Monsieur Alfred
Air : de Calpigi.
Monsieur Alfred n’est plus des nôtres.
Il a fait comme beaucoup d’autres,
À l’empereur il a vendu
Son tout petit individu, (bis)
Ce député de camelotte.
Porte à présent frac et culotte
En l’honneur du petit chapeau…
Il a déserté son drapeau, (bis)
Monsieur Alfred est un parjure
Qui salit jusqu’à sa roture,
Car, descendant d’un perruquier
Il se conduit comme un Pasquier. (bis)
Au séné passant la rhubarbe,
De rouge il n’a plus que la barbe,
Mais à la cour il fait le beau…
Il a déserté son drapeau. (bis)
Monsieur Alfred socialiste
S’est fait fervent bonapartiste ;
Pour vouloir manger de ce pain
Fallait qu’il eût diablement faim (bis)
Paris le fit sortir de terre,
Il n’était rien, l’ingrat préfère
Être familier du château…
Il a déserté son drapeau. (bis)
Soit par calcul, soit par bêtise
Ainsi qu’on change de chemise,
Alfred a changé de serment,
il est né pour le changement, (bis)
Quand on l’accueille aux Tuileries :
Il paie en basses singeries
Sa petite part du gâteau…
Il a déserté son drapeau. (bis)
Monsieur Alfred, là, fait la roue,
Mais c’est un paon que l’on bafoue
Bien qu’il accepte le mandat
De mouche du char de l’État, (bis)
Un jour, il dira : qu’on fusille
De l’Élysée à la Bastille,
Je vaux Ponsard et Pastoureau !…
Il a déserté son drapeau ! (bis)