L'OUTIL DÉSIRÉ
Ha! qu'un bon vit Me serait ici nécessaire, Ha! qu'un bon vit Me guérirait de tout souci. Il m'en faut un, malgré ma mère; Car, ma foi, l'on ne peut rien faire Sans un bon vit.
Mon pauvre con Le jour et la nuit me démange, Mon pauvre con Soupire après un bon luron. J'ai beau frotter, rien ne l'arrange, Il n'a pas la vertu d'un ange, Mon pauvre con.
Saint Garcelin, Daignez exaucer ma prière; Saint Garcelin, Donnez-moi bientôt un engin. En votre honneur, sur la fougère, Je veux remuer la croupière, Saint Garcelin.
LA FOUTEUSE INFATIGABLE
Je fouterai sans cesse, En dépit de maman. Non, rien ne m'intéresse Que le vit d'un amant Quand je sens ses deux couilles, Je pâme de plaisir, Et bientôt je m'embrouille, Son vit me fait mourir.
Maman, dans son jeune âge, Foutait sans doute aussi; Et mon père, je gage, Dut avoir un bon vit. Il n'est plus de ce monde; Mais je vois que maman, Dans sa douleur profonde, Le voudrait voir vivant.
Je n'ai point de richesse; Mais mon con, n'est-ce rien? Mes tétons et mes fesses M'en procureront bien. Une pine nerveuse, Et deux couillons dodus, Sont pour une fouteuse Les trésors de Crésus.
Je veux, quoiqu'on en dise, Foutre jusqu'au tombeau. Mourir dans cette crise, Est-il un sort plus beau! Que sur ma tombe on grave, Pour toute inscription: Ici gît le plus brave Et déterminé con.
GAILLARDISE
Le gros Lucas allant au bois, S'amusait à cueillir des noix Quand sa bergère il rencontra; Alleluia.
Philis sur un lit de gazon Reposait d'un sommeil profond, Lucas aussitôt s'écria: Alleluia.
La friponne était sans mouchoir, Son cotillon laissait tout voir: Palsangué comme la voilà; Alleluia.
Sa bouche respirait l'amour, Et Zéphir soufflait alentour; Et vite, et toc, boutons-nous là: Alleluia.
Sur son sein un globe incarnat, De la rose imitait l'éclat: Ouf! quels jolis boutons voilà; Alleluia.
Son petit coeur faisait tic-tac; Il redoublait ce doux mic-mac: Voyez donc comme son coeur bat; Alleluia.
Le paillard d'aise bondissait, Son coeur tout bas se trémoussait; Je n'en puis plus, embrassons-la; Alleluia.
Il se penche amoureusement, Et baise Philis tendrement; Mordienne! on ne s'en tient pas là: Alleluia.
Déjà Lucas est en devoir; Il franchit l'amoureux boudoir, Quand la bergère s'éveilla: Alleluia.
Philis qui se plaisait au jeu Voudrait se fâcher, mais ne peut; Car le berger disait tout bas: Alleluia.
Mon Dieu! Lucas, laisse-moi donc, Car tu chiffonnes mon jupon, Et puis que viens-tu chanter là? Alleluia.
Bon: laisse faire, ma Philis, Ce beau jeu l'Amour me l'apprit: A ton tour tu répéteras: Alleluia.
JOUISSANCE
Mon mat presque abattu du coup de la tempête, Baisse languissamment sa rubiconde tête. Tandis que ma paillarde au sein de la langueur, Goûte d'un calme heureux la tranquille douceur: C'en est fait, foutu gueux, tu triomphes, dit-elle; Tu triomphe à l'instant que mon honneur chancelle, Je le sens, tu le vois, et je résiste en vain; Où la couille paraît, la vertu va grand train. A ces mots, dans l'ardeur du transport qui m'enchante, Je donne cent baisers à sa bouche brûlante, Et pressant tendrement sa langue entre mes dents, Je m'enivre à longs traits du plaisir de mes sens. D'un charme plein d'appas, la séduisante atteinte, Dans mon coeur enflammé, se forme sans contrainte; Et je puis promener et mes mains et mes yeux Sur son corps, où l'Amour folâtre avec les Jeux. Climène cependant, par un soin charitable, Flatte légèrement mon engin effroyable: L'approche avec un doigt, qui l'enfle sous sa peau Du brasier où l'amour allume son flambeau. Alors plein d'un beau feu, je prends au corps la belle, La jette sur un lit, et me jette sur elle. Mes efforts triomphant découvrent à mes yeux Le séjour enchanté du plus puissant des Dieux. En cet instant heureux, dans l'antre de Cyprine, Je darde avec fureur ma turbulente pine. Tout craque, tout s'étend, mon vit pour s'ébaudir, Bourre ce con battu, qui craint de s'entr'ouvrir. De ce choc foudroyant, la Vestale éperdue, S'écrie tout en feu, foutu chien, tu me tue! Arrête! dans tes bras tu me verras mourir: Mais moi, sourd à la voix qui voulait m'attendrir, De mon membre nerveux ranimant le courage, Je le presse, l'excite et l'enflamme de rage, Et par un dernier bond, ce bougre furieux, Se précipite entier dans l'antre ténébreux. La belle en cet instant voit la fin de ses peines; Les plaisirs renaissants se glissent dans ses veines: Ses sens sont obsédés d'une tendre langueur, Déjà mille soupirs s'exhalent de son coeur. Déjà ses yeux éteints se couvrent de nuages, Ses sons entrecoupés s'arrêtent au passage. Ce doux ravissement qu'enfante le plaisir, Ne paraît l'animer que de brûlants désirs; Et poussant au travers d'une joie naissante, Les restes soupirants d'une vertu mourante, Du foutre, me dit-elle, ah! ah! cher greluchon, Précipite tes coups, enfonce tes couillons. Arrête... quel plaisir chatouille l'orifice! Inonde, si tu peux, ma brûlante matrice. Ah! quelle volupté s'empare de mon coeur... Je décharge... je fous... décharge donc... je meurs... A ces mots inspirés d'une amoureuse rage, Les traits d'un doux trépas sont peints sur son visage, Je la vois succomber, et j'admire interdit, L'effort prodigieux de la force d'un vit. Cependant de mon vit je branle la machine, Je bande avec effort les ressorts de ma pine. Mille élans redoublés font gémir le chalit, Où le foutre du con raidement s'ébaudit; La belle de retour du pays de foutaise, Se sentant harceler d'un vit chaud comme braise, Bougraille en vrai lutin, et mille sacredieux Composent de sa voix les sons harmonieux. Elle empoigne à deux mains mes fesses bondissantes, Puis presse entre ses doigts mes couilles palpitantes; L'on dirait à la voir agiter le croupion, Qu'elle veut m'engloutir tout vivant dans son con. Le foutre en cet instant, en haut de mon échine, Ramasse sans efforts sa moussante ravine: Je le sens voiturer ses grumeleux bouillons, Et prendre son logis au fond de mes couillons. A ce renfort charmant j'anime mon audace, Je barre en conquérant les dehors de la place; Climène, cher amour! m'écriai-je, il est temps, Ranime ton ardeur, règle tes mouvements: Un désir tout de feu s'empare de mon âme, Mon coeur est absorbé... doux objet de ma flamme, Serre-moi dans tes bras... je jure par les Cieux, Que de tous les mortels je suis le plus heureux... Tu ne me réponds point... attends... quoi donc, cruelle, Tu veux me prévenir... que cette gorge est belle!... Que ne suis-je tout vit dans ton amoureux con... Là je foutrais mille ans à triple carillon... Donne-moi pour garant de ton amour extrême De ces baisers de choix... Ah! volupté suprême... Ah! foutre, poursuis donc... que je sens de douceur... Je n'en puis plus... je cède... mes délices... mon coeur... Unissons nos plaisirs... la force m'abandonne... Le jour s'évanouit, et la nuit m'environne... Pousse, achève... grands dieux... quel ravissant retour... Qu'attends-tu? je décharge... ah!... j'expire d'amour...
LA PREMIÈRE FOIS
L'amour me prête encor ses armes: Mais ce Dieu m'a fait éprouver, Qu'un premier triomphe a des charmes Qui ne peuvent se retrouver.
La première fois que Lisette Vint frapper mes yeux innocents, Mon coeur sortit de sa cachette, Et je sentis naître mes sens.
La première fois que Lisette Me laissa toucher deux tétons, Dont une ardeur douce et secrète Agitait les petits boutons, Je m'écriai dans mon ivresse: «Heureux corset de ma maîtresse, Arrête ce sein qui veut fuir, Il est vrai que ma main le presse, Mais elle voudrait le couvrir.»
La première fois que Lisette Me dit d'être plus hasardeux, Mes mains dessous sa chemisette, Regrettaient de n'être que deux; Et lorsque la plus vagabonde Eut trouvé deux globes par là, Je n'aurais pas lâché cela Pour découvrir le nouveau monde.
En un mot, la première fois Que Lisette combla ma flamme, Je sentis jusqu'au bout des doigts Son âme s'unir à mon âme... Ici mon pinceau reste court. Tous les auteurs jusqu'à ce jour Ont parlé du prix de Cythère: Le moyen de peindre l'amour! On ne saurait plus que le faire.
ÉPIGRAMME
Certain marinier malotru, Contre un con à son vit rebelle, Dieu jurait et se plaignait dru, Que la mariée était trop belle. La fillette disait: Hélas! L'amant criait: Saint Nicolas! Vainqueur n'en pourrai-je point être? Bougresse, lâche-moi du con, Je te quitte de la façon; Mon vit n'est point vit petit-maître.
RECETTE POUR RESTER SAGE
CONTE DÉDIÉ AUX DAMES
Oh! mes amis, pourquoi faut-il sans cesse Que le plaisir soit contraire au devoir? --Pour s'en défendre, on n'a qu'à le vouloir, Disent les gens auxquels on s'en confesse. --Propos menteur, et ridicule espoir. La liberté que cet attrait nous laisse, N'est qu'un vain mot qu'on ne peut concevoir. De résister avons-nous le pouvoir?
Quand le désir à chaque instant nous presse; Sexe adoré, vous qu'un tendre penchant Porte à l'amour dès votre plus jeune âge, Je m'en rapporte à votre sentiment: Comment jamais pouvez-vous être sage? En vous flattant, on sait vous décevoir, Et tour à tour, séduit avec adresse, Par votre amant et par votre faiblesse, Par vos désirs et par votre miroir, A chaque instant forcé de vous défendre, Du piège adroit d'un heureux séducteur, Il vous faudrait, pour ne jamais vous rendre, Ou plus de force, ou n'avoir pas un coeur.
Il est pourtant quelques femmes prudentes Qui, nous dit-on, échappent à ces lois. Boileau, cherchant ces vertus étonnantes, Dans Paris même, en compta jusqu'à trois. C'était beaucoup, et maintenant je pense Que, pour aider leur fragile innocence, Elles avaient quelque secret moyen Qui les faisait persister dans le bien.
Ces ruses-là, ces heureuses recettes Ne doivent point, amis, rester secrètes Quand on les fait, il faut les indiquer. J'en connais une, et je croirais manquer A mes devoirs, à la vertu des dames, Si mon secret, facile à pratiquer, Restait toujours un secret pour nos femmes. L'exemple seul peut le bien expliquer. C'est pour cela qu'en historien fidèle, Sans plus longtemps du sujet m'écarter, Discrètement je vais le raconter.
Alix était aussi jeune que belle, Ses yeux charmants promettaient le plaisir; Partant, Alix inspirait le désir. Dire qu'elle eut mille amants d'importance, Ce serait prendre un inutile soin. Un d'eux bientôt obtint la préférence; Et pour sauver sa trop faible innocence, D'un prompt hymen Alix eut grand besoin. Son père était homme d'expérience, Il se disait en voyant leurs amours: --Son coeur est pris, le reste est sans défense, Il faut voler bien vite à son secours.
Si cet amant me donne l'espérance De voir ma fille heureuse pour toujours, N'hésitons pas, et de ma vigilance, De mes frayeurs n'allongeons pas le cours. L'examen fait avec soin et prudence, Sur chaque point a comblé tous ses voeux, L'amant aimé promet une constance, Gage certain du bonheur de tous deux; Il est bien fait, aimable et généreux, Riche de plus et de haute naissance; Pour nos enfants trouvant tels amoureux, Ce serait bien de quoi nous satisfaire. Mais ce fut trop pour notre digne père, Il voulut voir, voir de ses propres yeux, Si pour forcer sa fille à rester sage, Son gendre avait ces talents merveilleux Qui, selon lui, fixaient une volage, Ces dons brillants, dont le fréquent usage, De deux époux fait des amants heureux. Il voulut voir... et ne vit que miracles. Bien sûr alors de la vertu d'Alix, A leur hymen il ne mit point d'obstacles; Et des époux lui donna le Phénix.
Pendant longtemps la troupe rebutée Ne troubla point les plaisirs du vainqueur; Mais à la fin, d'un doux espoir flattée, Elle revint à l'attaque d'un coeur, Qu'elle croyait aussi facile à prendre Que tous les coeurs de nos femmes de bien. On ignorait l'invincible moyen Que notre Alix avait pour se défendre. On fit venir près d'elle tour à tour Ces gens charmants qui ne mettent leur gloire Qu'à vaincre un jour, puis chanter leur victoire. Soins superflus! rebelle à leur amour, L'or même, l'or ne put obtenir d'elle Ce que toujours il obtient d'une belle.
Lasse à la fin de sa nombreuse cour, Elle voulut mettre un terme à son zèle, Et repousser d'une façon nouvelle Ce peuple amant qui venait chaque jour La tourmenter et la nommer cruelle. Elle voulut donner une raison Pour excuser sa longue résistance, Mais raison telle, et de telle évidence, Que s'en tenant à si bonne leçon, On ne vînt plus lui faire violence, Ni déranger la paix de sa maison.
Elle fit faire en grandeur naturelle, Par un artiste habile complaisant, De son époux une image fidèle. Ce beau portrait était intéressant. Ce n'étaient point les traits de sa figure, Qui sur la toile étaient représentés. On sait assez que la bonne nature Nous a donné de plus grandes beautés. La sage Alix ne veut dans cette image Que... le garant de sa fidélité, Ce doux lien du plus heureux ménage, Ce trait brûlant, qui de la volupté, Porte le trouble en son sein agité. Il était peint, vermeil comme l'aurore, Et couronné de myrte et de laurier, Sa tête haute, et son maintien altier, Le vif carmin dont son teint se colore, Sa riche taille, un embonpoint flatteur, Deux arsenaux où l'amour créateur Vient préparer ses foudres en silence, Foudres charmants que la volupté lance, Tout annonçait un superbe vainqueur, Sûr à jamais de maîtriser un coeur.
Alix, alors contente de l'ouvrage, A ses amants découvrit son secret. --Je cesserai, dit-elle, d'être sage, Quand vous aurez plus beau que ce portrait. A cet aspect la trop faible cohorte Honteusement alla gagner la porte.
Alix plaça l'image à son chevet, Et quand parfois, quelque amant se trouvait Qui, ne sachant l'innocente malice, Voulait encor tourmenter notre Alix, Il suffisait de montrer le phénix, Sans répliquer, il se rendait justice.
Par cette ruse, avec cet heureux soin, Alix toujours fut et sage et discrète. Sexe enchanteur, très bonne est ma recette. D'autres moyens vous n'avez pas besoin. Quand vous aurez chez vous telle merveille, Faites-en vite un bel épouvantail... Si ne l'avez... votre ami vous conseille De la chercher, pour le moins en détail.
FIN DES POÉSIES
APPROBATION
Nous, docteurs en fouterie, et de la faculté des branleurs, enculeurs, gamahucheurs, certifions avoir lu et relu un livre intitulé: PETIT CATÉCHISME LIBERTIN, à l'usage des putains et des jeunes demoiselles qui se décident à cette profession, et n'y avons rien trouvé qui puisse en empêcher l'impression, la morale étant conforme au plan de l'auteur, et ne pouvant dans tout son contenu que servir à l'instruction des toupies, et à leur faire faire des progrès rapides dans la paillardise; pourquoi nous l'avons approuvé.
MAURY, D'AUTUN, docteurs foutimaces.
FIN
INVENTAIRE DES LIVRES DU BOUDOIR DE TRÈS VÉNÉRÉE ET TRÈS AMOUREUSE DAME CYPRIS, A LA BIBLIOTHÈQUE APHRODISIENNE DE LARNACA, AU CHATEAU DE LA COLOMBE ET DU MYRTE, PLACE DE CUPIDON, RÉDIGÉ PAR G. DELLA ROSA, CHEVALIER DE L'ÉTOILE DE VÉNUS ET GRAND AUGURE (IN PARTIBUS) DE CYTHÈRE ET DE PAPHOS.
ANTHOLOGIE SATYRIQUE. Répertoire des meilleures poésies et chansons gaillardes parues en français depuis Clément Marot jusqu'à nos jours. Publié par et pour la Société des Bibliophiles cosmopolites. _Luxembourg_, 1878, 8 volumes pet. in-12, tirés à 300 exempl., tous numérotés et sur papier vergé de Hollande.
_Cet ouvrage, qui est le plus curieux et le plus important paru, a coûté quinze années de recherches à son éditeur littéraire; il renferme 485 pièces, très libres, anonymes, et plus de 1,400 pièces signées._
L'ANTI-JUSTINE, par Restif de la Bretonne, in-12, papier vergé, 6 figures.
CHANSONS BADINES de Collé. Nouvelle édition revue et corrigée. _Utrecht_, chez Jean Plecht, in-8, papier vergé de Hollande, joli frontispice gravé à l'eau-forte par Fél. R.....
_Collé est, sans contredit, le premier chansonnier français du XVIIIe siècle. Cette édition est complète, et renferme toutes les chansons libres et satyriques. Il n'en n'est pas de même de certaines éditions populaires, qui n'ont de Collé que son nom sur leurs titres._
LE DEGRÉ DES AGES DU PLAISIR, ou Jouissances voluptueuses de deux personnes de sexes différents, aux différentes époques de la vie, recueillies sur des mémoires véridiques; par Mirabeau, ami des plaisirs. _A Paphos_, de l'imprimerie de la mère des amours, 1793. Réimpression faite pour les membres de la Société des _Amis des lettres et des arts galants, de Bâle_.
LE DIABLE AU CORPS, oeuvre posthume du très recommandable docteur Cazonné (Andréa de Nerciat), membre extraordinaire de la joyeuse Faculté phallo-coïro-pygo-glottonomique. _Genève_, 3 vol. petit in-12, 12 planches gravées sur pierre, fort libres.
DIALOGUE DE L'ARÉTIN, où sont déduits les vies et les déportements de Laïs et de Lamia, précédé de notes sur l'Arétin, et suivi de _La Putain errante_, du même auteur. _Florence_, typographia della Nobilissima Sociétà deï Amici deï lettere e delle arti galanti, in-12, papier vergé.
DICTIONNAIRE ÉROTIQUE MODERNE; par un professeur de langue verte (Alfred Delvau, nouvelle édition, revue et augmentée par Jules Choux). _Bâle_, imprimerie de Karl Schmidt. Petit in-8, papier vergé, frontispice gravé par Ch.
L'ÉCOLE DES BICHES, ou Moeurs des petites dames de ce temps. _Erzeroum_, chez Qizmich-Aga, in-8, papier vergé.
_OEuvre lubrique, due aux loisirs de quelques hommes du monde: MM. B..., fils d'un ministre de l'empire, H., riche amateur anglais, très connu à Paris, Duponc..., directeur d'un grand théâtre parisien, et autres._
L'ENFANT DU BORDEL, ou les Aventures de Chérubin; édition faite sur celle de 1800, _Erzeroum_, chez Qizmich-Aga, petit in-12, papier vergé.
_Ouvrage digne de son titre, attribué à Pigault Lebrun._
LA FILLE DE JOIE, ou Mémoires de Miss Fanny, écrits par elle-même. _Boston_, chez William Morning, petit in-8, papier vergé, 36 figures libres.
_Traduction libre d'un célèbre ouvrage érotique anglais: Memoirs of a woman of pleasure; by J. Cleland. Les figures sont la reproduction, par l'héliogravure, de celles de l'édition de Liége, 1786. Elles sont des meilleurs artistes du temps: C. Vanloo et autres._
LA FLEUR LASCIVE ORIENTALE. Contes libres inédits, traduits de l'arabe, du persan, du turc, de l'égyptien, du mongol, du chinois, du japonais, de l'indien, etc., par une société d'Orientalistes. In-8, papier vergé, joli frontispice gravé à l'eau-forte.
_L'Imbécile, conte mongol.--Histoire d'une dame du Caire et de ses quatre galants.--L'Etude des fleurs à Yosiwara.--Les libres Amours du carnaval.--La Servante et le bachelier.--La Princesse Amany.--Trois facéties persanes.--Le Chanteur.--Le Voleur et le Jongleur.--Khablis, le méchant homme.--Le Pirate, conte malay de Sumatra.--La Femme, le Page et l'Ecuyer, trad. de l'arabe.--Les trois Souhaits.--La Princesse invincible, conte persan.--Le Saint Livre d'amour, conte tamoul.--La Veuve.--Voyage d'Ardjouna au ciel d'Indra, conte javanais.--L'Inexorable Courtisane, conte indien.--Le Réveil, conte japonais.--Le Jeune Homme qui ne connaît pas son sexe._
GAMIANI, ou Deux Nuits d'excès; par Alcide, baron de M..... _Barcelone_, chez José Linares Hermanos, pet. in-8, papier vergé, avec 15 figures libres.
_C'est un des meilleurs romans ultra-érotiques, écrit par Mme G... S. et A... de M._
LE JOUJOU DES DEMOISELLES. Nouveau choix de poésies à l'usage du beau sexe libertin. _Larnaka_, chez Giov. della Rosa. Petit in-8, papier vergé.
_Édition publiée pour les membres de la Société des Bibliophiles, les amis des lettres et des arts galants, de Bâle._
LETTRES AMOUREUSES D'UN FRÈRE A SON ELÈVE. _Alexandrie_ (1878), in-12.
_C'est la correspondance socratique d'un précepteur ecclésiastique à son élève, laquelle fut livrée par ce dernier ayant été victime de la passion pédérastique de son Mentor._
LE LIVRE DE VOLUPTÉ, par Abdul-Haqq-Effendi. _Erzeroum_, chez Qizmich-Aga, in-12, 12 figures coloriées, papier vergé.
_Ouvrage très érotique, dans le genre des postures de Pierre Arétin, écrit pour la première fois en arabe, traduit en turc, autographié à Erzeroum, l'an de l'hégire 1292 (1877), et mis en français en 1880._
MA CONVERSION ou LE LIBERTIN DE QUALITÉ; par H. G. Riquetti, comte de Mirabeau, petit in-12, papier vergé.
LE MEURSIUS FRANÇAIS, ou l'Académie des dames. 2 volumes petit in-8, papier vergé, 36 figures libres.
_Ouvrage très érotique et fort bien écrit. Voir la _Bibliographie de l'amour_, 3e édition, t. VI, pages 38 à 45. La suite des figures est celle, reproduite par l'héliogravure, de la première édition publiée à Venise, chez Pierre Arrétin (sic) S. D. (1676)._
MOEURS ORIENTALES. Les Huis-clos de l'ethnographie (De la circoncision des filles,--virginité,--infibulation,--génération,--eunuques, --skoptzis,--cadenas,--ceinture); par E. Ilex. _Londres_, imprimerie particulière de la Société d'anthropologie et d'ethnologie comparées, 1878, petit in-8 de 32 pages, 10 planches curieuses.
OEUVRES BADINES D'ALEXIS PIRON, précédées d'une Notice sur sa vie. Nouvelle édition. _A Amsterdam_ (1878), petit in-8, frontispice gravé à l'eau-forte.
_Édition précédée de la vie de Piron. On sait que tous les livres parus jusqu'ici sous le titre d'OEuvres badines de Piron, ne sont que des recueils de pièces libres, ramassées sans esprit par des éditeurs ignorants. Cette édition est la seule bonne, la seule complète; elle renferme, en sus, des pièces inédites et les poésies badines attribuées à tort à Piron, mais avec les noms des véritables auteurs._
LE PANIER AUX ORDURES. _A Canton_, petit in-8, papier vergé.
_Le Panier aux ordures est un recueil de chansons fort libres dues à Armand Gouffé, Brazier, Antignac, etc., dont le manuscrit original est conservé dans l'Enfer de la Bibliothèque Nationale de Paris. Cette édition renferme en outre un choix de chansons aussi obscènes, aussi rares que les premières, et entre autres le Bougre sans reproche._
PARNASSE SATYRIQUE DU XIXe SIÈCLE ET LE NOUVEAU PARNASSE. Recueil de vers piquants et gaillards de Béranger, V. Hugo, E. Deschamps, A. Barbier, A. de Musset, Baudelaire, Monselet, etc. 2 volumes, petit in-12, 2 frontispices gravés à l'eau-forte de M. Ch.
PETIT CABINET DE PRIAPE, Poésies inédites (érotiques) du XVIIIe siècle. _Neuchâtel_, 1874, pet. in-12, papier vergé.
LA PURE VÉRITÉ CACHÉE et autres mazarinades rares et curieuses. Précédées d'un avant-propos, par Philomneste junior. _Amsterdam_ (_Bruxelles_, 1867), petit in-12, papier vergé.
_Recueil de Mazarinades très rares et très libres: La Pure Vérité cachée.--La Vieille Amoureuse.--La Mazarinade (par Scarron).--Les Triolets de Mazarin.--Le Caresme de Mazarin.--Tarif des prix, etc.--La liste générale de tous les Mazarins.--Factum ou Requeste, etc.--La Miliade, ou l'Eloge burlesque.--Confession générale.--Lettre de Polichinelle.--Le Nouveau Jeu de Piquet de la Cour.--Les Visages qui se démontent.--Les Contre-Vérités de la Cour.--Requeste des marchands libraires du Pont-Neuf.--Regrets funèbres sur la mort du joyeux Rondibilis.--Le Claquet de la Fronde, etc., avec une élégie aux dames frondeuses.--Le Nez pourri de Théophraste Renaudot, etc._
LE RIDEAU LEVÉ, ou l'Éducation de Laure; par H. G. Riquetti, comte de Mirabeau.--Edition revue sur celle originale de 1786. Petit in-12, papier vergé.
LE RUT, ou LA PUDEUR ÉTEINTE; par Pierre-Corneille Blessebois. _A Genève_, chez Augustin Le Gaillard, pet. in-12, papier vergé.
_Roman satirique, très obscène, en prose et en vers, dirigé par l'auteur contre sa maîtresse, Mlle de Sçay._
_Pierre-Corneille Blessebois était un de ces auteurs prostituant leur plume à des écrits obscènes et de chantage, en même temps qu'à des livres mystiques. Tels furent Pierre Arétin, Machiavel, De La Serre, et tant d'autres._
SUITE de 12 planches libres, gravées à l'eau-forte, par la photogravure; de Kaulbach. In-4º.
_(Les Faunes et les Amazones,--Les Filets de Vulcain, etc.)_
TABLEAUX DES MOEURS DU TEMPS DANS LES DIFFÉRENTS AGES DE LA VIE; par Crébillon fils. Suivis de l'_Histoire de Zaïrette_, par de la Popelinière, _Venise_, 2 vol. petit in-12.
_L'édition originale des Tableaux des moeurs du temps n'a été imprimée qu'à un seul exemplaire, pour le compte du célèbre fermier général le marquis de la Popelinière._
THÉRÈSE PHILOSOPHE ou Mémoires pour servir à l'histoire du père Dirrag et de Mlle Eradice, in-12, papier vergé, 27 figures libres, gravées.
_Le père Dirrag est le P. Girard; la demoiselle Eradice est la Cadière. Ce livre, qui est fort érotique, a été attribué, mais sans aucune certitude, au marquis de Sade. La première édition a été publiée en 1748._
TOUTES LES ÉPIGRAMMES de Jean-Baptiste Rousseau. Publiées pour la première fois ainsi complet. _Londres_, chez James Krick, 1880, in-12, papier vergé de Hollande, titre en rouge et en noir, frontispice gravé à l'eau-forte.
_Volume renfermant plus de 300 épigrammes érotiques._
TROIS PETITS POÈMES EROTIQUES; c'est à savoir: _I. La Foutriade.--II. La Masturbomanie, ou la Jouissance solitaire.--III. La Foutromanie_. Petit in-8, 3 figures libres, papier vergé.
_Édition publiée par la _Société des Amis des lettres et des arts galants_, de Bâle._
VINGT ANS DE LA VIE D'UNE FEMME, ou Mémoires de Julie R... _Londres_, 1789, petit in-8, papier vergé.
_Ouvrage érotique réimprimé pour les membres de la _Société des Amis des lettres et des arts galants_, de Bâle._
VINGT ANS DE LA VIE D'UN JEUNE HOMME, par A. V. C. C. C. _Londres_, 1790, petit in-8, papier vergé.
_Ouvrage très libre, publié pour les membres de la _Société des Amis des lettres et des arts galants_, de Bâle._
L'ART DE PÉTER. Essai théori-physique et méthodique, à l'usage des personnes constipées, des personnages graves et austères, des dames mélancoliques, et de tous ceux qui sont esclaves du préjugé. Suivi, etc. En _Westphalie_, chez Florent-Q., rue Pet-en-Gueule, au Soufflet, 1776. _Pétersbourg_ (_Bruxelles_, 1867), petit in-12.
LA CACOMONADE, histoire politique et morale, traduite de l'allemand du Dr. Pangloss, par le docteur lui-même, depuis son retour de Constantinople. _A Cologne_, 1756. Réimpr. faite à _Bruxelles_, à 100 exempl., en 1867.
_Dissertation semi-facétieuse sur la vérole._
CHOIX DE PIÈCES DÉSOPILANTES, dédié aux pantagruélistes. Imprimé à Charenton. (_Bruxelles_, 1867), petit in-12.
Imprimé à 150 exemplaires. _Contenant: Les Sultanes nocturnes.--Le Testament d'une fille d'amour mourante.--Le Voluptueux hors de combat.--Origine des puces.--Priapées anciennes et modernes.--Chansons, contes et épigrammes libres.--Les Filles de l'Opéra.--Les Epices de Vénus._
MYLORD, ou les Bamboches d'un gentleman. _A Gibraltar_, chez le Rév. Flutt, in-12, papier vergé.
SAINTE NITOUCHE, ou Histoire de la Tourière des Carmélites. _Copenhague_, imprimé exclusivement pour les _Bibliophiles Aphrodiphiles_ et non autres; in-12, papier vergé.
LA RHÉTORIQUE DES PUTAINS. 2 tomes en un volume in-12, illustré de 8 figures libres, gravées, papier vergé.
_Curieux ouvrage inspiré della _Rettorica delle putane_; tout aussi libre, mais écrit dans un esprit français, en forme de dialogues. Les figures sont celles de l'_Arétin de la Révolution_, livre devenu introuvable, dont le seul exemplaire connu fut vendu récemment 1,500 francs._
MÉMOIRES DE SUZON, soeur du portier des Chartreux.--_Histoire de Marguerite, fille de Suzon_. Édition dédiée à Miss Trousscott. _Philadelphie_, à la Librairie de la Société contre l'hypocrisie, l'an 100 de l'Indépendance; in-12, papier vergé.
VÉNUS EN RUT, ou Vie d'une célèbre libertine. Sur l'imprimé à _Luxurville_, chez Hercule Tapefort, 1771, à Interlaken, chez William Tell, l'an 999 de l'indépendance suisse, 2 tomes en un vol. in-12.
EXERCICES DE DÉVOTION de M. Henri Roch avec Madame la duchesse de Condor; par l'abbé de Voisenon, membre de l'Académie française. 1882, in-12, joli frontispice gravé en couleurs.
LYNDAMINE, ou l'Optimisme des pays chauds. Sur la copie de _Londres_, 1778, deux parties en un volume in-12.
_C'est là une des meilleures productions de la littérature ultra-érotique; digne pendant de l'_Histoire de dom Bougre, portier des Chartreux_, et très probablement du même auteur._
_Ce curieux ouvrage fut traduit en allemand, et sur cette traduction il parut, vers 1863, une version française passablement médiocre, sous le titre de _Lucrèce, ou l'Optimisme des Pays-Bas_, qui ne peut aucunement être comparée à l'original. Notre édition renferme aussi les contes en vers, fort libres, qui se trouvent dans l'édition de 1778._
SOUVENIRS D'UNE COCODETTE, écrits par elle-même (par Ernest Feydeau). _Leipzig_, 1878, in-8, frontispice et 10 planches gravés à l'eau-forte par Chauvet.
ÉTRENNES AUX FOUTEURS, ou Calendrier des trois sexes. Sur l'édition à _Sodome_ et à _Cythère_, 1793, frontispice et 3 planches libres.
LES COUSINES DE LA COLONELLE. Roman galant naturaliste, par la vicomtesse de Coeur-Brûlant. In-12, papier vergé anglais, joli frontispice gravé à l'eau-forte.
CATÉCHISME LIBERTIN, à l'usage des filles de joie et des jeunes demoiselles qui se décident à embrasser la profession; par Mlle Théroigne. Sur l'édition à _Paris_, aux dépens de la veuve Gourdan, 1792, in-12, 4 figures libres.
_On lit en épigraphe ce quatrain, qui donne une idée de l'esprit de l'ouvrage:_
_«Théroigne au district, aussi bien qu'au bordel, De ses talents divers a fait l'expérience; Par sa langue et son con précieuse à la France, Son nom va devenir à jamais immortel.»_
MÉMOIRES DE LA MARQUISE DE PALMARÈZE. Espiègleries, joyeusetés, bons mots, folies, des vérités, de la jeunesse de sir S.-Peters Talussa-Aïthéi, par Mérard de Saint-Just. 3 tomes in-12, 3 jolis frontispices gravés à l'eau-forte.
L'ÉCHO FOUTROMANE, ou Recueil de plusieurs scènes lubriques et libertines, contenant: les Épreuves de l'abbé Dru, le Secret de Mme de Conléché, l'Entrevue de Mlle Pinelli avec Arlequin et Pierrot, la Solitude de M. de Convergeais, etc. Sur l'édition à _Démocratis_, aux dépens des Fouteurs démagogues, 1792, in-12 et 5 planches libres.
FACÉTIES ANCIENNES. _A Berne_, 8 petits volumes in-32; papier vergé, titres en rouge et en noir.
_1º Différents des chapons et des coqs touchant l'alliance des poules.--2º Paternostre des vér....., avec une complainte contre les médecins.--3º Vertus et propriétés des mignons. 1576.--4º Bruit qui court de l'Espousée. 1614.--5º Descouverte du style impudique des courtisanes de Normandie à celles de Paris, par une Anglaise.--6º Le Dict des pays, avec la Condition des femmes.--7º Brevet d'apprentissage d'une fille de modes.--8º Farce du gaudisseur qui se vante de ses faictz et un sot qui luy répond le contraire._
L'ESPION LIBERTIN, ou le Calendrier du plaisir, contenant la liste des jolies femmes de Paris, leurs noms, demeures, talents, qualités et savoir-faire, suivi du prix de leurs charmes. Sur l'édition faite _au Palais-Égalité_, dans un coin où l'on voit tout. In-12.
_Achevé d'imprimer cette présente année à Rome par la Typographia della Madona dei amori via di Sacré-Coeur_