L'AMATEUR - L'AMATEUR
Laissons là ces traductions, s'il vous plaist, j'ai ouy dire qu'elles sont fort meschantes et maltraitent effroyablement les autheurs qu'elles pensent traduire.
LE LIBRAIRE
Il faut avouer que vous donnez dans le vray de la chose;--vous présenteroi-je alors le Clovis, de Desmarest, le Saint-Louys, du Père Le Moyne, Alaric ou Rome vaincue, de Scudéry, la fameuse Pucelle, de...
Oh! oh! je vous en rends grâce, mais ne m'assassinez pas avec tous ces pompeux Poëmes, ce ne sont que mots à longues queues, ils peuvent pour certaines gens avoir de la valeur, mais je confesse les trouver mortellement ennuyeux; je doute qu'on puisse en lire un chant sans esprouver l'inexorable empire du sommeil, et, tenez, vous m'en voyez bâiller à la seule pensée.
LE LIBRAIRE
Il faut convenir que c'est fort bien dit, ces vers sont par endroits tout à fait espais, les neufs sœurs y sont costumées de façon épique et j'aurois dû songer que ce n'étoit pas là vostre fait.