C’EST MA
NORICHE ET AMIE
L’archéologue anglais Ducarel qui avait d’honnêtes explications,
Maison Quatrans. — La tour.
Photo Neurdein.
voyait là deux hommes saluant poliment une dame. M. Rêver qui avait de l’érudition lut DORICHE pour NORICHE, retrouva sous ce nom une célèbre courtisane de l’antiquité... et s’exclama sur le pédantisme des gens du XVIe siècle. Veut-on une autre explication presque aussi honnête que celle de Ducarel? La dame, qui a l’air bien revêche pour une courtisane, serait la science, la philosophie, l’Alumna, la Mère nourricière, peut-être
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l’Université, celle de Caen. Girard de Nollent s’y fit immatriculer en l’an 1498, son fils Jean en 1539, un Louis de Nollent en 1547, un Gilles en 1554.
Et des médaillons, des médaillons toujours, nous en trouvons sur la façade d’une maison de la rue Saint-Jean, n° 133. Ce sont deux femmes, l’une de face, l’autre de profil. Les fenêtres étaient jadis ornées d’accolades et de feuillages frisés.
Plus d’une construction de l’époque antérieure a été terminée par la Renaissance. La maison de la rue Segrais dite des Templiers a les caractères du XVe siècle avec sa tourelle d’angle, mais sa grande lucarne à fronton triangulaire avec deux petites lucarnes à couronnement cintré annoncent une date déjà avancée du XVIe siècle. Le manoir Quatrans présente à l’intérieur une belle tour octogonale en pierre. Les fenêtres que l’on aperçoit de la venelle Quatrans portent le caractère de la Renaissance; la date de 1541 se lit sur la tour avec ces mots: Sapientia nostra ab altissimo Fondamentum non est aliud.
Cette inscription religieuse et sentencieuse annonce déjà l’esprit de la Réforme: ceci devait tuer cela.
Photo Neurdein.
Le Lycée. — Le réfectoire.