‹ Chronique de 1831 à 1862, Tome 2 (de 4)Chapitre 11 sur 13 · L

L

LA BESNARDIÈRE (J.-B. Goney DE)*, 1765-1843. Conseiller d'État, qui, depuis sa retraite, en 1819, vécut beaucoup en Touraine.

LABORDE (le comte Léon DE), 1807-1869. Archéologue et voyageur, il fut, pour peu de temps, diplomate. Nommé député en 1840, il fut conservateur du Musée des antiques au Louvre, de 1845 à 1848. Il fut appelé au Sénat en 1868.

LABOUCHÈRE (Henri)*, 1798-1869. Membre du Parlement anglais.

LA BRICHE (la comtesse DE). Mme de La Briche s'était fait, à Paris, un salon célèbre, en réunissant chez elle des hommes distingués et des gens de lettres. Elle possédait le château du Marais, près de Paris, où elle faisait souvent jouer la comédie. Sa fille avait épousé M. Molé.

LA BRUYÈRE (Jean DE)*, 1645-1695. Auteur des _Caractères_.

LACAUE-LAPLAGNE (Jean-Pierre-Joseph), 1795-1849. Élève de l'École polytechnique, il prit part aux dernières campagnes de l'Empire et démissionna lors du retour des Bourbons. Il s'adonna dès lors à l'étude du droit, se fit recevoir avocat à Toulouse et entra dans la magistrature. Il fut député du Gers, et reçut plusieurs fois le portefeuille des finances. Le Roi Louis-Philippe lui avait confié l'administration des biens du duc d'Aumale.

LACORDAIRE (Henri), 1802-1861. Célèbre prédicateur français, Dominicain de l'Ordre des Frères Prêcheurs. Il entra à l'Académie française en 1860, en remplacement de M. de Tocqueville.

LADVOCAT (M.). Procureur du Roi sous la monarchie de 1830. Porteur de recommandations, Fieschi s'était adressé à lui, lors de son arrivée à Paris, pour obtenir une place. Après l'attentat, Fieschi, qui avait pris un faux nom, fut reconnu par M. Ladvocat.

LAFARGE (Mme). La mère de M. Lafarge. Elle ne put, dans le fameux procès, se mettre à l'abri de tout soupçon. Elle avait brisé les cachets du testament de sa bru pour en connaître les conclusions.

LAFARGE (M.). Veuf à 28 ans, Pouch Lafarge, possesseur d'une forge au Glandier (Corrèze), était toujours mal dans ses affaires et réduit aux expédients, il épousa Marie Capelle, qui se rendit tristement célèbre en l'empoisonnant.

LAFARGE (Mme), 1816-1852. Marie Capelle, orpheline, épousa, en 1839, M. Lafarge. Un célèbre et triste procès la fit condamner à la prison perpétuelle.

LA FAYETTE (le marquis de)*, 1767-1834. Député aux États généraux en 1789, il prit une certaine part aux événements révolutionnaires de son temps.

LAFFITTE (Jacques), 1767-1844. Financier français; il joua un rôle important dans la révolution de Juillet et fut ministre du Roi Louis-Philippe.

LAMARTINE (Alphonse DE), 1790-1869. Poète et homme politique français, il entra à l'Académie en 1830, à la Chambre des députés en 1834; il acquit une grande popularité qui s'évanouit bientôt après 1848.

LAMB (Frédéric)*, 1782-1848. Diplomate anglais, frère de lord W. Melbourne et héritier de son titre.

LAMBRUSCHINI (le cardinal), 1776-1854. Il fut évêque de Sabine, archevêque de Gênes, et nonce du Saint-Siège à Paris sous Charles X. Il reçut le chapeau de Cardinal en 1831. Le pape Grégoire XVI le nomma ministre des Affaires étrangères, puis secrétaire des brefs et préfet de la Congrégation des Études. Après les événements de 1848, il suivit Pie IX à Gaëte.

LANSDOWNE (lady)*. Morte en 1851. Elle avait épousé en 1851 le marquis de Lansdowne.

LARCHER (Mlle Henriette)*, 1782-1860. Institutrice de Mlle Pauline de Périgord.

LA REDORTE (le comte Mathieu DE)*, 1804-1886, diplomate français.

LA REDORTE (la comtesse DE), morte en 1885. Elle était née Louise Suchet, fille du maréchal d'Albuféra.

LA ROCHEFOUCAULD (le comte Sosthène DE). Duc de Doudeauville, 1785-1864. Aide de camp du comte d'Artois sous la Restauration, il fut toujours un légitimiste ardent, et s'occupa aussi beaucoup de littérature.

LA ROCHEFOUCAULD (Marie DE), morte en 1840. Elle était fille du duc Sosthène de la Rochefoucauld-Doudeauville et petite-fille de la duchesse Mathieu de Montmorency.

LA ROVÈRE (la marquise DE), 1817-1840. Élisabeth de Stackelberg, Russe d'origine, se fit catholique en épousant le marquis de la Rovère, et mourut bientôt après son mariage. Son tombeau, en marbre blanc, se trouve au Campo-Santo de Turin.

LAS CASES (le comte Emmanuel DE), 1800-1854. Il avait suivi son père à Sainte-Hélène. La révolution de 1830 trouva plus tard en lui un auxiliaire ardent. Nommé député, il siégea dans les rangs du parti libéral et entra au Sénat après le coup d'État du 2 décembre 1852.

LAVAL (le prince Adrien DE)*, 1768-1837. Pair de France et diplomate.

LAVAL (la vicomtesse DE), 1745-1838. Mlle Tavernier de Boullongne avait épousé en 1765 le vicomte de Laval et fut la mère du duc Mathieu de Montmorency, qui fut ministre des Affaires étrangères. Elle était une grande amie de M. de Talleyrand.

LAZAREFF (Mme DE), 1813-1881. Elle était née princesse Antoinette de Biron-Courlande *.

LÉAUTAUD (la comtesse DE). Alexandrine-Clémentine de Nicolaï, fille du marquis et de la marquise Scipion de Nicolaï, née Lameth. Son nom parut dans le procès Lafarge, au sujet d'un vol de diamants, dont on accusait Mme Lafarge, tandis que celle-ci prétendait qu'ils lui avaient été remis par Mme de Léautaud.

LEBRUN (Pierre-Antoine), 1785-1873. Littérateur, il fit partie de l'Académie française depuis 1828. De 1830 à 1848, il fut directeur de l'Imprimerie royale. Nommé pair de France en 1839, il fut appelé au Sénat en 1853 et devint grand-officier de la Légion d'honneur.

LE HON (le comte)*, 1792-1868. Homme d'État belge, pendant de longues années ministre à Paris.

LÉON (le prince Charles-Louis-Jocelyn DE), 1819-1893. Il prit le titre de duc de Rohan, à la mort de son père en 1869. Il avait épousé Mlle de Boissy en 1843.

LERCHENFELD (le comte Maximilien DE), 1779-1843. Homme d'État bavarois; il coopéra à l'élaboration de la Constitution bavaroise, et prit en 1825 le portefeuille des Finances, qu'il laissa pour devenir ambassadeur près de la Diète germanique. Il avait épousé la baronne Anna de Grosschlag.

LESTOCQ (Mme DE), 1788-1849. Veuve du général de Lestocq, gouverneur de Breslau, mort en 1818. Elle était grande-maîtresse de Cour de la princesse Guillaume de Prusse, née princesse de Hesse-Hombourg, belle-sœur du Roi Frédéric-Guillaume III.

LEUCHTENBERG (le prince Auguste-Charles DE)*, 1807-1835. Il fut pendant peu de temps l'époux de doña Maria, Reine de Portugal.

LEVESON (George), 1815-1891. Il fut secrétaire de son père lord Granville, ambassadeur d'Angleterre à Paris, puis secrétaire au ministère des Affaires étrangères. En 1846, à la mort de son père, il hérita de son titre et entra à la Chambre des Pairs. Il quitta et reprit différentes fois le pouvoir et se retira définitivement en 1886 avec M. Gladstone.

LEZAY-MARNÉSIA (le comte DE)*, 1772-1857. Préfet et pair de France sous les Bourbons, il fut sénateur sous l'Empire, en 1852.

LIAUTARD (l'abbé), 1774-1842. Il fit ses études au collège Sainte-Barbe à Paris, puis le décret du 23 août 1793 l'appela sous les drapeaux. Entré à l'École polytechnique, il fut un des plus brillants élèves, mais, renonçant au monde, il entra au séminaire de Saint-Sulpice et fut ordonné prêtre en 1804. L'abbé Liautard fonda le collège qui devait être plus tard le collège Stanislas, puis devint curé-archiprêtre de Fontainebleau, après avoir refusé l'évêché de Limoges.

LICHTENSTEIN (la princesse DE), 1776-1848. Née landgravine Joséphine de Fürstenberg, elle avait épousé en 1792 le prince Jean-Joseph de Lichtenstein.

LIEBERMANN (le baron Auguste DE), 1791-1841. Diplomate prussien, il représenta la Prusse à Madrid en 1836, et à Pétersbourg en 1840.

LIEVEN (le prince DE)*, 1770-1839. Diplomate russe; il fut pendant vingt-deux ans ambassadeur à Londres.

LIEVEN (la princesse DE)*, 1784-1857. Née Dorothée de Benkendorff.

LIEGNITZ (la princesse DE), 1800-1873. La comtesse de Harrach épousa morganatiquement en 1824 le Roi Frédéric-Guillaume III de Prusse, qui lui donna le titre de princesse de Liegnitz.

LINANGE (le prince Charles DE), 1804-1856. Fils du premier mariage de la duchesse de Kent; il avait épousé une comtesse de Klebelsberg.

LINDENAU (le baron Bernard-Auguste DE), 1780-1854. Savant astronome et homme politique allemand; il reçut plusieurs missions diplomatiques, et devint en 1830 ministre de l'Intérieur, en Saxe; il travailla activement à doter ce pays d'une constitution. Il a créé à Dresde un musée astronomique.

LINGARD (John), 1769-1851. Historien anglais; il était prêtre catholique, et avait été élevé à Douai chez les jésuites.

LISFRANC DE SAINT-MARTIN (Jacques), 1790-1847. Célèbre chirurgien français, qui se fit un grand renom sous la deuxième Restauration.

LOBAU (le comte DE), 1770-1838. Il prit, comme volontaire, une part active aux campagnes de la République et de l'Empire. Après Leipzig, enveloppé dans la capitulation de Gouvion-Saint-Cyr, il fut envoyé prisonnier en Hongrie, et y resta jusqu'à la Restauration. Commandant de la 1re division militaire pendant les Cent-Jours, il dirigea le 6e corps à Waterloo où il tomba entre les mains des Anglais. Exilé de 1815 à 1818, il vécut ensuite dans la retraite jusqu'en 1823, où il entra à la Chambre des députés. Il fut fait Pair de France et Maréchal en 1831 et combattit avec succès les émeutes qui eurent lieu à Paris en 1831 et 1834.

LOBAU (la maréchale). Elle était la fille de Mme d'Arberg et la belle-sœur du général de Klein.

LOEWENHIELM (le comte Gustave-Charles-Frédéric, DE), 1771-1856. Diplomate suédois; ministre extraordinaire au Congrès de Vienne en 1815 et ministre de Suède en Autriche en 1816, il alla ensuite à Paris avec le même titre et y résida durant trente-huit ans. Il avait une grande fortune, qu'il employait très noblement.

LOEWENHIELM (la comtesse DE), 1783-1859. Mlle de Schœnburch-Wechselburg épousa en premières noces, en 1806, le comte Gustave de Düben, alors chargé d'affaires de Suède à Vienne. Devenue veuve en 1812, elle se remaria en 1826 avec le comte de Lœwenhielm, lui-même veuf d'une baronne de Gur.

LOEWE-WEIMAR (le baron François-Adolphe DE), 1801-1854. Il appartenait à une famille israélite allemande, mais embrassa le christianisme, et, venu à Paris, s'y fit une place dans la littérature. M. Thiers lui fit confier une mission en Russie. Nommé Consul général à Bagdad, il s'y fit remarquer, en 1847, par son dévouement pendant l'épidémie du choléra. Il fut, plus tard, Consul général à Caracas.

LOGÈRE (M. DE). Attaché libre à la légation de France à Berlin.

LOTTUM (le comte Charles-Henri DE), 1767-1841. Général d'infanterie et ministre d'État en Prusse sous le règne de Frédéric-Guillaume III, puis ministre du Trésor. Il avait épousé Mlle Frédérique de Lamprecht.

LOUIS-PHILIPPE Ier*, 1773-1849. Roi des Français de 1830 à 1848.

LOUVEL (Louis-Pierre), 1783-1820. Ouvrier sellier, qui assassina, le 13 février 1820, par fanatisme politique, à la sortie de l'Opéra, le duc de Berry, fils de Charles X, neveu de Louis XVIII, pour mettre fin à la dynastie des Bourbons. Condamné par la Cour des pairs, il fut exécuté.

LUCQUES (la duchesse DE), 1803-1879. Elle était fille du Roi de Sardaigne, et sœur jumelle de l'Impératrice Caroline d'Autriche, épouse de l'Empereur Ferdinand II.

LUTTEROTH (Alexandre DE), 1806-1882. Né à Leipzig, il servit, pendant sa jeunesse, dans la diplomatie française. Il avait épousé une comtesse Batthyàny.

LYNDHURST (lord), 1770-1864. Homme politique anglais, du parti tory. Dans trois cabinets, il eut le Grand Sceau, et occupa successivement les postes les plus élevés dans les affaires de son pays. Il avait, en secondes noces, épousé une israélite, Mrs Norton, ce qui explique qu'il soutint avec tant de vigueur le Bill pour l'admission des juifs au Parlement.

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MACDONALD (le maréchal Alexandre), 1765-1840. D'une famille d'origine irlandaise; il fit toutes les campagnes de la République et de l'Empire. Disgracié en 1804 pour avoir défendu Moreau, il ne reprit du service qu'en 1809, où sa belle conduite, à Wagram, lui valut le titre de duc de Tarente. Après l'abdication de Napoléon Ier, il fut nommé pair de France et grand-chancelier de la Légion d'honneur, dignité qu'il conserva jusqu'en 1831.

MACDONALD (le général Alexandre DE), 1824-1881. Duc de Tarente; fils unique du maréchal Macdonald et de Mlle de Bourgoing, il était le filleul du Roi Charles X et de Madame la Dauphine. A l'avènement de Napoléon III, il devint chambellan de l'Empereur et chevalier de la Légion d'honneur. Député en 1852, sénateur en 1869, il rentra dans la vie privée en 1870.

MAGON-LABALLUE DE BOISGARIN (Mlle), 1765-1834. Issue d'une famille de gentilshommes devenus armateurs, elle épousa, en 1779, le comte de Villefranche, des princes de Carignan, après la mort duquel elle vécut à Paris, très retirée.

MAHOMET II, 1785-1839. Sultan des Turcs ottomans; il monta sur le trône en 1808. Ses guerres furent funestes à son Empire, mais dans son administration intérieure, il fit de grandes réformes, appelant les sciences et les institutions de l'Occident à son aide, disciplinant ses troupes à l'européenne, et garantissant la liberté des cultes par un firman de 1839.

MAILLÉ (le duc DE), 1770-1837. Charles-François-Armand de la Tour-Landry, duc de Maillé, fut, avant la Révolution, premier gentilhomme de la chambre de Monsieur; ayant émigré avec les Princes, il se tint en dehors de la politique jusqu'à la chute de l'Empire, prit une grande part au mouvement royaliste de 1814, et reprit ses anciennes fonctions auprès du Roi Louis XVIII, qui le nomma Pair de France. Il refusa de prêter serment à la monarchie de Juillet.

MAINTENON (la marquise DE)*, 1625-1719. Épouse morganatique du Roi Louis XIV, et éducatrice célèbre.

MAISON (le maréchal)*, 1771-1840. Pair de France et diplomate français; il fit partie de plusieurs Cabinets.

MAISON (la maréchale). Marie-Madeleine-Françoise Weygold était née en 1776 en Prusse et avait épousé le maréchal Maison, alors chef de bataillon, en 1796.

MALESHERBES (Chrétien-Guillaume Lamoignon DE), 1721-1794. Fils du chancelier Lamoignon, il fut ministre avec Turgot sous Louis XVI; il défendit le Roi devant la Convention et mourut lui-même sur l'échafaud. Il était membre de l'Académie française.

MALTZAN (le comte Mortimer DE), 1783-1843. Premier gentilhomme de la Cour de Prusse, chambellan et major, Ministre plénipotentiaire auprès de la cour de Vienne. Il avait épousé une comtesse de Golz.

MANNAY (l'abbé Charles), 1745-1824. Il fit ses études à Saint-Sulpice et s'y distingua. Ordonné prêtre, il devint grand vicaire, puis chanoine de la cathédrale de Reims. A la Révolution, il passa en Angleterre et en Écosse, puis fut nommé en 1802 évêque de Trèves; il démissionna en 1814 et revint en France, où il fut nommé en 1817 à l'évêché d'Auxerre, et en 1820 à celui de Rennes. Il était un grand ami du prince de Talleyrand.

MARBEUF (la marquise DE), 1765-1839. Elle épousa en 1784 le comte, depuis marquis de Marbeuf, gentilhomme de la chambre du comte de Provence et Maréchal de camp, puis gouverneur de la Corse. Elle devint veuve en 1786, et se retira au couvent du Sacré-Cœur où elle prit le voile.

MARBOIS (le marquis de Barbé-)*, 1745-1837. Diplomate et homme politique français, longtemps président de la Cour des comptes.

MARCHAND (Louis-Joseph-Narcisse), 1791-1876. Premier valet de chambre de l'Empereur Napoléon Ier, qu'il suivit à Sainte-Hélène. C'est à lui que l'Empereur dicta le _Précis des guerres de Jules César_, que Marchand publia en 1836. A son lit de mort, Napoléon lui donna le titre de Comte et le fit dépositaire de son testament. Revenu en France, Marchand épousa en 1823 la fille du général Brayer et se fixa à Strasbourg. En 1840, il fut adjoint au prince de Joinville pour ramener de Sainte-Hélène les cendres de l'Empereur; il fut fait chevalier, et, plus tard, officier de la Légion d'honneur.

MARCHESI (Luigi), 1755-1829. Célèbre chanteur italien, dont la méthode a fait autorité dans l'art musical. Il débuta à Rome en 1774; toutes les capitales de l'Europe se le disputèrent, mais il termina au théâtre de sa ville natale, Milan, une carrière qui lui avait apporté gloire et richesse.

MARESCALCHI (la comtesse DE), morte en 1846; elle était la fille du marquis de Pange et de Mlle de Caraman.

MAREUIL (le comte Joseph Durand DE)*, 1769-1855. Diplomate français.

MARIA II ou _Dona Maria da Gloria_*, 1819-1855. Reine de Portugal.

MARIE-AMÉLIE (la Reine)*, 1782-1866. Épouse du Roi des Français Louis-Philippe.

MARIE-CHRISTINE (la Reine), 1806-1878. Fille de François Ier, Roi des Deux-Siciles, elle fut la troisième femme de Ferdinand VII, Roi d'Espagne. Devenue veuve et Régente en 1833, elle épousa en 1834 Ferdinand Muñoz, officier aux Gardes du corps, qui fut créé duc de Rinanzarès. Ayant dû fuir en cédant la Régence à Espartero (duc de la Victoire), la Reine Christine rentra en Espagne en 1843 et gouverna alors au nom de sa fille Isabelle II. Exilée de nouveau en 1854, elle se retira à Paris et y vécut jusqu'à sa mort.

MARIE DE MÉDICIS*, 1573-1642. Épouse du Roi de France Henri IV et Régente sous la minorité de son fils Louis XIII.

MARIE D'ORLÉANS (la princesse)*, 1813-1839. Fille du Roi Louis-Philippe et épouse du prince Alexandre de Würtemberg.

MARIE-LOUISE (l'archiduchesse), 1791-1847. Impératrice * par son mariage avec Napoléon Ier, elle se fit donner, après la chute de son mari, les duchés de Parme, Plaisance et Guastalla. Après la mort de l'Empereur, elle épousa le comte de Neipperg dont elle eut trois enfants. Elle épousa en troisièmes noces le comte de Bombelles.

MARIE-THÉRÈSE (l'impératrice)*, 1717-1780. Impératrice d'Autriche et Reine de Hongrie, épouse de François de Lorraine.

MARLBOROUGH (la duchesse DE), 1660-1744. Sarah Jennings épousa, vers 1680, le célèbre général anglais John Churchill, plus tard duc de Marlborough. La duchesse de Marlborough fut la favorite de la reine Anne, sur qui elle exerçait une grande influence.

MAROCHETTI (le baron Charles), 1805-1867. Né à Turin, il avait dix ans quand son père adopta la nationalité française, et il fit ses études au lycée Napoléon à Paris. Il étudia la sculpture dans l'atelier de Bosio, élève de Canova, puis passa huit années à Rome. Il laissa un fils, qui, redevenu Italien, entra dans la carrière diplomatique, et fut ambassadeur à Saint-Pétersbourg.

MARS (Mlle). Célèbre actrice de la Comédie-Française.

MARTIN DU NORD (Nicolas-Ferdinand-Marie-Louis-Joseph)*, 1790-1847. Magistrat et homme politique français.

MARTINEZ DE LA ROSA (François)*, 1789-1862. Littérateur et homme d'État espagnol.

MASSA (la duchesse DE)*, née en 1892. Fille du maréchal Macdonald.

MASSIMO (la princesse Christine). Morte du choléra en 1837. Fille du prince Xavier de Saxe et de la comtesse Claire de Spinucci.

MATHIEU (M.), peintre français; il donna des leçons de dessin aux filles de la grande-duchesse Stéphanie de Bade.

MATUSIEWICZ (le comte André-Joseph)*, 1790-1842. Diplomate polonais, au service russe.

MAUSSION (le baron Alfred DE). Il commença, comme son frère Adolphe, par la carrière militaire, et fut officier. Très liés avec les Montmorency, en vertu d'une parenté éloignée, ils vivaient dans leur intimité, ainsi que dans celle de la famille Dosne. Alfred de Maussion devint là l'ami de M. Thiers, qui le fit nommer consul à Rostock.

MECKLEMBOURG-SCHWERIN (la grande-duchesse DE), 1771-1871. Auguste, princesse de Hesse-Hombourg, troisième femme du grand-duc héréditaire Frédéric de Mecklembourg-Schwerin, qu'elle épousa en 1818 et qui mourut en 1819, avant son père. La Grande-Duchesse était ainsi belle-mère de la duchesse d'Orléans.

MECKLEMBOURG-SCHWERIN (la princesse Hélène), 1814-1858. Elle épousa en 1837 le duc d'Orléans, dont elle eut deux enfants, le comte de Paris et le duc de Chartres, et devint veuve dès 1842. Elle était la fille du second mariage du grand-duc héréditaire Frédéric de Mecklembourg (mort en 1819), avec une princesse de Saxe-Weimar.

MECKLEMBOURG-STRELITZ (le grand-duc DE), 1779-1860. Succéda à son père, le grand-duc Charles, en 1816, et épousa, en 1817, une princesse de Hesse-Cassel. Il était frère de la reine Louise de Prusse.

MEDEM (le comte Paul)*, 1800-1854. Diplomate russe, cousin de la duchesse de Dino.

MÉDICIS (Laurent DE), dit _le Magnifique_, 1448-1492. Protecteur des arts et des lettres, il honora de son amitié et de ses bienfaits Pic de la Mirandole, Ange Politien et Michel-Ange auquel on doit son mausolée à Florence.

MÉHÉMET-ALI, 1769-1849. Vice-roi d'Égypte. D'abord marchand, il se fit ensuite soldat, et combattit en Égypte les Français en 1799. En 1806, il réussit à expulser le gouverneur de l'Égypte, et se fit proclamer vice-Roi. Les Mameluks ne voulant pas cesser leurs révoltes, il les fit massacrer, le 1er mars 1811, dans toute l'Égypte. Dans ses deux guerres contre la Porte en 1832 et 1839, il eut pour lieutenant son fils Ibrahim, qui, par la victoire de Nézib, mit le Sultan à sa merci. Une coalition européenne, à laquelle la France ne voulut pas prendre part, lui arracha le fruit de sa victoire, mais il obtint, pour lui et ses descendants, le gouvernement de l'Égypte, sous la suzeraineté de la Porte.--Méhémet a introduit de grandes réformes dans son pays.

MELBOURNE (William-Lamb, lord)*, 1779-1848. Homme politique de l'Angleterre, frère de lady Palmerston.

MÉRODE (le comte Werner DE), 1816-1905. Il épousa, en 1843, sa cousine Mlle Thérèse de Mérode.

METTERNICH (le prince DE)*, 1773-1859. Diplomate et homme d'État autrichien.

METTERNICH (la princesse Mélanie DE), 1805-1854. Troisième femme du prince de Metternich et fille du comte François de Zichy-Ferraris.

MEUNIER. En 1836, il fut trouvé complice de Lavau qui venait d'attenter à la vie de Louis-Philippe. Il était sellier, et patron de Lavau.

MICHEL-ANGE BUONAROTTI, 1474-1564. Célèbre peintre, sculpteur et architecte italien, le plus savant et le plus profond des dessinateurs. Architecte de la basilique de Saint-Pierre à Rome, après la mort de Bramante, il éleva la sublime coupole qui fait sa gloire.

MIRAFLORÈS (le marquis DE)*, 1792-1867. Diplomate et littérateur espagnol.

MOIRA (lord), 1808-1843. Fils aîné du premier marquis de Hastings, il fut, en 1830, chambellan du Roi Guillaume IV d'Angleterre.

MOLÉ (le comte Mathieu)*, 1781-1855. Homme politique français, d'une vieille famille parlementaire.

MOLÉ (la comtesse)*. Morte en 1845. Elle était née Mlle de la Briche.

MOLITOR (le maréchal comte), 1770-1849. Il fit toutes les guerres de la Révolution et de l'Empire, fut exilé à la seconde Restauration, puis rappelé, en 1818, à ses fonctions d'inspecteur général. Il commanda le 2e corps pendant la guerre d'Espagne en 1823, et fut fait ensuite Maréchal et pair de France. Sous le gouvernement de Juillet, il fut gouverneur des Invalides, et grand chancelier de la Légion d'honneur.

MOLLIEN (la comtesse)*, 1785-1878. Dame du palais de la reine Marie-Amélie.

MOUNIER (le baron Claude-Philippe-Édouard), 1784-1843. Auditeur au Conseil d'État sous l'Empire, puis intendant de Saxe-Weimar, et ensuite de Basse-Silésie, il reçut en 1809 le titre de Baron et en 1813 la charge d'Intendant des bâtiments de la Couronne. Louis XVIII le confirma dans cet emploi et le fit pair en 1819. Il continua à siéger à la Chambre des pairs après 1830, et prit part, avec talent, à un grand nombre de discussions.

MONTALEMBERT (le comte Charles DE), 1810-1870. Publiciste et homme politique français, un des plus brillants défenseurs du catholicisme libéral.

MONTALIVET (le comte DE), 1801-1880. Élève de l'École polytechnique, il siégea plus tard à la Chambre des pairs parmi les libéraux. Louis-Philippe le nomma, en 1830, ministre de l'Intérieur, puis de l'Instruction publique et des Cultes. Comme intendant de la Liste civile, il créa le musée de Versailles, agrandit celui du Louvre et fit restaurer les palais de Fontainebleau, Saint-Cloud, Trianon et Pau. Il entra en 1840 à l'Académie des beaux-arts. Les événements de 1848 le rendirent à la vie privée.

MONTBRETON (Mme DE). Clémence-Marie de Nicolaï, fille du marquis et de la marquise Scipion de Nicolaï, dont le nom parut dans le procès Lafarge.

MONTEBELLO (Napoléon-Auguste Lannes DE), 1801-1874. Fils du célèbre Maréchal. Diplomate et ministre français, créé Pair à 14 ans par le Roi Louis XVIII; il se rallia au gouvernement de Juillet, et plus tard à l'Empire.

MONTENON (M. DE). Jeune homme de la Creuse qui fréquentait beaucoup le château de Valençay.

MONTESQUIOU (la comtesse Anatole DE), née en 1794. Élodie, fille du comte Henri de Montesquiou-Fezensac de Bacquencourt, épousa, en 1809, son cousin germain, aide de camp de Napoléon Ier, plus tard pair de France. Elle fut première Dame de Cour de la duchesse d'Orléans.

MONTESSUY (le comte DE). Diplomate français, il remplit les fonctions de ministre de France à Hanovre en 1849, à Parme 1855, à Darmstadt et à Francfort de 1855 à 1858. Il avait épousé une fille morganatique du prince Paul de Würtemberg.

MONTFORT (Mlle DE), 1820-1904. La princesse Mathilde, fille de Jérôme, roi de Westphalie et de Catherine, princesse de Würtemberg. Elle épousa, en 1841, le comte Anatole Demidoff, prince de San-Donato.

MONTMORENCY (la duchesse DE)*, 1774-1846. Née Mlle de Matignon, elle fut la mère du baron Raoul de Montmorency, de la princesse de Beauffremont-Courtenay et de la duchesse de Valençay.

MONTMORENCY (Raoul, baron DE)*, 1790-1862. Il prit le titre de Duc à la mort de son père en 1846.

MONTMORENCY (la duchesse Mathieu DE). Morte en 1858, Hortense de Chevreuse-Luynes avait épousé Mathieu de Montmorency-Laval. Sa fille unique fut la première femme du duc Sosthène de La Rochefoucauld-Doudeauville.

MONTPENSIER (la duchesse DE)*, 1627-1693. Connue sous le nom de _la Grande Mademoiselle_; elle était la fille du duc Gaston d'Orléans.

MONTROND (le comte Casimir DE)*. Ami de M. de Talleyrand; il fut parfois chargé de missions diplomatiques peu importantes.

MORTEMART (Arthur DE). Fils unique du duc de Mortemart, qui mourut des suites d'une chute de cheval en octobre 1840.

MOTTEVILLE (Mme DE), 1621-1689. Françoise Bertaut épousa en 1639 Nicolas Langlois, seigneur de Motteville, qui mourut en 1641. A la mort de Louis XIII, en 1643, Anne d'Autriche appela Mme de Motteville auprès d'elle, et l'admit dès lors dans son intimité. Mme de Motteville a laissé des _Mémoires_ fort intéressants.

MUNOZ (Fernando), 1810-1873. Issu d'une famille obscure, il s'engagea de bonne heure dans l'armée espagnole et devint Garde du corps. La reine Christine se prit pour lui d'une vive passion, et l'épousa morganatiquement trois mois après la mort de Ferdinand VII. Muñoz ne montra aucune ambition; il accepta seulement d'être créé duc de Rianzarès, grand d'Espagne, et chevalier de la Toison d'or.

MUNSTER (le comte DE), 1794-1842. George Fitz-Clarence, fils naturel du roi Guillaume IV et de Mrs Jordan, entra très jeune dans l'armée, devint major général, membre du Conseil privé, aide de camp de la reine Victoria, et il reçut le titre de comte de Munster.

MURAT (Mme), 1782-1839. Caroline Bonaparte, sœur de Napoléon Ier, épousa en 1800 le général Murat. Successivement grande-duchesse de Berg en 1806 et reine de Naples en 1808, elle devint veuve en 1815 et se retira alors en Autriche, puis à Florence où elle mourut.

N

NAPIER (sir Charles), 1786-1860. Capitaine de vaisseau en 1810, il fit la campagne de Portugal. En 1815, il fut mis en non-activité; mais, en 1829, il entra au service de don Pedro de Portugal et fit triompher sa cause. Revenu en Angleterre, il fut élu à la Chambre des communes en 1834, nommé _commodore_ en 1839, contre-amiral en 1846 et vice-amiral en 1853. En 1840, il seconda la flotte turque dans l'expédition de Syrie; mais, en 1853, il fut moins heureux et échoua devant Cronstadt.

NAPLES (le roi DE), 1810-1859. Ferdinand II *, fils du roi François Ier et d'Isabelle d'Espagne.

NAPLES (la reine DE), 1812-1836. Marie-Christine, fille du roi de Sardaigne Victor-Emmanuel Ier, avait épousé en 1832 le roi Ferdinand II.

NAPLES (le prince Charles-Ferdinand DE), 1811-1862. Frère du comte de Syracuse, et époux morganatique de miss Penelope Smith, dont il eut deux enfants. Son fils porta le titre de comte Mascali.

NAPLES (le prince Léopold DE), 1813-1860. [_Voir_ à SYRACUSE (comte DE)].

NEALE (la comtesse Pauline), 1779-1869. D'une famille originaire d'Irlande, établie en Prusse depuis plusieurs générations, la comtesse Neale fut dame d'honneur de la princesse Louise de Prusse, mariée en 1795 au prince Antoine Radziwill.

NEIGRE (le baron), 1774-1847. Engagé volontaire en 1790, il fit une brillante carrière dans les guerres du premier Empire. En 1813, il était général de division; plus tard, il se rallia aux Bourbons, prit part au siège d'Anvers, et siégea à la Chambre des pairs jusqu'à sa mort.

NEIPPERG (le comte Alfred DE), 1807-1865. Chambellan autrichien, major général würtembergeois, se maria en secondes noces, en 1840, avec la princesse Marie de Würtemberg.

NEMOURS (la duchesse DE), 1625-1701. Marie d'Orléans, femme de Henri II, duc de Savoie-Nemours, son cousin. En 1690, elle recueillit la principauté de Neuchâtel. Elle a laissé des _Mémoires_ pleins de grâce et d'esprit.

NEMOURS (le duc DE)*, 1814-1896. Deuxième fils du roi Louis-Philippe.

NESSELRODE (le comte DE)*, 1780-1862. Diplomate russe, plus tard Chancelier de l'empire de Russie.

NESSELRODE (la comtesse DE)*, morte en 1849. Elle était fille du comte Gourieff, qui fut ministre des Finances russes.

NEUMANN (le baron). Diplomate autrichien qui avait épousé, en Angleterre, une fille du duc de Beaufort.

NEY (la maréchale). Duchesse d'Elchingen, princesse de la Moskowa. Née Aglaé-Louise de Lascans, elle avait épousé en 1802 le maréchal Ney. La mère de la Maréchale avait rempli des fonctions auprès de la reine Marie-Antoinette, ce qui avait amené des relations d'enfance entre sa fille et Madame la Dauphine.

NICOLAÏ (la marquise Scipion DE), née Lameth. Elle fut la mère de Mme de Léautaud et de Mme de Montbreton, dont il fut fort question à propos d'un vol de diamants, dans le procès Lafarge.

NICOLE (Pierre), 1625-1695. Moraliste, théologien et controversiste, l'un des écrivains les plus remarquables de Port-Royal où il enseigna les belles-lettres. Il écrivit, avec Arnaud et Pascal, contre les Jésuites; fut enveloppé dans les poursuites dont les Jansénistes furent l'objet, et se vit obligé de quitter la France en 1679; il ne put y revenir que par l'intervention de Mgr de Harlay, archevêque de Paris.

NINA LASSAVE. Fille de Laurence Petit pour qui Fieschi avait conçu une grande passion dans sa prison d'Embrun. Nina, âgée de 15 ans, avait été laissée à Fieschi par Laurence.

NOAILLES (le duc Paul DE)*, 1802-1885. Il succéda, dès l'âge de vingt ans, à la Pairie, par la mort de son grand-oncle, le duc Jean de Noailles.

NOAILLES (la vicomtesse DE)*, 1792-1851. Fille du duc de Poix, elle avait épousé son cousin, le vicomte Alfred de Noailles.

NOAILLES (le comte Maurice DE). Né en 1808, il épousa, en 1842, sa cousine, Mlle Pauline de Noailles, fille du duc de Noailles.

NORTON (Mrs). Née en 1808. Caroline-Élisabeth-Sarah Norton était la petite-fille de Sheridan; très connue par sa liaison avec lord Melbourne, son mari lui intenta en 1836 un procès en adultère qui fit grand bruit. Le jury acquitta lord Melbourne en dépit de fortes présomptions contre lui. Mrs Norton se sépara de son mari, et acquit une certaine notoriété dans les lettres anglaises par ses romans et ses articles de journaux.

O

O'CONNELL (Daniel)*, 1775-1847. Patriote et agitateur irlandais.

O'CONNELL (Maurice). Mort en 1853. Fils aîné de Daniel O'Connell, et continuateur de sa politique à la Chambre des communes.

OFFALIA (le comte D'), 1777-1843. Homme d'État espagnol; d'abord secrétaire d'ambassade à Washington en 1800, il fut ensuite ministre de la Justice en 1823, ambassadeur à Paris en 1828, ministre de l'Intérieur en 1832, chef du Cabinet et ministre des Affaires étrangères en 1837.

OLLIVIER (l'abbé Nicolas-Théodore). Né en 1798. Curé de Saint-Roch, à Paris, il fut nommé évêque d'Évreux en 1841.

OMPTEDA (la baronne)*, 1767-1843. Née comtesse de Schlippenbach.

ORANGE (le prince Guillaume D')*, 1792-1849. Il monta sur le trône de Hollande en 1840.

ORANGE (la princesse D')*. Née Anne Paulowna, fille de l'empereur Paul de Russie.

ORIE (le docteur). Médecin de Bourgueil en Touraine. Il mourut subitement sur la route entre Benais et Bourgueil. Sur la place même où il a expiré, on a dressé une colonne avec cette inscription commémorative: _Ici mourut le Dr Orie, le 14 juillet 1846_.

ORLÉANS (le duc D')*, 1741-1793. Louis-Philippe-Joseph, dit _Philippe-Égalité_, mort sur l'échafaud révolutionnaire.

ORLÉANS (le duc D')*, 1810-1842. Ferdinand, fils aîné du roi Louis-Philippe et Prince Royal.

ORLOFF (le comte), 1781-1861. Alexis Fédorowitch, prit part à toutes les guerres contre Napoléon Ier, et, à partir de 1828, entra dans la diplomatie russe.

P

PAHLEN (le comte)*. Né en 1775. Diplomate russe, ambassadeur à Paris.

PALATINE (la princesse), 1616-1684. Anne de Gonzague, épousa Édouard, Comte palatin, fils de l'Électeur palatin Frédéric V, et vint se fixer à Paris, où elle fit l'ornement de la cour d'Anne d'Autriche, par sa beauté et son esprit. Après une vie de plaisirs et d'intrigues politiques, elle essuya une disgrâce, par l'influence de Mazarin, et passa ses dernières années à l'écart. Bossuet prononça son _Oraison funèbre_, une des plus célèbres qu'il ait composées.

PALFFY (la princesse). Née en 1774. Fille du comte de Hohenfeld, épouse du prince Joseph Palffy, mort en 1827.

PALMELLA (la duchesse DE). Descendante de Vasco da Gama, elle avait épousé dom Pedro de Souza-Holstein, duc de Palmella, homme d'État portugais.

PALMERSTON (lord)*, 1784-1865. Homme politique anglais, longtemps ministre des Affaires étrangères.

PALMYRE (Mme)*. Habile couturière parisienne.

PARIS (le comte DE), 1838-1894. Fils aîné du duc d'Orléans et de la princesse Hélène de Mecklembourg-Schwerin. Après la mort du comte de Chambord, il devint le chef de la maison de France.

PASCAL (Blaise), 1623-1662. L'un des plus grands et des plus nobles génies du dix-septième siècle: mathématicien, physicien et philosophe. La querelle entre les Jansénistes et les Jésuites lui procura l'occasion de se montrer la plus forte plume de Port-Royal.

PASQUIER (le duc Étienne)*, 1767-1862. Homme politique et pair de France, nommé Chancelier en 1837.

PASSY (Hippolyte-Philibert)*, 1793-1880. Homme politique français, député et membre de l'institut.

PAYS-BAS (la reine des), 1774-1837. Wilhelmine, fille du roi Guillaume II de Prusse, épouse du roi Guillaume Ier des Pays-Bas.

PAYS-BAS (la princesse Frédéric des)*, 1808-1870. Née princesse Louise de Prusse, fille de Frédéric-Guillaume III.

PÉAN. Un des valets de chambre du prince de Talleyrand.

PEEL (sir Robert)*, 1788-1850. Homme d'État anglais, membre de plusieurs ministères.

PEMBROKE (lady Catherine). Fille unique du comte Woronzoff, épousa, en 1808, lord George-Auguste Pembroke, dont elle devint veuve en 1827.

PENELOPE SMITH (miss), 1815-1882. Épouse morganatique du prince Charles de Naples, comte de Capoue. Victor-Emmanuel lui reconnut ce titre.

PÉPIN*, 1780-1836. Marchand épicier, complice de Fieschi, et, comme lui, exécuté sur l'échafaud.

PÉRIGORD (le comte Paul DE), 1811-1880. Paul-Adalbert-René de Talleyrand-Périgord, époux de Mlle Amicide de Saint-Aignan, qui mourut en 1854.

PÉRIGORD (Mlle Pauline DE)*, 1820-1890. Fille de la duchesse de Dino, elle épousa, en 1839, le marquis Henri de Castellane.

PÉRIGORD (Boson DE), 1832. Fils aîné du duc de Valençay et de sa première femme, Mlle de Montmorency. Il porta plus tard le titre de duc de Talleyrand et de Sagan.

PERPONCHER (le comte Henri DE), 1771-1856. Général d'infanterie en Hollande, il devint ministre des Pays-Bas, à la Cour de Frédéric-Guillaume III.

PERPONCHER (la comtesse DE), morte en 1861. Adélaïde, comtesse de Reede, épousa en 1816, le comte Henri de Perponcher.

PERREGEAUX (le comte DE), 1785-1841. D'abord auditeur au conseil d'État, il remplit ensuite quelques missions administratives sous l'Empire; la Restauration le tint à l'écart, mais le roi Louis-Philippe le créa pair de France en 1831.

PETETOT (l'abbé Louis-Pierre), 1801-1887. Supérieur général de l'ordre de l'Oratoire, après avoir été curé de Saint-Louis-d'Antin et de Saint-Roch, il dirigea cet ordre pendant plus de vingt ans, puis démissionna en 1884.

PEYRONNET (le comte DE), 1778-1854. Émigré durant la Révolution et l'Empire, il fut élu député sous la Restauration, et siégea à droite parmi les ultras; ministre de la Justice sous M. de Villèle, il attacha son nom à toutes les mesures rétrogrades. Devenu, en 1829, ministre de l'intérieur dans le ministère Polignac, il fut un des rédacteurs des Ordonnances qui provoquèrent la révolution de Juillet. Arrêté, jugé par la Cour des pairs, il fut condamné à la détention perpétuelle. Il passa six ans au fort de Ham, puis fut gracié, mais vécut dès lors dans une retraite absolue, dans sa propriété de Montferrand, près de Bordeaux.

PIATOLI (l'abbé Scipion), 1750-1809. Né à Florence, il entra dans les ordres. La princesse Lubomirska, née Czartoryska, qui voyageait en Italie, le prit comme instituteur pour son neveu, le prince Henri Lubomirski; l'Abbé vint avec elle en Pologne en 1787 et le comte Ignace Potocki, frappé de ses qualités, le fit nommer secrétaire du roi Stanislas-Auguste. L'abbé Piatoli persuada le Roi de se joindre au parti patriotique polonais, et il devint le rédacteur, après en avoir donné lui-même la direction, de la Constitution du 3 mai 1791. Après le second démembrement de la Pologne, il quitta le pays, et fut attaché comme précepteur auprès de la princesse Dorothée de Courlande. Il obtint, plus tard, par l'entremise du prince Adam Czartoryski, une place au service de la Russie. Très savant, plein d'imagination et de sentiments élevés, il était très imbu d'idées voltairiennes.

PIE VII (le pape), 1740-1823. Barbé Chiaramonti, bénédictin, puis évêque de Tivoli, reçut la pourpre en 1795 avec l'évêché d'Imola, et fut élu Pape en 1800. Il réorganisa ses États, signa un Concordat avec Bonaparte, puis vint le sacrer Empereur à Paris en 1804. Quelques années après, ayant refusé d'expulser les ennemis de la France, il vit ses États envahis, et ses provinces furent réunies à l'Empire français. Ayant excommunié l'Empereur, il dut subir une dure captivité à Fontainebleau. Le Congrès de Vienne lui rendit ses possessions en 1814, et il y retourna. Il eut la générosité de donner asile, à Rome, à plusieurs membres de la famille de l'Empereur déchu.

PIMODAN (le marquis DE), né en 1789. Camille de Rarécourt de la Vallée, marquis de Pimodan, capitaine de cavalerie, gentilhomme honoraire de la chambre du roi Charles X, chevalier de la Légion d'honneur. Il avait épousé, en 1819, Mlle de Frénilly.

PISCATORY (Théobald-Émile), 1799-1870. Il se rendit en Grèce, sous la Restauration, pour y défendre la cause de l'indépendance. Il fut nommé député en 1832 et vota toujours avec la majorité conservatrice. De 1844 à 1846, il fut ministre plénipotentiaire en Grèce, et y contre-balança habilement l'influence anglaise. En 1846, il fut fait pair de France; en 1847, il fut nommé ambassadeur en Espagne. Il quitta la vie politique après le coup d'État de 1851.

PLAISANCE (la duchesse DE), 1786-1854. Marie-Anne-Sophie, fille du marquis de Barbé-Marbois, épousa Lebrun, duc de Plaisance. Spirituelle et un peu étrange, elle quitta de bonne heure la France pour la Grèce où elle mourut.

PLESSEN (M. DE). Mort en 1837. En 1832, il était ministre et conseiller privé du grand-duché de Mecklembourg, il négocia le mariage de la princesse Hélène avec le duc d'Orléans.

POLIGNAC (le prince Jules DE)*, 1780-1847. Ministre de Charles X, signataire des ordonnances de Juillet, il fut condamné par la Cour des pairs, puis amnistié en 1837.

POLIGNAC (la princesse DE)*, 1792-1864. Charlotte Parkyns, fille de Lord Rancliffe, épousa en premières noces le marquis de Choiseul, et en secondes noces, en 1821, le prince Jules de Polignac.

POMPONNE (le marquis DE), 1618-1699. Simon-Arnauld, marquis de Pomponne, fils d'Arnauld d'Andilly, conseiller du Roi en 1644; disgracié avec Fouquet et relégué à Verdun en 1662, il rentra en grâce trois ans après, et fut envoyé comme ambassadeur à Stockholm; le Roi lui donna ensuite le ministère des Affaires étrangères, et ce fut sous son administration que la glorieuse paix de Nimègue fut conclue. De nouveau disgracié, il ne revint au Ministère qu'après la mort de Louvois.

PONSONBY (lord)*, 1770-1855. Ambassadeur d'Angleterre à Constantinople de 1832 à 1837.

PONTOIS (le comte Charles-Édouard DE), 1792-1871, diplomate français, il fut, sous Louis-Philippe, ministre plénipotentiaire de France au Brésil, puis aux États-Unis; il fut, ensuite, ambassadeur de France à Constantinople. En 1846 il fut appelé à la Chambre des pairs.

POTEMKIN (Ivan-Alexiéwitch), 1778-1849. Diplomate russe, conseiller intime, il fut nommé ambassadeur à Rome en 1840, et mourut à Naples.

POZZO DI BORGO (le comte), 1764-1842. Corse de naissance, il fut diplomate au service russe, et notamment ambassadeur à Paris.

PRASLIN (le marquis Charles-Hughes-Théobald DE), 1805-1847. Il prit le titre de Duc à la mort de son père; Chevalier d'honneur de la duchesse d'Orléans en 1837, il siégea à la Chambre des députés de 1839 à 1842, puis fut appelé à la Pairie en 1845. Il avait épousé en 1824 la fille du maréchal Sébastiani, et ils eurent tous deux la fin la plus tragique en 1847, M. de Praslin ayant tué sa femme dans un accès de folie, et s'étant suicidé ensuite.

PREISSAC (le comte François-Jean DE), 1778-1852. Préfet de la Gironde, député, puis pair de France en 1832. Il avait épousé Mlle de Francfort, fille d'un ancien colonel du régiment Royal-cavalerie.

PRIMAT DE FRANCFORT (le prince). Charles de Dalberg, 1744-1817. Entré dans les ordres, il devint en 1772 conseiller intime de l'Électeur de Mayence, puis gouverneur d'Erfurth et coadjuteur de l'archevêque de Mayence, auquel il succéda en 1802. Il devint en 1806 Prince primat de la Confédération du Rhin, Prince souverain de Ratisbonne et grand-duc de Fulda. Charles de Dalberg bénit à Francfort, en avril 1810, le mariage de la princesse de Courlande, avec le comte Edmond de Périgord, plus tard duc de Dino, et, après la mort de son père, duc de Talleyrand.

PRUSSE (le prince Frédéric DE), 1794-1863. Fils unique du prince Louis de Prusse et de la princesse Frédérique de Mecklembourg-Strelitz, sœur de la reine Louise.

PRUSSE (la princesse Frédéric DE), 1799-1882. Fille du duc d'Anhalt-Bernbourg, elle avait épousé en 1817 le prince Frédéric.

PRUSSE (la princesse Guillaume DE), 1785-1846. Amélie-Marianne, fille du landgrave Louis de Hesse-Hombourg, épousa, en 1804, le prince Guillaume de Prusse, frère de Frédéric-Guillaume III.

PRUSSE (le prince Guillaume DE), 1797-1888. Second fils du roi Frédéric-Guillaume III. Son frère aîné n'ayant pas d'enfant, il prit en 1840 le titre de prince de Prusse, à l'avènement au trône de Frédéric-Guillaume IV, lui succéda comme Roi en 1861 et devint, en 1870, le premier empereur d'Allemagne de la maison de Hohenzollern.

PRUSSE (la princesse Guillaume DE), 1816-1890. La princesse Augusta de Saxe-Weimar-Eisnach, épousa en 1829 le prince Guillaume, fils du Roi Frédéric-Guillaume III. Elle fut plus tard l'impératrice Augusta.

PRUSSE (le prince Charles DE), 1801-1883. Troisième fils du Roi Frédéric-Guillaume III et de la Reine Louise.

PRUSSE (la princesse Charles DE), 1808-1877. Marie, fille du grand-duc de Saxe-Weimar, épousa en 1827 le prince Charles de Prusse.

PRUSSE (le prince Albert DE), 1809-1872. Quatrième fils du Roi Frédéric-Guillaume IV, il épousa en 1830 la princesse Marianne des Pays-Bas, dont il divorça en 1849; il épousa morganatiquement, en 1853, Mlle de Rauch, à laquelle on décerna le titre de comtesse de Hohenau.

PRUSSE (la princesse Albert DE), 1810-1883. Marianne, fille du Roi des Pays-Bas, épousa, en 1830, le prince Albert de Prusse, le plus jeune fils de Frédéric-Guillaume III dont elle eut deux enfants. Divorcée en 1849, elle quitta la cour de Prusse.

PRUSSE (le prince Adalbert DE), 1811-1873. Fils du prince Guillaume de Prusse, frère de Frédéric-Guillaume III, et d'une princesse de Hesse-Hombourg, il était commandant en chef de la marine prussienne; il épousa morganatiquement, en 1850 Thérèse Elssler, qui reçut le titre de baronne de Barnim.

PRUSSE (la princesse Marie DE), 1825-1889. Sœur du précédent. Elle épousa en 1842 le Prince royal de Bavière, qui devint Roi en 1848, sous le nom de Maximilien II et mourut en 1864.

PÜCKLER (le prince Hermann-Louis-Henri), 1795-1871. Officier des gardes du corps à Dresde en 1804, il passa au service russe de 1813 à 1815, et épousa, en 1817, la fille du prince Hardenberg, dont il se sépara en 1826. Il devint, en 1863, membre de la Chambre des seigneurs en Prusse. Il voyagea beaucoup et fut un grand amateur de parcs et de jardins.

PÜCKLER (la princesse), 1776-1854. La princesse Anna Hardenberg épousa en premières noces le comte de Pappenheim, en 1796; elle divorça, en 1817, pour épouser le prince Hermann Pückler, dont elle se sépara en 1826.

PUTBUS (le comte Malte), 1807-1837. Attaché à la légation diplomatique de Prusse à Naples, il mourut de la poitrine. Sa sœur était la comtesse Lottum.

Q

QUATREMÈRE DE QUINCY (Antoine-Chrysostome), 1755-1849. Il s'adonna de bonne heure à l'étude de l'antiquité et des arts, et il laissa des ouvrages importants sur ces matières. Il fut député de Paris à l'Assemblée législative de 1791, membre du Conseil des Cinq-Cents en 1797; Intendant des théâtres en 1815, professeur d'archéologie en 1818; il fut membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres et de celle des beaux-arts.

QUÉLEN (Mgr DE)*, 1778-1839. Coadjuteur du cardinal de Talleyrand-Périgord, il lui succéda à l'archevêché de Paris en 1821.

R

RACHEL (Mlle), 1820-1858. Grande tragédienne. Elle était la fille d'un pauvre colporteur israélite du nom de Félix; après une enfance misérable, elle entra au Conservatoire, débuta au Gymnase, et fut admise en 1838 au Théâtre-Français, où elle rendit avec une admirable perfection les plus beaux rôles de Corneille et de Racine. En 1856, elle entreprit une tournée en Amérique, et y contracta une maladie de poitrine qui devait bientôt la conduire au tombeau.

RACZYNSKI (le comte Athanase), 1788-1874. Diplomate au service de la Prusse; il fut, pendant plusieurs années, ministre à Lisbonne et à Madrid, montrant le plus grand désintéressement et sans jamais toucher ses appointements; ces fonds forment maintenant un capital au ministère des Affaires étrangères, qui rend les plus grands services aux diplomates en détresse. Très riche, le comte Raczynski rassembla une belle collection de tableaux qu'il légua à la Couronne et écrivit plusieurs ouvrages sur les arts. Sa correspondance politique a été aussi publiée. Il avait épousé en 1816 la princesse Anna Radziwill. Il était membre de la Chambre des seigneurs et conseiller intime.

RADZIWILL (la princesse Louise), 1770-1836. Fille du prince Ferdinand de Prusse, plus jeune frère de Frédéric le Grand, elle épousa en 1796 le prince Antoine Radziwill.

RADZIWILL (le prince Guillaume), 1797-1870. Général d'infanterie au service de Prusse, commandant successivement de plusieurs corps d'armée, et membre de la Chambre des seigneurs. Il épousa en premières noces, en 1825, sa cousine Hélène Radziwill, qui mourut en 1827, et en secondes noces, en 1832, la comtesse Mathilde Clary.--Il était fils aîné du prince Antoine Radziwill et de la princesse Louise de Prusse.

RADZIWILL (la princesse Guillaume), 1806-1896. Mathilde, fille du prince Charles Clary-Aldringen et de la comtesse Louise Chotek, épousa le prince Guillaume Radziwill en 1832.

RADZIWILL (la princesse Boguslaw), 1811-1890. Léontine, troisième fille du prince Charles Clary, épousa en 1832 le prince Boguslaw Radziwill, fils cadet du prince Antoine Radziwill.

RANTZAU (le comte Josias DE), 1609-1650. Il prit du service en France en 1635 sous le Roi Louis XIII, après avoir servi successivement le prince d'Orange, le Roi Christian IV de Danemark, Gustave-Adolphe et l'Empereur Ferdinand II. Il fut maréchal de France.

RANTZAU (le comte Antoine DE), 1793-1849. Chambellan et capitaine au service du grand-duc de Mecklembourg-Schwerin.

RAQUENA (le comte DE), 1821-1878. Fils du duc de la Rocca, il porta ce titre après la mort de son père. Officier d'artillerie espagnol, il servit plus tard dans le corps royal des hallebardiers, et mourut avec le grade de général. Grand seigneur, grand joueur, sa vie fut des plus aventureuses.

RATISBONNE (l'abbé Marie-Théodore), 1802-1884. Fils d'un banquier juif de Strasbourg, il venait de terminer son droit lorsqu'il se convertit au catholicisme et prit les ordres. Il se fit connaître comme écrivain et comme prédicateur, et fonda la congrégation de Notre-Dame de Sion.

RATISBONNE (Alphonse), 1812-1884. Frère de Théodore Ratisbonne; il se convertit aussi au catholicisme et entra dans la congrégation de Notre-Dame de Sion, fondée par son frère.

RAUCH (Chrétien-Daniel), 1777-1857. Célèbre sculpteur prussien; il partit en 1804 pour étudier à Rome, puis revint en 1811 à Berlin où il fut très protégé parla cour.

RAULLIN (M.)*, conseiller d'État français.

RAVIGNAN (l'abbé DE), 1795-1858. Né à Bayonne, il commençait sa carrière dans la magistrature quand, obéissant à sa vocation, il quitta le monde, entra au séminaire, puis dans l'ordre des Jésuites. Il s'y distingua par ses hautes vertus et son talent de prédicateur. Il eut à prononcer l'oraison funèbre de Mgr de Quélen, archevêque de Paris.

RAYNEVAL (Maximilien DE), 1778-1836. Diplomate français, auquel ses services valurent le titre de Comte et la Pairie.

RAZUMOWSKI (la comtesse). Elle était née princesse Wiasemski.

RÉCAMIER (Mme)*, 1777-1849. Célèbre par sa beauté et par l'amitié profonde qui l'unit aux plus hautes personnalités littéraires de son temps, notamment à Chateaubriand.

RECKE (la baronne DE), 1754-1833. Élisabeth-Charlotte, comtesse de Medem, sœur de la duchesse de Courlande, avait épousé en 1774 le baron de Recke, dont elle divorça en 1776, et perdit sa fille unique l'année suivante. Elle voyagea beaucoup en Italie, en Allemagne, et fut liée avec tous les hommes de lettres de son temps; elle-même écrivit plusieurs ouvrages.

REDERN (la comtesse DE), 1772-1842. Wilhelmine d'Otterstaedt, épousa le comte Wilhelm-Jacob de Redern et eut deux fils, Guillaume et Henri.

REDERN (le comte Guillaume DE), 1802-1880. Gros propriétaire prussien, membre de la Chambre des seigneurs, et plus tard grand chambellan à la cour de l'Empereur Guillaume Ier.

REDERN (la comtesse DE), 1811-1875. Bertha Ienisz, fille d'un sénateur de Hambourg, épousa en 1834 le comte Guillaume de Redern. Elle n'eut qu'une fille, qui mourut en bas-âge.

REEDE (la comtesse DE), 1769-1847. Née Krusemackt, fille et sœur de deux généraux prussiens de ce nom. En 1823, lors du mariage du Prince royal de Prusse, la comtesse de Reede fut nommée Grande maîtresse de cour de la Princesse royale.

REINHARD (le comte Charles-Frédéric), 1761-1837. Né en Würtemberg, il étudia à l'Université de Tubingue et y connut Gœthe. Il entra dans la diplomatie française en 1792, fut ministre plénipotentiaire à Florence en 1797 et, en 1799, remplaça le prince de Talleyrand au ministère des Affaires étrangères. Il fut fait pair de France en 1832, après avoir été fait Comte en 1814. Il était membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-lettres et de l'Académie des Sciences morales et politiques.

REUILLY (M.), avocat, maire de Versailles, chevalier de la Légion d'honneur; il était, en 1840, député de Seine-et-Oise. Il fut membre de la Constituante de 1848.

RÉMUSAT (le comte Charles DE)*, 1797-1875. Écrivain et homme politique français.

RETZ (le cardinal DE)*, 1614-1679. Joua un grand rôle pendant la Fronde, et laissa des _Mémoires_ remarquables.

REUSS-SCHLEITZ-KOESTRITZ (le prince Henri LXIV), 1787-1856. Général, feld-maréchal au service d'Autriche, et divisionnaire à Prague, il était propriétaire du 7e régiment de hussards.

REUSS-SCHLEITZ (la princesse Sophie-Adélaïde). Née en 1800; fille du prince Henri LI de Reuss-Ebersdorff.

RIBEAUPIERRE (le comte Alexandre DE), 1783-1865. Originaire d'une famille de la Suisse française. Son grand-père était venu en Russie à la suite de la princesse Sophie de Zerbst, plus tard Catherine II. Son père avait épousé la sœur du général Bibikoff; devenu général-major, il mourut au siège d'Ismaïl. Alexandre de Ribeaupierre se destina à la diplomatie, et devint ministre de Russie à Constantinople et à Berlin. Créé Comte en 1856, il avait épousé Mlle Potemkin.

RICHELIEU (le duc DE), 1696-1788. Maréchal de France. Il joua un rôle brillant à la cour de Louis XIV et de Louis XV. Il entra, dès 1720, à l'Académie française et fut un ami de Voltaire. Arrière-petit-neveu du Cardinal par les femmes, il était filleul de Louis XIV et de la duchesse de Bourgogne; il avait fait ses premières armes sous Villars. Ambassadeur à Vienne, en 1725, il opéra habilement un rapprochement entre la France et l'Autriche. Après quelques exploits militaires en Allemagne, pendant la guerre de Sept ans, il ne s'occupa, vers la fin de sa vie, que d'intrigues et de plaisirs.

RIGNY (le comte Henri-Gauthier DE)*, 1783-1835. Amiral français, plusieurs fois ministre et aussi ambassadeur à Naples.

RIGNY (le vicomte Alexandre DE), 1790-1873. Fils d'un officier de cavalerie et de la sœur de l'abbé Louis, il sortit de l'École militaire de Fontainebleau en 1807, prit part aux campagnes de Prusse, de Pologne, d'Autriche et d'Espagne. Maréchal de camp en 1830, il fit partie de la première expédition de Constantine en 1836, et, bien qu'il eût montré, lors de la retraite, une incontestable bravoure, il se vit en butte aux imputations les plus graves de la part du général Clausel. Un Conseil de guerre l'acquitta à l'unanimité en 1837, mais il fut relégué au commandement de la subdivision de l'Indre, jusqu'en 1848, et mis à la retraite en 1849.

RIGNY (Mlle Auguste DE). Elle était la fille du général de Rigny et fut l'héritière de son oncle, le baron Louis.

RIVERS (lady), morte en 1866. Suzan-Georgiana Leveson-Gower, fille de lord Granville, avait épousé, en 1833, George Pitt, lord Rivers.

ROHAN (le duc DE), 1789-1869. Fernand de Rohan-Chabot suivit tout enfant son père dans l'émigration, puis, revenu en France, entra à vingt ans dans l'armée, avec le grade de sous-lieutenant de hussards. Le jeune Rohan, qui portait alors le titre de prince de Léon, assista à la bataille de Wagram, puis devint aide de camp de l'Empereur. Fait prisonnier en 1814, il fut échangé peu après. Sous la Restauration, il devint aide de camp du duc de Berry, puis premier écuyer du duc de Bordeaux, enfin maréchal de camp en 1824. Après 1830, il vécut dans la retraite.

ROOTHE (Mme DE). Célèbre par sa beauté, elle épousa le duc de Richelieu, alors âgé de plus de 80 ans et dont elle était la troisième femme.

ROOTHE (M. DE). Fils du premier mariage de la duchesse de Richelieu.

ROSAMEL (M. DE), 1774-1848. Claude-Charles-Marie du Camp de Rosamel, marin français, capitaine de vaisseau en 1814, contre-amiral en 1823. Il fit la campagne d'Alger en 1830. En 1836, il reçut le portefeuille de la Marine dans le ministère Molé, et en 1839, entra à la Chambre des pairs.

ROSSE (le comte Lawrence DE), 1758-1841. Il épousa en 1797 Miss Alice Lloyd. Il se distingua dans le Parlement irlandais par sa popularité et son éloquence. Il succéda à la mort de son père, en 1807, à son siège dans la Chambre des lords. Il est le père du savant astronome William Rosse.

ROSSI (la comtesse), 1803-1854. Henriette Sontag, d'origine suédoise, fut une cantatrice célèbre. En 1830, elle renonça au théâtre, par son mariage avec le comte Rossi, et elle régna, dès lors, dans les salons aristocratiques par les grâces de son esprit et la dignité de sa conduite. En 1848, des revers de fortune la déterminèrent à réapparaître sur les scènes de Paris et de Londres, puis elle passa en Amérique et mourut du choléra à Mexico.

ROTHSCHILD (Mme Salomon DE)*, 1774-1855. Elle avait épousé le second fils de Mayer-Anselme Rothschild, qui créa les succursales de Vienne et de Paris.

ROTHSCHILD (James DE), 1793-1868. Quatrième fils de Mayer-Anselme Rothschild, établi à Paris.

ROUGÉ (le marquis Alexis DE), 1778-1838. Créé pair de France en 1815. Il avait épousé, en 1804, Mlle de Crussol d'Uzès.

ROUSSEAU (J.-J.), 1712-1778. Célèbre écrivain et philosophe. Né à Genève, fils d'un horloger, son éducation fut très négligée. Il fut, avec Voltaire, un élément révolutionnaire important du dix-huitième siècle.

ROUSSIN (l'amiral)*, 1781-1854. Pair de France, ambassadeur à Constantinople de 1832 à 1834 et ministre de la Marine en 1840.

ROVIGO (le duc DE), 1774-1833. Anne-Jean-Marie-René Savary. Aide de camp du général Bonaparte, en Égypte, puis commandant de la gendarmerie d'élite du Premier Consul, il fut chargé de faire exécuter la sentence capitale prononcée contre le duc d'Enghien, en 1804, et fut alors nommé général. Après la bataille de Friedland, il fut fait duc de Rovigo; en 1810, il succéda à Fouché comme ministre de la Police. Après 1815, les Anglais refusèrent de l'envoyer à Sainte-Hélène avec Napoléon, et la Restauration le fit condamner à mort, mais il s'échappa, et fut plus tard acquitté. En 1831, il fut commandant de l'armée d'Algérie; il y effraya les indigènes par ses rigueurs, mais fit construire de belles routes stratégiques.

ROY (le comte Antoine) 1764-1847. Avocat, puis député, il devint, en 1818, ministre des Finances et apporta dans ce département d'utiles réformes. Il fut membre de la Chambre des Pairs sous la Restauration et sous la monarchie de Juillet.

ROYER-COLLARD (Pierre-Paul)*, 1763-1845. Philosophe et homme d'État français. Membre de l'Académie.

RUBINI (J.-B.)*, 1795-1854. Célèbre ténor italien.

RUMFORD (Mme DE), 1766-1836. Mlle de Paulze, épouse en premières noces du savant Lavoisier qui mourut sur l'échafaud révolutionnaire, épousa, en 1804, Rumford, physicien et philosophe allemand. Devenue veuve en 1814, elle eut à Paris un salon célèbre.

RUMIGNY (le comte Marie-Théodore DE), 1789-1860. Il prit part aux guerres du premier empire, et fut aide de camp du général Gérard, en 1812. En 1830, Louis-Philippe le nomma Maréchal de camp; après 1848, il accompagna le Roi en Angleterre et vécut dès lors dans la retraite.

RUSSELL (lord William)*, 1790-1846. Diplomate anglais, ambassadeur à Berlin.

RUSSELL (lord John)*. Homme d'État anglais, membre de plusieurs ministères, deux fois chef de cabinet.

RUSSIE (l'Impératrice Marie de), 1759-1828. Marie-Féodorovna, ci-devant Sophie, fille du duc Frédéric de Würtemberg, seconde femme de l'Empereur Paul, mère d'Alexandre Ier et de Nicolas Ier. Elle devint veuve en 1801.

RUSSIE (la grande-duchesse Constantin de), 1781-1831. Julienne, princesse de Saxe-Cobourg-Gotha, épousa, en 1796, le grand-duc Constantin de Russie et fut baptisée sous le nom d'Anna-Féodorovna.

RUSSIE (l'Empereur de), 1796-1855. Nicolas Ier*.

RUSSIE (l'Impératrice de), 1798-1860. Charlotte, fille de Frédéric-Guillaume III de Prusse, épousa en 1817 le grand-duc Nicolas de Russie, qui monta sur le trône en 1825.

RUSSIE (la grande-duchesse Hélène de), 1807-1873. Fille du prince Paul de Würtemberg et de son premier mariage avec une princesse de Saxe-Altenbourg, elle épousa en 1824 le grand-duc Michel de Russie, plus jeune fils de l'Empereur Paul.

RUSSIE (le grand-duc héritier de), 1818-1881. Alexandre, fils de l'Empereur Nicolas, auquel il succéda en 1855 sous le nom d'Alexandre II. En 1841, il épousa la princesse de Hesse-Darmstadt.

RUSSIE (la grande-duchesse Olga de), 1822-1892. Fille de l'Empereur Nicolas Ier de Russie, elle épousa en 1846 le prince héréditaire de Würtemberg, qui devait succéder à son père sur le trône cette même année.

S

SAGAN (la duchesse DE), 1781-1839. Wilhelmine, fille aînée du duc Pierre de Courlande; elle se maria trois fois: 1º En 1800, avec le prince Henri de Rohan; 2º avec le prince Troubetskoï, et 3º avec le comte Charles de Schulenbourg, qui lui survécut. La duchesse de Sagan mourut subitement à Vienne sans laisser d'enfants.

SAINT AUGUSTIN, 354-430. Évêque d'Hippone, fils de sainte Monique et un des Pères de l'Église.

SAINT-BLANCARD (le marquis DE), 1814-1897. Ancien page du roi Charles X. Il avait épousé Mlle de Bauffremont.

SAINT-CYRAN (l'abbé DE), 1581-1643. Jean Duvergier de Hauranne suivit les cours de l'Université de Louvain, s'y lia avec les Jansénistes dont il embrassa les doctrines avec ardeur, et obtint en 1620 l'abbaye de Saint-Cyran. Il comptait beaucoup de disciples et d'amis, entre autres Arnauld, Lemaistre de Sacy, Bignon, etc. Il attaqua les Jésuites dans quelques écrits, et Richelieu le fit emprisonner pendant quatre ans.

SAINTE-ALDEGONDE (la comtesse Camille DE)*, 1793-1869. Veuve d'un aide de camp du Roi Louis-Philippe.

SAINTE-AULAIRE (le comte DE)*, 1778-1854. Pair de France et diplomate, successivement ambassadeur à Rome, à Vienne et à Londres.

SAINTE-AULAIRE (la comtesse DE). Née Louise-Charlotte-Victoire de Grimoard de Beauvoir du Roure-Brison, elle avait épousé, en 1809, M. de Sainte-Aulaire, déjà veuf.

SAINT-LEU (la duchesse DE)*, 1783-1837. Née Hortense de Beauharnais; elle était veuve de Louis Bonaparte, roi de Hollande, et mère du futur Napoléon III.

SAINT-PRIEST (le comte Alexis DE)*. Diplomate et écrivain français, il fut membre de l'Académie française.

SAINT-SIMON (Louis de Rouvroy, duc DE), 1675-1755. Grand seigneur de la cour de Louis XIV, il écrivit des _Mémoires_ célèbres et importants pour l'histoire de son temps.

SALERNE (le prince DE), 1790-1851. Léopold de Bourbon, frère de François Ier, roi de Naples, fut inspecteur général de la garde royale et propriétaire du 22e régiment d'infanterie autrichien. Il épousa en 1816 l'archiduchesse Marie d'Autriche, et en eut une fille, qui devint la duchesse d'Aumale.

SALERNE (la princesse DE), 1798-1880. Marie, fille de l'Empereur François Ier d'Autriche.

SALVANDY (le comte DE)*, 1795-1856. Littérateur et homme politique français, ambassadeur et plusieurs fois ministre.

SALVANDY (la comtesse DE). Julie Ferey, fille d'un manufacturier et homme politique, épousa en 1823 le comte de Salvandy.

SANDWICH (lady), morte en 1853. Louise, fille de lord Belmore, épousa en 1804 George-John Montagu, lord Sandwich, qui mourut en 1818. Une de ses filles fut la première femme du comte Walewski.

SAULX-TAVANNES (le duc Roger-Gaspard DE), 1806-1845. Il hérita de la pairie en 1820, à la mort de son père, mais il ne prit aucune part aux travaux de la Chambre et se suicida à 39 ans, mettant fin ainsi à cette vieille famille ducale.

SAUZET (Paul)*, 1800-1876. Avocat, puis député, il fut ministre de la Justice en 1836.

SAXE (Auguste II le Fort, Électeur de), 1670-1733. Plus tard Roi de Pologne, élu après la mort de Jean Sobieski, à force d'intrigues et d'argent, et couronné à Varsovie en 1697.

SAXE (la princesse Auguste DE), née en 1782.

SAXE-WEIMAR (le duc Bernard)*, 1792-1862. Général d'infanterie au service des Pays-Bas.

SAXE (la princesse Amélie DE), 1794-1870. Sœur du Roi Frédéric-Auguste et du prince Jean de Saxe.

SAXE (le Roi Frédéric-Auguste II de), 1797-1854. Monta sur le trône en 1836, après avoir été co-Régent depuis 1830 et avoir promulgué une Constitution libérale à son peuple. Prince éclairé, libéral, instruit, il mourut des suites d'une chute de cheval sans laisser d'enfants.

SAXE (la Reine de), 1805-1877. Marie, fille du Roi Maximilien de Bavière, et épouse du Roi Frédéric-Auguste II.

SAXE (le prince Jean DE), 1801-1873. Ce Prince succéda à son frère, le Roi Frédéric-Auguste, en 1854. Il avait épousé la princesse Amélie de Bavière, dont il eut plusieurs enfants, et il se distingua toute sa vie par les plus grandes vertus comme par sa science.

SAXE (la princesse Jean DE), 1801-1877. Amélie, fille du roi Maximilien de Bavière, épouse du prince Jean de Saxe.

SCHOENBURG (la princesse), 1803-1884. Louise Schwarzenberg, sœur du Cardinal de ce nom, épousa en 1823 le prince Édouard Schœnburg-Waldenbourg.

SCHOENLEIN (le Dr Jean-Luc), 1793-1864. Professeur de médecine à Zürich; il fut appelé à Berlin où il se fit une grande réputation.

SCHRECKENSTEIN (le baron Maximilien DE), 1794-1862. Longtemps grand-maître de la Cour de la grande-duchesse Stéphanie de Bade, et administrateur de la maison et de la fortune de cette princesse.

SCHULENBURG-KLOSTERRODE (le comte DE), 1772-1853. Il servit dans la diplomatie autrichienne et mourut à Vienne. Il avait épousé sa cousine la comtesse Armgard de Schulenburg.

SCHULENBURG (le comte Charles-Rodolphe DE), 1788-1856. Lieutenant-colonel autrichien; il avait épousé la duchesse Wilhelmine de Sagan, fille aînée du dernier duc de Courlande, mariage qui fut bientôt rompu. En 1846, le comte de Schulenburg se chargea de l'administration des terres de la duchesse de Talleyrand. Mort à Sagan d'une attaque d'apoplexie, il y est enterré.

SCHWARZENBERG (Charles-Philippe, prince DE), 1771-1820. Il fut d'abord militaire, puis ambassadeur d'Autriche à Paris. C'est lui qui négocia le mariage de Napoléon avec l'archiduchesse Marie-Louise. Il donna, à l'occasion de cette union en 1810, un grand bal qui se termina tristement par l'incendie de l'ambassade, où sa femme périt dans les flammes.

SCHWEINITZ (la comtesse DE), 1799-1854. Mlle Dullack, épousa, en 1832, le comte Hans-Herrmann de Schweinitz, et devint, en 1840, Grande-maîtresse de Cour de la princesse Guillaume de Prusse, née princesse de Saxe-Weimar.

SÉBASTIANI DE LA PORTA (le maréchal)*, 1775-1851. Ambassadeur à Constantinople, à Naples, puis à Londres.

SÉBASTIANI (la maréchale), morte en 1842. Fille du duc de Gramont, elle avait émigré, à seize ans, avec les Bourbons. Elle avait épousé en premières noces à Milan le général Davidow, et en secondes noces le général Sébastiani, dont elle était la seconde femme.

SÉGUR (la comtesse DE), 1779-1847. Félicité d'Aguesseau, unique héritière du dernier Marquis de ce nom, épousa le comte Octave de Ségur, chef d'escadron d'état-major de la Garde royale, qui mourut en 1818.

SÉMONVILLE (le marquis DE)*, 1754-1839. Grand référendaire de la Cour des pairs.

SERCEY (le marquis DE), 1753-1856. Pierre-César-Charles-Guillaume de Sercey fut un marin très distingué. Au retour des Bourbons en 1814, il reçut la mission de traiter de l'échange des prisonniers français avec l'Angleterre. Il fut ensuite nommé vice-amiral et entra à la Chambre des pairs.

SÉVIGNÉ (la marquise DE)*, 1626-1696. Une des femmes les plus distinguées de la cour de Louis XIV, auteur de _Lettres_ remarquables.

SFORZA (Ludovico), 1451-1508, dit _le More_, fut l'adversaire de la maison d'Aragon, en Italie, et y appela Charles VIII en 1494. Après avoir trahi les Français, il fut attaqué par Louis XII qui lui enleva ses États et l'obligea à fuir en Allemagne. L'impopularité de Trivulce dans le Milanais permit à Sforza de reconquérir ce duché, mais en 1500 il fut battu et fait prisonnier à Novare par les Français. Enfermé à Loches, il y mourut dix ans après.

SIDNEY (lady Sophie)*, morte en 1837. Baronne de l'Isle et de Dudley, cinquième enfant de Guillaume IV d'Angleterre et de Mrs Jordan.

SIEYÈS (l'abbé)*, 1748-1836. Vicaire général de Chartres et politicien de la Révolution.

SIGALON (Xavier), 1790-1837. Peintre d'histoire. Il fut chargé par le gouvernement, en 1833, d'aller à Rome pour copier la fresque du _Jugement dernier_ de Michel-Ange. Cette reproduction parfaite, d'un dixième moins grande que l'original, est à l'École des beaux-arts à Paris.

SIMÉON (le comte Joseph-Balthazar), 1781-1846. Maître des requêtes au Conseil d'État, pair de France en 1835; il avait beaucoup de goût pour les arts.

SOLMS-SONNENWALD (le comte Guillaume-Théodore DE), 1787-1859. Capitaine de cavalerie et chambellan, fils du premier mariage de la comtesse Ompteda.

SOLMS-SONNENWALD (la comtesse DE). Née, en 1790, Clémentine, fille du comte de Bressler.

SOPHIE (l'archiduchesse), 1805-1872. Fille du Roi Max de Bavière, elle épousa en 1824 l'archiduc François et fut mère de l'Empereur François-Joseph Ier.

SOULT (le maréchal)*, 1769-1852. Un des plus glorieux combattants des guerres de l'Empire, ministre sous Louis-Philippe.

STACKELBERG (le comte Gustave DE). Conseiller intime et chambellan de l'Empereur Alexandre Ier, il devint ambassadeur de Russie et prit part au Congrès de Vienne en 1815. Il avait épousé, en 1805, Mlle Caroline de Ludolf, fille de l'ambassadeur de Naples à Pétersbourg.

STACKELBERG (la comtesse DE), 1785-1868. Née Caroline de Ludolf, elle épousa en 1805 le comte Stackelberg. Devenue veuve, elle vint s'établir à Paris.

STANLEY (Mme). Henriette-Marie, fille du vicomte Dillon, avait épousé en Italie, en 1826, sir Edward-John Stanley, membre du Parlement anglais.

STOPFORD (Robert). 1768-1847. Amiral anglais qui se fit remarquer dans les principales campagnes navales de la Révolution et de l'Empire. En 1840, il bombarda Saint-Jean-d'Acre.

STROGONOFF (la comtesse Julie). Elle avait épousé un Espagnol, le comte d'Éga, avec qui elle vivait à Madrid, quand elle fit la connaissance du comte Grégoire Strogonoff, qui l'enleva et la prit pour femme. Elle était fort bien reçue dans la société pétersbourgeoise, mais sa fausse position ne lui laissa obtenir que très tard le cordon de Sainte-Catherine, qui était sa grande ambition. Elle mourut très âgée entre 1860 et 1870 après avoir fort bien soigné son mari devenu aveugle.

STURMFEDER (Mme DE), 1819-1891. Camille-Wilhelmine de Münchingen avait épousé le baron de Sturmfeder d'Oppenveiller, et fut la Grande-maîtresse de la Cour de la grande-duchesse Stéphanie de Bade.

SUTHERLAND (la duchesse DE)*, morte en 1868. Née lady Carlisle, elle était _mistress of the robes_ de la reine Victoria.

SYRACUSE (le comte DE), 1813-1860. Léopold de Bourbon, fils de François Ier roi de Naples, et de Marie-Isabelle d'Espagne; il fut élevé au grade de lieutenant-général sans recevoir de commandement.

SYRACUSE (la comtesse DE), 1814-1874. [Voir à Carignan (Philiberte de).]

T

TALARU (le marquis DE), 1769-1850. Au retour de l'émigration en 1815, M. de Talaru fut appelé à la Pairie, et devint ambassadeur de France à Madrid en 1823. En 1825, il fut ministre d'État et membre du Conseil privé de Charles X, mais la révolution de 1830 le fit rentrer dans la retraite. Il avait épousé Mlle de Rosière-Saraus, veuve du comte de Clermont-Tonnerre, dont il n'eut pas d'enfants, aussi la maison de Talaru s'éteignit-elle avec lui.

TALLEYRAND-PÉRIGORD (le cardinal DE)*, 1736-1821. Alexandre-Angélique, second fils de Daniel de Talleyrand-Périgord, fut archevêque de Reims en 1777, et de Paris en 1817.

TALLEYRAND (Charles-Maurice, prince DE)*, 1754-1838. Prince de Bénévent. Il fut ministre des Affaires étrangères, grand chambellan de France, membre de l'Institut et ambassadeur. Il avait abandonné la carrière ecclésiastique où il était entré malgré lui, et fut un des meilleurs hommes politiques de son temps.

TALLEYRAND (la princesse DE)*, 1762-1835. Née Catherine Werlée et d'origine anglaise, elle fut civilement mariée, en 1802, au prince de Talleyrand, par ordre de l'Empereur Napoléon, mariage d'ailleurs aussitôt rompu.

TALLEYRAND (le duc DE), 1762-1838. Celui qu'on appelait _le bel Archambaud_ épousa, en 1779, Mlle Sabine de Senozan de Viriville, qui fut décapitée en 1793 victime de la Révolution.

TALLEYRAND (le comte Anatole DE), mort en 1838. Fils du baron Augustin de Talleyrand et d'Adélaïde de Montigny.

TASCHEREAU (M.), 1801-1874. Député français. Il avait d'abord étudié le droit, puis, après quelques publications intéressantes, il prit une place marquée parmi les érudits et devint administrateur général de la Bibliothèque Impériale réorganisée.

TATITCHEFF (Démétrius-Pawlowitch DE), 1769-1845. Diplomate russe, ministre à Madrid en 1815, puis à Vienne où il resta jusqu'en 1845. Il devint alors conseiller d'État et grand-chambellan de l'Empereur Nicolas.

TAURY (l'abbé François-Louis), 1791-1859. Curé de Chauvigny, choisi en 1832 par l'abbé Tournet, fondateur des Sœurs de Saint-André, pour lui succéder comme Supérieur général de cette congrégation. En 1845, il fut nommé vicaire général à Niort. Il mourut d'une attaque d'apoplexie au moment où, descendant de la chaire, il se préparait à célébrer la messe.

TAYLOR (sir Herbert)*, 1775-1839. Secrétaire particulier des rois George III, George IV et Guillaume IV d'Angleterre.

THÉRÈSE (l'archiduchesse), 1816-1867. Fille de l'archiduc Charles et d'une princesse de Nassau-Weilbourg, l'archiduchesse Thérèse devint la seconde femme de Ferdinand II, roi de Naples, qui l'épousa en 1837.

THIARD DE BISSY (le comte DE)*, 1772-1852. Maréchal français, député libéral, nommé en 1848 ministre de France en Suisse.

THIERRY (Augustin), 1795-1856. Célèbre historien français, auteur des _Lettres sur l'histoire de France_ et des _Récits des temps mérovingiens_.

THIERS (Adolphe)*, 1797-1877. Homme d'État et historien français.

THIERS (Mme)*, 1815-1880. Née Élise Dosne, fille de l'agent de change.

THORWALDSEN (Barthélemy)*, 1769-1844. Célèbre sculpteur danois.

TOCQUEVILLE (le comte Alexis DE), 1805-1859. Membre de la Chambre des députés sous Louis-Philippe, il y siégea dans les rangs de l'opposition. Lors du coup d'État du 2 décembre, il fit partie des représentants qui signèrent l'acte d'accusation de Louis Bonaparte, et fut emprisonné à Vincennes. Relâché peu après, il rentra dans la vie privée. Il est l'auteur de _la Démocratie en Amérique_ et de _l'Ancien régime_.

TORENO (le comte DE)*, 1786-1843. Homme d'État espagnol, député aux Cortès et plusieurs fois ministre.

TOSCANE (le grand-duc DE), 1797-1870. Léopold II, archiduc d'Autriche, succéda à son père, le grand-duc Ferdinand III, en 1824. Il épousa en premières noces une princesse de Saxe, et en 1833 la princesse Antoinette des Deux-Siciles.

TOUR ET TAXIS (la princesse DE LA). Née en 1773. Thérèse, fille du grand-duc Charles de Mecklembourg-Strelitz, sœur de la Reine Louise de Prusse, épousa, en 1789, le prince Charles de la Tour et Taxis, conseiller privé de l'Empereur d'Autriche et grand-maître des Postes, charge qui était dans sa maison depuis 1695.

TROGOFF (Mme DE). Dame russe, grande amie de la duchesse Wilhelmine de Sagan dont elle avait été la dame de compagnie; elle habitait Versailles.