‹ ChamplainChapitre 2 sur 4 · L'ŒUVRE DE SAMUEL CHAMPLAIN

L'ŒUVRE DE SAMUEL CHAMPLAIN

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C'est tout un passé d'aventures, de flamme et de sage énergie, que les États-Unis se préparent à célébrer, en remontant vers leurs origines et en faisant revivre la figure, trop oubliée, de S. Champlain. Qui connaît ce nom, aujourd'hui, parmi nous? Et pourtant, qui devrait ignorer la gloire du fondateur d'une colonie devenue un vaste empire et qui garde, au delà des mers, les traits caractéristiques, les vertus natives et l'antique renom de la race française?

Samuel Champlain, né au Brouage, appartient à l'époque d'Henri IV et de Richelieu. De son état, il était marin, capitaine au long cours. Il a laissé un Traité de la marine et du bon marinier, écrit en langue naïve et savoureuse, où l'on trouve des préceptes de conduite dont plus d'un homme de mer ferait encore son profit. Dans ce livret, l'excellent homme s'est peint au naturel. Taciturne et peu communicatif, il était actif, brave, prudent et humain. C'est ainsi qu'il sut faire aimer le nom de la France par les peuplades naïves au milieu desquelles il passa les longues années d'une vie souvent solitaire.

Il était entré dans ce que nous appellerions aujourd'hui, la carrière coloniale, sous les auspices d'une femme dont le nom est tout aussi ignoré que le sien, mais qui a cependant de fiers états de service, puisqu'elle fut la protectrice et véritablement la patronne de deux hommes qui comptent dans notre histoire: Champlain, dont nous parlons, et le cardinal de Richelieu. C'est Antoinette de Pons, marquise de Guercheville, dame d'honneur de Marie de Médicis.

Mme de Guercheville mériterait d'être célèbre, rien que pour la jolie réponse qu'elle fit à Henri IV. Celui-ci l'avait trouvée à son goût. Elle était belle femme, en effet, et assez mal mariée, aubaine toute trouvée pour le Vert-Galant. Un jour qu'il la pressait: «Sire, lui dit-elle, je ne suis pas d'assez haute naissance pour être votre femme, mais je suis de trop bonne maison pour être votre maîtresse.» Le Roi se le tint pour dit et, sans insister davantage, il la proclama, de bonne grâce, la dame la plus vertueuse de la Cour.

Jolie femme et vertueuse, elle s'entendait cependant aux affaires. En outre, elle avait le souci d'étendre au loin le renom de la France et la gloire du Christ. C'est pour ces diverses raisons, qu'en l'année 1610, elle fit, dans la Cour, une quête, pour réunir une somme destinée à l'entretien d'un certain nombre de missionnaires dans la Nouvelle-France; cette somme devait servir en même temps de fonds de roulement à un commerce de pelleteries et de pêcheries, nécessaire pour faire prospérer la colonie et les missions. De l'acte de charité, on en vint à un contrat d'association passé en due forme par devant notaire; et ainsi fut fondée la première Compagnie qui entreprit sérieusement l'œuvre de la colonisation du Canada. Champlain, qui avait déjà fait plusieurs voyages en Amérique septentrionale, entra au service de cette Compagnie.

Déjà, au cours d'une de ses précédentes explorations, il avait eu l'intuition du vrai lieu où devaient se concentrer les efforts de la colonie naissante. Remontant le Saint-Laurent, négligeant le port de Tadoussac, où se faisait jusque-là le commerce de pelleteries, il s'était établi à un endroit où le fleuve se resserre. Voici ses propres paroles, si intéressantes dans leur simplicité: «Trouvant un lieu le plus étroit de la rivière, que les habitants du pays appellent Québec, j'y fis bâtir et édifier une habitation, défricher des terres et faire quelques jardinages.» Telle fut l'origine modeste de la future capitale du Canada et de la grande ville qui a élevé naguère une statue à S. Champlain.

Quel joli roman d'aventures que le récit de sa vie, tel qu'il le fait lui-même dans un livre dédié au cardinal de Richelieu. Quelle sensation de fraîche et naïve nature, au cours de ces pérégrinations où, toujours peu accompagné, souvent seul, Champlain va droit devant lui sur cette terre nouvelle qui offre à sa course errante des paysages qui, si fréquemment, lui rappellent la terre de France. Ce sont des prairies, des bouquets d'arbres, des champs de maïs ou d'orge, des plants de tabac, des buissons de myrtilles et de framboisiers. Certes, les hivers sont rudes, les neiges épaisses, le froid intense; mais, jusque dans cette rigueur de l'hiver, il y a quelque chose qui rappelle encore la chère patrie. Et les froids ne sont pas si âpres qu'ils empêchent la vigne de pousser. Et, partout, ce sont les arbres familiers, le chêne, le frêne, le hêtre, le noyer et l'ormeau.

L'explorateur erre du Nord au Sud et de l'Est à l'Ouest, se laissant guider le plus souvent, trompé par les récits obscurs ou les contes merveilleux des peuplades sauvages au milieu desquelles il s'est accoutumé à vivre. Il remonte le cours du Saint-Laurent, franchit les rapides, détermine l'emplacement des futures grandes villes, Montréal, Ottawa. Il rencontre un grand lac qui lui paraît une mer intérieure; il le traverse, c'est le lac Ontario; un autre ensuite, c'est le lac Huron. S'il tourne au Sud, vers la terre de Virginie, il découvre un autre lac encore, qu'il appelle lui-même le lac Champlain.

Mais le Nord surtout l'attire: c'est le pays des belles fourrures et le grand commerce des pelleteries qui se fait à la côte vient de là. Champlain sait qu'il y a de ce côté d'immenses terres nouvelles: le Labrador, le pays des Esquimaux. Il n'ignore pas qu'en marchant toujours dans ce sens, il trouverait la mer. Mais faute de ressources, il est obligé de s'arrêter au moment où il s'approche déjà de la baie d'Hudson. Dès lors, il a conçu le projet, commun à tous les explorateurs de ces régions, de trouver au Nord le chemin qui, par mer, réunirait l'Europe à la Chine et aux Indes orientales. Les forces et le temps lui manquent, mais, du moins, il a posé le problème.

Un autre rêve, plus vaste encore, le hante. Et c'est ici que Samuel Champlain dépasse, à nos yeux, la mesure d'un aventurier hardi ou d'un explorateur sagace, pour atteindre celle d'un véritable homme d'État et d'un fondateur d'empire.

Tournant ses regards vers le Sud, il a deviné l'avenir de ces immenses contrées qu'il n'a fait qu'entrevoir, mais qui seront bientôt le champ d'action de la grande confédération américaine. Par une conception véritablement géniale, il songe, dès le début du dix-septième siècle, à réunir en une seule domination, par l'intérieur des terres, les établissements fondés par les Français sur divers points de l'Amérique du Nord. Il devine l'importance qu'auraient, comme trait d'union, la série des grands lacs qu'il a découverts et les grands fleuves qui vont vers le Sud.

Il voudrait réunir le Canada à la Louisiane et à la Floride. Champlain rêvait d'une Amérique française. Tel était le plan gigantesque que cet homme d'action avait conçu et à la réalisation duquel il consacra sa vie.

Vingt fois, il fit le voyage, aller et retour, sur ces médiocres galiotes de quinze ou vingt tonneaux qui suffisaient aux vigoureux marins d'alors. En France, il remua ciel et terre. Il vit le cardinal de Richelieu et l'intéressa à sa cause. Mais celui-ci était alors très occupé: il était retenu par nos éternelles dissensions intérieures et assiégeait La Rochelle.

Champlain put du moins empêcher, qu'en ce qui concernait la colonie du Canada, la grande faute, accomplie plus tard au dix-huitième siècle, ne fût commise un siècle plus tôt. En 1629, au cours des négociations qui suivirent la prise de La Rochelle, on avait abandonné à l'Angleterre les établissements de la Nouvelle-France. Grâce à l'intervention directe et personnelle de Champlain, le Canada nous fut restitué. A partir de cette époque, la colonie, fondée et défendue, prend un réel développement. Champlain trouva, d'ailleurs, jusqu'à sa mort, en 1635, l'appui du grand cardinal, et c'est par la collaboration de ces deux hommes qu'une fille nouvelle de la France se mit à grandir et à prospérer au delà des mers.

Les contemporains n'ont guère apprécié les mérites de Champlain. Ses successeurs ne se sont pas toujours montrés dignes de l'héritage qu'il avait laissé. Mais, après trois siècles, sa renommée renaît pure et sans tache. De son vivant, il n'a fait que du bien. Les sauvages, au milieu desquels il marchait avec confiance, l'aimaient et se fiaient en lui. Par là encore, il a laissé des exemples et inauguré une des traditions les plus persistantes de l'exploration et de la colonisation françaises.

«Le Français est-il colonisateur?» telle est la question qui se pose autour de nous, au moment où un vaste empire colonial vient de nouveau de nous être acquis par les efforts persévérants de nos explorateurs, de nos missionnaires et de nos soldats. «Le Français est-il colonisateur?» La réponse à cette question est dans la vie d'un Samuel Champlain et dans les progrès toujours croissants de la belle colonie française qui, détachée depuis plus d'un siècle de la mère patrie, se développa en terre américaine.

Si le vaste rêve de Champlain n'a pas été réalisé tout entier, du moins son œuvre subsiste et la leçon de sa vie peut instruire les générations présentes. D'audacieuses entreprises démontrent chaque jour qu'elles comptent des hommes dignes de leurs glorieux devanciers. Mais il ne suffit pas d'entreprendre: il faut persévérer et conduire à bonne fin. Et c'est pourquoi nous devons être particulièrement attentifs à tout ce qui nous vient de cette population française de l'Amérique du Nord, qui garde les vertus des ancêtres et qui nous donne, à son tour, un double et excellent exemple: durer d'abord; en outre, croître et multiplier.

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APPENDICES

LA DÉLÉGATION FRANÇAISE AU 3e CENTENAIRE DE CHAMPLAIN

[Illustration: deco]

La délégation française, groupée par le Comité France-Amérique, pour participer au troisième centenaire de Champlain, s'est embarquée le 20 avril 1912 à bord de la France, lors du voyage d'inauguration de ce navire.

Elle apporte le buste de «la France» sculpté par Rodin et acquis par souscription publique. Sur la plaque de bronze, qui forme fond à ce buste en bas-relief, sont inscrits ces mots:

LE 20 JUILLET 1609 LE FRANÇAIS S. CHAMPLAIN A DÉCOUVERT LE LAC QUI PORTE SON NOM. LE 3 MAI 1912, LES ÉTATS DE NEW-YORK ET DE VERMONT ÉLEVANT CE MONUMENT, UNE DÉLÉGATION FRANÇAISE A SCELLÉ CETTE FIGURE DE LA FRANCE.

La délégation française est composée de la manière suivante:

Chef de la mission:

M. GABRIEL HANOTAUX, de l'Académie française, Président du Comité France-Amérique.

M. POINCARÉ, président du Conseil, ministre des Affaires étrangères, est personnellement représenté par M. le Comte CHARLES DE CHAMBRUN, secrétaire d'ambassade.

Membres de la mission:

MM. ÉTIENNE LAMY, de l'Académie française. RENÉ BAZIN, de l'Académie française. CORMON, président de l'Académie des Beaux-Arts. Le Général BRUGÈRE, ancien vice-président du Conseil supérieur de la Guerre. VIDAL DE LA BLACHE, de l'Institut, professeur à la Sorbonne, représentant l'Université de Paris. LOUIS BARTHOU, député, ancien ministre. Le Baron D'ESTOURNELLES DE CONSTANT, sénateur, Le Comte de ROCHAMBEAU. Le Général LEBON, ancien membre du Conseil supérieur de la Guerre.

La mission était accompagnée des personnes suivantes qui complétaient la délégation du Comité France-Amérique:

LÉON BARTHOU, représentant l'Aéro-Club. LOUIS BLÉRIOT. Le DUC DE CHOISEUL. DAL PIAZ, directeur général de la Compagnie Transatlantique. GIRARD. GABRIEL LOUIS-JARAY, membre du Conseil d'État, secrétaire général du Comité France-Amérique et de la délégation

LISTE GÉNÉRALE DE SOUSCRIPTION A «LA FRANCE» DE RODIN

Offerte aux États-Unis pour faire participer la France à la Commémoration du troisième centenaire de Champlain.

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MM.

Francs

Le Président de la République 2.000

A. Dubost, président du Sénat 250

H. Brisson, président de la Chambre 250

De Selves, ministre des Affaires étrangères[1] 1.000

Dujardin-Beaumetz, sous-secrétaire d'État aux Beaux-Arts[1] 1.000

Jusserand, ambassadeur de France aux États-Unis 500

Marquis de Vogüé, de l'Académie Française, membre du Comité de patronage du Comité F.-A. 100

Alexandre Ribot, de l'Académie Française, membre du Comité de patronage du Comité F.-A. 100

Étienne Lamy, de l'Académie Française, membre du Comité de patronage du Comité F.-A. 100

Raymond Poincaré, de l'Académie Française, membre du Comité de patronage du Comité F.-A.[2] 100

Paul Deschanel, de l'Académie Française, membre du Comité de patronage du Comité F.-A. 100

Paul Hervieu, de l'Académie Française, membre du Comité de patronage du Comité F.-A. 50

Gabriel Hanotaux, de l'Académie Française, président du Comité France-Amérique 100

Général de Lacroix, ancien vice-président du Conseil supérieur de la guerre, membre du Comité de patronage du Comité F.-A. 30

Le général Brugère, ancien vice-président du Conseil supérieur de guerre, président de la section des États-Unis du Comité France-Amérique 100

Comte de Rochambeau, membre du Comité de patronage du Comité F.-A. 100

Compagnie générale transatlantique 2.000

James H. Hyde, membre du Conseil de la section des États-Unis du Comité F.-A. 500

Gabriel Louis-Jaray, secrétaire général du Comité F.-A., membre du Conseil d'État 100

Banque Morgan, Harjes et Cie 500

Poirrier, sénateur 20

A. Calvet, sénateur 100

Georges Leygues, député 500

Alexandre Millerand, député[3] 100

Banque de l'Union Parisienne 500

Piccioni, ministre plénipotentiaire, membre du Conseil de direction du Comité F.-A. 100

Demellette, président du Syndicat général de l'industrie hôtelière 100

Leroy-White, président de la Fédération de l'Alliance française aux États-Unis 100

Saudray, président de la Chambre des agents et représentants pour l'exportation 100

Abbé Félix Klein 10

Heurteau, délégué général du Conseil d'administration de la Compagnie d'Orléans, vice-président du Comité France-Amérique 25

Pierre de Nolhac, conservateur du Musée de Versailles 20

Alfred Mayen 200

G. de C.-M. 250

Henri Froidevaux, rédacteur en chef de France-Amérique 10

Vicomte de Foucauld, administrateur du Comité 10

Fernand Paris, chef du service de propagande du Comité 10

Willy Blumenthal 100

Hôtel de Crillon, place de la Concorde 100

Baron d'Anthouard, ministre de France 20

André Benac, administrateur de la Banque de Paris et des Pays-Bas, membre du Conseil de direction du Comité F.-A. 100

Guenard, secrétaire général de «La Canadienne» 10

Ed. Noetzlin, président du Conseil d'administration de la Banque de Paris et des Pays-Bas 200

Boutroux, de l'Institut, vice-président de la section des États-Unis du Comité France-Amérique 100

Edward Tuck, vice-président de la section des États-Unis du Comité France-Amérique 500

Fernand Laudet, directeur de la Revue hebdomadaire, membre du Conseil de direction du Comité F.-A. 20

Ed. Fabre-Luce, vice-président du Conseil d'administration du Crédit Lyonnais, membre du Conseil de direction du Comité F.-A 100

Mme J. Bogelot, membre du Conseil supérieur d'assistance et d'hygiène publiques 5

Édouard Julhiet, membre du Conseil de la section des États-Unis du Comité F.-A. 50

Appell, de l'Institut, doyen de la Faculté des Sciences, président de la Commission de l'enseignement de la Ligue française de propagande du Comité 25

Léon Grunbaum 100

Houbigant, parfumeur 100

Antonio Dellepiane, professeur à l'Université de Buenos-Ayres, agréé à l'Université de Paris 100

Fernand Devise, administrateur de la Compagnie générale transatlantique 50

Vidal de la Blache, de l'institut, professeur à la Sorbonne, membre du Conseil de la section des États-Unis du Comité F.-A. 20

Henri Cachard, ancien président de la Chambre de Commerce américaine de Paris, membre du Conseil de la section des États-Unis du Comité F.-A 100

Lequime 20

Banque internationale du Canada 500

Caisse hypothécaire canadienne 200

Maison d'orfèvrerie Christofle et Cie 200

Girard, fabricant de produits pharmaceutiques 100

Shoninger, président de la Chambre de Commerce américaine, vice-président de la section des États-Unis du Comité F.-A. 100

Maison d'édition Hachette et Cie 100

A. Legallet, président de la French-American Bank de San-Francisco 100

Gaston Liégeard 25

Charles Lamy, président de la Chambre de Commerce de Limoges 20

André Hallays 50

Alfred S. Heidelbach, vice-président de la Chambre de Commerce américaine 100

Maison de Champagne Pommery et Greno 500

Izoulet, professeur au Collège de France 100

Charles de Lesseps 50

Duc et duchesse de Choiseul 100

Percy Peixotto 100

J.-C. Duval 100

Raphaël-Georges Levy, banquier, professeur à l'École des Sciences politiques, membre du Conseil de direction du Comité F.-A. 100

La Canadienne 25

Comte Michel de Pierredon, membre du Conseil de la section des États-Unis du Comité F.-A. 100

Kleczkowski, ministre de France, membre du conseil de direction du Comité F.-A. 50

Guillemin, ministre plénipotentiaire 50

Joseph Willermoz 10

E. Sacquet, ingénieur 5

R. Koch, chef du bureau des étrangers au Crédit Lyonnais 20

Sidney B. Veit, membre de la Chambre de commerce américaine de Paris 25

Georges Aubert, banquier 100

Gauger 10

Léon Lévy, directeur de Châtillon-Commentry 25

V. Faga 20

Henri Vignaud, ancien conseiller de l'ambassade des États-Unis, membre du Conseil de la section des États-Unis du Comité F.-A. 26

Maurice Fenaille 500

Marcel Proust et le docteur Proust 100

L'Action Française 100

H. Vaugeois, L. Daudet, Ch. Maurras, L. de Montesquiou, L. Moreau, M. Pujo, P. Robain, R. de Boisfleury, J. Rivain, B. de Vésins: en souvenir de la revanche militaire et maritime de Louis XVI, moins de vingt ans après que Louis XV eut perdu l'empire colonial fondé par Louis XIII et Louis XIV 50

S. de Jonge 100

Le Comité de patronage des étudiants étrangers, près l'Université de Grenoble 5

Maison d'édition Larousse 200

Comtesse de Saint-Romans, née Slidell 100

Colonel Marchand et Madame, née de Saint-Romans 100

Adolphe Carnot, de l'Institut 20

Chambre de commerce de Lyon 100

Henri Grogniez 10

Louis Arnould, professeur à la Faculté de Poitiers 10

Maison de fourrures Révillon frères 200

Chambre de commerce de Reims 20

Leau, de «la Canadienne» 10

La baronne d'Erlanger, née Slidell 100

Toutain (Jean Revel) 100

Brière, ancien commissaire de la Marine 100

Dorizon, directeur général de la Société générale 100

Maurice Léon, du barreau de New-York 50

De Grandmaison, député 20

F. Guillain, ancien ministre, membre du Conseil de direction du Comité F.-A. 50

Darboux, secrétaire perp. de l'Académie des sciences, membre du Conseil de direction du Comité F.-A. 25

Alexis Rostand, président du Conseil d'administration du Comptoir national d'Escompte 100

Eugène Étienne, député, membre du Comité de patronage du Comité F.-A 100

Louis Brunschwig, vice-président de la Chambre de commerce française de la Havane 25

Émile Dupont, sénateur, président du Comité français des expositions à l'étranger 100

Pierre Saint-Girons, avocat à la Cour d'appel 10

Aynard, député, membre du Comité de patronage du Comité F.-A. 100

Francastel, consul général de France à la Nouvelle-Orléans 25

C. Inman Barnard, correspondant du The New York Tribune 50

Mac Dougall Hawkes, vice-président de l'Institut français de New-York 100

Xavier Charmes, de l'Institut 100

La Chambre de Commerce de Paris 200

Max Leclerc, éditeur (maison Armand Colin), membre du Conseil de la section des États-Unis du Comité F.-A. 100

Anatole Leroy-Beaulieu, de l'Institut, directeur de l'École des sciences politiques, vice-président du Comité F.-A 50

Jean de Pulligny, directeur de la Mission française d'ingénieurs aux États-Unis 100

Gustave Benoist, ex-mécanicien de la Marine, promoteur du monument de Liniers à Niort 5

Un groupe de Français de Santiago du Chili 100

Luis J. Supervielle, président de la Banque d'assurances d'État, à Montevideo 100

La Chambre de commerce française de Rio de Janeiro 50

Comte de Reganhac 5

Jean Guiffrey, en mission au musée de Boston 50

Firmin Roz, secrétaire de la section des États-Unis du Comité F.-A. 10

Mme Depew 100

Paul Desprez, ministre de France 20

Thurwanger, président du cercle français de Boston 10

Léon Bocqueraz, président de l'Alliance française à San-Francisco 250

Roger Bocqueraz 250

P.-A. Bergerot, ancien président de l'hôpital français de San-Francisco 500

Charles Carpy, ancien président de la French Bank of Savings 250

J.-M. Dupas, ancien président de l'Alliance française à San-Francisco 250

Willis Folk 250

G. Fouchan, ancien président de l'hôpital français 250

H. Mérou, consul général de France à San-Francisco 25

C. de Cazotte, consul de France à San-Francisco 25

L'Écho de l'Ouest, à San-Francisco. 50

Raphaël Weill, propriétaire de l'Écho de l'Ouest, à San-Francisco. 500

Léon L. Rey 5

Docteur Georges Juilly 12

Alfred Blanc 2.50

Marius Mathieu 2.50

Émile Raas 12

Louis Savart 5

E. Féret 5

Un ami 5

A.-M. Rolland 12

Géo Tessier 5

J. Delabriandais 2.50

P. Viguié 2.50

A. Helip 5

Un Français 25

Louis Baylacq 5

Pierre Barbé 2.50

A. Lompré 5

Henri Ruellan 2.50

Laurence Vergez 2.50

Simon Toulouse 2.50

J.-L. Bourdieu 2.50

L. L. 2.50

Joseph Barbé 5

Justin Carroul 5

Un Béarnais 2.50

Abel Chevalley, ministre plénipotentiaire, s.-directeur d'Amérique au ministère des Affaires étrangères, membre du Conseil de direction du Comité 50

Le général Lebon, ancien membre du Conseil supérieur de la guerre, membre du Conseil de direction du Comité 30

Paléologue, ministre plénipotentiaire, directeur des Affaires politiques au ministère des Affaires étrangères 30

André Michel, conservateur des Musées nationaux, membre du Conseil de la section des États-Unis du Comité 20

Prosper Bouneault, promoteur du monument Liniers à Niort 10

Le professeur Grasset, professeur à l'Université de Montpellier 50

Commandant Léonce Abeille 10

Comte Fernand de Montebello 20

J.-C. Duval 100

Gaston Bouzanquet, promoteur du monument Montcalm 20

Béthune 20

Paul W. Bartlett, président de l'American Art Association, membre du Conseil de la section des États-Unis du Comité 50

Francis Vielé-Griffin, membre du Conseil de la section des États-Unis du Comité 100

Walter Gay, membre du Conseil de la section des États-Unis du Comité 100

Lazare Weiller, membre du Conseil de la section des États-Unis du Comité 100

Paul Doumer, sénateur, membre du Comité de patronage du Comité 20

Croiset, doyen de la Faculté des lettres de Paris, membre du Conseil de direction du Comité 20

André Thome, membre du Conseil de direction du Comité 100

J. Gauguier, président du tribunal civil à Meaux 20

Mme Juliette Adam 25

Amiral Gervais, membre du Comité de patronage du Comité 5

André Javey, membre du Conseil de la section des États-Unis du Comité 100

Le Crédit Algérien 100

Méline, sénateur, ancien président du Conseil 20

D'Eichthal, de l'Institut 25

Frank-Mason, consul général des États-Unis, membre du Conseil de la section des États-Unis 100

L. Marie, délégué du chemin de fer du Nord au Congrès de Washington 25

Louis Barthou, député des Basses-Pyrénées 100

Jean Dupuy, Ministre des Travaux publics 100

Jules Corréard, Inspecteur des Finances 10

Auguste Isaac, Président de la Chambre de commerce de Lyon 25

Major Mahan 50

Steeg, Ministre de l'Intérieur 100

Docteur Charcot 50

Morel, sculpteur 10

Bibliothèque d'art et d'archéologie 100

Comte J. de Pourtalès 25

Léon Barthou, Maître des Requêtes honoraire au Conseil d'État 50

Mazery 10

L. Klotz, Ministre des Finances 100

Léon Lhermitte, de l'Institut 20

René Bazin, de l'Académie française 50

Briand, Ministre de la Justice 100

Paul de Rousiers 100

Lebrun, Ministre des Colonies 100

Guirot 2

Constantin Mennesson 20

Magenties 10

Macaigne 5

Prince Pierre d'Arenberg 20

Jeanniot 5

[Illustration: deco]

[1] A l'époque de l'ouverture de la souscription.

[2] Aujourd'hui président du Conseil et ministre des Affaires étrangères.

[3] Aujourd'hui ministre de la Guerre.

[Illustration: deco]

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