La lampe merveilleuse
En exécutant des fouilles, Bonzo a découvert la fameuse lampe merveilleuse d’Aladin. Il se réjouit de sa trouvaille.
Il la frotte pour la débarrasser de la terre, qui en ternit l’éclat. Paraît aussitôt un serviteur noir.
Le serviteur magique, revêtu d’un riche et pittoresque costume oriental, se met à ses ordres et lui demande ce qu’il souhaite.
« Je voudrais déjeuner… Qui, servez-moi un bon déjeuner », dit Bonzo, Le serviteur noir disparaît…
Mais un excellent déjeuner, composé de ! mets délicats, et admirablement servi, s’offre aussitôt à Bonzo.
Tout à coup un ours qui rôdait aux environs accourt, attiré très probablement par la vue du déjeuner.
Effroi de Bonzo. Mais il sait maintenant comment s’y prendre pour faire apparaître le serviteur noir.
Celui-ci surgit aussitôt, toujours aussi déférent, s’incline devant Bonzo et demande ce qu’il doit faire.
« Me débarrasser de cet ours ! » ordonne Bonzo. Le serviteur se retourne et voit l’ours menaçant.
Épouvanté, il détale à toutes jambes, tandis que l’ours se lance à sa poursuite en poussant des grognements féroces.
Bonzo, de nouveau, frotte la lampe avec énergie, mais rien n’apparaît : le charme est rompu.
Alors Bonzo se décide à restituer à la terre cette fameuse lampe magique qui ne lui a valu que déceptions et émotions.