‹ Boris GodounovChapitre 32 sur 52 · L’IMPOSTEUR (bas.)

L’IMPOSTEUR (bas.)

Voici où m’amena mon malheureux dépit ! Peut-être ai-je à tout jamais détruit mon bonheur si chèrement gagné ! Qu’ai-je fait, insensé que je suis ! (Haut :) Je vois que tu as honte d’avoir aimé un homme et non un prince ; parle donc, tu tiens ma destinée ; décide, j’attends.

(Il se jette à genoux.)

MARINA

Lève-toi, usurpateur ! Tu penses peut-être, en te jetant à mes pieds, pouvoir toucher mon cœur fier ? Mais je ne suis pas une fillette faible et crédule, et tu te trompes, car à mes pieds j’ai déjà vu des nobles comtes, des chevaliers illustres dont j’ai froidement rejeté toutes les supplications, et ce n’est pas pour qu’un moine errant…

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