in Palatio. || Et || Simonem Benard, via Jacobæa_, || M.DC.LXXII [1672]. || Cum Permissu. In-fol. de 12 pp., avec un grand fleuron sur le titre, un autre au-dessus du titre de départ et un petit fleuron à la fin (les mêmes que dans l'édition française donnée par Corneille). A la fin: C. DE LA RUE. S. I.

Bibliothèque Mazarine (C. 274. A9).

161. LES VICTOIRES DU ROY SUR LES ESTATS DE HOLLANDE, en l'année M.DC.LXXII. Par Pierre Corneille. _A Paris, Chez Guillaume de Luynes, au Palais, et Simon Benard, ruë Saint Jacques._ M.DC.LXXII [1672]. Avec Permission. In-8.

Édition citée par l'abbé Granet.

162. LES VICTOIRES DU ROY SUR LES ESTATS de HOLLANDE en l'année M.DC.LXII. Par Pierre Corneille. _Grenoble_, 1673, in-12.

Catalogue L*** [Longuemare], 1853, no 780.

163. AV ROY || SVR SA LIBERALITÉ ENVERS || LES MARCHANDS DE LA VILLE DE PARIS. || _S. l. n. d._ [_Paris_, 1674], in-fol. de 4 ff. de 26 lignes à la page, caract. ital.

Cette pièce, dont la Bibliothèque Mazarine possède un exemplaire (C. 274. A9. 77), n'a qu'un simple titre de départ, au-dessus duquel se trouve un grand fleuron de _Chauveau_, représentant Alexandre entouré de guerriers; un général s'avance en se prosternant devant le roi. A la fin se trouve la signature P. CORNEILLEE (_sic_), au-dessous de laquelle on voit un grand fleuron aux armes de la ville de Paris.

Les _Mémoires secrets_ de Bachaumont (t. Vo, pp. 62 sq.) nous font connaître les circonstances dans lesquelles fut composé ce poëme, qui n'est qu'une traduction de Santeul. Les vers de Corneille commencent ainsi:

Chantez, Peuple, chantez, la valeur libérale, La bonté de Louis à son grand coeur égale...

Voici la description de l'édition latine faite pour accompagner celle-ci:

REGI || PRO SVA || ERGA VRBIS || MERCATORES || AMPLIORIS ORDINIS || MVNIFICENTIA. || _Parisiis, || Typis Petri le Petit, Regii Typographi: || via Iacobæa, sub Cruce aurea._ || M.DC.LXXIV [1674]. || Cum Permissu. In-fol. de 8 pp.

L'édition renferme trois grands fleurons placés sur le titre, au-dessus du titre de départ et à la fin. Les deux derniers sont signés de _Chauveau_. La pièce est signée: SANTOLIUS VICTORINUS.

Bibliothèque Mazarine (C. 274. A9, 11).

164. REGIS || PRO SVA || ERGA VRBIS || MERCATORES || AMPLIORIS ORDINIS || MVNIFICENTIA || ENCOMIVM. || _Parisiis, || Typis Petri le Petit, Regii Typographi: via || Iacobæa, sub Cruce aurea._ || M.DC.LXXIV [1674]. || Cum Permissu. In-8 de 14 pp. et 1 f. blanc.

Les pp. 3-8 sont occupées par le poëme de Sauteul; les pp. 9-14 par la traduction de Corneille. Aucune des deux pièces n'est signée.

Bibliothèque nationale (Y. Rés.).

Il existe sous le même titre et dans le même format une autre édition où les vers de Santeul sont accompagnés d'une traduction française de Du Perier. Ce poëte, plus connu par ses oeuvres latines que par ses oeuvres françaises, était grand ami de Santeul; il se vante dans sa traduction de l'avoir vue préférée par Santeul lui-même à celle de Corneille.

165. POEME A LA LOUANGE DE LOUIS XIV, présenté par les Gardes des Marchands merciers de la ville de Paris. _Paris_, 1770, in-fol.

Ce recueil, imprimé avec grand luxe, contient les vers de Santeul et de Corneille, accompagnés d'une notice extraite des registres des délibérations du bureau de la mercerie.

166. AU ROY || SUR SON DEPART || POUR L'ARMÉE en 1676. _S. l. n. d._ [_Paris_, 1676], in-4 de 4 pp. de 23 lignes, caract. ital.

Cette pièce n'a qu'un titre de départ surmonté d'un grand fleuron aux armes de France; un autre fleuron occupe le bas de la 4e page. Le poëme ne porte pas de signature; il commence ainsi:

Le Printemps a changé la face de la terre, Il ramene avec luy la saison de la guerre.

Corneille s'est borné à paraphraser une pièce latine publiée sous le titre suivant:

REGI || AD EXERCITVM INEVNTE || VERE PROFICISCENTI || ODE.--[In fine:] JOANNES LUCAS SOCIETATIS JESU.--_Ex Officinâ Simonis Benard, viâ Jacobæâ. S. d._ [1676], in-4 de 4 pp. de 24 lignes, avec un fleuron à la première page et à la dernière.

Bibliothèque nationale (_Recueil Thoisy, matières historiques_, t. Xe, in-fol.).

Le catalogue de M. de Bruyères-Chalabre (Paris, 1833, no 168) mentionne un exemplaire de ce poëme avec envoi autographe de Corneille à l'abbé de Camilly.

167. VERS PRESENTEZ || AU ROY || SUR SA CAMPAGNE DE 1676.--[A la fin:] _A Paris, || Chez Guillaume de Luyne, Libraire Iuré; au Palais || dans la Salle des Merciers, sous la montée de la Cour || des Aydes à la Justice._ || M.DC.LXXVI [1676].|| Avec Permission. In-4 de 2 ff. de 30 vers à la page pleine, sans chiffre, réclames ni signature, caract. ital.

La pièce n'a pas de feuillet de titre, mais un simple titre de départ. Le nom du libraire et la date se trouvent au bas de la p. 3.

Le poëme ne se compose que de 76 vers, dont voici les premiers:

Ennemis de mon Roy, Flandre, Espagne, Allemagne, Qui croyiez que Bouchain deust finir sa Campagne, Et n'avanciez vers luy que pour voir comme il faut Régler l'ordre d'un Siege, ou livrer un assaut, etc.

Bibliothèque nationale (Y. Rés.).

168. ODE A MONSIEUR PELLISSON. _S. l. n. d._ [_Paris, vers 1676_], in-4.

Cette pièce, traduite par Corneille d'une pièce latine dont on ignore l'auteur (_Clarissimo Viro D. Pellissonio_, _Regi Christianissimo a secretioribus Consiliis_, _supplicum Libellorum Magistro_), dut être composée vers 1676; elle a été reproduite pour la première fois par l'abbé Granet (_OEuvres diverses de Corneille_, pp. 220 sqq.).

Nous n'avons pu retrouver l'édition originale citée par Granet.

169. SUR LES VICTOIRES DU ROY. En l'année 1677.--[A la fin:] _A Paris, Chez Guillaume de Luyne, Libraire Juré, au Palais, dans la Salle des Merciers, sous la montée de la Cour des Aydes à la Justice._ Avec Permission. In-4 de 2 ff.

Cette pièce, reproduite dans le _Mercure galant_ du mois de juillet 1677, compte 72 vers; elle commence ainsi:

Je vous l'avois bien dit, Ennemis de la France, Que pour vous la victoire auroit peu de constance, Et que de Philisbourg à vos armes rendu Le pénible succès vous seroit cher vendu...

Elle n'a pas d'autre titre qu'un simple titre de départ et ne porte pas le nom de Corneille.

M. Marty-Laveaux (t. Xe, p. 322) dit que cette édition existe à la Bibliothèque de l'Arsenal: nous ne l'y avons pas retrouvée.

170. SUR LES VICTOIRES || DU ROY || En l'Année 1677. _S. l. n. d._ [_Paris_, 1677], in-4 de 2 ff. de 26 lignes à la page, sans chiffre, réclame ni signature.

Cette édition n'a, comme la précédente, qu'un titre de départ.

Bibliothèque nationale (Y. Rés.).

171. AV ROY. || SUR LA PAIX DE 1678.--[A la fin:] _De l'Imprimerie de Pierre le Petit. Impr. ord. du Roy & de l'Academie Françoise._ In-fol. de 4 pp. chiffr. de 30 lignes.

Cette pièce n'a qu'un simple titre de départ surmonté d'un large fleuron représentant les armes royales.

Le poëme, qui n'est pas signé, compte 100 vers et commence ainsi:

Ce n'estoit pas assez, grand Roy, que la victoire A te suivre en tous lieux mist sa plus haute gloire, Il falloit pour fermer ces grands evenements, Que la paix se tinst preste à tes commandements, etc.

Bibliothèque nationale (Y. Rés.).

172. INSCRIPTION POUR L'ARCENAL DE BREST. _S. l. n. d._ [_Paris_, 1679]. 1 f. in-8.

Cette feuille volante contient la traduction, faite par Corneille, en huit vers, d'une des inscriptions que Santeul avait composées pour l'arsenal de Brest. Elle est signée P. CORNEILLE.

Le poëte de Saint-Victor avait dû primitivement faire imprimer cinq des pièces qu'il écrivit sur ce sujet, bien que nous n'en connaissions pas d'édition antérieure à l'impression des vers de Corneille. Le placard, dont la Bibliothèque de l'Arsenal (B. L., no 7329 B. a) et la Bibliothèque de Caen possèdent un exemplaire, contient, en effet, avec les vers français, cinq pièces latines. Nous ignorons si ce placard doit se confondre avec le placard in-4 dont parle l'abbé Granet.

Santeul composa plus tard d'autres inscriptions sur le même sujet. Un recueil intitulé: _Inscriptions faites pour l'Arcenal de Brest_, et daté, en français, _Du 6 Septembre 1679_ (_s. l._, in-4 de 10 ff., à la Bibliothèque Mazarine), en contient huit, à la suite desquelles on trouve une longue _Réponse à la critique des Inscriptions faites pour l'Arcenal de Brest_. Dans les oeuvres de Santeul, les inscriptions sont au nombre de neuf.

Un placard, formant 2 ff. in-4 imprimés d'un seul côté (Bibliothèque nationale, Y), contient, sous ce titre: _Pour l'Arcenal de Brest_, les neuf inscriptions de Santeuil, et une dixième pièce: _Pour la Fontaine du même Port._

173. A || MONSEIGNEVR. || SVR SON MARIAGE. _S. l. n. d._ [_Paris_, 1680], in-fol. de 4 pp. chiffr. de 34 lignes, caract. ital.

La pièce commence par un simple titre de départ, précédé d'un fleuron qui représente Apollon entouré des Muses; elle est signée à la fin des initiales: P. C.

Le poëme, composé de 124 vers, débute ainsi:

Prince, l'appuy des Lys, et l'amour de la France, Toy, dont au berceau mesme elle admira l'enfance, Et pour qui tous nos voeux s'efforçoient d'obtenir Du Souverain des Rois un si bel avenir... etc.

Il a été reproduit dans le _Mercure galant_ du mois de mars 1680.

La Bibliothèque nationale possède en même temps l'imprimé (Y + Rés.) et le manuscrit autographe du poëme (Msc. franc., no 12763, fol. 165).

174. OEUVRES DIVERSES DE PIERRE CORNEILLE. _A Paris, chez Gissey, rue de la Vieille Boucherie, à l'Arbre de Jessé_; _Bordelet, ruë S. Jacques, vis-à-vis le College des Jésuites, à S. Ignace_, M.DCC.XXXVIII [1738]. Avec Approbation et Privilége du Roi. In 12. de XXXIV-461 pp. et 3 ff. non chiffr. pour la _Table_ (laquelle commence p. 462) et le _Privilége_.

Les pp. XXXIII-XXXIV sont imprimées sur un encart, sans feuillet correspondant.

L'abbé François Granet, éditeur de ce recueil, l'a fait précéder d'une préface dans laquelle il insiste sur l'intérêt que présentent les moindres fragments de Corneille. Il a réuni les traductions que le grand tragique avait faites de plusieurs poëmes latins du P. de la Rue et de Santeul, les vers qu'il avait présentés au Roi dans plusieurs circonstances, etc. Pour les productions de la jeunesse de Corneille, il s'est montré plus réservé. «En retranchant les morceaux d'une galanterie licencieuse, dit-il, je n'ai fait que me conformer à l'exemple de M. Corneille, qui a purgé ses premieres comédies de tout ce qui en pouvoit rappeler l'idée.» L'éditeur a fait entrer dans son livre trois madrigaux extraits de _la Guirlande de Julie_; il a réimprimé plusieurs morceaux qui figuraient dans les éditions originales des pièces de théâtre, mais qui avaient été laissés de côté depuis; enfin il a reproduit quelques-uns des vers adressés par Corneille aux auteurs de ses amis et mis par ceux-ci en tête de leurs ouvrages.

A l'exemple de Fontenelle, Granet s'est efforcé de retrouver les deux livres de Stace traduits par Corneille, mais il n'a pas été plus heureux que son devancier.

Le privilége, daté du 13 décembre 1737, est accordé pour six ans au sieur.....

La préface est suivie de la _Défense du grand Corneille_, par le Père Tournemine, jésuite.

Les pièces qui composent le recueil sont au nombre de 96, en y comprenant diverses épigrammes latines traduites par Corneille.

Le volume doit renfermer un carton qui n'est pas semblable dans tous les exemplaires. Dans les uns, il contient seulement le _Sonnet sur la Mort de Louis XIII_; dans les autres, il contient une autre rédaction de la même pièce, suivie du _Placet au Roy, sur le retardement de sa pension_. (Voy. Marty-Laveaux, t. Xe, pp. 88 sq.)

175. OEUVRES DIVERSES DE PIERRE CORNEILLE. Nouvelle édition augmentée. _A Amsterdam, chez Zacharie Chatelain_, 1740, in-12 de LX pp. 1 f. blanc, 428 pp. et 4 ff.

Réimpression du recueil de l'abbé Granet. L'éditeur hollandais se vante dans un avis _Au Lecteur_ de l'avoir notablement augmenté; mais, en réalité, il n'y a pas ajouté une seule pièce de Corneille.

Les additions sont indiquées à la table des matières par un astérisque; elles comprennent:

1º _Dissertation sur les caractères de Corneille et de Racine_, _contre le sentiment de la Bruyère_ (par Tafignon), pp. XXXI-LX;

2º _La Fable est un reste du paganisme dont les poëtes chrétiens doivent s'abstenir dans leurs ouvrages_ (imitation en vers d'une pièce de Santeul; elle n'est pas de Corneille), pp. 209-212;

3º _In hæc verba Sancti Augustini Deum alloquentis_: _Quis mihi dabit acquiescere in te, etc._ (épigramme latine de Santeul, traduite par Corneille; Granet n'avait pas reproduit le texte original), p. 372;

4º _Ad Santolium Victorinum de obitu Petri Cornelii_ (5 distiques latins de Léonard Mathieu imprimés dans les OEuvres de Santeul), p. 428.

Le titre du recueil porte un fleuron avec la devise: _Libertas ex foedere et pace._ On lit au-dessous · _B. Picart del.--C. de Putter fecit 1739_.

176. DOCUMENT RELATIF A CORNEILLE, communiqué à l'Académie par M. Floquet. [_Rouen_, 1835], in-8 de 4 pp.

Extrait du _Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen_, 1835, in-8, pp. 240 sqq.

Le document publié par M. Floquet est la touchante lettre adressée par Corneille à Colbert, en 1678, pour le prier de lui faire obtenir, comme par le passé, une part dans les faveurs du roi. Cette lettre, dont la Bibliothèque nationale possède l'autographe original, a été découverte par M. Lacabane dans la collection généalogique de Chérin de Barbimont.

177. VERS INÉDITS DE P. CORNEILLE, publiés par M. Faugère. _Paris, Typographie de F. Didot frères_, 1847, in-8 de 16 pp.

Extrait de la _Nouvelle Revue encyclopédique_, t. IIIe, pp. 466-478, mars 1847.

M. Faugère a eu l'heureuse chance de retrouver, à la Bibliothèque Sainte-Geneviève, une version des _Hymnes de Sainte-Geneviève_, écrite en entier de la main de Corneille. Cette version, exécutée sans doute entre 1660 et 1665, à la requête du P. Boulart, ou de quelque autre génovéfain, ami du poëte, a été réunie, en 1855, par M. Lefèvre aux _OEuvres de Corneille_. (Voy. Marty-Laveaux, t. IXe, pp. 615 sqq.)

178. LETTRES INÉDITES DE P. CORNEILLE. 1653-1656. Avec une introduction par M. Célestin Port. _Paris, Typographie de F. Didot frères_, 1852, in-8 de 15 pp.

Extrait de la _Bibliothèque de l'École de Chartes_, 3e série, t. IIIe, pp. 348 sqq.

Ces lettres sont au nombre de quatre; elles sont adressées au R. P** Boulard, et datées de _Rouen, la veille de Pasques_ (30 mars) 1652, le 12 avril 1652, le 23 avril 1652 et le 10 juin 1656. Elles sont tirées d'un manuscrit de la Bibliothèque Sainte-Geneviève, intitulé: _Recueil de pièces pour prouver que Thomas à Kempis est l'auteur de l'Imitation_ (D. f. 11, in-fol.), et sont toutes relatives à la traduction de l'_Imitation_.

179. DEUX LETTRES INÉDITES DE P. CORNEILLE à Huyghens de Zuilychem, par Édouard Fournier. (Extrait de la _Revue des Provinces_ du 15 février 1865.) _Paris, Imprimerie parisienne Dupray de la Maherie_, 1865, in-8 de 11 pp.

«Ces deux lettres, dit M. Fournier, se trouvent au _British Museum_, où nous en avons nous-même pris copie, il y a deux ans, avec l'aide de notre savant ami Francisque Michel. Elles y sont placées dans les _Additional Mss._, sous les nos 21,514, fol. 20, 21 et 22, 23. La première fut acquise, en 1824, à une vente dont le livret (_Catalogue of a valuable Collection of Autograph Letters_, 1824, in-8), l'indique à la p. 21. La seconde ne fut achetée qu'en 1856 (_British Museum. A Guide to the Autograph Letters_, 1862, in-8).»

Les deux lettres sont datées du 6 mars 1649 et du 28 mai 1650.

Dans la première, Corneille remercie son correspondant de l'envoi d'un volume de poésies latines, sans doute, les _Momenta desultoria, Poematum Libri XIV_; il lui envoie en même temps deux recueils de ses ouvrages, «qui n'ont rien de nouveau que l'impression», et y joint quelques vers ïambiques latins sur sa tragédie de _Médée_, tout en s'excusant de «cette eschappée en une langue qu'il y a trente ans qu'il a oubliée».

Dans la seconde, Corneille annonce à Zuilychem l'envoi d'une comédie qu'il lui dédie, c'est-à-dire de _Don Sanche d'Aragon_. (Voy. no 60.)

II. OUVRAGES OU RECUEILS DIVERS CONTENANT DES PIÈCES DE CORNEILLE EN PROSE OU EN VERS.

180. LIGDAMON || ET LIDIAS: || OV || LA RESSEMBLANCE. || Tragi-Comedie. || Par Monsieur || de Scudery. || _A Paris, || Chez François Targa, au premier || pilier de la grand'Salle du Palais, || deuant les Consultations._ || M.DC.XXXI [1631]. || Auec Priuilege du Roy.--AVTRES || OEVVRES || DE || MONSIEVR || DE SCVDERY. || _A Paris, || Chez François Targa, au premier || pilier de la grand'Salle du Palais, || deuant les Consultations._ || M.DC.XXXI [1631]. || Auec Priuilege du Roy. In-8 de 20 ff. et 264 pp., sign. A-R.

Collation des feuillets prélim.: frontispice gravé qui représente Ligdamon combattant dans une arène contre des lions, en présence de trois juges et de plusieurs autres personnages (ce frontispice porte le titre de la pièce, le nom et l'adresse de _Targa_, et deux marques très-curieuses de ce libraire);--titre imprimé;--2 ff. pour l'a dédicace à M. le duc de Montmorency;--1 p. pour un _Sonnet à luy mesme_;--8 pp. pour un avis _A qui lit_;--12 pp. pour des hommages à Scudéry, signés: de Rotrou, Scarron, A. Hardy, Corneille, de la Crette Bellenger, du Ryer, Guerente, Belleville, il Cavalier Grambosco, Dom Ivan Florimond, de Chandeville-Sarcilly;--3 pp. pour le _Privilége_;--3 ff. pour l'_Argument_; 1 f. pour l'erratum et les _Acteurs_.

La tragi-comédie occupe les 133 premières pages du volume; on trouve ensuite le second titre que nous avons reproduit ci-dessus, et la pagination reprend de 137 à 264.

Le privilége, daté du 17 juillet 1631, est accordé à _Targa_ pour dix ans; l'achevé d'imprimer est du 18 septembre 1631.

Le verso du 11e feuillet prélim. contient un quatrain adressé par Corneille à Scudéry. Ce quatrain, signalé déjà par les frères Parfaict (_Histoire du Théatre françois_, t. IVe, p. 443), puis inséré par M. Edouard Tricotel dans le _Bulletin du Bouquiniste_ (1er août 1859), a été ajouté aux oeuvres de notre poëte, par M. Marty-Laveaux (t. Xe, p. 57). Il est ainsi conçu:

Encor que Ligdamon en dépeignant Silvie Lui donne assez d'appas pour charmer l'Univers, Sa beauté toutefois dont la France est ravie Ne me toucheroit point sans celle de tes vers.

181. LE TROMPEVR PVNY, OV L'HISTOIRE SEPTENTRIONALE, Tragi-Comedie par Monsieur de Scudery. _A Paris, Chez Pierre Billaine._ M.DC.XXXIII [1633]. In-8.

Nous n'avons pas vu cette édition mentionnée au Catalogue Soleinne sous le no 1070.

Au verso du 12e feuillet se trouve le madrigal suivant, signé CORNEILLE:

Ton Cleonte, par son trespas, Jette un puissant appas A la supercherie; Vu l'esclat infini Qu'il reçoit de ta plume, apres sa tromperie; Chacun voudra tromper pour estre ainsi puny; Et quoy qu'il en perde la vie, On portera tousjours envie A l'heur qui suit son mauvais sort; Puis qu'il ne vivroit plus s'il ne fust ainsi mort.

182. LE || TROMPEVR || PUNY. || OV L'HISTOIRE SEPTENTRIONALE. || Tragi-Comedie || Par || Monsieur de Scudery. || _A Paris, || Chez Antoine de Sommauille, au Palais, || dans la petite Salle à l'Escu de France._ || M.DC.XXXV [1635]. || Auec Priuilege.--AVTRES ||OEVVRES || DE MONSIEVR || DE SCVDERY. In-8 de 16 ff. et 168 pp., sign. A-L.

Collation des feuillets prélim.: frontispice gravé qui représente deux personnages assis, dont l'un écrit, tandis que l'autre tient un livre; un tableau, placé derrière eux, reproduit une autre scène de la pièce; enfin l'on aperçoit dans le lointain, à travers une porte ouverte, deux hommes qui se battent en duel; ce frontispice, signé de _Michel Lasne_, porte le titre de la pièce, l'adresse de _Sommaville_ et la date de 1635;--portrait de Scudéry par _Michel Lasne_, autour duquel on lit sa fameuse devise:

«Et Poëte et Guerrier, Il aura du laurier;»

--titre imprimé;--7 pp. pour la dédicace «A Madame de Combalet»;--4 pp. pour la «Préface par Monsieur de Chandeville, sur les OEuvres de Monsieur de Scudery»;--12 pp. occupées par divers hommages en vers, signés: Du Ryer, Mairet, d'Inville, Boisrobert, Corneille, d'Autheuil, Guérente, Mondory, G. de Coste, de S. Firmin;--3 pp. pour le privilége.

La pièce de Corneille occupe le recto du feuillet _[=e]iij_.

Le privilége, daté du 18 décembre 1632, est accordé à _Pierre Billaine_, qui déclare en faire cession à _Sommaville_. L'achevé d'imprimer est du 4 janvier 1633.

La tragi-comédie s'arrête à la p. 111 (sign. A-G); elle est suivie de 28 ff. qui continuent la pagination de la pièce de 113 à 168 et sont signés H-L. Cette seconde partie, analogue à celle qui est jointe au _Clitandre_ de Corneille (no 2), n'a qu'un faux-titre.

183. LA || SOEVR || VALEVREVSE, || OV || L'AVEVGLE || AMANTE. || Tragi-Comedie || Dediée à Monseigneur || le Duc de Vandosme. || Par le Sr Mareschal. || _A Paris, || Chez Anthoine de Sommauille, dans la || Galerie du Palais, à l'Escu de France._ || M.DC.XXXIIII [1634]. || Auec Priuilege du Roy. In-8 de 16 ff. et 200 pp. (la dernière page est chiffr. par erreur 196).

Collation des feuillets prélim.: frontispice gravé de _Michel Lasne_, représentant Mars qui tient un bouclier, sur lequel se détache le portrait du poëte; aux pieds de Mars jouent deux Amours; au-dessus du dieu une Renommée tient une couronne de lauriers et une trompette qui porte le titre;--titre imprimé;--5 pp. pour la dédicace;--7 pp. contenant des hommages en vers, signés: de Scudéry, Mairet, de Rotrou, Corneille, du Ryer; 7 ff. pour l'_Argument_;--1 f. pour les _Acteurs_.

L'édition ne renferme ni privilége ni achevé d'imprimer.

Au verso du 6e feuillet commence une pièce en 20 vers, signée CORNEILLE, dont voici les premiers vers:

Rendez-vous, Amants et Guerriers, Craignez ses attraits et ses armes; Sa valeur, égale à ses charmes, Unit les myrthes aux lauriers...

Cette pièce se termine au recto du 7e f. Elle a été recueillie pour la première fois par M. Edouard Fournier dans ses _Notes sur la vie de Corneille_, qui précèdent _Corneille à la Butte Saint-Roch_, et reproduite par M. Marty-Laveaux (t. Xe, pp. 62 sq.).

M. de Soleinne possédait le manuscrit original de cette pièce avec une dédicace particulière au duc de Vendôme (Catalogue Soleinne, no 1047); les envois poétiques à l'auteur ne devaient pas s'y trouver.

184. EPINICIA || MVSARVM. || Eminentissimo || Cardinali || Duci || de Richelieu. || _Parisiis, || Apud Sebastianum Cramoisy Typographum || Regium, via Iacobæa, sub Ciconiis._ M.DC.XXXIV [1634]. || Cum Priuilegio Regis. In-4 de 12 ff., 282 pp. et 1 f., pour la _Table_.

Collation des feuillets prélim.: titre;--7 ff. pour l'épître adressée au cardinal de Richelieu, par Gomin;--4 ff. contenant une pièce en prose à la louange des _Epinicia_, un avis du libraire au lecteur, un extrait du privilége et un portrait de Richelieu, non signé.

L'avis au lecteur est ainsi conçu: «_Typographus Lectori._ Ne mirare, Lector, si nullam hîc, nec rerum, nec temporum, nec personarum servatam seriem vides: nam ut singula in manus nostras venere, ea prælo subjecimus. Si qui sua hîc desiderari querentur, sciant ea nos effugisse, quibus tamen secunda editione, quæ brevi locupletior prodibit et accuratior, faciemus satis. Hoc te monitum volui. Vale et fruere.»

Le privilége, daté du 23 avril 1633, est accordé à Boisrobert, qui en a fait cession à _Cramoisy_; l'achevé d'imprimer est du 14 août 1634.

Ce recueil, relié d'ordinaire à la suite d'un recueil français intitulé: _Les Sacrifices des Muses au grand Cardinal de Richelieu_ (à Paris, chez Sebastien Cramoisy, 1635, in-4), contient, pp. 248-251, une pièce composée de 43 distiques latins et intitulée: _P. Cornelli || Rothomagensis, || ad illustrissimi || Francisci || Archiepiscopi || Normanniæ Primatis || invitationem, || qua gloriosissimum Regem, || Emimentissimumque Cardinalem-Ducem || versibus celebrare jussus est, || Excusatio._ Suivent les distiques qui commencent ainsi:

Neustriacæ lux alma plagæ, quo nostra superbit Infula, et Aonii laurus opaca jugi, Heroum ad laudes, dignosque Marone triumphos Parce, precor, tenuem sollicitare chelyn...

En étudiant ce poëme avec plus de soin que les précédents éditeurs, M. Marty-Laveaux y a remarqué des allusions à la _Place Royale_, qui lui ont permis de rectifier la date de cette pièce et celle de la _Galerie du Palais_. (Voy. ci-dessus, nos 5 et 7.)

Il existe dans le même format, avec le même privilége et le même achevé d'imprimer, deux recueils destinés à célébrer la gloire du Roi, comme les précédents ont pour but de publier les louanges du Cardinal: _Palmæ Regiæ invictissimo Ludovico XIII. Regi Christianissimo, a præcipuis nostri ævi Poetis in Trophæum erectæ_; Parisiis, apud Sebastianum Cramoisy, 1634; et _Le Parnasse Royal, où les immortelles Actions du tres-chrestien et tres-victorieux Monarque Louis XIII sont publiées par les plus celebres Esprits de ce temps_; à Paris, chez Sebastien Cramoisy, 1635.

On ne trouve dans ces recueils en l'honneur du roi aucune pièce de Corneille. L'auteur du _Cid_ n'avait chanté la gloire de Richelieu qu'à l'instigation de l'archevêque de Rouen, François Harlay de Champvalon, et l'on peut admettre que le prélat avait recommandé au poëte de s'adresser plutôt à Richelieu qu'à Louis XIII. Les panégyristes montrèrent d'ailleurs peu d'empressement à chanter la gloire du roi. La difficulté qu'eut l'imprimeur à remplir son recueil en retarda longtemps la publication, ainsi qu'il l'avoue lui-même dans l'avis au lecteur. Les vers adressés au cardinal eussent probablement pu paraître plus tôt, mais il eût été peu convenable qu'ils parussent avant les vers adressés au roi.

185. HIPPOLYTE, || Tragedie. || Par de la Pineliere, Angeuin. || _A Paris, || Chez Antoine de Sommauille, au Palais, || en la petite Salle, à l'Escu de France._ || M.DC.XXXV [1635]. || Auec Priuilege du Roy.--AVTRES || OEVVRES || POETIQVES || du mesme || Autheur. || M.DC.XXXV [1635]. In-8 de 20 ff. et 112 pp., dont les deux dernières ne sont pas chiffr.

Collation des feuillets prélim.: titre;--3 ff. pour la dédicace «A Monsieur de Bautru, introducteur des Ambassadeurs»;--6 ff. pour la «Préface sur l'Hippolyte de Monsieur de la Pineliere. Par le sieur de Hautgalion»;--4 ff. pour l'avis _Au Lecteur_;--6 ff. pour l'erratum, les _Acteurs_ et les envois poétiques de divers auteurs à la Pinelière.

Les envois, au nombre de six, sont signés: Th. de la Rivière, Je Bensserade, Corneille, le sieur de Buys, de Montereul, d'Alibray.

Les vers de Corneille occupent le verso du f. [=u] ij. Ils commencent ainsi:

Phedre, si ton chasseur auoit autant de charmes Qu'en donne à son visage un si docte pinceau, Ta passion fut juste et merite des larmes Pour plaindre le malheur qui le met au tombeau.

L'_Hippolyte_ s'arrête à la p. 98, après le 1er f. du cahier N, et les _Autres OEuvres poëtiques_ occupent le reste du cahier N et le cahier O. Ils se terminent par le mot _Fin_, après l'épigramme intitulée: _Sur une Courtisane devenue aveugle._

Les vers de Corneille, reproduits pour la première fois au Catalogue Soleinne (_Supplément au_ t. Ier, p. 201), ont été réimprimés depuis par M. Edouard Fournier (_Notes sur la vie de Corneille_, pp. XCVII sq.) et par M. Marty-Laveaux (t. Xe, p. 73).

186. LA GVIRLANDE DE IVLIE. Pour Mademoiselle de Ramboüillet Iulie Lucine d'Angennes. _Escript par N. Jarry._ M.DC.XLI [1641]. In-fol.

Tous ceux qui s'occupent de livres connaissent, au moins de réputation, le chef-d'oeuvre du calligraphe _Jarry_. Ce manuscrit, exécuté pour le duc de Montausier, passa plus tard entre les mains de Gaignat et du duc de la Vallière. Voici la description qu'en donne le _Catalogue_ de cet illustre amateur (1re partie, t. IIe, no 3247): «Manuscrit précieux sur vélin, unique dans son genre, et que rien ne peut égaler en beauté. M. Huet [_Huetiana_, Paris, 1722, in-12, p. 103] l'a appelé le chef-d'oeuvre de la galanterie, et en a vanté la magnificence de l'exécution. Ce fut le baron de Sainte-Maure, plus connu sous le nom de duc de Montausier, qui en conçut l'idée et en fit la dépense. Il chargea le fameux _Robert_ de peindre les fleurs dont il est enrichi, et _Nicolas Jarry_, dont le talent ne peut être trop célébré, d'écrire les Madrigaux, que les hommes de lettres qui fréquentoient l'hôtel de Rambouillet s'empressèrent de faire sur chaque fleur, à la louange de celle pour qui ce livre était destiné.

«Ces fleurs sont au nombre de 29; sçavoir: l'Amarante, l'Anémone, l'Angélique, la Couronne Impériale, l'Eliotrope, la Flambe, la Fleur d'Adonis, la Fleur de Grenade, la Fleur d'Orange, la Fleur de Thym, l'Hyacinthe, le Jasmin, l'Immortelle blanche, l'Immortelle jaune, la Jonquille, le Lis, le Méleagre, le Muguet, le Narcisse, l'OEillet, le Pavot, la Pensée, la Perceneige, la Rose, le Safran, le Souci, la Tulipe, la Tulipe flamboyante et la Violette.

«Ces Fleurs, réunies d'abord sur une même page et formant une guirlande superbe au milieu de laquelle on lit: _La Guirlande de Iulie_, se trouvent ensuite séparées et peintes sur le recto de 29 feuillets, qui ne contient jamais qu'une seule fleur.

«Les Madrigaux, dont chaque fleur est l'objet, sont supérieurement écrits en lettres rondes, chacun séparément sur un feuillet. On en compte 61, parce qu'il y en a plusieurs sur une même fleur. M. de Montausier, lui-même, est au nombre des Poëtes qui les ont faits. Le plus beau, le plus connu et le plus souvent cité, est celui de Desmarets, sur la Violette.

«On voit sur le septième feuillet une belle miniature représentant Zéphyr dans un nuage, tenant dans sa main gauche la Guirlande de Julie et, dans sa droite, une rose. Il parsème la terre de diverses fleurs que son souffle fait éclore de sa bouche.

«Le duc de Montausier, en ordonnant l'exécution de ce riche MS., le destinoit à Julie-Lucine d'Angenes, Marquise de Rambouillet, à qui il le présenta en 1641. Il eut soin auparavant de faire relier magnifiquement ce livre [en maroquin rouge, par _Le Gascon_], et d'orner le dedans et le dehors de la couverture, du chiffre de cette fille célèbre, qu'il épousa quatre ans après, en 1645. Ce fut, sans contredit, le plus beau présent qu'il pût lui faire, et le plus analogue à son goût et à ses talents.

«M. l'Abbé Rive a donné une notice particulière très-exacte et très-étendue de ce MS. [_Notices historiques et critiques de deux Manuscrits, uniques et très-précieux, de la Bibliothèque de M. le Duc de la Vallière, dont l'un a pour titre: la Guirlande de Julie, et l'autre, Recueil de fleurs et insectes, peints par Daniel Rabel, en 1624_; Paris, Didot l'aîné, 1779, in-4.]»

Une autre notice écrite par Gaignères et complétée par De Bure se trouve dans le _Supplément à la première partie du Catalogue de M. le duc de la Vallière_; elle a été reproduite par Didot jeune, Nodier et M. Livet, en tête des éditions citées ci-après.

Six pièces de la _Guirlande_: le _Lis_, la _Tulipe_, la _Hyacinthe_, la _Fleur d'orange_, la _Fleur de Grenade_ et l'_Immortelle blanche_, sont signées d'un C. dans le manuscrit. Le libraire _Charles de Sercy_, qui a fait entrer la _Guirlande_ dans un recueil de poésies dont nous parlerons plus loin, a signé du nom entier de Corneille trois de ces madrigaux: la _Tulipe_, la _Fleur d'orange_ et l'_Immortelle blanche_, tandis qu'il n'a marqué les trois autres que d'une simple initiale. Granet n'a reproduit dans ses _OEuvres diversés_ de Corneille que les trois morceaux que lui attribuait _Sercy_; mais M. Taschereau (_Vie de Corneille_, 2e éd., pp. 107 sq.) a, non sans raison, croyons-nous, revendiqué les six pièces pour l'auteur du _Cid_. Il est fort possible en effet que _Sercy_ ait donné ses indications au hasard.

Gaignères et deux des éditeurs de la _Guirlande de Julie_, Didot et Nodier, ont fait honneur à Conrard des six madrigaux marqués d'un C. M. Marty-Laveaux a cru prudent de suivre l'exemple de Granet.

Ce précieux manuscrit fut vendu après la mort de la duchesse d'Uzès, fille du duc de Montausier, à un particulier qui le paya quinze louis et le revendit à Moreau, valet de chambre du duc de Bourgogne, lequel en fit présent à M. de Gaignères. Après la mort de Gaignères, le volume passa entre les mains du chevalier de B***. L'abbé de Rothelin l'acheta à la vente de cet amateur, et en fit présent, à son tour, à Boze, dans le catalogue de qui nous le voyons mentionné. M. de Cotte l'acquit des héritiers de M. de Boze et le céda plus tard à Gaignat. Il fut donné pour 780 livres à la vente Gaignat, mais il atteignit le prix de 14,510 à la vente la Vallière, en décembre 1783. Il fut acquis par la duchesse de Châtillon, fille du duc de la Vallière, à la mort de laquelle il passa chez Mme la duchesse d'Uzès, sa fille. Il appartient aujourd'hui à M. le duc de Crussol, qui l'a reçu de son père, M. le duc d'Uzès. Il a figuré à l'exposition organisée à Paris, en 1874, au profit des Alsaciens-Lorrains.

M. Brunet (_Manuel du Libraire_, vo Jarry) parle d'un manuscrit qui paraît avoir été l'esquisse et le modèle de _Jarry_. C'est un in-4 de 53 ff., exécuté sur papier en belles lettres bâtardes. Il a figuré aux ventes Crozat de Tugny en 1751 (no 1316 du Catalogue) et Courtanveaux, en 1783 (no 1275 du Catalogue). M. P. Firmin-Didot jeune s'en est alors rendu acquéreur pour la somme modique de 3 fr. 75.

187. LA GVIRLANDE DE IVLIE. Pour Mademoiselle de Ramboüillet, Iulie-Lucine d'Angennes. _Escript par N. Jarry._ 1641. In-8.

L'auteur du _Huetiana_ dit que le duc de Montausier fit faire deux exemplaires tout pareils de la _Guirlande de Julie_; c'est une erreur. La copie fut également exécutée par _Jarry_, mais elle est du format in-8. «Elle contient 40 feuillets écrits en bâtarde. Elle ne renferme que les Madrigaux seuls, sans aucune peinture. La couverture en est ornée du chiffre de Julie, à qui il fut offert par le duc de Montausier, en même temps que le MS. précédent.»--_Catalogue la Vallière_, 1re partie, t. IIe, no 3248.

Ce volume vendu 406 fr. chez la Vallière, en 1783, fut revendu 622 fr. chez d'Hangard; 250 fr. seulement chez Lefebvre, et 2,900 fr. chez de Bure, en 1853; il appartient depuis lors à M. le marquis de Sainte-Maure.

188. LA GUIRLANDE DE JULIE. _A Paris, De l'Imprimerie de Didot jeune_, 1784. In-8.

Édition publiée d'après le manuscrit sur papier cité plus haut.

Renouard dit qu'elle a été tirée à 90 exemplaires; M. Brunet (vo _Montausier_) dit, au contraire, qu'il en existe au moins 250 exemplaires.

_La Guirlande de Julie_ avait été déjà imprimée à la suite de la _Vie de M. de Montausier, écrite sur les Mémoires de la duchesse d'Uzès sa fille_ (par Nicolas Petit, jésuite); Paris, 1729, 2 tomes en un vol. in-12.

189. LA GUIRLANDE DE JULIE, offerte à Mademoiselle de Rambouillet, Julie Lucie-Lucine d'Angènes, par le marquis de Montausier; ornée de 30 gravures dessinées et peintes par Madame Legendre. _A Paris, chez Mademoiselle Adèle Prudhomme, rue des Marais, no 18; H. Nicolle et Pélicier, [Imprimerie de Didot jeune], 1818._ In-8,

Édition sur papier vélin double satiné.

190. LA GUIRLANDE DE JULIE, expliquée par de nouvelles annotations sur les madrigaux et sur les fleurs peintes qui la composent, par M. Amoreux, D. M. _Montpellier et Paris, Gabon et Ce, [Imprimerie de X. Jullien, à Montpellier], 1824._ In-18.

191. LA GUIRLANDE DE JULIE, offerte à Mademoiselle de Rambouillet par M. de Montausier. _Paris, N. Delangle, éditeur, rue du Battoir_, no XIX, M.DCCC.XXVI [1826]. Pet. in-12 de xj et CIV pp.

_Collection de Petits Classiques françois_, «imprimée à 500 exemplaires, aux frais et par les soins de Charles Nodier et N. Delangle, avec les caractères de Jules Didot aîné.»

Nous avons dit que Nodier attribuait à Conrard les six madrigaux signés d'un C dans l'original.

192. PRÉCIEUX ET PRÉCIEUSES.--Caractères et Moeurs littéraires au XVIIe siècle, par M. Ch.-L. Livet. _Paris, Libraire académique, Didier et Ce, 1859_, in-8 de 2 ff., XXXVI-442 pp. et 1 f. pour la _Table_.

L'ouvrage de M. Livet contient (pp. 393-442) une réimpression complète de la _Guirlande de Julie_.

193. LES || CHEVILLES || DE || Me ADAM || Menuisier || de Neuers. || _A Paris, || Chez Toussainct Quinet, || au Palais, sous la montée de la || Cour des Aydes._ || M.DC.XLIV [1644]. || Auec Priuilege du Roy. In-4 de 18 ff., 100 pp., 4 ff. et 315 pp.

Collation des feuillets prélim.: portrait de Me Adam, au-dessous duquel on lit un sixain en son honneur et l'adresse de _Quinet_; --titre;--12 ff. (paginés 5-28) pour l'_Epistre_;--4 ff. pour la _Preface de Monsieur de Marolles, Abbé de Ville-Loin_, et le _Privilége_.

Les 100 pp. qui forment la première partie contiennent des vers français, latins, grecs, italiens et espagnols adressés au poëte par plus de cinquante auteurs, et réunis sous le titre d'_Hommage du Parnasse_. Un sonnet signé de Corneille occupe la p. 11; en voici le premier quatrain:

Le Dieu de Pythagore, et sa Metempsycose, Jettans l'ame d'Orphée en un Poëte François, Par quel crime, dit-elle, ay-je offencé vos loix, Digne du triste sort que leur rigueur m'impose?

Les 4 ff. qui suivent l'_Hommage du Parnasse_ contiennent les _Noms des Auteurs_ et la _Table des Pieces contenues aux Chevilles de Maistre Adam_.

Le privilége, daté du 16 avril 1644, est accordé pour dix ans à «Adam Billault, Maistre Menuisier de la ville de Nevers», qui déclare en faire cession à _Toussaint Quinet_. L'achevé d'imprimer est du 25 mai 1644. Détail curieux: on trouve dans l'_Honneur du Parnasse_ deux pièces signées du libraire _Quinet_.

194. LES EPISTRES || DV SIEVR || DE BOIS-ROBERT- || METEL, Abbé de Chastillon. || Dédiées a Monseigneur || l'Eminentissime Cardinal Mazarin. || _A Paris, || Chez Cardin Besongne, au Palais, au haut de la montée || de la Ste Chappelle, aux Roses vermeilles._ || M.DC.XLVII [1647]. || Auec Priuilege du Roy. In-4 de 10 ff., 200 et 47 pp.

Collation des feuillets prélim.: titre, avec la marque du libraire;--3 pp. pour la dédicace «A Monseigneur l'Eminentissime Cardinal Mazarin;--7 pp. pour les hommages poëtiques, signés: Menagius, de Gombaut, Menard et Corneille;--4 ff. pour la _Préface_, par M. Mascaron.

Le recueil se compose de deux parties, dont la première compte 200 pp.; la seconde commence ensuite par un titre de départ ainsi conçu: _Autres || OEuures || poëtiques || de Monsieur de Boisrobert_.

Au verso de la p. 47 se trouve l'_Extrait_ du privilége accordé pour dix ans à Boisrobert, à la date du 4 juin 1646; l'auteur déclare en faire cession à _Cardin Besogne_. L'achevé d'imprimer est du 21 juillet 1646.

La pièce de Corneille occupe le recto du 6e f. prélim.; elle débute ainsi:

Que tes entretiens sont charmants, Que leur douceur est infinie, etc.

195. LES || TRIOMPHES || DE || LOVIS LE IVSTE || XIII. DV NOM, || ROY DE FRANCE ET DE NAVARRE. || Contenans || les plus grandes Actions ou Sa Maiesté s'est || trouuée en personne, representées en Figures Ænigmatiques exposées par vn || Poëme Heroïque de Charles Beys, & accompagnées de vers François sous || chaque Figure, composez par P. de Corneille. || Auec les Portraits des Rois, Princes et Generaux d'Armees, || qui ont assisté ou seruy ce Belliqueux Louis le Iuste Combattant; Et de leurs Deuises & || Expositions en forme d'Eloges, par Henry Estienne, Escuyer, Sieur des Fossez, Poëte & || Interprete du Roy és Langues Grecque & Latine. || Ensemble le Plan des Villes, Sieges et Batailles, auec || vn Abregé de la Vie de ce Grand Monarque, par René Barry, Conseiller du Roy, & Hi- || storiographe de sa Majesté. || Le tout traduit en Latin par le R. P. Nicolaï, Docteur en Sorbonne de la Faculté || de Paris, & premier Regent du grand Conuent des Iacobins. || Ouurage entrepris & finy par Iean Valdor, Liegeois, Calcographe du Roy. || Le tout par commandement de leurs Maiestez. || _A Paris, || En l'Imprimerie Royale, Par Antoine Estienne, Premier Imprimeur || & Libraire ordinaire du Roy._ || M.DC.XLIX [1649]. || Auec Priuilege de Sa Maiesté.--LVDOVICI IVSTI || TERTII DECIMI || NVNCVPATI, GALLIÆ SIMVL ET NAVARRÆ || CHRISTIANISSIMI REGIS, || TRIVMPHALIA MONVMENTA. || Quibus egregia maxime quæ per seipsam tam Augusta || Maiestas facinora peregit, continentur; Ænigmaticis Iconibus ac figuris expressa, || quas Heroico Carmine Carolus Beys explicauit, & Gallicis quoque versibus ad || singulas figuras Iconasque affixis P. Cornelius seorsim exornauit. || Cum Iconibus etiam Regum, Principum, Strategorum,|| qui bellicoso illi Regi Ludouico Iusto pugnanti, vel obsequium, vel auxilium præstiterunt; Adectis || ad has eorum effigies ac stemmata, singulorum Symbolis & Elogiis per Henricum Stephanum Equitem || Fossarum Dominum, Græcarum Latinarumque literarum Interpretem, ac Poëtam Regium, explicatis. || Accessit et Vrbium, Obsidionum, ac Præliorum, tam Augusti || Monarchæ Regno gestorum, cum compendiariâ vitæ illius narratione, descriptio; quam historico || stylo Renatus Barry, Consiliarius & Historiographus Regius, delineauit ac expressit. || Omnia porrô ex Gallico Idiomate in Latinum conuertit F. Ioannes Nicolai Sacræ Theologiæ in Facultate || Parisiensi Doctor, & apud Fratres Prædicatores in Conuentu S. Iacobi primarius Professor. || Opus, curâ Ioannis Valdorii Leodiensis propalatum, susceptum, ac perfectum; || Accedente ad præfata omnia elaboranda Regio iussu. || _Lutetiæ Parisiorum, || In Regiâ ipsâ Typographiâ per Antonium Stephanum, Proto Typographum Regium, || & Christianissimi Regis Bibliocômum ordinarium._ || M.DC.XLIX [1649]. || Cum eiusdem Christianissimæ Majestatis Priuilegio. In-fol. de 33 ff., 87 pp., 142 pp. et 2 ff., non chiffr.; 106 ff. chiffr., 6 ff. non chiffr. et 2 ff. chiffr. 109-110.

Collation des feuillets prélim.: titre français; titre latin; 2 ff. pour l'_Epistre_ de Valdor au Roi (l'un de ces feuillets est un encart qui répète la signature _aij_, détail qui explique le nombre impair des ff. prélim.);--2 ff. pour la traduction latine de l'_Epistre_, et un morceau signé des Fossez (Estienne);--2 ff. pour l'_Epistre_ de Valdor à la Reine;--5 ff. pour la traduction latine de cette _Epistre_, une _Ode au Roy_, en vers français et latins et une grande figure;--13 ff. pour l'_Exposition des Devises qui sont pour la Reyne Regente_, une _Ode à la Reyne_, en français et en latin, ode qui est accompagnée d'un grand portrait; deux hommages poétiques à Louis le Juste en français et en latin, signés du P. Le Moyne et de R. Rapin; des hommages poétiques à Valdor, sur son ouvrage, signés de Ferran, de Beys, d'Isaac Habert, de G. Colletet, de Scudéry, de Tristan l'Hermite, de Furetière, de F. Cassandre, de Jean Nicolaï;--7 ff. pour les préfaces en latin et en français, pour les lettres du roi au P. Nicolaï, à Estienne des Fossez, à Beys, à Bary et à Corneille, pour une ode de Furetière _Au Roy, sur son portrait_ et pour le _Privilege_.

La 1re partie renferme une planche de _S. della Bella_ et 20 planches de _Valdor_ qui représentent les grandes actions du roi; chacune de ces dernières est accompagnée d'une inscription en vers due à Corneille.

La 2e partie contient 25 portraits remarquablement gravés.

La 3e partie est entièrement consacrée à des plans topographiques, gravés dans un format double de celui du livre; la collation en présente quelques irrégularités. Il semble que l'ouvrage dût contenir six planches de plus qu'il n'en contient en réalité. Voici l'indication de ces lacunes: La foliation saute de 10 à 13; de 26 à 29; de 68 à 71; de 72 à 75; de 96 à 99; de 102 à 105. Après le f. 106 sont placées 2 feuilles doubles (soit 4 ff.) signées d'une simple étoile et 2 ff. sans chiffre ni signature. Le volume se termine par 2 ff. chiffrés 109 et 110.

Le privilége, daté du 22 mai 1649, est accordé à Valdor pour dix ans. Sur ce graveur, qui fut nommé en 1651 agent du prince-évêque de Liége en France, et sur son ouvrage, on peut consulter le travail suivant: _Le 3e Valdor, calcographe de Louis XIV_; Liége, imprimerie de L. Grandmont-Donders, 1865, in-8 de 50 pp. avec un portrait lithographié. (_Extrait du Bulletin de l'Institut archéologique liégeois._)

M. Ambr. F. Didot possède l'exemplaire de dédicace relié en mar. r., aux armes d'Anne d'Autriche.

196. LES LETTRES || DE SAINCT || BERNARD, || Premier Abbé || de Clervaux, || Docteur de l'Eglise. || Traduites || Par le R. P. Dom Gabriel de Sainct Malachie, || Religieux Feuillent [_sic_] de l'Ordre de Cisteaux. || Dédiées à Monseigneur le Mareschal de l'Hospital. || _A Paris, || Chez Gaspar Meturas, ruë Sainct Iacque || à la Trinité, prés les Maturins._ || M.DC.XLIX [1649.] || Auec Priuilege & Approbation. In-4 de 22 ff. (dont le premier est blanc) et 607 pp.--LETTRES || DE SAINCT || BERNARD, || Traduites en François || Par le R. P. en Nostre Seigneur, Dom Gabriel de Saint || Malachie, Religieux de la Congregation de N. Dame || de [sic] Feüillans, de l'Ordre de Cisteaux. || Seconde Partie. || _A Paris, || Chez George Iosse, rue Sainct Iacques, || à la Couronne d'Espine._ || M.DC.LIV [1654]. || Auec Priuilege & Approbation. In-4 de 12 ff. et 644 pp.

Dans l'exemplaire de ce livre que possède la Bibliothèque nationale (C. 2043), les feuillets prélim. du Ier sont ainsi composés: 1 f, blanc;--titre;--4 ff. pour l'_Epistre_;--2 ff. pour l'_Avertissement_;--2 ff. pour des hommages poétiques au traducteur, signés de Gemmaris;--4 ff. pour un _Cantique de S. Bernard à la louange de Jesus, traduit en François par Monsieur de Sales_ (ces 4 ff. qui portent une pagination et qui sont signés A, forment encart dans le volume et ne se trouvent peut-être pas dans tous les exemplaires);--2 ff. pour des hommages poétiques au traducteur, signés: Corneille, de Sales, du Breton et pour l'_Extrait du Privilége_;--6 ff. contenant la _Table_ et 1 figure.

Le privilége, dont la première partie seule contient un extrait, est daté du 14 mai 1648; il est accordé pour dix ans à _G. Meturas_. On trouve à la fin un achevé d'imprimer du 23 août 1649.

Le sonnet de Corneille est adressé à saint Bernard; il commence ainsi:

Du Cloistre et de la Cour precieuse clarté, Mais du Cloistre sans tache, et d'une Cour sans crimes, Aussi ferme soustien des Ordres legitimes, Qu'implacable ennemy de la fausse equité...

197. EPITAPHIVM IN ÆDE SAN BENEDICTINA PARISIIS APPENDENDVM, Nicolaus Gulonius, mortalitatis maiorumque memor, piis illorum Manibus designabat. _Anno_ CI[C] DCL [1650]. In-fol. de 12 pp.

Ce recueil, que M. Marty-Laveaux a signalé pour la première fois, et dont la Bibliothèque nationale possède un exemplaire, contient les épitaphes de neuf membres de la famille de Nicolas Goulu et la sienne propre, sans parler d'un éloge de Jean Goulu et d'un avis sur ses ouvrages. Jean Goulu, savant bénédictin, né en 1576, mort en 1629, était petit-fils par sa mère du célèbre poëte Jean Dorat. Corneille composa en son honneur une épitaphe latine à laquelle Dom Pierre de Saint Romuald fait allusion dans son _Trésor chronologique et historique_ (Paris, 1647, in-fol., 3e partie, pp. 899 sq.). C'est précisément cette épitaphe, dont le texte authentique s'est retrouvé dans le volume cité plus haut. Voy. Marty-Laveaux, t. Xe, pp. 392 sqq.

198. L'OVIDE || EN BELLE HVMEVR, || DE M. DASSOVCY. || Enrichi de toutes ses || figures burlesques. || _A Paris, || Chez Charles de Sercy, au Palais, en la || Galerie Dauphine, à la Bonne Foy._ || M.DC.L [1650]. || Auec Priuilege du Roy. In-4 de 6 ff., 142 pp. et 1 f.

Collation des feuillets prélim.: frontispice gravé représentant Ovide, en costume grotesque, une couronne de lauriers sur la tête, et sa plume sur l'oreille; il est assis dans un fauteuil, et le poëte lui présente un portrait où il se reconnaît; titre imprimé; 4 ff. pour la dédicace «A Monseigneur le Comte de St Aignan», le sonnet de Corneille à Dassoucy et deux envois poétiques de Chavannes et de Tristan l'Hermite.

La p. 1 est occupée par un madrigal de Bergerac; la p. 2 par une figure singulière qui représente une lanterne étendant les bras pour créer le monde.

Le volume contient 6 autres figures comptées dans la pagination.

Le privilége, dont un extrait occupe le recto du dernier feuillet, est accordé pour sept ans à Dassoucy, à la date du 18 février 1650. L'achevé d'imprimer est du 25 février 1650.

L'_Ovide en belle humeur_ a été réimprimé à _Paris_ en 1653, in-4; en 1659 et 1664, pet. in-12; et à _Lyon_, 1658, in-12. Il en existe une édition elzévirienne (_Suivant la copie imprimée à Paris_, 1651, pet. in-12 de 94 pp.) que M. Pieters (2e édition, p. 201) qualifie de «rare et chère».

199. LES CHASTES || MARTIRS, || Tragedie || chrestienne || Par Mademoiselle Cosnard. || _A Paris, || Chez Nicolas et Iean de la Coste, au mont S. Hilaire à || l'Escu de Bretagne: Et en leur boutique à la petire_ [sic] _porte du Palais, || qui regarde le Quay des Augustins._ || M.DC.L [1650]. || Auec Priuilege du Roy. In-4 de 6 ff. et 95 pp.

Collation des feuillets prélim.: un f. blanc ou un frontispice gravé (?); titre; 1 f. pour la dédicace «A la Reyne Regente»; 1 f pour deux hommages poétiques signés de Corneille et de M. de Saint-Nicolas, maître des eaux et forêts à Vire; 2 ff. pour l'avis _Au Lecteur_ et les _Acteurs_.

Nous empruntons cette description à M. Marty-Laveaux (_OEuvres de Corneille_, t. Xe, p. 129), qui l'a donnée d'après un exemplaire appartenant à M. Léon de la Sicotière, d'Alençon, exemplaire qui provient de la vente Soleinne (no 1249 du Catalogue). La Bibliothèque de l'Arsenal ne possède qu'un exemplaire incomplet, et, quant à la Bibliothèque nationale, nous n'y avons trouvé qu'une contrefaçon intitulée:

LES CHASTES || MARTIRS, || Tragedie || chrestienne. || Par Mademoiselle Cosnard. || _Sur l'Imprimé. || A Paris, || Chez Augustin Courbé, dans la petite || Salle du Palais, à la Palme._ || M.DC.LI [1651], In-12 de 3 ff. et 65 pp., soit en tout 36 ff. signés A-K.

Cette contrefaçon, mal imprimée, ne contient pas les hommages poétiques.

La Bibliothèque nationale possède en outre une tragédie chrétienne de Mlle Cosnard intitulée: _Les Filles genereuses, ou le Triomphe de la Pudicité_ (Ms. franç., no 25503).

200. ILLVSTRISSIMO VIRO || POMPONIO || DE BELLIEVRE || Regi a Consiliis || et || Primo in Principe || Galliarum Senatu || Præsidi || inaugurato || Panegyricus || in Colleg. Marchiano || Parisiensis || Academiæ || dictus. || _Parisiis, || Apud Dionysium Langlæum, || in monte D. Hilarij, sub Pelicano._ || M.DC.LIII [1653]. In-4 de 32 pp. et 2 ff.

Au verso de l'avant-dernier f. (p. 34) se trouvent des vers de Corneille «A Monsieur de Loy, Professeur en l'Université de Paris, sur son Panegyrique de Monseigneur le Premier President de Bellievre», vers qui commencent ainsi:

Pourquoy s'étoner que de Loy Réussisse avec avantage...

201. AIRS || à quatre parties, || Du Sieur Dassoucy, || _A Paris, || Par Robert Ballard, seul Imprimeur du || Roy pour la Musique._ || Auec Priuilege de sa Majesté. || Basse-Contre. || 1653. Très-pet, in-8 obl. de 23 ff. chiffr. et 1 f. non chiffr., sign. A-C., titre encadré.

Au verso du titre commence la dédicace _A Son Altesse Royale Madame la Duchesse de Savoye_, qui se développe sur le feuillet suivant. En voici le début:

«Apres avoir respandu toutes mes larmes sur le Tombeau du deffunct Roy mon auguste Protecteur, je creus apres l'eclypse de ce grand Astre, qu'il n'y avoit plus de jour au monde, ny d'azile pour la vertu; Dans cette funeste pensée, je jugé que ce n'estoit pas assez de faire pleurer à mes tristes Airs la mort de celuy qui ne les avoit pas dedaignez durant sa vie, si pour satisfaire à ma douleur, je ne les condamnois à mourir: C'en estoit fait et mes Competiteurs n'estoient pas marris que j'eusse enterré un talent qui leur causoit de la jalousie; Mais depuis que (par l'honneur que j'ay receu dans vostre Royal service) j'ay appris qu'il y avoit encore un climat, une Cour, et une Reyne, ou plustost une divinité, l'amour de toute la terre, et l'aymant de toutes les vertus, aupres de qui le merite ne va jamais, sans y trouver sa gloire et sa recompense; J'ay revoqué cet Arrest inhumain, etc.»

Au recto du 3e f. se trouvent les vers suivants qui, avant M. Marty-Laveaux, n'avaient jamais été réunis aux oeuvres de Corneille:

POUR MONSIEUR DASSOUCY,

_sur ses Airs_,

Cet Autheur a quelque Genie, Ses Airs me semblent assez doux: Beaux Esprits, mais un peu jaloux, Divins enfants de l'harmonie, Ne vous en mettez en courroux, Apollon aussi bien que vous Ne les peut ouyr sans envie.

CORNEILLE.

Les airs de Dassoucy sont au nombre de 19. Le 14e et le 15e s'appliquent à deux passages de l'_Andromède_ de Corneille: _Vivez, heureux Amants_, etc., et _Cieux, escoutez_. Voy. ci-dessus, no 54.

La seule partie de ce recueil que nous connaissions, la partie de _Basse-Contre_, conservée à la Bibliothèque nationale, est malheureusement la moins intéressante des quatre. Il serait bien curieux de pouvoir reconstituer, en réunissant les autres parties, un fragment de la musique d'_Andromède_.

202. RELATION || contenant || l'histoire || de || l'Academie || Françoise. || _A Paris, || Chez Augustin Courbé, au Palais, en la Salle des Merciers à la Palme_; [ou _Chez Pierre le Petit, Imprimeur || & Libraire ordinaire du Roy, ruë S. || Iacques, à la Croix d'Or_]. || M.DC.LIII [1653]. || Auec Priuilege du Roy. In-8 de 2 ff., dont le premier est blanc, 590 pp. et 3 ff. pour le _Privilége_.

Le privilége, daté du 14 novembre 1652, est accordé pour dix ans à Paul Pellisson Fontanier, qui déclare en faire cession à _Augustin Courbé_ et à _Pierre le Petit_.

Pellisson nous a conservé un quatrain et plusieurs fragments de lettres de Corneille. Voy. Marty-Laveaux, t. Xe, pp. 86, 427-432.

La _Relation_ de Pellisson a été réimprimée en 1671, 1672, 1700, 1729, 1730 et 1743. M. Livet en a donné une nouvelle édition, en y joignant la continuation publiée par l'abbé d'Olivet. (_Paris, Didier, 1858_, 2 vol. in-8.)

203. LA VIE || DE DAMOISELLE || ELIZABETH || RANQVET. || _A Paris, || Chez Charles Savreux, Libraire & Relieur || du Chapitre de l'Eglise de Paris, au || Parvis Nostre Dame, aux || trois Vertus._ || M.DC.LV [1655]. || Auec Approbation & Privilege. In-12 de 7 ff. et 131 pp.

Collation des feuillets prélimin.: portrait d'Élisabeth Ranquet, gravé par J. Frosne; on lit à l'entour: _Elizabeth Ranquet, agée de 36 ans, decedée le 6 d'Avril 1654_; en bas sont ses armes et un quatrain; sur les côtés, son chiffre;--titre imprimé avec la marque du libraire;--2 ff. pour l'_Avertissement_;--3 ff. pour l'_Approbation_ et trois hommages poétiques.

Les vers de Corneille occupent le verso du 5e f. et le recto du 6e. Nous avons dit qu'ils se trouvent en tête de certains exemplaires de l'édition originale d'_OEdipe_ (no 73).

Le privilége, dont un extrait se trouve au verso du dernier f., est accordé à _Charles Savreux_, pour sept ans, à la date du ... avril 1655 (le quantième est resté en blanc). L'achevé d'imprimer est du 10 mai 1655.

204. POESIES || CHOISIES || DE MESSIEVRS || CORNEILLE. || BENSSERADE. || DE SCVDERY. || BOISROBERT. || SARRASIN. || DESMARETS. || BERTAVD. || S. LAVRENT. || COLLETET. || LA MESNADIERE. || DE MONTEREVIL. || VIGNIER. || CHEVREAV. || MALLEVILLE. || TRISTAN. || TESTV. || MAVCROY. || DE PRADE. || GIRARD. || DE L'AGE. || Et plusieurs autres. || _A Paris, Chez Charles de Sercy, au Palais, dans la || Salle Dauphine, à la Bonne-Foy Couronnée._ || M.DC.LIII [1653]. || Avec Priuilege du Roy. In-12 de 14 ff., 418 pp. et 1 f. pour les _Fautes à corriger_.

Collation des feuillets prélim.: frontispice gravé qui représente un rideau sur lequel est inscrit le titre du livre; au-dessus du rideau, un masque grotesque accoté de deux Amours qui tiennent une couronne de laurier;--titre imprimé qui porte la marque de _Sercy_;--1 f. pour la dédicace «A Monseigneur l'Abbé de Saint-Germain Beaupré»;--10 ff. pour la _Table_;--1 f. pour le _Privilége_.

Première édition de ce recueil, qui forma successivement un, deux, trois, quatre et cinq volumes.

Cette première partie contient quatre pièces de Corneille, savoir:

_La Poësie à la Peinture_, p. 235; _Sonnet_: Demeurez en repos, etc., p. 399; _Sonnet_: Deux sonnets partagent la ville, p. 401; _Epigramme_: Amy veux tu sçavoir, etc., p. 402.

M. P. Lacroix attribue en outre à Corneille un sonnet signé d'un C à la _Table_, mais anonyme dans le recueil: _Une Troupe servile_, etc., p. 304.

Le privilége, daté du 19 janvier 1653, est accordé à _Sercy_ pour neuf ans; l'achevé d'imprimer est du 24 mars 1653.

205. POESIES || CHOISIES || DE MESSIEVRS || CORNEILLE. || BENSSERADE. || DE SCVDERY. || BOISROBERT. || LA MESNARDIERE. || SARRASIN. || DESMARETS. || BERTAVD. || DE MONTEREVIL. || VIGNIER. || CHEVREAV. || MALLEVILLE. || PETIT. || LE BRET. || DE PRADE. || MAVCROY. || Et de plusieurs autres. || Premiere Partie. || Seconde Edition, reueuë, corrigée, & augmentée. [Et Seconde Partie]. || _A Paris, || Chez Charles de Sercy, au Palais, dans la || Salle Dauphine, à la Bonne-Foy couronnée._ || M.DC.LIII [1653]. || Avec Privilege du Roy. 2 vol. in-12.

_Premiere Partie_: frontispice gravé (le même que ci-dessus);--titre imprimé;--1 f. pour la dédicace;--2 ff. pour un avis du _Libraire au Lecteur_;--12 ff. pour la _Table_;--1 f. pour le _Privilége_.--Ensemble: 17 ff. et 456 pp.

Ce volume contient les quatre pièces de Corneille déjà citées; il n'a pas d'achevé d'imprimer.

La _Seconde partie_ est nouvelle; en voici le titre:

POESIES || CHOISIES || DE MESSIEVRS || CORNEILLE. || BOISROBERT. || SARRASIN. || DESMARETS. || L. DE LAFFEMAS. || BREBEVF. || MALEVILLE. || DE MONTEREVIL. || PETIT. || COTIN. || VIGNIER. || LE BRET. || DE IVSSY. || DV PERIER. || Et de plusieurs autres. || Seconde Partie. || _A Paris, || Chez Charles de Sercy, au Palais || dans la Salle Dauphine, à la Bonne-Foy || Couronnée._ || M.DC.LIII [1653]. || Auec Priuilege du Roy.

Collation: frontispice gravé représentant un coeur formé d'épis et de lauriers; le titre est inscrit au milieu de cette couronne, et des banderoles, qui se déroulent à l'entour, portent les devises suivantes: _L'Amour a ses lauriers comme il a ses guerriers; l'embellis bien vn coeur_;--titre imprimé;--1 f. pour l'avis du _Libraire au Lecteur_;--13 ff. pour la _Table_;--1 f. pour le _Privilége_;--1 f. blanc; ensemble: 18 ff. et 444 pp.

Beaucoup de pièces qui composent ce second volume sont empruntées à la _Guirlande de Julie_. Il y a dans le nombre trois pièces signées de Corneille:

_La Tulippe._ Madrigal, p. 235. _La Fleur d'Orange._ Madrigal, p, 238. _L'Immortelle blanche._ Madrigal, p. 242.

L'achevé d'imprimer est du 12 août 1653.

206. POESIES || CHOISIES || DE MESSIEVRS || CORNEILLE. || BENSSERADE. || DE SCVDERY. || BOISROBERT. || LA MESNARDIERE. || SARRASIN. || DESMARETS. || BERTAVD. || DE MONTREVIL. || COTTIN. || VIGNIER. || CHEVREAV. || MALEVILLE. || VAVVERT. || PETIT. || MAVCROY. || Et de plusieurs autres. || Premiere [Seconde] Partie. || _A Paris, || Chez Charles de Sercy, au Palais, dans la || Salle Dauphine, à la Bonne-Foy couronnée._ || M.DC.LIV [1654]. || Auec Priuilege du Roy. 2 vol. in-12.

_Premiere Partie_ (Troisiéme Edition, reueuë, corrigée, & || augmentée): frontispice gravé (le même que ci-dessus);--titre imprimé;--1 f. pour la dédicace;--2 ff. pour l'avis du _Libraire au Lecteur_;--12 ff. pour la _Table_:--1 f. pour le _Privilége_; ensemble: 18 ff. et 456 pp.

Le contenu est le même que celui de la seconde édition; il n'y a pas d'achevé d'imprimer.

_Seconde Partie_ (Seconde Edition, reueue, corrigée, & || augmentée): 18 ff. et 444 pp.

Même collation que ci-dessus. L'achevé d'imprimer est du 14 juillet 1654.

On doit joindre à ces deux volumes une _Troisiesme Partie_, que _Sercy_ annonce en ces termes dans son avis _Au Lecteur_: «La reputation des Poësies choisies vous est assez connue, les deux premieres que je vous ai données ont esté si bien receues, que pour contenter le public, j'ay esté obligé d'en renouveller et d'en augmenter l'impression par plusieurs fois. Mais cela n'a pas suffit (_sic_), il m'en est tant venu de tous costez que je n'ay peu me deffendre de vous donner ceste troisiesme Partie.» En voici la description:

POESIES || CHOISIES. || DE MESSIEVRS, || BENSSERADE. || BOISROBERT. || SEGRAIS. || BERTAVLT. || DE MARIGNY. || DE LAFEMAS. || BOILEAV. || DE MONTEREVIL. || DE FRANCHEVILLE. || TESTV. || PETIT. || LORET. || LE BRET. || BARDOV. || Et de plusieurs autres. || Troisiesme Partie. || _A Paris, || Chez Charles de Sercy, au Palais, || dans la Salle Dauphine, à la Bonne-Foy || Couronnée._ || M.DC.LVI [1656]. || Auec Privilege du Roy. In-12 de 12 ff., 457 pp. et 1 f. pour le _Privilége_.

Collation des feuillets prélim.: frontispice gravé représentant un écusson surmonté d'un Amour qui tient une banderole; deux autres Amours sont assis en bas sur un piédestal;--titre imprimé;--1 f. pour l'avis _Au Lecteur_;--9 ff. pour la _Table_.

L'achevé d'imprimer pour la première fois est du 6 février 1656.

Ce volume ne contient aucune pièce signée de Corneille.

207. POESIES || CHOISIES || DE MESSIEVRS || CORNEILLE. || BENSERADE. || DE SCVDERY. || BOISROBERT. || LA MESNADIERE. || SARRASIN. || DESMARETS. || BERTAVD. || DE MONTEREVIL. || COTTIN. || VIGNIER. || CHEVREAV. || MALEVILLE. || VAVVERT. || PETIT. || MAVCROY. || Et de plusieurs autres. || _A Paris, || Chez Charles de Sercy, au Palais, dans la || Salle Dauphine, à la Bonne-Foy couronnée._ || M.DC.LVII [-M.DC.LVIII: 1657-1658]. || Auec Priuilege du Roy. 4 vol. in-12.

_Premiere Partie_ (Quatriéme Edition, reueuë, corrigée, & || augmentée), 1657: frontispice gravé (le même que ci-dessus);--titre imprimé;--1 f. pour la dédicace;--2 ff. pour l'avis du _Libraire au Lecteur_;--11 ff. pour la _Table_;--2 ff. pour le _Privilége_; ensemble: 18 ff. et 456 pp.

Rappel de l'achevé d'imprimer du 30 octobre 1653.

_Seconde Partie_, 1657: frontispice gravé;--titre imprimé, qui contient 18 noms;--1 f. pour l'avis du _Libraire au Lecteur_,--13 ff. pour la _Table_;--1 f. pour le _Privilége_;--1 f. blanc; ensemble: 18 ff. et 444 pp.

Rappel de l'achevé d'imprimer du 14 juillet 1653.

_Troisiesme Partie_, 1658: frontispice gravé;--titre imprimé, qui porte 14 noms;--1 f. pour l'avis _Au Lecteur_;--9 ff. pour la _Table_ et l'_Extrait du Privilége_; ensemble: 12 ff. et 454 pp.

L'achevé d'imprimer est du 17 août 1658.

Cette troisième partie contient, p. 365, un sonnet signé d'un C, qui ne se trouve pas dans la première édition:

Que me sert qu'on m'écoute avec tant de transport, etc.

M. P. Lacroix a pensé que cette pièce était de Corneille, et M. Marty-Laveaux (t. Xe, p. 19) a regardé l'attribution comme très-vraisemblable, sans pourtant se croire autorisé à joindre le sonnet aux _OEuvres_ de notre poëte.

Avant même d'avoir réimprimé la troisième partie, _Sercy_ joignit à son recueil un nouveau volume dont voici le titre:

POESIES || CHOISIES || DE MESSIEVRS || MALEVILLE. || MAYNARD. || DE L'ESTOILLE. || DE RAMPALE. || COTIN. || DE MARIGNY. || BARDOV. || DE MONTEREVIL. || DE LIGNIERS. || LE CLERC. || DE LAFFEMAS. || BOISSIERE. || LE VAVASSEVR. || Et plusieurs autres. || Quatriesme Partie. || _A Paris, || Chez Charles de Sercy, au Palais, || dans la salle Dauphine, à la Bonne- || Foy Couronnée._ || MDC.LVIII [1658]. || Auec Priuilege du Roy. In-12 de 16 ff. et 455 pp.

Collation des feuillets prélim.: frontispice gravé qui représente un dé en pierre sur lequel reposent Apollon et Minerve; devant cette pierre qui porte le titre, trois Amours jouent avec une pierre sur laquelle se voient des armes gravées;--titre imprimé;--2 ff. pour la dédicace «A haut et puissant Seigneur, Messire François de Rostaing»;--11 ff. pour la _Table_ et le _Privilége_;--1 f. blanc.

L'achevé d'imprimer est du 12 janvier 1658.

Cette partie ne contient aucune pièce de Corneille.

Le succès du livre n'étant pas encore épuisé, _Sercy_ y ajouta un dernier volume dont voici le titre:

POESIES || CHOISIES || DE MESSIEVRS || CORNEILLE. || BOISROBERT. || DE MARIGNY. || DESMARESTS. || GOMBAVLT. || DE LA LANNE. || DE CERISY. || MAVCROIX. || DE MONTEREVIL. || DE LIGNIERES. || PETIT. || DE QVINCY. || MAISTRE ADAM. || BARDOV. || PORCHER. || Et plusieurs autres. || Cinquiesme Partie. || _A Paris, || Chez Charles de Sercy, au Palais, dans || la Salle Dauphine, à la Bonne-Foi couronnée._ || M.DC.LX [1660]. || Auec Priuilége du Roy. In-12 de 18 ff. et 429 pp.

Collation des feuillets prélim.: frontispice gravé qui représente un poëte couronné de lauriers par la main d'une Muse; au-dessus du poëte, trois Amours tiennent dans les airs une couronne de fleurs qui sert de cadre au titre (la planche est signée: _Heince in., Le Doyen fecit_);--titre imprimé;--2 ff. pour la dédicace «A Monsieur de Benserade»;--11 ff. pour la _Table_;--2 ff. pour le _Privilége_;--1 f. blanc.

On lit à la fin du _Privilége_: _Acheué d'imprimer pour la premiere fois le 18. Aoust 1660_.

Ce volume contient 19 pièces indiquées à la Table avec le nom de Corneille:

Pages 73: _Jalousie._ N'aimez plus tant, Philis... 75: _Bagatelle._ Quoy si-tost que j'en veux... 77: _Stances._ J'ay veu la peste en raccourcy... 78: _Sonnet._ Vous aimez que je me range... 79: _Sur le départ de M. la M. de B. A. T._ 82: _Pour une Dame qui representoit la Nuit. Madrigal._ 83: _Elegie._ Iris, je vay parler... 87: _Sonnet._ Je vous estime, Iris... 88: _Sonnet._ D'un accueil si flateur... 89: _Stances._ Marquise, si mon visage... 90: _Sonnet._ Usez moins avec moy... 91: _Sonnet perdu au jeu._ Je cheris ma défaite... 92: _Chanson._ Vos beaux yeux sur... 93: _Stances._ Caliste, lorsque je vous... 94: _Madrigal._ Mes deux mains à l'envy... 94: _Madrigal._ Je ne veux plus devoir... 96: _Stances._ Que vous sert-il de me charmer... 96: _Epigramme._ Qu'on te flatte, qu'on te baise... 96: _Rondeau._ Je pense à vous...

208. POESIES || CHOISIES || DE MESSIEVRS || CORNEILLE. || BENSERADE. || DE SCVDERY. || BOISROBERT. || LA MESNARDIERE. || SARRASIN. || DESMARETS. || BERTAVD. || DE MONTEREVIL. || COTTIN. || VIGNIER. || CHEVREAV. || MALEVILLE. || VAVVERT. || PETIT. || MAVCROY. || Et de plusieurs autres. || _Imprimées à Roüen & se vendent || A Paris, || Chez Charles de Sercy, au Palais, dans la || Salle Dauphine, à la Bonne-Foy couronnée._ || M.DC.LX [-M.DC.LXI: 1660-1661]. || Auec Priuilege du Roy. 5 vol. in-12.

La collation de cette édition est la même que celle de l'édition qui précède. Le premier volume porte un achevé d'imprimer de 1660; les autres, un achevé d'imprimer du 23 février 1661.

Cette réimpression, exécutée par _Laurens Maurry_, ne porte sur aucun volume la mention de quatrième ou de cinquième édition.

Il existe encore une ou deux éditions postérieures. Nous avons vu des volumes imprimés à Paris, avec la date de 1662; M. Brunet en indique avec la date de 1666.

209. LES || HOMMES || ILLVSTRES || de Mr de Campion. || Tome Premier. || Premiere Partie. || _Imprimé à Roüen par L. Maurry || Pour || Augustin Courbé, Marchand Libraire au Palais, || à Paris, en la petite Salle des Merciers, à la Palme._ || M.DC.LVII [1657]. || Auec Priuilege du Roy. In-4 de 15 ff. et 711 pp.

Collation des feuillets prélim.: titre;--9 ff. pour la dédicace «A Son Altesse Monseigneur Henry d'Orléans, Duc de Longueville, etc.» et l'avis _Au Lecteur_;--4 ff. contenant des hommages poétiques signés: le Parc Rousenay, Rault, le Veillard, Corneille, le _Privilége_ et la table du t. Ier;--1 f. encarté pour la table des _Hommes illustres de la Seconde Partie du premier Tome_.

La première partie du premier volume est la seule qui ait paru.

Le privilége, daté du 9 décembre 1656, est accordé pour sept ans à Campion, qui déclare céder ses droits à _Augustin Courbé_. L'achevé d'imprimer de la Ire partie est du 15 janvier 1657.

Notons, en passant, que Campion, qui donne dans son recueil une _Vie du Cid_, n'y a fait aucune allusion à la tragédie de son illustre compatriote.

La pièce de Corneille a été reproduite pour la première fois par M. Léon de Duranville dans la _Revue de Rouen_, avril 1843, p. 222. Elle a donné lieu à des articles insérés dans l'_Impartial de Rouen_ des 22 et 23 juin 1845.

210. PETIT || RECVEIL || DE || POESIES || CHOISIES || Non encore Imprimées. || _A Amsterdam_ || M.DC.LX [1660]. In-12. de 62 pp. (y compris le titre) et 1 f. blanc.

Ce recueil, qui présente l'aspect des contrefaçons de librairie, a été imprimé dans une ville de province de France, malgré la rubrique d'_Amsterdam_.

On trouve à la p. 47 la pièce intitulée: _Sur le départ de Mademoiselle la Marquise de C. A. B._ (Voy. ci-dessus no 147).

211. RECVEIL || DES PLUS || BEAVX VERS, || qui ont esté mis || en chant, || Auec le Nom des Autheurs tant des Airs || que des Paroles. || _A Paris, || Chez Charles de Sercy, au || Palais, dans la Salle Dauphine, à la || Bonne-Foy Couronnée._ || M.DC.LXI [1661]. || Auec Priuilege du Roy. In-12 de 16 ff. et 286 pp.

Collation des feuillets prélim.: frontispice gravé qui représente Apollon au milieu des Muses; une des Muses déploie une draperie sur laquelle est inscrit le titre du livre; la planche est signée _Le Doyen fe_; on lit au bas l'adresse du libraire;--titre imprimé;--3 ff. pour la dédicace «A Monsieur de Pelisson Fontanier;»--10 ff. pour la _Table_ et le _Privilége_;--1 f. blanc.

Le privilége, daté du 10 janvier 1661, est accordé pour dix ans au Sieur B. D. B. [de Bacilly?], qui déclare en faire cession à _Charles de Sercy_; l'achevé d'imprimer est du 18 juin 1661.

Ce recueil contient, p. 89, 6 vers intitulés: _Air de Mr Lambert pour la Reyne_, et signés: _M. de Corneille_.

212. RECVEIL DES PLUS BEAUX VERS QUI ONT ESTÉ MIS EN CHANT, Avec le Nom des Autheurs. Seconde et Nouvelle Partie, dans laquelle sont compris les Airs de Versailles. _A Paris, Chez Monsieur Ballard, seul Imprimeur du Roy pour la Musique, et chez Pierre Bienfait._ M.DC.LXVIII [1668]. In-12.

Ce recueil, dont l'achevé d'imprimer est du 5 juin 1668, contient (p. 257) un _Air de M. Blondel_, sur des paroles signées: M. DE CORNEILLE. Ces paroles, qui ne sont composées que de six vers, sont adressées à Iris, c'est-à-dire, selon toute vraisemblance, à Mlle du Parc.

213. LES || DELICES || DE LA || POËSIE || GALANTE, || Des plus Celebres Autheurs || de ce Temps. || Premiere [Seconde et Troisiesme] Partie. || _A Paris, || Chez Iean Ribou, au Palais, sur le || Grand Perron, deuant la S. Chapelle, || à l'Image S. Louis._ || M.DC.LXVI [1666]. || Auec Priuilege du Roy. 3 vol. in-12.

_Premiere partie_: frontispice gravé représentant un cippe sur lequel est assis un Amour; autour de ce cippe, qui porte le titre du livre, on voit six personnages allégoriques; en bas le nom du libraire et la date;--titre imprimé;--2 ff. pour l'épître «A Monseigneur le Duc de Coeslin»;--6 ff. pour la _Table_ et l'_Extrait du Privilége_; ensemble 10 ff. et 254 pp.

Ce volume, dont l'achevé d'imprimer est du 12 juillet 1664, contient, pp. 36-39, le _Remerciment au Roy_, signé P. CORNEILLE.

_Seconde Partie_: frontispice gravé qui représente trois femmes montrant ironiquement les _Délices de la Poësie galante_ à deux hommes qui se détournent; ces trois femmes sont placées autour d'une table qui porte les oeuvres de Brébeuf, de Sarrazin et de Voiture; au bas de la planche l'adresse du libraire et la date;--titre ainsi conçu: LES DELICES DE LA POËSIE GALANTE. Seconde Partie. _A Paris. Chez Iean Ribou, au Palais, vis à vis la Porte de l'Eglise de la Sainte Chapelle, à l'Image Saint Louis._ M.DC.LXVII [1667]. Auec Priuilege du Roy;--136 pp.

L'achevé d'imprimer est du 24 mai 1667.

_Troisiesme Partie_ (le titre est disposé autrement que le précédent): 2 ff. pour les titres (il n'y a pas de frontispice);--2 ff. pour la dédicace «A Monseigneur Messire Henry Louis Habert, Chevalier, Comte de Mesny-Habert, etc.» et pour l'_Extrait du Privilége_;--88 pp.

L'achevé d'imprimer est du 7 avril 1667.

C'est ici la seconde édition des _Délices de la Poësie galante_; mais cette édition est très-différente de la première. Il avait d'abord paru deux parties de ce recueil dans la forme suivante:

LES || DELICES || DE LA || POËSIE || GALANTE, || Des plus celebres Autheurs || du Temps. || Dediées à Monsieur le Marquis || de Coislin. || _A Paris, || Chez Iean Ribou, au Palais, sur les degrez de || la Saincte Chapelle, à l'Image S. Louis._ || M.DC.LXIII [1663], || Auec Priuilege du Roy. In-12 de 13 ff. (frontispice gravé qui porte la date de 1664; titre imprimé, qui commence le cahier _[=a]_; 3 ff. pour l'épître; 8 ff. pour la _Table_ et l'_Extrait du Privilége_) et 283 pp.

Ce volume, qui porte un achevé d'imprimer du 25 septembre 1663, ne contient aucune pièce de Corneille, mais on y trouve plusieurs morceaux qui ne figurent pas dans la réimpression, notamment le _Balet de l'Inclination_, que _Ribou_ supprima plus tard pour insérer le _Remerciment au Roy_.

Le succès de ce recueil, destiné à remplacer la collection de _Sercy_, déjà vieille de dix ans, avait déterminé _Ribou_ à lui donner une suite dont voici le titre:

LES || DELICES || DE LA POËSIE || GALANTE, || Des plus Celebres Autheurs || de ce Temps. || Seconde Partie. || _A Paris, || Chez Iean Ribou, au Palais, sur le || Grand Perron, deuant la S. Chapelle, || à l'Image S. Louis._ || M.DC.LXVI [1666]. || Auec Priuilege du Roy. In-12 de 2 ff., 265 pp. et 1 f. pour le _Privilége_.

Le volume est précédé du frontispice déjà décrit, qui porte la date de 1664.

La date indiquée sur le titre est une faute d'impression évidente; il faut lire M.DC.LXIV [1664].

L'achevé d'imprimer est du 12 juillet 1664.

Le privilége rapporté dans ces différents volumes est daté du 14 septembre 1663; il est accordé à _Ribou_ pour cinq ans.

214. ELOGIA || IVLII MAZARINI || CARDINALIS. || _Parisiis, || Excudebat Antonius Vitré, Regis & Cleri Gallicani || Typographus._ || M.DC.LXVI. [1666]. In-fol. de 6 ff., 240, 71, 292 pp. et 1 f. pour la _Table des Auteurs_.

Collation des feuillets prélim.: frontispice gravé, signé _Ægid. Rousselet sculp._, 1666; ce frontispice représente la Renommée tenant dans les airs le tombeau de Mazarin; au-dessous de la Renommée, une femme drapée écrit l'histoire du cardinal dans un livre que porte un géant dompté;--titre imprimé;--4 ff. pour la dédicace latine de Ménage.

Les trois paginations que nous avons indiquées correspondent à trois parties: une partie latine, une partie italienne, une partie française.

Le _Remerciment_ de Corneille «A Monseigneur l'Eminentissime Cardinal Mazarini» occupe les pp. 5-7 de la 3e partie. La 1re partie (pp. 51-53) en contient la traduction latine, signée en toutes lettres: _Abrahamus Remius, Poëta Regius_. Voy. ci-dessus, nos 32 et 146.

215. LA || THEOLOGIE || DES SAINTS, || où sont representez || les Misteres & les Merueilles || de la Grace. || Par le R. P. Claude Delidel, || de la Compagnie de Iesus. || _A Paris, || Chez Iean Henault, Libraire-Iuré, || rue S. Iacques, à l'Ange-Gardien._ || M.DC.LXVIII [1668]. || Auec Approbation, & Priuilege du Roy. In-4 de 8 ff., 506 et 424 pp.

Collation des feuillets prélim.: titre;--3 pp. pour la dédicace «A Monseigneur l'Eminentissime Cardinal de Retz»;--3 pp. pour l'hommage poétique de Corneille à l'auteur;--3 ff. pour la _Table_ et l'_Errata_;--1 f. pour la _Permission_, les _Approbations_ et le _Privilége_.

Le privilége, daté du dernier jour de novembre 1666, est accordé pour cinq ans à _Jean Hénault_; l'achevé d'imprimer est du 16 janvier 1668.

La pièce de Corneille se compose de six strophes de dix vers intitulées: _Au R. P. Delidel, de la Compagnie de Jesus, sur son Traité de la Théologie des Saints_. On lit à la fin: _Par son tres-obligé Disciple_, PIERRE DE CORNEILLE. _Quod scribo, et placeo, si placeo, omne tuum est._

216. CAROLI DE LA RVE || E || SOCIETATE IESV, || IDYLLIA. || _Rothomagi, || Typis Maurrianis, || In officina Richardi Lallemant, prope Collegium._ || M.DC.LXIX [1669]. In-12. de 88 pp.

Ce recueil comprend les pièces suivantes:

1º _Ad clarissimum virum P. Cornelium, tragicorum principem_, épître composée de 157 vers et datée de Rouen, des calendes de juin 1669;

2º _Regi post Belgicam expeditionem an. M.DC.LXVII. Epinicium._

3º _Les Victoires du Roy en l'année M.DC.LXVII. De la traduction de M. Corneille._ Voy. no 151;

4º _Annæ Austriacæ Reginæ Christianissimæ Epicedium_;

5o-9º Cinq Emblèmes héroïques dont le troisième est intitulé: _Ad clarissimum virum Petrum Cornelium in obitu Caroli filii_;

10º-14º _Cinq Paraphrases horatianæ_;

15º Sonnet de Benserade sur l'embrasement de Londres;

16º Traduction latine, par le P. de la Rue;

17º _Au Roy sur la Conqueste de la Franche-Comté_ [par P. Corneille]. Voy. nos 153-155;

18º _Idem latine ab eodem authore P. Cornelio_;

190-21º Trois petites pièces latines sur le même sujet, par le P. de la Rue et deux autres auteurs.

M. Ballin a donné la description de ce recueil, d'après un exemplaire appartenant à M. Thomas, de Rouen (_Précis analytique des Travaux de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen_, année 1850, in-8).

217. CAROLI DE LA RVE E SOCIETATE IESV, IDYLLIA. _Parisiis_, 1670 (?), in-12.

Cette seconde édition n'est citée nulle part, mais elle doit exister.

218. CAROLI DE LA RUE || E || SOCIETATE JESU, IDYLLIA. || Tertia Editio auctior. || _Parisiis, || Apud Simonem Benard, via Jacobæâ, || è regione collegij Claromontani socie- || tatis Jesu._ || M.DC.LXXII [1672]. || Cum Priuilegio Regis. In-12 de 108 pp. en tout.

Dans cette édition, les _Emblemata heroica_ sont au nombre de 7; il y a de plus à la fin du volume trois odes religieuses, dont l'une en français et en latin.

La p. 108 contient un extrait du privilége accordé pour cinq ans à _Simon Benard_, à la date du 29 décembre 1671. On lit à la fin: _Edito perfecta est die 15. Ianuarij 1672_.

219. CAROLI RUÆI || E SOCIETATE JESU || CARMINUM || LIBRI QUATUOR || Ad celsissimum Principem || Ferdinandum || Episcopum || Monasteriensem et Paderborniensem. || _Lutetiæ Parisiorum || Apud Simonem Benard, viâ Jacobæâ || è regione collegii Claromontani Soc. Jesu._ || M.DC.LXXX [1680]. || Cum Privilegio Regis. In-4 de 5 ff. et 283 pp.

Belle édition qui mériterait d'être recherchée aujourd'hui. Les feuillets prélim. comprennent un grand frontispice gravé par _Edelinck_; le titre; un portrait de l'évêque de Paderborn, peint par _Michelin_ et gravé par _Edelinck_; 2 ff. pour la dédicace et le faux-titre.

Le privilége, daté du 14 décembre 1679, cet accordé pour vingt ans à _S. Benard_.

220. CAROLI RUÆI E SOCIETATE JESU CARMINUM LIBRI QUATUOR. Editio quinta. _Lutetiæ Parisiorum, Apud Viduam Simonis Benard, via Jacobæâ è regione Collegii Soc. Jesu._ M.DC.LXXXVIII [1688]. Cum Privilegio Regis. In-12 de 233 pp.

Cette édition des oeuvres du P. de la Rue, sous le nom de _Carmina_, se divise, comme la précédente, en 4 livres; le premier porte le titre de _dramaticus_, le second de _panegyricus_, le troisième de _symbolicus_, le quatrième de _miscellaneus_. On y retrouve toutes les pièces citées plus haut.

Il en existe une réimpression publiée à _Anvers_, en 1693, in-12.

221. CAROLI RUÆI E SOCIETATE JESU CARMINUM LIBRI QUATUOR. Editio sexta. _Lutetiæ Parisiorum_, 1754. In-12.

222. LES FONTAINES || DE PARIS. _S. l. n. d._ [_Paris vers 1670_], in-12 de 12 pp.

Ce petit recueil, dont nous (avons) vu un exemplaire à la Bibliothèque nationale (V. 2715 A.), n'a qu'un simple titre de départ; il renferme les vers de Santeul sur les fontaines de Paris, avec leurs traductions par Corneille, du Périer et Charpentier, puis les épîtres de Santeul à Cl. Pelletier et à Henri Fourché.

Les deux pièces traduites par Corneille sont l'inscription _Sur la Pompe du Pont de Nostre Dame_, et l'inscription pour la _Fontaine des Quatre Nations_. M. Marty-Laveaux (t. Xe, p. 243) dit qu'elles ont été plusieurs fois imprimées en feuilles volantes in-4 et in-12, ordinairement sans date. Nous n'avons pas rencontré d'autre édition que celle-ci.

223. OBSERVATIONS || DE MONSIEVR || MENAGE || SVR || LA LANGVE || FRANÇOISE. || _A Paris, || Chez Claude Barbin, au Palais, || sur le segond Perron de la Sainte || Chapelle._ || M.DC.LXXII [1672). || Avec Privilege du Roy. In-12 de 4 ff., 486 pp. et 21 ff. pour la _Table_ et le _Privilége_.

Le privilége, daté du 10 mai 1671, est accordé pour dix ans au sieur Ménage qui déclare céder ses droits à _Claude Barbin_. L'achevé d'imprimer est du 7 avril 1672.

C'est dans les _Additions et Changemens_ qui terminent cet ouvrage, pp. 462 et 465, que sont cités deux passages de la _Thébaïde_, de Corneille. Les voici:

«Pag. 119. Ajoutez [à propos de l'expression OU QUE]: Et dans sa Thebaïde, page 68.

«_Où qu'il jette la vue, il voit briller des armes._»

«Pag. 143. Ajoutez [à propos du mot SPHINX]... Et M. Corneille dans sa Thebaïde, livre 2, page 65.

«_Dont autrefois le Sphinx, ce monstrueux oiseau, Avoit pour son repaire envahi le coupeau._»

224. A LA GLOIRE || DE LOUIS || LE GRAND || CONQVERANT || DE LA || HOLLANDE. Par Mrs Corneille, Montauban, || Quinault, & autres. || _A Paris, || Chez || Olivier de Varennes, au Palais, || en la Galerie des Prisonniers, au Vaze d'Or. || Et || Pierre Bienfaict, Libraire-Juré, en la Court || du Palais, à l'Image S. Pierre, prés Monseigneur || le Premier Président._ || M.DC.LXXIl [1672]. || Avec Permission. In-4 de 12 pp.

Voici l'indication des pièces contenues dans ce recueil:

1º Una dies Lotharos, Burgundos Hebdomas una, Una domat Batavos Luna; quid annus erit?

et l'_Explication_ en 6 vers français;

2º _Regi pro restituta apud Batavos Catholica fide_: 24 vers hexamètres latins;

3º _Au Roy sur le restablissement de la Foy catholique en ses Conquestes de Hollande_ (6 strophes de 4 vers de douze pieds), traduction française du morceaux précédent;

4º _Au Roy._ Sonnet, signé Montauban;

5º _Au Roy._ Sonnet, signé Quinault;

6º _Au Roy._ Sonnet, non signé;

7º _Au Roy sur la Conqueste de la Hollande._ Sonnet, signé C. B.;

8º _Au Roy._ Madrigal, signé D. M.

9º _Sur le Progrès des Conquestes du Roy._ Madrigaux, signés P. L. M. P. E. P.;

10º _Sur la Naissance de Monsieur le Duc d'Anjou._ Madrigal, non signé.

Chacune de ces dix pièces occupe une page.

225. LE || MERCVRE || GALANT, || Contenant tout ce qui s'est passé dans || les Armées du Roy, & dans les || Ruelles pendant l'année 1673. avec || une douzaine d'Histoires nouvelles, || & grand nombre de Pieces Galantes, || tant en Prose qu'en Vers. || Tome VI. || _A Paris, || Chez Henry Loyson, au Palais, dans || la Salle Royale, à l'entrée en montant par || le grand Escalier qui regarde la place Dauphine, aux Armes de France._ || M.DC.LXXIV [1674]. || Avec Privilege du Roy. In-12 de 6 ff., 384 pp. et 2 ff., dont le dernier est blanc.

Après avoir reproduit plusieurs pièces relatives à la prise de Maestricht, Donneau de Visé ajoute (p. 37):

«On me vient d'apporter encor un _Sonnet_ sur la Prise de Mastric, que je croy, Madame, que vous serez bien aise d'avoir, puisqu'il est du grand Corneille: Il a plû et à la Cour et à la Ville, et je ne doute point que vostre Province ne soit du mesme sentiment.» Suit le sonnet _Sur la Prise de Mastric_.

226. LE NOUVEAU || MERCURE || GALANT, || Contenant tout || ce qui s'est passé de curieux de- || puis le premier de Janvier, jus- || ques au dernier Mars 1677. || _A Paris, || Chez Claude Barbin, au Palais sur || le Second Perron de la S. Chapelle._ || M.DC.LXXVII [1677]. || Avec Privilege du Roy. In-12 de 4 ff. et 208 pp.

On trouve dans ce volume (p. 47) les vers adressés par Corneille au roi, lors de la reprise de _Cinna_, de _Pompée_ et d'_Horace_:

Est-il vray, grand Monarque, et puis-je me vanter, Que tu prennes plaisir à me ressusciter;

et, pp. 53 sq., le _Placet au Roy_:

Plaise au Roy ne plus oublier Qu'il m'a depuis quatre ans promis un Benefice...

227. LE NOUVEAU || MERCURE || GALANT. || Contenant les Nouvelles || du Mois de Juillet 1677. & plusieurs autres. || _A Paris, || Chez Theodore Girard, au Palais, || dans la Grand'Salle, à l'Envie._ || M.DC.LXXVII [1677]. || Avec Priuilege du Roy. In-12 de 1 f., 285 pp. et 2 ff.

On lit dans ce volume, p. 164: «Venons aux Vers que M. de Corneille l'aisné a presentez au Roy sur ses Conquestes. Je pourrois me dispenser de vous les envoyer, parce qu'ils sont imprimez; mais comme ils ne le sont qu'en feuille volante, il est bon de vous donner lieu de les conserver; et d'ailleurs si le mot de Parélie a embarrassé quelqu'une de vos Dames de Province, vous leur en ferez voir l'explication dans le changement des deux Vers où ce mot estoit employé.» Suit la pièce citée plus haut (no 169). Les vers 21 et 22:

Ainsi quand le Soleil fait naistre un parélie, La splendeur qu'il lui prête à la sienne s'allie,

y sont ainsi modifiés:

Ainsi quand le Soleil sur un épais nuage, Pour se faire un second imprime son image.

228. MERCURE || GALANT || Dedié à Monseigneur || le Dauphin. || Mars 1679. || _A Paris. || Au Palais._ In-12 de 361 pp. et 1 f., plus une planche de musique pliée.

Ce volume contient, pp. 76-85, la pièce intitulée: _Au Roy sur la paix_. (Voy. ci-dessus, no 171.)

229. MERCURE || GALANT || Dedié à Monseigneur || le Dauphin. || Mars 1680. || Seconde Partie. || Contenant les Cérémonies du Ma- || riage de Monseigneur le Dauphin. || _A Paris. || Au Palais._ In-12 de 4 ff., 304 pp., plus une planche pliée.

Ce volume, dont l'achevé d'imprimer est du 2 avril 1680, ne contient que des pièces relatives au mariage du dauphin, qui avait été célébré le 7 mars précédent. On y trouve, pp. 261-271, les vers de Corneille _A Monseigneur sur son mariage_ (no 173).

La planche pliée est une grande gravure de _Coypel_, tirée sur papier jaune et rehaussée d'or.

230. RELATION DE L'ETAT || DV || CANAL ROYAL || DE || COMMVNICATION || DES MERS || EN LANGVEDOC ||, Avec la Verification qui en a été faite par || Ordre de Sa Majesté. || _A Beziers, Par Henri Martel._ || M.DC.LXXXI [1681]. In-8 de 48 pp.

On trouve dans ce volume, p. 37, l'épigramme de Corneille: _Sur la jonction des Mers_. (Voy. nos 154 et 155.)

231. JOAN. || BAPTISTÆ || SANTOLII || VICTORINI || OPERA || POËTICA. || _Parisiis, || Apud Dionysium Thierry, vià Jacobeâ, || sub signo Urbis Lutetiæ._ || M.DC.XCIV [1694]. Cum Privilegio Regis. In-12 de 10 ff. et 472 pp.

Collation des feuillets prélim.: titre; 3 pp. pour la dédicace _Hieronymo Peleterio_; 7 pp. pour la _Table_; 3 ff. pour l'avis _Ad Lectorem_; 1 f. pour l'_Extrait du Privilége_.

On trouve dans ce recueil les pièces suivantes:

_Sur la libéralité du Roy touchant les Marchands de Paris_, p. 6;

Et la traduction de P. Corneille, Poëme, p. 12;

_Sur le départ du Roy pour l'Armée_, par P. Corneille. Traduct. Latine par l'Auteur, p. 211;

_Sur la Conqueste de la Franche-Comté_, par P. Corneille. Traduct. Latine par l'Auteur, p. 212;

_Pour la défense des Fables dans la Poësie_, à M. de Bellievre. Elegie, p. 225;

Traduction de la même piece par P. Corneille, p. 227;

_Inscriptions de toutes les Fontaines de Paris_, et leurs traductions par P. Corneille et autres, p. 378;

Le privilége, daté du 1er février 1694, est accordé pour douze ans à Santeul, qui en fait cession à _D. Thierry_.

232. JOANNIS BAPTISTÆ || SANTOLII || VICTORINI || OPERUM OMNIUM || EDITIO SECUNDA, || In qua reliqua opera nondum conjunctim edita || reperiuntur. || _Parisiis, || Apud Dionysium Thierry, viâ Jacobeâ, || sub signo Urbis Lutetiæ._ || M.DC.XCVIII [1698]. || Cum Privilegio Regis. 2 vol. in-12.

_Tomus Primus_: portrait; titre; 1 f. pour la dédicace _Hieronymo Peletierio_; 3 ff. pour l'avis _Ad Lectorem_; 5 ff. pour la _Table_ et l'_Extrait du Privilége_, 1 f. paginé 218-219, et signé _T ij_, qui doit former carton dans le corps du texte; ensemble: 12 ff. et 500 pp.

_Tomus Secundus_: 3 ff. et 192 pp.

Dernière édition publiée du vivant de l'auteur.

La 1re partie contient les pièces de Corneille énumérées ci-dessus.

233. JOANNIS BAPTISTÆ SANTOLII VICTORINI Operum omnium Editio tertia. _Parisiis, Esprit Billot, Barbou_, 1729, 3 vol. in-12.

Édition publiée par André-François Billard; elle est plus complète que les précédentes.

On ne trouve aucune pièce de Corneille dans le recueil intitulé: _OEuvres de feu Monsieur de Santeuil, chanoine régulier de Saint-Victor_, etc.; Paris, S. Benard, 1698, in-12.

234. RECUEIL DES HARANGUES PRONONCÉES PAR MESSIEURS DE L'ACADEMIE FRANÇOISE, dans leurs receptions, et en d'autres occasions differentes, depuis l'establissement de l'Academie jusqu'à présent. _A Paris, Chez Jean-Baptiste Coignard_, 1698, in-4.

On trouve dans ce recueil, pp. 11-13, le discours prononcé par Corneille lors de sa réception à l'Académie françoise.

235. RECUEIL DES HARANGUES PRONONCÉES PAR MESSIEURS DE L'ACADEMIE FRANÇOISE, dans leurs receptions, et en d'autres occasions différentes, depuis l'establissement de l'Academie jusqu'à présent. _A Paris, Chez Jean-Baptiste Coignard_, 1714, in-12.

236. DIVERSITEZ CURIEUSES pour servir de récréation à l'esprit, [par l'abbé Bordelon]. _A Paris, Chez U. Coustellier_; M.DC.LXXXXVIII [1698]; [ou _A Amsterdam, Chez André de Hoogenhuysen_, M.DC.XCIX [1699]. 7 vol. in-12.

On y trouve, t. IIe, pp. 1 sqq., les vers adressés _Au Roy_ par Corneille, lors de la reprise de _Cinna_, de _Pompée_ et d'_Horace_. (Voy. no 226).

237. LES VÉRITABLES OEUVRES DE MONSIEUR DE SAINT EVREMOND, Publiées sur les Manuscrits de l'Auteur [par Des Maizeaux]. _A Londres, Chez Jacob Tonson, Libraire, à Grais-Inn-Gate, Et se vendent chez les Libraires François, dans le Strand._ M.DCC.V [1705]. 2 vol. in-4.

On y trouve une lettre adressée par Corneille à Saint-Evremond, à propos de _Sophonisbe_, avec la réponse de Saint-Evremond.

Pour les autres éditions des _OEuvres_ de Saint-Evremond, voy. Frère, _Manuel du Bibliographe normand_, t. IIe, p. 495.

238. MÉMOIRES DE LITTÉRATURE, par de S*** [Sallengre]. _La Haye_, 1715-1717.--CONTINUATION DES MÉMOIRES DE LITTÉRATURE ET D'HISTOIRE [par le P. Desmolets, Goujet et autres]. _Paris_, 1726-1731; ensemble 11 vol. in-12.

Ce recueil, pour lequel le libraire _Nyon fils_ fit faire de nouveaux titres en 1749, contient (t. Xe, pp. 439-443), une _Lettre de M. Pierre Corneille à M. d'Argenson, Conseiller du Roi en son Parlement de Normandie, et Intendant de sa justice en Xaintonge_.

239. LES NOUVEAUX AMUSEMENTS DU COEUR ET DE L'ESPRIT, Ouvrage periodique [publié par Philippe de Retot]. _A la Haye [Paris], Chez Zacharie Chatelain_, 1737-1745, 15 vol. in-12.

On trouve dans ce recueil (t. XIVe, p. 330) le _Sonnet sur la mort de Louis XIII_:

Sous ce marbre repose un Monarque François, etc.

L'abbé Granet avait ajouté cette pièce aux _OEuvres diverses de Corneille_ (no 174), à l'aide d'un carton, mais il en avait donné un texte très-différent. M. Marty-Laveaux (t. Xe, pp. 87-91) a soigneusement relevé ces variantes; il a reproduit six textes divers du même sonnet, tant d'après les deux recueils imprimés que nous venons d'indiquer que d'après quatre recueils manuscrits.

240. REMERCÎMENT fait par Corneille pour Jaqueline Pascal.

Jacqueline Pascal n'avait que treize ans, en 1640, lorsqu'elle composa une pièce de vers _Sur la Conception de la Vierge_, pièce dont Corneille lui avait fourni le sujet et qui remporta le prix de l'Académie des Palinods de Rouen, au mois de décembre de cette même année. Corneille assistait à la distribution des récompenses et improvisa, au nom de la jeune fille, un _Remercîment_ en 10 vers, qui nous a été conservé dans le manuscrit des _Mémoires de Marguerite Périer_ (Bibl. nat., fonds français, no 12988). L'impromptu de Corneille, signalé d'abord par M. Sainte-Beuve (_Histoire de Port-Royal_, 2e édit., t. IIe, p. 469), a été publié par M. Cousin dans le _Bulletin du Bibliophile_, 17e série, 1843-1844, p. 273, et dans la _Bibliothèque de l'Ecole des Chartes_, 1re série, t. Ve, p. 330.

Il a été reproduit par M. Marty-Laveaux, t. Xe, p. 81.

On peut consulter à ce sujet la _Vie de Corneille_, de M. Taschereau, 2e édition, pp. 106 et 317, et les _Mémoires de l'Académie de Rouen_, t. XXXVIe, p. 197, et t. Le, p. 293.

241. SONNET INÉDIT DE CORNEILLE.

Ce sonnet, publié par M. Ludovic Lalanne dans l'_Athenæum français_ du 26 mars 1853, a été trouvé par lui à la Bibliothèque de l'Institut (recueil msc. de Godefroy, portefeuille no 217). Il contient une plainte adressée au roi, à propos des taxes dont on voulait frapper les lettres de noblesse. MM. Lalanne et Taschereau avaient considéré cette pièce comme postérieure à l'année 1664; M. Marty-Laveaux a fort bien démontré qu'elle devait avoir été écrite vers 1657. En voici les premiers vers:

La noblesse, grand Roy, manquoit à ma naissance; Ton Pere en a daigné gratifier mes vers, Et mes vers annoblis ont couru l'univers Avecque plus de pompe et de magnificence.

242. VERS INÉDITS DE P. CORNEILLE.

Lettre de M. P. Lacroix à M. E. Fournier, et Observations de M. Fournier insérées dans la _Revue des Provinces_, t. IIe (Paris, 1864, in-8), pp. 476-486.

M. Lacroix a reproduit, en les attribuant à Corneille, deux sonnets signés d'un C dans le recueil des _Poësies choisies de Messieurs Corneille, Benserade_, etc. (Voy. ci-dessus, nos 204, 207), et qui ne sont peut-être pas de lui (cf. Marty-Laveaux, t. Xe, pp. 254 sq.); il a signalé pour la première fois le madrigal mis en musique par Blondel (voy. no 212); enfin il a donné, comme de Corneille, une assez longue pièce extraite des manuscrits de Trallage. Ce dernier morceau, que Mme de Maintenon présenta, dit-on, à Louis XIV, aurait été, suivant M. Lacroix, composé par Corneille en 1682. On doit avouer qu'il ne rappelle guère la manière du poëte; aussi M. Marty-Laveaux n'a-t-il pas cru devoir le reproduire.

243. ADDENDA AUX OEUVRES DES GRANDS ÉCRIVAINS.

Sous ce titre, M. Paul Lacroix a publié, dans le _Bulletin du Bouquiniste_, plusieurs lettres qui contiennent divers fragments de Corneille, ou attribués à Corneille, qui n'avaient pas encore été relevés. La 2e lettre (1863, pp. 467-470) contient le sonnet _A Saint Bernard_ (voy. ci-dessus, no 196);--la 3e lettre (1863, pp. 499-502) contient les vers _A Monsieur de Loy_ (no 200);--la 5e lettre (1863, pp. 691-696) contient les épigrammes contre d'Aubignac, attribuées à Corneille par Tallemant des Réaux (no 255);--la 6e lettre (1864, pp. 51-54) renferme une épigramme qui figure sous le nom de Corneille dans la quatrième édition du recueil de _Sercy_ (voy. le no 207), mais qui est en réalité de Saint-Amand (Marty-Laveaux, t. Xe, pp. 357 sqq.), et deux sonnets pour la tragédie de _Timocrate_, de Thomas Corneille, qui sont probablement de Thomas Corneille lui-même;--la 7e lettre (1864, pp. 251-255) pose la question de savoir si le distique: _Una dies Lotharos, Burgundos hebdomas una_, etc., et la traduction française qui l'accompagne dans le recueil intitulé: _A la gloire de Louis le Grand, conquérant de la Hollande_ (voy. ci-dessus, no 224), doivent être attribués à Corneille; la 8e lettre (1864, pp. 555-561) revient sur le recueil de _Sercy_ et sur l'un des quatrains contre d'Aubignac, attribué par Tallemant à Corneille ou à quelque «corneillien»;--la 9e lettre (1864, pp. 587-591) signale une _Ode sur la Paix et le Mariage_ (Paris, de Luyne, 1660, in-4), qui «pourrait être signée Corneille, sans faire tort à l'auteur du _Cid_ et de _Cinna_», et reproduit deux petites pièces françaises signées Corneille, qui se trouvent dans les éditions des oeuvres de Santeul (voy. ci-dessus, nos 158, 231-233). La dernière de ces pièces n'est qu'un passage légèrement remanié de _Tite et Bérénice_.