‹ Chronique de 1831 à 1862, Tome 1 (de 4)Chapitre 6 sur 7 · L

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LA BESNARDIÈRE (Jean-Baptiste Goney DE), 1765-1843. En 1805 il accompagna le prince de Talleyrand à la suite de la Grande Armée; pendant les dernières années de l'Empire, il représenta au Conseil d'État, avec MM. d'Hauterive et Dalberg, le ministère des Affaires étrangères; en 1814, il accompagna le prince de Talleyrand à Vienne. En 1819, il se retira en Touraine.

LABOUCHÈRE (Henri), 1798-1861. Anglais, d'une famille d'origine française, il fut député de Taunton depuis 1830. Il était le deuxième fils de Pierre-César Labouchère, associé de la maison Hope et Cie, d'Amsterdam, et d'une fille de sir Francis Baring. Il épousa une Baring, sa cousine germaine. En 1858 il fut élevé à la Pairie sous le titre de lord Taunton.

LA BRUYÈRE (Jean DE), 1645-1696. Moraliste français; il fut le précepteur du petit-fils du grand Condé et l'auteur des _Caractères_.

LACRETELLE (Jean-Claude-Dominique DE), 1766-1855. Auteur de plusieurs ouvrages historiques où il se recommande plus par une certaine habileté d'arrangement que par la profondeur.

LA FAYETTE (Gilbert Mortier, marquis DE), 1757-1834. Après avoir fait, fort jeune, la guerre d'Amérique, il fut nommé en 1788 député aux États généraux: mis hors la loi après le 20 juin 1792, il dut s'enfuir, mais, arrêté par les Autrichiens, il resta cinq ans enfermé à Olmütz. Député en 1814, il vota la déchéance de l'Empereur; sous la Restauration, il resta toujours dans l'opposition. Chef des gardes nationales en 1830, il contribua à l'avènement de Louis-Philippe.

LAGRANGE-CHANCEL (Joseph DE), 1676-1758. Littérateur français, auteur de tragédies assez faibles et des _Philippiques_.

LAMB (sir Frédéric), 1782-1852. Diplomate anglais; frère de lord Melbourne, il fut ambassadeur à Venise, à Münich, en Espagne, et entra en 1821 à la Chambre des lords sous le titre de lord Beauvale. En 1848, il devint vicomte Melbourne, à la mort de son frère William.

LAMENNAIS (Hughes-Félicité-Robert, abbé DE), 1782-1854. Écrivain catholique, philosophe réformateur, journaliste révolutionnaire, il rompit avec l'Église, qui avait condamné ses ouvrages.

LANGWARD. Improvisateur allemand peu célèbre.

LANSDOWNE (Henry, marquis DE), 1780-1863. Homme d'État anglais. Whig modéré, il a laissé une réputation méritée de droiture et d'honnêteté politique. Il entra au Parlement de 1802; il montra beaucoup de zèle pour l'abolition de l'esclavage, et défendit avec ardeur les catholiques irlandais. En 1830, il entra dans le Cabinet réformiste de lord Grey, et devint président du Conseil privé.

LANSDOWNE (lady), morte en 1865. Elle était fille de sir Henry Vane Tempest et épousa le marquis de Lansdowne en 1819.

LARCHER (Mlle Henriette), 1782-1860. Elle était Genevoise, et fut la gouvernante de Mlle Pauline de Périgord, plus tard marquise de Castellane.

LA REDOUTE (Joseph-Charles-Maurice, comte DE), 1804-1886. Élève de l'École polytechnique, il devint lieutenant en 1826 et fut nommé officier d'ordonnance du duc d'Orléans, en 1833. Élu député de Carcassonne en 1835, il quitta la carrière militaire; fut en 1840 ambassadeur pendant quelques mois, à Madrid, et entra à la Chambre des pairs l'année suivante.

LA ROCHEFOUCAULD (la vicomtesse Sosthène DE), 1790-1834. Elle était la fille unique du duc Mathieu de Montmorency.

LA RONCIÈRE LE NOURY (Émile-Clément DE), 1804-1874. Fils du général de la Roncière, il s'engagea à dix-sept ans dans la cavalerie et fut détaché comme lieutenant à l'école de Saumur en 1833. A la suite d'un procès qui le condamna à dix ans de réclusion, il rentra dans l'obscurité. Le second Empire l'en fit sortir, et le nomma successivement inspecteur de la colonisation en Algérie, chef de service à Chandernagor, puis aux îles Saint-Pierre-et-Miquelon.

LATOUR-MAUBOURG (le marquis DE), 1781-1847. Diplomate français; il fut, sous le premier Empire, chargé d'affaires à Constantinople, puis ministre plénipotentiaire en Würtemberg. Sous la Restauration, il devint successivement ministre en Hanovre, en Saxe, ambassadeur à Constantinople en 1823, à Naples en 1830, et à Rome en 1831. Cette même année il fut appelé à la Pairie.

LAURENCE (Justin), 1794-1863. Fils d'un orfèvre de Mont-de-Marsan, il fut le champion de l'opposition libérale dans son département. Tour à tour conseiller de préfecture des Landes, avocat général à la Cour royale de Pau, il fut élu député en 1831. En 1844, il fut appelé à la Direction générale des Contributions. La Révolution de 1848 mit fin à sa carrière politique.

LAUZUN (le duc DE), 1632-1733. Joua un rôle brillant, mais aventureux, à la cour de Louis XIV. Il épousa la Grande Mademoiselle, cousine germaine du Roi.

LAVAL (le prince Adrien DE), 1768-1837. Pair de France, duc de Fernando en Espagne; il fut ambassadeur de France à Rome. Il avait épousé sa cousine, Mlle de Montmorency-Luxembourg.

LAVRADIO (don Francisco de Almeida, comte DE), 1796-1870. Portugais, pair du royaume, conseiller d'État, il fut ministre en 1825 et en 1846. En 1851, il fut ministre à Londres et il venait d'être transféré à Rome lorsqu'il mourut.

LAZAREFF (le comte Lazare DE), 1792-1871. Colonel russe; il épousa la princesse Antoinette de Biron-Courlande.

LEGONIDEC (Joseph-Julien), 1763-1844. Magistrat français. Avocat au Parlement de Paris, il passa en Amérique le temps de la Révolution et ne revint en France qu'en 1797. En 1815, la Restauration le nomma conseiller à la Cour de cassation où il siégeait encore au moment de sa mort comme doyen de la Chambre civile.

LE HON (le comte Charles), 1792-1868. Né à Tournay, en Belgique, il joua dans son pays un rôle d'opposition avant 1830. Il fut ensuite, pendant de longues années, ministre de Belgique à Paris où il resta jusqu'en 1852.

LEHZEN (Mlle Louise) morte en 1870. Fille d'un pasteur protestant hanovrien, elle vint en Angleterre en 1818 pour être gouvernante de la princesse Féodore de Leiningen, fille du premier mariage de la duchesse de Kent; elle prit les mêmes fonctions auprès de la princesse Victoria, plus tard Reine d'Angleterre. En 1827, le Roi George IV lui conféra le titre de baronne. Elle resta à la cour d'Angleterre jusqu'en 1849 et retourna alors en Allemagne.

LEICESTER (Richard Dudley, comte DE), 1531-1588. Jouissant d'un grand crédit sur la reine Élisabeth d'Angleterre, le comte de Leicester fut comblé de ses faveurs.

LENORMAND (Marie-Anne), 1772-1843. Célèbre devineresse. Elle fut élevée chez les bénédictines d'Alençon, où elle commença son rôle de prophétesse, vint ensuite à Paris en 1790; elle se mit à y prédire l'avenir, par les cartes, et fut consultée par l'impératrice Joséphine et d'autres personnages de distinction.

LÉON (la princesse DE), morte en 1815. Elle se nommait, avant son mariage, Mlle de Séran. Elle mourut d'un accident, sa robe ayant pris feu. Son mari entra dans les ordres trois ans plus tard; il fut successivement appelé aux évêchés d'Auch et de Besançon et, en 1830, il reçut le chapeau de cardinal. Après la mort de son père, le prince de Léon avait pris le titre de duc de Rohan.

LÉON (l'évêque DE). Don Joachim Albarca y Blanquès, 1781-1844. Un des conseillers du prétendant don Carlos, qu'il accompagna à Londres en 1834, et qui le nomma plus tard son ministre de grâce et de justice. Il mourut à Turin. Il avait pris possession du siège épiscopal de Léon en 1825.

LÉOPOLD Ier, Roi des Belges, 1790-1865. Georges-Chrétien-Frédéric, prince de Cobourg-Gotha, fut élu roi des Belges en 1831. Il avait épousé, en premières noces, en 1816, la princesse Charlotte d'Angleterre, et en deuxièmes noces, la princesse Louise d'Orléans, fille du Roi Louis-Philippe.

LESLIE (Charles-Robert), 1794-1839. Peintre anglais; artiste remarquable, excellant surtout à reproduire sur la toile les écrivains à qui il empruntait généralement ses tableaux, Shakespeare, Cervantes, Molière, Sterne, Walter Scott.

LEUCHTENBERG (le prince Auguste-Charles DE), 1807-1835. Il épousa, en 1835, doña Maria, reine de Portugal, et mourut la même année.

LEUCHTENBERG (le prince Max DE), 1817-1852. Fils d'Eugène de Beauharnais; il épousa, en 1839, la grande-duchesse Marie, fille de l'Empereur Nicolas Ier de Russie.

LEZAY-MARNESIA (Albert, comte DE), 1722-1857. Il occupa plusieurs préfectures, entre autres celle du Loir-et-Cher, dont il était titulaire en 1834.

LICHTENSTEIN (Aloys-Joseph, prince DE), 1796-1858. Diplomate autrichien; il fut attaché aux ambassades de Londres, de La Haye et de Dresde. Il avait épousé une comtesse Kinsky.

LIEVEN (Christophe, prince DE), 1770-1839. Général russe; il fut ambassadeur à Paris et à Londres, puis, en 1834, gouverneur du grand-duc héritier de Russie, plus tard Alexandre II.

LIEVEN (la princesse DE), 1784-1857. Dorothée de Benkendorff, épouse du prince Christophe de Lieven, ambassadeur à Londres; remarquable par son esprit et son jugement, elle fit de son salon à Londres le rendez-vous des hommes les plus distingués, et passa les dernières années de sa vie à Paris, où elle se vit recherchée par les plus hauts personnages politiques.

LITTLETON (Édouard-John Walhouse), 1791-1863. Créé baron Hatherton en 1835. Membre du Parlement anglais. En 1812, il épousa une fille du marquis de Wellesley, et en 1858, en secondes noces, la veuve d'Édouard Davenport.

LONDONDERRY (Charles-William, lord), 1778-1854. Soldat et diplomate anglais, il fut ambassadeur à Vienne, général et lord-lieutenant. Il épousa en premières noces une fille de lord Darnley, et en deuxièmes noces, une fille de sir Henry Vane Tempest.

LONDONDERRY (lady), morte en 1865. Fille de sir H. Vane Tempest, elle épousa lord Londonderry en 1819.

LOUIS (le baron), 1755-1837. Ministre des Finances en France. Il avait reçu les ordres et était très lié avec le prince de Talleyrand. Depuis 1815, il siégea comme député dans presque toutes les assemblées législatives, où il se fit remarquer par la modération et la sagesse de ses vues.

LOUIS XI, Roi de France, 1423-1483. Fils de Charles VII; aucun prince de son temps ne connut mieux les ruses de la politique et l'art de dominer les hommes.

LOUIS XII, Roi de France, 1462-1515. D'abord connu sous le titre de duc d'Orléans, il succéda comme roi de France à Charles VIII.

LOUIS XIII, Roi de France, 1601-1643. Fils de Henri IV et de Marie de Médicis, sous la régence de qui il régna d'abord. Il épousa Anne d'Autriche.

LOUIS XIV, Roi de France, 1638-1715. Fils de Louis XIII, il n'avait pas cinq ans, lorsqu'il succéda à son père sous la régence de sa mère Anne d'Autriche; il épousa l'infante Marie-Thérèse, et plus tard, secrètement, Mme de Maintenon.

LOUIS XV, Roi de France, 1710-1774. Fils du duc de Bourgogne et de la princesse Adélaïde de Savoie, il succéda sur le trône à son aïeul Louis XIV.

LOUIS XVI, Roi de France, 1754-1793. Une des premières victimes de la Révolution, qui le fit périr sur l'échafaud.

LOUIS XVIII, Roi de France, 1755-1824. Il porta, d'abord, le titre de comte de Provence et épousa, en 1771, Louise-Marie-Joséphine de Savoie; son règne ne commença qu'en 1814.

LOUIS-PHILIPPE Ier, Roi des Français, 1773-1849. Fils de Philippe-Égalité, duc d'Orléans; il fut proclamé Roi après la révolution de 1830 et l'abdication de Charles X, et obligé, lui aussi, d'abdiquer, à la révolution de 1848.

LOUISE, Reine de Prusse, 1776-1810. Fille du grand-duc de Mecklembourg-Strélitz et épouse du roi Frédéric-Guillaume III de Prusse. Elle fut la mère des rois Frédéric-Guillaume IV et Guillaume Ier, qui, en 1870, fut proclamé empereur d'Allemagne.

LOULÉ (la marquise DE), 1806-1857. Anne, infante de Portugal, mariée en 1827 à Mendoça, marquis de Loulé, ministre d'État. Le marquis fut créé duc, mais ses enfants ne jouirent jamais d'aucun privilège royal.

LOUVOIS (le marquis DE), 1639-1691. Homme d'État français, ministre de la guerre sous Louis XIV; il était fils du chancelier Le Tellier.

LOUVOIS (le marquis DE), 1783-1844. Il entra dans la carrière, puis devint chambellan de l'empereur Napoléon Ier. Il établit à Ancy-le-Franc des hauts-fourneaux, une verrerie, un moulin, des scieries qui amenèrent la prospérité dans ce pays. Il fut fait pair de France sous la Restauration.

LUDOLF (Guillaume-Constantin, comte), 1759-1839. Ministre du roi de Naples à Londres durant de longues années; sa famille était d'origine autrichienne.

LYNDHURST (lady), Sarah Grey; veuve du lieutenant-colonel Charles-Thomas, qui tomba à Waterloo, elle épousa en 1819 lord Lyndhurst dont elle fut la deuxième femme; elle était d'origine juive.

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MAINTENON (la marquise DE), 1635-1719. Françoise d'Aubigné, épousa, en 1652, le poète Scarron. Devenue veuve, elle fut chargée d'élever les enfants de Louis XIV et de Mme de Montespan. Après la mort de la Reine, Louis XIV s'unit à Mme de Maintenon par un mariage secret.

MAISON (le maréchal), 1771-1840. Il fit, avec distinction, les guerres de la République et de l'Empire; fut fait pair de France sous la Restauration. Chargé en 1828 de l'expédition de Morée, il y obtint plein succès et fut créé maréchal. Sous Louis-Philippe, il fut tour à tour ministre des Affaires étrangères, de la Guerre, ambassadeur à Vienne et en Russie.

MALIBRAN (Mme Marie-Félicité), 1808-1836. Célèbre cantatrice, fille de Manuel Garcia. Elle épousa en premières noces le banquier Malibran et en secondes noces le violoniste de Bériot.

MARBOIS (le marquis François $1-), 1745-1837. Il remplit avant la Révolution plusieurs missions diplomatiques; à la Révolution, il fut déporté à la Guyane, et n'en revint qu'après le 18 Brumaire. Le premier Consul le nomma président de la Cour des comptes. La Restauration le fit pair et ministre de la Justice. Plus tard, il reprit ses fonctions de président de la Cour des comptes, qu'il exerça jusqu'en 1834.

MAREUIL (Joseph-Durand, comte DE), 1769-1855. Diplomate français. A la seconde Restauration, il fut nommé conseiller d'État, et chargé de diverses missions. Nommé pair de France en 1833 et grand-cordon de la Légion d'honneur en 1834, il fut envoyé à Naples comme ambassadeur; rappelé dix-huit mois plus tard, il vécut depuis lors dans la retraite.

MARIE (l'infante), 1793-1874. Fille de Jean VI de Portugal, elle épousa en premières noces l'infant dom Pedro et plus tard don Carlos, infant d'Espagne.

MARIE II ou MARIA DA GLORIA. Reine de Portugal, 1819-1853. Fille de dom Pedro Ier, qui, reconnaissant l'impossibilité de garder ensemble les deux trônes de Brésil et de Portugal, abdiqua celui de Portugal en faveur de son second enfant, doña Maria, après avoir octroyé à ce Royaume une charte libérale. Doña Maria épousa en premières noces le duc de Leuchtenberg, et, en secondes noces, le prince Ferdinand de Cobourg.

MARIE-AMÉLIE (la Reine), 1782-1866; Fille de Ferdinand Ier, Roi des Deux-Siciles, elle épousa en 1809 le duc d'Orléans, qui fut plus tard Louis-Philippe, roi des Français.

MARIE-CASIMIRE D'ARQUIEN, 1635-1716. Fille du marquis de La Grange d'Arquien, elle avait accompagné en Pologne la reine Marie-Gonzague. Mariée d'abord à Zamoyski, elle épousa en secondes noces le roi Jean Sobieski. Devenue veuve, elle se retira d'abord à Rome, puis à Blois où elle mourut.

MARIE DE MÉDICIS, Reine de France, 1573-1642. Fille du grand-duc François Ier de Toscane, elle épousa le Roi de France Henri IV, fut la mère de Louis XIII et exerça la Régence pendant la minorité de son fils.

MARIE D'ORLÉANS (la princesse), 1813-1839. Fille du Roi Louis-Philippe, elle épousa le prince Alexandre de Würtemberg. Elle avait du talent pour la sculpture et est l'auteur d'une statue de Jeanne d'Arc placée dans la cour de l'Hôtel de ville à Orléans.

MARIE-LOUISE (l'Impératrice), 1791-1847. Fille de l'Empereur François II d'Autriche, elle épousa en 1810 l'Empereur Napoléon Ier.

MARIE STUART, 1542-1587. Reine d'Écosse. Elle épousa François II, roi de France, dont elle devint veuve en 1560. De retour en Écosse, elle eut à lutter contre la Réforme et les agissements secrets de la reine Élisabeth d'Angleterre qui la fit emprisonner puis exécuter après dix-huit ans de captivité.

MARIE-THÉRÈSE (l'Impératrice), 1717-1780. Fille de l'Empereur Charles VI, elle lui succéda sur le trône d'Autriche et eut à lutter contre le Roi de Prusse, Frédéric II, qui lui enleva la Silésie. Elle avait épousé François de Lorraine.

MARTIN (M.). Élève de l'École normale, il devint professeur dans un collège de Paris où le prince de Talleyrand le prit pour le charger de l'éducation de ses deux neveux Louis et Alexandre de Périgord; il devint plus tard recteur de l'Académie d'Amiens.

MARTIN DU NORD (Nicolas-Ferdinand), 1789-1862. Littérateur et homme d'État français; élu député en 1830, il siégea dans les rangs des conservateurs, il fut avocat général à la Cour de cassation en 1842, puis procureur général à la Cour royale de Paris. En 1834, il devint ministre des Travaux publics; en 1839, ministre de la Justice et des Cultes.

MARTINEZ DE LA ROSA (François), 1789-1862. Littérateur et homme d'État espagnol. Député aux Cortès en 1812, il y soutint les idées les plus avancées, qui le firent condamner à dix ans d'emprisonnement au Maroc; la révolution de 1820 lui rendit la liberté, et il devint président du conseil. Sous la Reine régente, il devint chef d'un Cabinet constitutionnel, qui signa la Quadruple Alliance, mais il se retira en 1835. Il fut, depuis, ambassadeur à Paris, à Rome, et président des Cortès.

MASSA (la duchesse DE), née en 1792; fille du duc de Tarente, elle avait épousé Régnier, duc de Massa, dont elle devint veuve en 1814.

MATUCZEWICZ (le comte André-Joseph), 1790-1842. Diplomate au service russe, Polonais de naissance. Il fut ministre intérimaire de Russie en Angleterre, ministre à Naples et à Stockolm.

MAUGUIN (François), 1785-1854. Libéral ardent, il fut élu député en 1827 et joua un rôle actif jusqu'en 1848. Après le coup d'État de 1851, il se retira à Saumur, chez sa fille, la comtesse de Rochefort.

MEDEM (le comte Paul), 1800-1854. Diplomate russe. Chargé d'affaires à Paris, puis à Londres, et, en 1839, ministre à Stuttgart.

MELBOURNE (lord), 1779-1848. William Lamb. Homme d'État anglais; il fut appelé, en 1830, par lord Grey, au ministère de l'Intérieur; whig modéré, il s'est acquitté avec beaucoup de tact et de dévouement du soin qui lui incombait d'initier la jeune reine Victoria à ses devoirs de souveraine.--Séparé de sa femme, lady Catherine Ponsonby, connue par sa liaison avec lord Byron, lord Melbourne eut une liaison avec Mrs Norton, qui aboutit, en 1836, à un procès en divorce dont le scandale fut grand.

MENDELSLOH (le comte Charles-Auguste-François DE), 1788-1852. Diplomate würtembergeois; il fut, successivement, ministre à Saint-Pétersbourg, à Londres et à Vienne.

MENDIZABAL (don Juan Alvarez y), 1790-1853. Homme d'État espagnol. Fils d'un pauvre fripier, il gagna une grosse fortune dans le commerce. Il devint ministre des Finances en 1835, mais dut se retirer bientôt.

MENNECHET (Édouard), 1794-1845. Littérateur français. Il fut secrétaire particulier du duc de Duras, qui le fit connaître à Louis XVIII; celui-ci le nomma chef de son bureau; Mennechet remplit ensuite les mêmes fonctions auprès de Charles X.

METTERNICH (Clément-Wenceslas-Lothaire, comte, puis prince DE), 1773-1859. Homme d'État autrichien. Il fut ministre à La Haye, à Dresde, à Berlin, à Paris. En 1809, il fut ministre des Affaires étrangères d'Autriche, et resta au pouvoir jusqu'en 1848 où la révolution l'obligea à fuir.

MIAOULIS (André), 1771-1835. Amiral grec; il commanda en chef la flotte des insurgés en 1821, battit les Turcs à Patras, mit le feu aux navires d'Ibrahim-Pacha à Modon, mais ne put empêcher la chute de Missolonghi. En 1831, il se mit à la tête des Hydriotes révoltés contre le président Capo d'Istria.

MIGNET (François-Auguste-Marie), 1796-1884. Historien français, membre de l'Académie française, directeur des Archives du ministère des Affaires étrangères.

MINA (don Francisco Espozy), 1781-1836. Fameux chef de partisans en Espagne. En 1809, il se mit à la tête d'une bande de guérillas, au moment de l'invasion française, et en entrava les opérations pendant cinq années. En 1820, pendant la révolution d'Espagne, il tint tête au maréchal Moncey. En 1834, il défendit le trône constitutionnel contre les prétentions de don Carlos.

MIRABEAU (Victor Riquetti, marquis DE), 1749-1791. L'orateur le plus éminent de la Révolution française. En 1789, il fut député du Tiers aux États généraux, et il contribua par son éloquence aux succès de la Constituante.

MIRAFLORÈS (don Manuel, marquis DE), 1792-1867. Issu d'une famille de marchands (Pando) enrichie dans les guerres du dix-huitième siècle, il fut anobli et reçut la grandesse. Il fut ambassadeur à Londres, et, en 1834, y signa le fameux traité de la Quadruple Alliance. En 1846, il devint grand chambellan de la reine Isabelle, et, en 1864, président du Conseil des ministres. Littérateur éminent, il fut membre de l'Académie d'histoire de Madrid.

MIRAFLORÈS (la marquise DE), 1795-1867. Doña Vicenta Monina y Pontejos, héritière et nièce du fameux comte de Florida-Blanca, elle épousa, en 1814, le marquis de Miraflorès.

MODÈNE (le duc DE), 1779-1846. François IV de Modène était fils de l'archiduc Ferdinand d'Autriche; il épousa la princesse Marie-Béatrice, fille de Victor-Emmanuel, roi de Sardaigne.

MOLÉ (le comte Mathieu), 1781-1855. Issu d'une famille parlementaire; il remplaça en 1813 le duc de Massa comme ministre de la Justice, et reçut alors le titre de comte de l'Empire; il se rallia à Louis-Philippe, fut nommé pair, et reçut en 1830 le ministère des Affaires étrangères. En 1840, il fut nommé membre de l'Académie française.

MOLÉ (la comtesse), morte en 1845. Mlle Caroline de la Briche, rencontra, dans le salon de sa mère, le jeune comte Molé, qu'elle épousa en 1798. La comtesse Molé a publié, sous le voile de l'anonyme, plusieurs ouvrages traduits de l'anglais.

MOLLIEN (le comte François), 1758-1850. Habile financier, il fut nommé, en 1806, ministre du Trésor. Louis XVIII l'appela en 1819 à la Chambre des pairs.

MOLLIEN (la comtesse), 1785-1878. Mlle Juliette Dutilleul, épouse de François Mollien. Mme Mollien, personne attachante et distinguée, fut dame du palais de la Reine Marie-Amélie.

MONSON (lord), 1809-1841. Fils du premier mariage de lady Warwick, il ne laissa point d'enfants et son héritage passa son cousin.

MONSON (lady), Theodosia, fille de Latham Blacker, épousa en 1832 lord Monson.

MONTESPAN (la marquise DE), 1641-1707. Françoise-Athénaïs de Rochechouart; favorite de Louis XIV.

MONTMORENCY (Raoul, baron DE), 1790-1862. Il prit le titre de duc en 1846, à la mort de son père. Il épousa Euphémie de Harchies, dont il n'eut pas d'enfants; il était frère de la princesse de Bauffremont-Courtenay et de la duchesse de Valençay.

MONTMORENCY (la duchesse DE), 1774-1846. Anne-Louise-Caroline de Matignon; mère de Raoul de Montmorency, de la princesse de Bauffremont et de la duchesse de Valençay.

MONTPENSIER (la duchesse DE), 1627-1693. Anne-Marie-Louise d'Orléans, connue sous le nom de la Grande Mademoiselle, était la fille unique de Gaston d'Orléans. Elle fut plusieurs fois au moment de faire les alliances les plus brillantes, sans y jamais réussir; à quarante-deux ans, elle conçut une passion violente pour un simple gentilhomme, le comte de Lauzun, qu'elle épousa secrètement. Elle avait pris une part très vive à la Fronde.

MONTROND (le comte Casimir DE), 1757-1843. Ami de M. de Talleyrand et habitué de sa maison. Napoléon Ier, à son retour de l'île d'Elbe, l'expédia à Vienne, où siégeait le Congrès, avec la mission de persuader M. de Talleyrand de se tourner vers lui, mais M. de Talleyrand fut inflexible et resta fidèle à Louis XVIII.

MONTROND (la comtesse DE), 1769-1820. Aimée de Coigny, qui inspira à Chénier _la Jeune Captive_, avait épousé en premières noces le duc de Fleury et divorça pour épouser le comte de Montrond.

MORELL (la baronne DE). Mlle de Mornay, sœur du marquis et du comte de Mornay, épousa le général baron de Morell, qui commandait, en 1834, l'École de cavalerie de Saumur.

MORELL (Mlle Marie DE), née en 1818, connue pour sa beauté, était la fille du général baron de Morell; elle épousa le marquis d'Eyragues, qui a rempli divers postes diplomatiques sous le règne de Louis-Philippe.

MORELLET (l'abbé André), 1727-1819. Lié d'amitié avec les hommes les plus éminents de son siècle, l'abbé Morellet se distingua surtout par son esprit fin et railleur. Il fut un laborieux collaborateur de l'_Encyclopédie_ et du dictionnaire de l'Académie, dont il sauva les archives pendant la Révolution.

MORNAY (le comte Charles DE), 1803-1878. Pair de France, ambassadeur en Suède, frère du marquis Jules de Mornay, député de l'Oise. Dévoué à la monarchie de Juillet, il fut élevé à la Pairie en 1845 et fait grand officier de la Légion d'honneur. En 1848, il rentra dans la vie privée.

MORNINGTON (lady), 1742-1831. Anne, fille aînée du vicomte Duncannon, épousa en 1759 le comte Mornington. Un de ses fils fut le célèbre duc de Wellington.

MORTEMART (Mlle Alicia DE), 1800-1887. Fille du duc de Mortemart et de sa seconde femme, née de Cossé-Brissac, elle épousa en 1823 le duc Paul de Noailles.

MORTIER (le maréchal), duc de Trévise, 1768-1835. Fit avec distinction les campagnes de la République et de l'Empire. Député et pair de France en 1834, il accepta le ministère de la Guerre avec la présidence du Conseil. Il fut tué par l'explosion de la machine infernale de Fieschi, aux côtés mêmes de Louis-Philippe.

MOSKOWA (le prince de la), 1803-1857. Fils aîné du maréchal Ney, il entra d'abord au service de Suède et ne revint en France qu'après la révolution de Juillet. Il fut fait pair de France sous Louis-Philippe. Il avait épousé la fille de Jacques Lafitte.

MOTTEUX (M.). Il était, à Londres, un habitué de Holland-House, et très bien vu chez le prince de Talleyrand. Très liée avec lady Cowper (plus tard lady Palmerston), il laissa toute sa fortune à son second fils.

MONT-EDGECUMBE (lord Richard), 1764-1839. Un des intimes du roi Guillaume IV d'Angleterre; il avait épousé, en 1789, une fille du comte de Buckinghamshire.

MULGRAVE (lord), 1797-1863. Constantin-Henry Phipps, plus tard lord Normanby. Il fit partie du ministère whig de lord Melbourne, fut gouverneur de la Jamaïque, puis lord-lieutenant d'Irlande. En 1846, il fut envoyé à Paris comme ambassadeur, puis en Toscane.

MUNIER DE LA CONVERSERIE (le général comte), 1766-1837.

MUNSTER-LEDENBURG (le comte Ernest-Frédéric-Herbert DE), 1766-1839. Il contribua, comme envoyé de l'électeur de Hanovre, roi d'Angleterre, à former plusieurs coalitions contre la France. Il fut ministre de Hanovre à Londres.

MUNSTER-LEDENBURG (la comtesse DE), 1783-1858. Wilhelmine-Charlotte, comtesse de Lippe, sœur du duc de Schœnburg-Lippe, épousa en 1814 le comte de Munster-Ledenburg.

MUSSET (Alfred DE), 1810-1857. Poète français, fils d'un chef de bureau au ministère de la Guerre; il fut le condisciple du duc d'Orléans au collège Henri IV et devint son ami.

N

NANTES (Mlle DE), 1673-1743. Quatrième enfant de Louis XIV et de Mme de Montespan, légitimée par lettres patentes du roi, et mariée en 1785 au duc de Bourbon.

NAPLES (la princesse Marie DE), 1820-1861. Elle épousa en 1850, Charles de Bourbon, comte de Montemolin.

NAPOLÉON Ier, Empereur des Français, 1769-1821. Deuxième fils de Charles Bonaparte et de Lætitia Ramolino. Marié en premières noces avec Joséphine Tascher de la Pagerie, veuve du général de Beauharnais, il divorça en 1810 et épousa Marie-Louise, archiduchesse d'Autriche, dont il eut un fils.

NASSAU (Guillaume-Georges-Auguste, duc DE), 1732-1839.

NECKER (Jacques), 1732-1804. Banquier genevois qui devint directeur des finances de France sous Louis XVI. Il fut le père de Mme de Staël.

NECKER (Mme), 1739-1794. Suzanne Curchot, fille d'un pasteur calviniste suisse, épousa Jacques Necker. Elle fut célèbre par sa beauté, son esprit, sa bienfaisance.

NEELD (lady Caroline), morte en 1869. Fille du comte de Shaftsbury, elle épousa en 1831 Joseph Neeld, comte de Grittelton.

NEMOURS (le duc DE), 1814-1896. Louis-Charles d'Orléans, un des fils du roi Louis-Philippe; il épousa une princesse de Saxe-Cobourg-Cohari.

NESSELRODE (le comte DE), 1780-1862. D'une famille originaire de Westphalie, dont une branche s'était établie en Livonie, il entra dans la diplomatie russe; il fut attaché à différentes ambassades, notamment à celle de Paris, puis devint chancelier de l'empire de Russie.

NESSELRODE (la comtesse DE), morte en 1849; elle était la fille du comte Gourieff, qui fut ministre des finances russes.

NEY (Michel), 1769-1815. Duc d'Elchingen, prince de la Moskowa, maréchal de France; il se couvrit de gloire dans les guerres de la Révolution et de l'Empire. Napoléon l'avait surnommé _le brave des braves_. Créé pair de France par Louis XVIII, il se déclara pour Napoléon aux Cent-Jours; à la seconde Restauration, il fut condamné à mort par la Cour des Pairs et fusillé.

NICOLAS Ier, Empereur de Russie, 1776-1855. Troisième fils de Paul Ier, il monta sur le trône en 1825, succédant à son frère Alexandre Ier, et après que son frère, le grand-duc Constantin, y eut renoncé.

NOAILLES (le duc Paul DE), 1802-1885. Il prêta serment au gouvernement de Louis-Philippe et prit souvent la parole dans des discussions importantes de la chambre des Pairs. La révolution de 1848 le rendit à la vie privée, et il s'occupa dès lors de travaux littéraires. Il entra à l'Académie en 1849.

NOAILLES (la duchesse DE), voir MORTEMART.

NOAILLES (la vicomtesse DE), 1792-1851. Charlotte-Marie-Antoinette, fille du duc de Poix, épousa son cousin, le vicomte Alfred de Noailles, qui mourut en 1812 au passage de la Bérésina.

NOAILLES (Mlle Sabine DE), 1819-1870. Mariée en 1846 à Lionel Wildrington Standish.

NORFOLK (le duc DE), 1791-1856; il épousa, en 1814, Charlotte-Sophie, fille du duc de Sutherland. Guillaume IV lui conféra l'ordre de la Jarretière en 1834.

NORTHUMBERLAND (la duchesse DE), morte en 1848; elle était née Louisa Stuart Wartley.

O

O'CONNELL (Daniel), 1775-1847. Il s'affilia de bonne heure aux associations qui avaient pour but l'émancipation de l'Irlande. En 1823, il posa les bases d'une association catholique qui s'étendit dans toute l'Irlande. Membre de la Chambre des communes, il y établit une puissante influence, amena le triomphe des whigs et vota, avec eux, la réforme parlementaire; il obtint l'abolition des lois vexatoires pour les Irlandais.

OLIVIER (l'abbé Nicolas-Théodore), né en 1798; il fut curé de Saint-Roch à Paris, et en 1841 évêque d'Évreux.

OMPTEDA (baron Charles-Georges D'), 1767-1857. Diplomate hanovrien; ministre d'État et chef de cabinet en Hanovre en 1823, il fut, depuis 1831, accrédité à Londres auprès du roi Guillaume IV. Il démissionna à la mort de ce souverain.

OMPTEDA (la baronne D'), 1767-1843. Frédérique-Christine, comtesse de Schlippenbach; elle avait épousé en premières noces le comte de Solms-Sonnenwald, et en deuxièmes noces, elle épousa le baron d'Ompteda.

ORANGE (le prince Guillaume D'), 1793-1849; il monta en 1840 sur le trône de Hollande. Il avait épousé en 1816 Anna Paulowna.

ORANGE (la princesse D'), voir à $1.

ORLÉANS (le duc D'), 1741-1793. Louis-Philippe-Joseph, connu sous le nom de PHILIPPE-ÉGALITÉ, fit, toute sa vie, une opposition systématique à la Cour et devint, en 1787, le chef de tous les mécontents. Député aux États-généraux, il devint membre du Club des Jacobins, ce qui ne l'empêcha pas d'être guillotiné.

ORLÉANS (le duc D'), 1810-1842. Ferdinand, fils aîné du roi Louis-Philippe et de la reine Marie-Amélie. Il servit sous le maréchal Gérard en Belgique, commanda des campagnes en Algérie; il mourut d'un accident de voiture, près de Paris.

ORSAY (le comte Alfred D'), 1801-1852; surnommé le _Roi de la Mode_. La beauté était héréditaire chez les d'Orsay. Le comte Alfred avait la vocation du _dandysme_ et alla de bonne heure à Londres, regardée alors comme le conservatoire de l'élégance masculine. Élégant, artiste, il se ruina et mourut misérablement d'une maladie de la moelle épinière.

OSSULSTON (lord), né en 1810, il épousa la fille du duc de Manchester et devint, en 1859, lord Tankerville.

P

PAHLEN (le comte Pierre). Né en 1775. Général russe; il prit une part glorieuse aux campagnes de 1812, 1813, 1814; il fut ambassadeur de Russie à Paris de 1835 à 1841; fut ensuite nommé membre du conseil de l'Empire et Inspecteur général de la cavalerie.

PALAFOX (don José DE), 1780-1847. L'intrépide défenseur de Saragosse; il accompagna en 1808, à Bayonne, la famille royale d'Espagne, comme officier, et s'évada dès qu'il vit Ferdinand VII retenu prisonnier. Il souleva l'Aragon et, après une vigoureuse défense dans Saragosse, força les Français à s'en éloigner, mais ils revinrent à la charge avec toutes leurs forces et le contraignirent à capituler. Palafox contribua puissamment à rétablir Ferdinand VII sur le trône. S'étant, en 1820, prononcé pour la Constitution, il fut disgracié et vécut, depuis lors, dans la retraite: Marie-Christine, à son avènement comme Régente, le créa duc de Saragosse et grand d'Espagne.

PALMELLA (duc P. de Souza-Holstein DE), 1786-1850. Homme d'État portugais. Il fut régent de Portugal en 1830 et fit prévaloir la cause de doña Maria sur celle de dom Miguel. Il fut un des plénipotentiaires du Congrès de Vienne en 1815.

PALMERSTON (lord), 1784-1865. Homme d'État anglais. Élu aux Communes en 1807, il fut lord de l'Amirauté en 1808, secrétaire à la Guerre de 1809 à 1828, secrétaire d'État aux Affaires étrangères de 1830 à 1841, puis de 1846 à 1851; ministre de l'Intérieur de 1852 à 1855, lord de la Trésorerie de 1855 à 1858, et de 1859 jusqu'à sa mort.

PALMERSTON (lady), 1787-1869. Elle était sœur de lord Melbourne, et avait épousé, en premières noces, lord Cowper; en secondes noces, elle épousa lord Palmerston.

PALMYRE (Mlle). La plus grande couturière de Paris sous Louis-Philippe.

PÂRIS. Second fils de Priam et d'Hécube; c'est lui qui décerna à Vénus la pomme de discorde, choix qui suscita contre Troie la haine de Junon et de Minerve.

PARRY (sir William Edward), 1790-1855. Navigateur anglais, connu par ses expéditions au Pôle Nord. Il était hydrographe à l'Amirauté et accompagna Ross dans son premier voyage de découvertes.

PASQUIER (Étienne, duc), 1767-1862. Nommé par Napoléon maître des requêtes, puis conseiller d'État, il se rallia aux Bourbons en 1814, fut, en 1815, chargé des Sceaux; plus tard membre de la Chambre des pairs, il en reçut la Présidence sous Louis-Philippe. Il fut élevé à la dignité de Chancelier en 1837.

PASSY (Hippolyte-Philibert), 1793-1880. Homme politique français, membre de l'Institut. Élu député en 1830, il fut appelé en 1834 dans le Cabinet éphémère du duc de Bassano. En 1838, il remplaça le prince de Talleyrand comme membre de l'Académie des sciences morales et politiques.

PASTA (Judith), 1798-1865. Chanteuse italienne, d'origine juive. En 1821 elle vint à Paris et s'y fit une grande renommée. En 1849 elle se retira, dans sa belle maison de campagne, près du lac de Côme.

PAYS-BAS (le Roi DES). Voir à $1.

PAYS-BAS (le prince Frédéric DES), 1797-1881. Amiral de la flotte. En 1825, il avait épousé la princesse Louise de Prusse.

PAYS-BAS (la princesse Frédéric DES), 1808-1870. Louise, princesse de Prusse, fille du roi Frédéric-Guillaume III.

PEDRO Ier (dom), 1798-1834. Empereur du Brésil et roi de Portugal, père de la reine doña Maria de Portugal.

PEEL (sir Robert), 1788-1850. Homme d'État anglais. Élu aux Communes en 1809, il fut ministre de l'Intérieur en 1822. Conservateur pour tout ce qui touchait au système politique, il se montra libéral en ce qui concernait la législation criminelle et l'administration. Il fit partie de plusieurs ministères et sut, en 1848, rétablir l'équilibre financier, que les whigs avaient laissé avec un déficit de 30 millions, par la mesure de l'_income-tax_, en ouvrant de nouvelles sources de revenus par l'abolition des lois de prohibition sur les céréales.

PEEL (lady), morte en 1849. Julie, fille du général sir John Floyd Bart, épousa, en 1820, sir Robert Peel.

PÉPIN, 1780-1836. Épicier de la place de la Bastille, à Paris, Pépin fut élu capitaine de la garde nationale après les journées de juillet 1830; impliqué dans l'attentat Fieschi en 1835, il fut arrêté, condamné à mort et exécuté.

PERIER (Casimir), 1777-1832. Il entra en 1817 dans la vie politique. Après 1830, il fut élu président de la Chambre des députés, et, peu après, ministre sans portefeuille. En 1831, il fut président du Conseil et gouverna en homme ferme et résolu. Il succomba aux atteintes du choléra à la suite d'une visite faite avec le duc d'Orléans à l'Hôtel-Dieu.

PÉRIGORD (le duc DE), 1788-1879. Augustin-Marie-Élie-Charles de Talleyrand-Périgord, Grand d'Espagne de première classe.

PÉRIGORD (la duchesse DE), 1789-1866. Marie-Nicolette, fille du comte de Choiseul-Praslin, épousa, en 1807, le duc de Périgord.

PÉRIGORD (le comte Alexandre DE), plus tard duc de Dino, 1813-1894. Second fils du duc de Talleyrand et de la princesse Dorothée de Courlande. Alexandre de Périgord servit d'abord dans la marine, mais abandonna bientôt cette carrière; en 1849, il fit la campagne du Piémont contre l'Autriche, dans l'état-major du Roi Charles-Albert, et, pendant la guerre de Crimée, il fut attaché au corps d'armée sarde comme commissaire français. Il avait épousé Mlle Valentine de Sainte-Aldegonde.

PÉRIGORD (Mlle Pauline DE), 1820-1890. Fille du duc de Talleyrand et de l'auteur de la _Chronique_ que nous publions. Elle épousa, en 1839, le marquis Henri de Castellane, dont elle devint veuve en 1847. Depuis lors, elle vécut retirée du monde; et adonnée à la pratique des plus hautes vertus; elle demeurait, la plus grande partie de l'année, dans son domaine de Rochecotte, dans la vallée de la Loire.

PERSIL (Jean-Charles), 1785-1870. Magistrat et homme d'État français. Nommé député en 1830, il attaqua aussitôt le ministère Polignac en protestant contre les ordonnances. Il fut ministre de la justice en 1834, mais ayant eu des divergences avec M. Molé, il démissionna. En 1839, il entra à la Chambre des pairs et prit la direction de l'Hôtel des Monnaies. Napoléon III le nomma membre du conseil d'État.

PETER (Mme), dame anglaise, fort connue dans la société de Londres vers 1835 et amie de plusieurs hommes d'État.

PETIT (le général), 1772-1856. Il fit avec distinction les campagnes de la République et de l'Empire. C'est lui qui reçut, à Fontainebleau, avec la dernière accolade de l'Empereur, ces adieux touchants qui s'adressaient à toute l'armée. Il fut fait Pair de France en 1838.

PIRON (M.), 1802-1865. Fils d'un propriétaire du Nivernais, il reçut une bonne éducation et occupa une situation considérable dans l'administration des postes. Ses fonctions l'avaient fait entrer en rapport avec le personnel des postes anglaises, et il connaissait bien l'Angleterre. En 1834, M. Dupin, Nivernais lui aussi, l'emmena avec lui pendant son voyage à Londres, afin de lui servir de guide dans la société anglaise, où Piron avait d'anciennes relations, entre autres avec le duc de Richmond (ancien ministre des Postes de son pays) et lord Brougham. La mort prématurée d'un fils qui était tout son orgueil fut un tel coup pour M. Piron, qu'il en mourut aussi, terrassé par une attaque quelques semaines plus tard.

PITT (William), 1759-1806. Il suivit les traces de son père, célèbre homme d'État anglais. Il manifesta, après la Révolution française, une grande haine à la France et soudoya contre elle trois coalitions. Il fut un très habile administrateur.

PLANTAGENET. Dynastie qui occupa le trône d'Angleterre, depuis Henri II jusqu'à l'avènement de Henri VII. Au quatorzième siècle, elle se sépara en deux branches rivales, d'où naquit la guerre des Deux Roses.

PLYMOUTH (lady), 1792-1864. Elle était fille du duc de Dorset, et épousa en premières noces, en 1811, lord Plymouth. Devenue veuve, elle épousa William Pitt, lord Amherst. Elle mourut sans laisser d'enfants.

POIX (la duchesse-princesse DE), 1785-1862. Mélanie de Périgord, fille du duc de Talleyrand et de Mlle de Senozan, épousa en 1809 le comte Just de Noailles, prince de Poix. La duchesse de Poix avait été dame du palais de la duchesse de Berry.

POLIGNAC (Jules-Armand, prince DE), 1780-1847. Président du conseil et ministre des Affaires étrangères à la fin du règne de Charles X. Il signa, le 29 juillet 1830, les fameuses ordonnances qui amenèrent la révolution et la déchéance de la branche aînée des Bourbons.

POLIGNAC (princesse DE). Née miss Barbara Campbell, Écossaise; très belle et très riche mais sans naissance; elle dut abjurer le protestantisme et se convertir au catholicisme pour épouser le prince de Polignac. Elle mourut en 1819.

PONIATOWSKI (le prince Joseph), 1762-1803. Général polonais; il servit dans la légion polonaise sous les ordres de Napoléon Ier, fut fait maréchal de France à Leipzig et périt dans les eaux de l'Ulster. Sa bravoure chevaleresque l'avait fait surnommer _le Bayard polonais_.

PONSONBY (lord), 1770-1855. Beau-frère de lord Grey, il fut ambassadeur à Constantinople de 1822 à 1827.

PORCHESTER (lord), 1800-1849. Henry-John-Charles, comte de Carnarvon; il épousa en 1830 la fille de lord Molyneux.

POTOCKI (le comte Stanislas), 1757-1821. Il combattit contre la Russie en 1792, quitta la Pologne en 1793, devint, lors de la création du grand-duché de Varsovie par Napoléon Ier, sénateur palatin et chef du conseil d'État. Maintenu aux affaires par l'empereur Alexandre Ier, lors de la formation du nouveau royaume de Pologne, le comte Potocki fut nommé ministre des Cultes et de l'Instruction publique, puis président du conseil d'État.

POZZO DI BORGO (le comte), 1764-1842. Originaire de Corse, il servit différentes puissances, et, en dernier lieu, la Russie. Il fut un des représentants de l'empereur de Russie au Congrès de Vienne, et plus tard, ambassadeur.

PRINCE NOIR (LE), 1330-1376. Édouard, Prince de Galles, surnommé le Prince Noir pour la couleur de son armure; il était fils d'Édouard III et de Philippa de Hainaut, et s'immortalisa par ses exploits. Il mourut avant son père, mais un de ses fils monta sur le trône sous le nom de Richard II.

PROTÉE. Dieu marin qui changeait de forme à volonté.

PRUDHON (Pierre), 1760-1822. Peintre français; il passa plusieurs années à Rome où il se lia avec Canova; ce fut lui que choisit Napoléon Ier pour donner des leçons à l'impératrice Marie-Louise.

PRUSSE (le prince Louis DE), 1773-1796. Frère du Roi Frédéric-Guillaume III, il avait épousé la princesse Frédérique de Mecklembourg-Strélitz, sœur de la reine Louise de Prusse.

Q

QUÉLEN (le comte DE), 1778-1839. D'une famille de Bretagne, il entra de bonne heure dans les ordres; le cardinal Fesch le distingua, se l'attacha comme secrétaire; devenu sous la Restauration coadjuteur du cardinal de Talleyrand-Périgord, il lui succéda en 1821, comme archevêque de Paris. En 1831, une insurrection saccagea l'archevêché. Lors du choléra de 1832, Mgr de Quélen montra le plus admirable dévouement. Ses mandements et plusieurs oraisons funèbres, écrites avec élégance, lui valurent l'entrée de l'Académie française.

R

RADNOR (lord William), 1779-1869. Membre du Parlement anglais et ami de lord Brougham. Il se maria trois fois; en 1814 avec la fille du duc de Montrose, en 1837 avec Émily Bagot et enfin avec Fanny Royd-Rice.

RAMBUTEAU (Claude-Philibert Barthelot, comte DE), 1781-1869. Chambellan de Napoléon Ier en 1809, pair de France en 1835, membre de l'académie des Beaux-Arts en 1843. En 1833, Louis-Philippe l'avait nommé préfet de la Seine et il conserva ce poste durant quinze ans.

RAMBUTEAU (la comtesse DE). Fille du comte Louis de Narbonne, elle épousa, en 1809, le comte de Rambuteau.

RAPHAEL SANZIO, 1483-1520. Célèbre peintre de l'École romaine de la Renaissance.

RAULLIN (M.). Fils d'un employé au ministère des Affaires étrangères que le prince de Talleyrand estimait. Il fut conseiller d'État.

RAYNEVAL (Maximilien DE), 1778-1836. Diplomate français. Secrétaire d'ambassade à Lisbonne, puis à Saint-Pétersbourg, il fut nommé, sous la Restauration, consul général à Londres, puis, successivement, sous-secrétaire d'État aux Affaires étrangères, ambassadeur à Berlin, en Suisse, à Vienne, à Madrid, et partout il rendit d'éminents services qui lui valurent le titre de comte et la Pairie.

RÉAL (le comte), 1765-1834. Procureur au Châtelet avant la Révolution, conseiller d'État après le 18 Brumaire, préfet de police durant les Cent-Jours, il fut proscrit par la seconde Restauration et ne revint en France qu'en 1818. En 1830, il eut une fonction auprès du préfet de police, puis vécut dans la retraite.

RÉCAMIER (Mme), 1777-1849. Julie Bernard épousa à seize ans un riche banquier de Paris, M. Récamier. Spirituelle et bonne, elle sut réunir dans son salon, sous le Consulat et l'Empire, une foule de personnages distingués. Exilée de Paris, elle y rentra après la chute de Napoléon Ier. Mme Récamier se retira en 1819 à l'Abbaye-aux-Bois, où elle continua à recevoir toutes les célébrités de l'époque.

RÉGENT (LE), Philippe d'Orléans, 1674-1723; il gouverna la France pendant la minorité du Roi Louis XV.

RÉMUSAT (le comte Charles DE), 1797-1875. Écrivain et homme politique français, membre de l'Institut, ancien ministre.

RETZ (le cardinal DE), 1614-1679, Jean-François-Paul de Gondi, joua un rôle célèbre dans les troubles de la Fronde, qui le força à s'exiler jusqu'à la mort de Mazarin. Il a laissé des _Mémoires_ qui sont un des chefs-d'œuvre de la langue française.

RICHMOND (le duc DE), 1799-1860. Charles Lennox; officier anglais, lord-lieutenant du comté de Sussex; dans le ministère réformiste de 1830, il devint directeur général des postes. Il avait épousé lady Paget, fille du marquis d'Anglesea.

RIGNY (Henri-Gauthier, comte DE), 1783-1835. Entré dans la marine en 1798, il prit part aux campagnes du premier Empire, fut fait contre-amiral sous la Restauration, et en 1827 se conduisit brillamment à Navarin; il reçut alors, avec le titre de comte, la préfecture maritime de Toulon; il devint ministre de la Marine en 1831, puis ministre des Affaires étrangères et ensuite ambassadeur à Naples.

RIPON (lord), 1781-1859. Il fut chancelier de l'Échiquier en 1833. Il appartenait au parti tory, mais passa plus tard aux whigs.

ROBESPIERRE (Maximilien), 1758-1794. Avocat et conventionnel; il régna par la terreur, au moyen du Comité du salut public, mais la réaction le fit périr sur l'échafaud.

ROBSART (Amy), 1532-1560. Elle épousa, en 1550, Robert Dudley, comte de Leicester, et s'en sépara bientôt. Un jour, elle fut trouvée morte, sans qu'on pût savoir si elle avait elle-même mis fin à ses jours, ou si Leicester l'avait fait périr dans l'espoir d'épouser la Reine Élisabeth. Amy Robsart est l'héroïne du roman de Walter Scott, _le Château de Kenilworth_.

RODIL (le marquis DE), 1789-1853. Don José Ronion Rodil s'engagea dans le bataillon nommé _des cadets littéraires_ en 1808 au moment de l'invasion française en Espagne. En 1816 il s'embarqua pour les colonies insurgées de l'Amérique du Sud, et acquit de la renommée dans la défense de Callao. Il rentra en Espagne en 1825, et, en 1833, vint en aide, en Portugal, au roi dom Pedro, contre dom Miguel et don Carlos. En 1836, il fut, pour peu de mois, ministre de la Guerre. De 1840 à 1843, sous la régence d'Espartero, il fut président du Conseil du dernier ministère.

ROGERS (Samuel), 1763-1855. Poète anglais. Il avait des habitudes de sarcasme qui n'épargnaient personne, malgré de la générosité et de la bouté.

ROLAND (Mme), 1754-1793. Manon Phlipon, femme d'une haute intelligence et épouse d'un conventionnel. Elle mourut sur l'échafaud.

ROMERO-ALPUENDE. Député espagnol. Il était un libéral outré, une tête exaltée; son rôle fut peu important.

ROSS (sir John), 1777-1856. Fils du Rév. André Ross et capitaine de la marine royale anglaise, il se rendit célèbre par deux expéditions dans les mers polaires arctiques qu'il fit avec sir Edward Parry en 1818 et 1819. Sir John Ross fit sa seconde expédition à ses frais, trouva le pôle magnétique boréal, perdit son navire, et ce ne fut que le quatrième hiver qu'un vaisseau de Hull vint le délivrer et le ramena en Angleterre.

ROTHSCHILD (Nathan), 1777-1826. Troisième fils de Mayer-Anselme Rothschild, fondateur de la célèbre maison de banque, il était chef de la maison de Londres.

ROTHSCHILD (Mme Salomon DE), 1774-1855, épouse de Mayer-Anselme Rothschild, qui fonda à Vienne une succursale et partagea avec son frère Anselme les affaires d'Allemagne. Vers 1835, ayant abandonné à son fils la direction des affaires de Vienne, Salomon de Rothschild vint, avec sa femme, rejoindre à Paris son frère James.

ROUSSIN (l'amiral), 1781-1854. Capitaine de vaisseau en 1814, il rectifia les cartes des côtes de l'Afrique et du Brésil; contre-amiral en 1822, il fit partie en 1824 du conseil d'amirauté; en 1831, il commanda l'escadre chargée d'exiger du Portugal la réparation des insultes faites aux résidents français, il força l'entrée du Tage, réputée inexpugnable et obtint tout ce qu'il demandait. A la suite de cette glorieuse expédition, Louis-Philippe l'éleva à la Pairie avec le titre de baron, en 1832.

ROYER-COLLARD (Pierre-Paul), 1763-1845. Philosophe et homme d'État français; il fut avocat, député au conseil des Cinq-Cents en 1797. Sous le premier Empire, il renonça à la politique, pour ne s'occuper que de ses études philosophiques et il fut reçu à l'Académie française en 1827. M. Royer-Collard habitait Châteauvieux, près de Valençay, et était très lié avec le prince de Talleyrand et la duchesse de Dino.

RUBINI (Jean-Baptiste), 1795-1854. Célèbre chanteur italien. Les opéras de Bellini lui doivent une grande part de leurs succès.

RUSSELL (lord William), 1799-1846. Diplomate anglais; il fut, pendant quelques années, ambassadeur à Berlin; il avait épousé Élisabeth Rawdon, nièce du marquis de Hastings.

RUSSELL (lord John), 1792-1878. Homme d'État anglais, troisième fils du duc de Bedford; il fut un des auteurs du célèbre Bill de réforme; en 1831 il fut ministre de l'Intérieur, des Colonies; chef du cabinet whig, ministre des Affaires étrangères en 1859, et, de nouveau, chef du cabinet après la mort de lord Palmerston.

RUSSIE (l'Empereur DE), voir Nicolas 1er.

S

SACKFIELD. Nom de famille des ducs de Dorset.

SAINTE-ALDEGONDE (la comtesse DE), 1793-1869. Elle était née de Chavagnes. Créole d'origine, elle épousa Augereau, duc de Castiglione, qui mourut en 1816. En 1817, elle se remaria avec le comte de Sainte-Aldegonde; elle eut deux filles, dont la seconde épousa Alexandre de Périgord, duc de Dino.

SAINTE-AULAIRE (le comte Louis Beaupoil DE), 1778-1854. Il fut chambellan de Napoléon Ier, préfet sous Louis XVIII et député; après 1830, il fut un des plus habiles appuis de la monarchie de Juillet. Il fut, successivement, ambassadeur à Rome, à Vienne et à Londres, et fut élevé à la Pairie.

SAINTE THÉRÈSE, 1515-1582. D'une riche et noble famille d'Avila, dans la Vieille Castille, Thérèse réforma l'ordre des Carmélites, et, inspiré par elle, saint Jean de la Croix réforma celui des Carmes. Elle fut canonisée en 1621. Ses nombreux écrits la firent appeler par les papes Grégoire XV et Urbain VIII un docteur de l'Église.

SAINT LEU ou saint Loup, 573-623. Archevêque de Sens depuis 609, il se distingua par sa charité. Le roi Clotaire II, trompé par de faux rapports, l'exila en Picardie en 613, mais mieux instruit, il le rappela l'année suivante et le combla d'honneurs.

SAINT-LEU (la duchesse DE), voir à BEAUHARNAIS (Hortense DE).

SAINT-PAUL (Vergibier DE), général français; il commandait les troupes de l'Indre en 1834.

SAINT-PRIEST (le comte Alexis DE), 1805-1851. Fils du comte de Saint-Priest, gouverneur d'Odessa et d'une princesse Galitzin. Il ne vint en France qu'en 1822, et s'y fit beaucoup remarquer par son goût pour les lettres; très lié avec le duc d'Orléans, il entra dans la diplomatie en 1833 et devint ministre de France au Brésil, à Lisbonne, à Copenhague. Il fut nommé pair de France en 1841 et membre de l'Académie française en 1849. Il avait épousé Mlle de La Guiche.

SALISBURY (la marquise DE), 1750-1835. Marie-Amélie, fille du marquis de Devonshire. Elle s'était mariée en 1773 et fut brûlée dans l'incendie de Hatfield-House.

SALVANDY (le comte DE), 1795-1856. Il fit, comme militaire, les campagnes de 1813 et 1814, et se retira du service sous la Restauration, pendant laquelle il occupa plusieurs fonctions auprès de Louis XVIII; il démissionna en 1823 et se tourna vers la littérature. Nommé député après 1830, il devint ministre de l'Instruction publique de 1837 à 1839, ambassadeur à Madrid en 1841, à Turin en 1843, et, en 1845, de nouveau ministre de l'Instruction publique jusqu'en 1848. Il était membre de l'Académie française depuis 1835.

SAMPAÏO (Antonio-Rodriguez), 1806-1882. Journaliste et homme d'État portugais qui défendit toujours les idées libérales.

SAND (George), 1804-1876. Aurore Dupin, baronne Dudevant, fut, sous le pseudonyme de George Sand, un des meilleurs écrivains du dix-neuvième siècle.

SARAÏVA (Antonio-Ribeira), 1800-1890. Diplomate portugais. Pendant la régence de dom Miguel, il fut envoyé en mission secrète en Espagne et en Angleterre. Partisan fanatique du pouvoir absolu, il ne retourna plus en Portugal après la chute du prétendant, et demeura à Londres jusqu'à sa mort.

SARMENTO (M. DE). Diplomate portugais, représentant de dom Pedro à Londres lors des conférences après 1830.

SAUZET (Paul), 1800-1877. Avocat au barreau de Lyon, il fut élu député en 1834, et deux ans plus tard, nommé ministre de la Justice dans le ministère Thiers.

SAXE (Maurice, comte DE), 1695-1750. Maréchal de France, il se couvrit de gloire pendant la guerre de la succession d'Autriche, et, en récompense de ses services, le roi Louis XV lui donna le château de Chambord et 40,000 livres de rente. Il était le fils naturel d'Auguste II, électeur de Saxe, et de la comtesse Aurore de Kœnigsmark.

SAXE-MEININGEN (Bernard, duc DE), 1800-1882. Frère de la reine Adélaïde d'Angleterre. En 1866, il abdiqua en faveur de son fils, le duc Georges II.

SCHEFFER (Ary), 1785-1858. Peintre français, d'une famille originaire d'Allemagne. Il était très protégé par le Roi Louis-Philippe et sa famille.

SÉBASTIANI DE LA PORTA (le maréchal), 1775-1851. Originaire de la Corse, il se distingua à l'armée d'Italie. En 1806, envoyé comme ambassadeur à Constantinople, il décida le sultan Selim à déclarer la guerre aux Russes et dirigea les opérations qui contraignirent la flotte anglaise à repasser les Dardanelles. Après Waterloo, il fut un des commissaires désignés pour traiter la paix. Sous Louis-Philippe, il fut ministre des Affaires étrangères, puis ambassadeur à Naples et à Londres. Il avait épousé Fanny de Coigny, qui mourut en 1807 en donnant le jour à une fille, qui épousa le duc de Praslin.

SEFTON (lord), 1772-1838. Créé pair et baron en 1831. Il avait épousé une fille de lord Craven.

SEFTON (lady), morte en 1851. Marie-Marguerite, fille de lord Craven, épousa en 1791 lord William Sefton.

SÉGUIER (le comte), 1768-1848. Émigré pendant la Révolution, il rentra en 1800 et, grâce à Cambacérès, se fit une belle carrière dans la magistrature sous l'Empire. En 1815, Louis XVIII le fit pair de France et le chargea d'instruire le procès du maréchal Ney. Il se rallia à Louis-Philippe en 1830.

SÉGUR (Louis-Philippe, comte DE), 1753-1833. Il prit part à la guerre d'Amérique en 1781, fut ambassadeur à Saint-Pétersbourg, vécut de sa plume pendant la Révolution, fut appelé ensuite au Corps législatif par le Premier Consul et devint grand maître des cérémonies de la cour impériale. Depuis 1803, il était membre de l'Académie française, et Louis XVIII l'avait fait pair.

SÉMONVILLE (le marquis DE), 1754-1839. Il fut chargé d'abord de plusieurs missions à l'étranger. Pair de France en 1814, il reçut le premier le titre de grand référendaire de la Cour des Pairs et ne se démit de ses fonctions que sous Louis-Philippe en 1834.

SÉVIGNÉ (la marquise DE), 1626-1696. Marie de Rabutin-Chantal, une des femmes les plus distinguées du dix-septième siècle, célèbre par les lettres qu'elle écrivait à sa fille, Mme de Grignan. Elle avait été mariée en 1644 au marquis de Sévigné, qui, tué en duel, la laissa veuve à vingt-cinq ans.

SGRICCI (Thomas), 1788-1836. Célèbre improvisateur italien et grand érudit. Il révéla sa prodigieuse facilité de versification à un bal masqué, où, costumé en Pythonisse, il rendit ses oracles en vers, avec une promptitude et une aisance admirables.

SHAFTSBURY (Cropley-Ashley), 1768-1851, membre de la Chambre des lords, il épousa Anne, fille du duc de Marlborough.

SIDNEY (lord, John-Robert), né en 1805. Il était lord-chambellan, et épousa en 1832, Emily-Caroline, fille du marquis d'Anglesey.

SIDNEY (lady Sophie), morte en 1837. Lady Fitzclarence, fille naturelle du roi Guillaume IV d'Angleterre, épousa en 1825 Philippe-Charles Sidney, baron de l'Isle et de Dudley.

SIEYÈS (l'abbé), 1748-1836. Il fut vicaire général de Chartres, et l'un des grands politiques de son temps. Il fit comprendre la puissance du Tiers, et amena plusieurs des mesures les plus importantes de la Révolution. Il fit partie du conseil des Cinq-Cents, fut fait sénateur et comte par Napoléon.

SOBIESKI (Jean III), Roi de Pologne, 1629-1696. Un des héros nationaux de son pays; il vainquit les Turcs et délivra Vienne assiégée par Kara-Mustapha.

SOMERSET (le ducDE), 1773-1855. Édouard Saint-Maur, baron Seymour; il avait épousé lady Hamilton.

SOPHIE D'ANGLETERRE (la princesse), 1777-1848. Une des filles du roi George III d'Angleterre; elle ne se maria jamais.

SOULT (Nicolas-Jean de Dieu) 1769-1852. Il fit toutes les campagnes de la Révolution et de l'Empire: la prise de Kœnigsberg lui valut le titre de duc de Dalmatie; exilé sous la seconde Restauration, il s'attacha au gouvernement de 1830 et prit à deux reprises le ministère de la Guerre et la présidence du Conseil.

SPRING-RICE (sir Thomas), 1790-1866. Il fut élevé à la pairie en 1839 sous le titre de lord Monteagle de Brandon. Il fut sous-secrétaire à l'Intérieur en 1827, puis secrétaire de la Trésorerie, et, en 1834, secrétaire des Colonies. En 1835, il devint chancelier de l'Échiquier. Il était membre de la Société royale et de la Société astronomique.

STAËL (Mme DE), 1766-1817. Née Necker. Célèbre par ses talents et son exil.

STAËL (la baronne de), Adélaïde Vernet, petite-fille du professeur suisse Pictet, épousa, en 1826, le baron Auguste de Staël, fils de la célèbre Mme de Staël.

STANLEY (Édouard-Geoffroy), 1799-1869. Homme d'État anglais, plus connu sous le nom de _comte de Derby_ qu'il prit en 1831. Il fut sous-secrétaire d'État aux Colonies en 1827, puis premier secrétaire pour l'Irlande de 1830 à 1833, ministre des Colonies en 1833; il fit passer le bill de l'émancipation des esclaves. En 1858, il pacifia les Indes et en réorganisa l'administration. Il avait épousé, en 1825, la seconde fille de lord Skelmersdale.

STANLEY (Édouard-Jules, baron), 1801-1869. Membre du Parlement anglais depuis 1831, il fut sous-secrétaire d'État, sous-secrétaire aux Affaires étrangères et maître général des Postes. Il avait épousé en 1826 la fille du vicomte Dillon.

STEVENS (Catherine), 1794-1872. Cantatrice anglaise très admirée, qui se fit entendre à Covent-Garden, puis à Drury Lane. Elle rentra dans la vie privée en 1815 et épousa, en 1838, le comte d'Essex.

STRATFORT CANNING (sir), 1788-1880. Cousin du célèbre Canning et diplomate anglais. Il fut ministre plénipotentiaire en Suisse, assista au Congrès de Vienne en 1815, fut élu ambassadeur auprès de la Porte ottomane en 1851, jusqu'à 1858, époque de sa retraite. La Reine l'avait nommé vicomte de Redcliffe.

STUART DE ROTHESAY (lady), 1789-1867. Fille de lord Hardwick, elle s'était mariée en 1816.

SURREY (le comte DE), 1815-1860. Fils aîné du duc de Norfolk, il fut député au Parlement en 1837 et se posa en catholique zélé. En 1839 il épousa une fille de lord Lyons, et, en 1856, à la mort de son père, il prit le titre de duc de Norfolk.

SUSSEX (Auguste-Frédéric, duc DE), 1773-1843. Un des fils du Roi George III d'Angleterre. Il fut grand maître de la Maçonnerie dans ce pays.

SUCHET (Marie), 1820-1835. Fille du maréchal Suchet, duc d'Albuféra. Amie intime de Mlle Pauline de Périgord, elle mourut prématurément.

SUTHERLAND (la duchesse DE), morte en 1868. Fille de lord Carlisle, elle épousa, en 1823, le duc de Sutherland. La duchesse fut _mistress of the robes_ de la Reine Victoria.

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TAHMASP-KOULI-KHAN. Nadir-Shah, roi de Perse, 1688-1747. Conducteur de chameaux, puis brigand, il entra au service de Tahmasp II, mit les affaires du Prince dans l'état le plus florissant et battit les Turcs, puis il fit déposer Tahmasp et se fit, après une régence, proclamer schah de Perse. Il marcha contre les Afghans rebelles et attaqua l'empire du Grand Mogol; la Perse, opprimée, le détestait et il fut tué par ses propres généraux.

TALLEYRAND-PÉRIGORD (le cardinal DE), 1636-1821. Alexandre-Angélique, second fils de Daniel de Talleyrand-Périgord et de Marie de Chamillart, dame du palais de la Reine, embrassa l'état ecclésiastique, fut nommé aumônier du Roi, grand-vicaire à Verdun, et, en 1766, coadjuteur de l'archevêque de Reims auquel il succéda en 1777. Député aux États-Généraux de 1789, il lutta contre les innovations et émigra. Conseiller de Louis XVIII à Mittau, Mgr de Périgord devint, en 1808 son grand aumônier, fut inscrit le premier sur la liste des pairs en 1814, et obtint en 1817 le chapeau de cardinal et l'archevêché de Paris.

TALLEYRAND (le prince DE), 1754-1838. Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, prince de Bénévent, duc de Dino, pair, grand chambellan de France, membre de l'Institut. Boiteux par accident de naissance, il fut destiné à l'Église quoique l'aîné de sa famille. Elève de Saint-Sulpice, il y fit ses études ecclésiastiques et fut d'abord connu sous le nom d'abbé de Périgord; en 1788, il fut évêque d'Autun; en 1789, membre des États généraux; il fut plus tard obligé de se réfugier en Amérique; de retour en 1797 il fut nommé ministre des Affaires étrangères par le Directoire, et, pendant huit ans, dirigea la politique extérieure de la France. En qualité de vice-grand-électeur de l'Empire, il put, en 1814, convoquer le Sénat et faire proclamer la déchéance de l'Empereur. Il représenta Louis XVIII au Congrès de Vienne. En 1830, Louis-Philippe le nomma ambassadeur à Londres. Son dernier acte politique fut la conclusion de la Quadruple Alliance entre la France, l'Angleterre, l'Espagne et le Portugal.

TALLEYRAND (la princesse DE), 1762-1835. Fille du capitaine de vaisseau Werlée et de Laurence Allany, elle était née dans les Indes sur la côte de Coromandel; à quinze ans, elle épousa, à Calcutta, un employé civil, George Grant, mais divorça un an après. Vers 1780, Mme Grant s'embarqua pour l'Europe, s'établit à Paris, et épousa le prince de Talleyrand en 1802. Après sa séparation d'avec son mari, elle se retira à Auteuil. Elle mourut en 1835 et fut enterrée à Montparnasse, avec cette inscription: _Veuve de M. Grant, plus tard civilement mariée avec le prince de Talleyrand_.

TALLEYRAND-PÉRIGORD (la baronne DE), 1800-1873. Charlotte-Alix-Sarah, épouse du baron Alexandre-Daniel de Talleyrand, conseiller d'État, dont elle eut trois enfants.

TALLEYRAND-PÉRIGORD (le comte Edmond DE), 1787-1872. Duc de Dino depuis 1817 et duc de Talleyrand depuis la mort de son père en 1838. Il épousa, en 1809, la princesse Dorothée de Courlande. Brave officier, bon camarade, cité avec éloges parmi les aides de camp du major-général Berthier, il fit les campagnes de la Grande-Armée. Il était commandeur de l'ordre de Saint-Louis, grand-officier de la Légion d'honneur, grand-croix de l'ordre de Saint-Ferdinand d'Espagne. Il passa les quarante dernières années de sa vie à Florence, où il mourut.

TALMA (François-Joseph), 1766-1826. Célèbre tragédien. Napoléon l'aimait beaucoup et paya plusieurs fois ses dettes.

TANKERVILLE (lady), morte en 1865. Fille du duc Antoine de Gramont, elle épousa en 1806 lord Tankerville.

TAYLOR (sir Herbert), 1775-1839. D'abord officier, il devint secrétaire particulier du duc d'York, dont il était l'ami, et passa en cette même qualité auprès du roi George III; il fut chargé de plusieurs missions délicates en Suède et en Hollande. Il avait épousé la fille d'Edouard Disbrowe.

TERCEIRE (le duc DE). Marquis de Villaflor, 1790-1860, général portugais; il s'était mis à la tête des partisans de dom Pedro, l'aida à chasser dom Miguel. Il avait épousé, en deuxièmes noces, la fille du marquis de Loulé.

TESTE (Jean-Baptiste), 1780-1852. Jurisconsulte français. Député en 1831, il fit partie des libéraux. En 1839, il devint ministre de la Justice, en 1840 des Travaux publics. En 1843, il fut nommé pair de France et président de la Cour de cassation, mais la fin de sa vie fut attristée par un lamentable procès dans lequel il fut compromis.

THIARD DE BUSSY (le comte DE), 1772-1852. Général français. Chambellan de Napoléon en 1884, il le suivit comme aide de camp dans les campagnes de 1805 à 1807, mais démissionna ensuite. Louis XVIII le nomma maréchal de camp. Devenu député en 1815, il siégea presque sans interruption jusqu'en 1848, puis fut, pendant une année, ministre en Suisse.

THIERS (Adolphe), 1797-1877. Homme d'État et historien français. Il débuta à Paris dans le journalisme, fonda le _National_ en 1830, devint ministre en 1832 et président du Conseil en 1836 et 1840. Comme député, il s'opposa vainement à la guerre de 1870. Président de la République en 1871, il attacha son nom à la libération du territoire.

THIERS (Mme), 1815-1880. Élise Dosne n'avait que seize ans lorsqu'elle épousa M. Thiers, auquel elle apporta une grosse fortune.

THORWALDSEN (Barthélemy), 1769-1844. Célèbre sculpteur danois. Fils d'un pauvre marin de Copenhague, il fit de longs séjours en Italie où il travailla beaucoup. Il a fondé, à Copenhague, un musée et a laissé son immense fortune à cet établissement.

TORENO (le comte José DE), 1786-1843. Homme d'État espagnol, député aux Cortès depuis 1811, il provoqua l'abolition de l'Inquisition. En 1834, il fut nommé ministre des Finances, puis président du Conseil avec le portefeuille des Affaires étrangères; il se retira de la vie publique en 1835.

TRAJAN (l'empereur), né en Espagne en 52, il fut empereur à Rome de 98 à 117. Il fut vainqueur des Daces et des Parthes, et excellent administrateur.

TRÉVISE (duc DE), voir à MORTIER.

TULLEMARE (lady), morte et 1848, elle s'était mariée en 1821. C'était la sœur du duc d'Argyll.

TYSZKIEWICZ (la princesse), 1765-1834. Marie-Thérèse, fille du prince André Poniatowski, second frère du Roi; elle épousa le comte Vincent Tyszkiewicz, mais garda son titre de princesse. Son mari était référendaire du grand-duché de Lithuanie. La Princesse était très liée avec le prince de Talleyrand. Elle habita presque toujours la France et est enterrée à Valençay.