I.)
A
ABD-EL-KADER, 1807-1853. Célèbre Émir arabe qui soutint en Algérie, pendant quinze ans, une lutte acharnée contre les Français; il fut enfin fait prisonnier en 1847 par le général Lamoricière, embarqué pour la France et interné à Pau, puis à Amboise. Napoléon III le rendit à la liberté et il fut dès lors ami de la France. Il mourut en Syrie où il s'était retiré.
ACERENZA (la duchesse D'), 1783-1876. Jeanne, princesse de Courlande, épousa en 1801 François Pignatelli de Belmonte, duc d'Acerenza. Elle était la troisième fille du duc Pierre de Courlande et sœur de la duchesse de Talleyrand.
ACTON (lady). Elle était la fille du duc de Dalberg et avait épousé en premières noces lord Acton. En deuxièmes noces, elle épousa Mr Georges Leveson, plus tard lord Granville.
ADÉLAÏDE (Mme)*, 1777-1847. Sœur du roi Louis-Philippe, sur lequel elle exerçait une grande influence.
ADOLPHE DE NASSAU, 1250-1298. Il fut élu empereur d'Allemagne en 1292 à la mort de Rodolphe de Habsbourg, à l'exclusion d'Albert, fils de ce Prince. L'Allemagne se révolta contre lui, et il fut vaincu et tué par son compétiteur Albert d'Autriche, à la bataille de Gœllheim.
AFFRE (Denis-Auguste), 1793-1848. Archevêque de Paris depuis 1840. Le 25 juin 1848, Mgr Affre se rendit aux barricades du faubourg Saint-Antoine, et y fut atteint d'une balle au moment où il suppliait les insurgés de se rendre. Il mourut deux jours plus tard des suites de cette blessure.
AGNÈS SOREL, 1409-1450. Dame d'honneur d'Isabelle de Lorraine, Agnès Sorel fut remarquée par Charles VII et devint sa favorite. Il lui donna un château à Loches, le comté de Penthièvre, les seigneuries de Roquessière, d'Issoudun, de Vernon-sur-Seine, enfin le château de Beauté dans le bois de Vincennes, d'où elle prit le nom de Dame de Beauté.
ALAVA (don Ricardo DE)*, 1780-1843. Officier et diplomate espagnol.
ALBUFÉRA (la duchesse D'), 1791-1884. Fille du baron de Saint-Joseph, elle épousa en 1808 le maréchal Suchet, duc d'Albuféra, dont elle devint veuve en 1826.
ALDBOROUGH (lady)*, Cornélie, fille de Charles Sandy.
ALFIERI (le comte Victor)*, 1749-1803. Poète tragique italien. Il épousa secrètement la comtesse d'Albany.
ALIBAUD, 1810-1836. Régicide qui attenta à la vie du roi Louis-Philippe dans la soirée du 25 juin 1836, et qui fut exécuté le 11 juillet suivant.
ALTENSTEIN (le baron Charles D'), 1770-1840. Homme d'État prussien; il fut, de 1808 à 1810, ministre des Finances, et devint, plus tard, sous le roi Frédéric-Guillaume III, ministre des Cultes et de l'Instruction publique,
ALTON-SHÉE DE LIGNIÈRES (le comte Édouard D'), 1810-1874. Pair de France en 1836. D'abord très attaché à la monarchie constitutionnelle de Juillet, il changea tout à coup sous l'influence des idées de 1848 et prit part aux manifestations du parti avancé. Pendant le Second Empire, il vécut loin de la politique.
ALVANLEY (lord)*, 1787-1849. Homme du monde et officier anglais, connu pour son esprit.
ANCILLON (Jean-Pierre-Frédéric), 1766-1837. D'origine suisse, il fut ministre de l'Église réformée à Berlin et professeur à l'Académie militaire. En 1806, Frédéric-Guillaume III l'appela à faire l'éducation du Prince Royal, (plus tard Frédéric-Guillaume IV). Admis à la Cour, Ancillon y joua, jusqu'à sa mort, un certain rôle. M. Ancillon se maria trois fois: 1º en 1792, à Marie-Henriette Baudouin, qui mourut en 1823; 2º en 1824, à Louise Molière, qui mourut en 1826; 3º en 1836, à Flore Tranouille d'Harley et de Verquignieulle, d'une ancienne famille de Belgique.
ANDRAL (Mme), Fille de M. Royer-Collard; elle avait épousé le célèbre docteur Andral.
ANGLONA (le prince D'), 1817-1871; fils du général de l'armée espagnole; il épousa en 1837 la fille du duc de Frias et devint duc d'Uceda, titre qui appartenait à la famille de sa femme.
ANGOULÊME (le duc D'), 1777-1844. Appelé aussi M. le Dauphin, depuis que son père, le roi Charles X, était monté sur le trône en 1824. Il avait épousé en 1799, à Mitau, sa cousine, Marie-Thérèse-Charlotte, fille unique du roi Louis XVI. Généralissime de l'armée française envoyée en Espagne en 1823, il prit le fort du Trocadéro et signala sa modération par l'Ordonnance d'Andujar. Il mourut en exil à Goritz, sans avoir jamais eu d'enfants de son mariage.
ANGOULÊME (la duchesse D'), 1779-1851. Marie-Thérèse-Charlotte de France, fille unique du roi Louis XVI et de Marie-Antoinette. Elle reçut à sa naissance le titre de Madame Royale; elle partagea la captivité de sa famille, et en 1795, le Directoire consentit à l'échanger contre les commissaires que rendit l'Autriche. Elle épousa son cousin, le duc d'Angoulême, et rentra à Paris avec lui en 1815. Exilée de nouveau en 1830, elle ne revit plus la France et mourut à Frohsdorf.
ANNE D'AUTRICHE*, 1602-1661. Reine de France et Régente pendant la minorité de Louis XIV.
ANNE DE BRETAGNE, 1476-1514. Reine de France. Fille de François II de Bretagne, elle épousa successivement Charles VIII et Louis XII et apporta à la Couronne le duché de Bretagne dont elle était l'héritière.
APPONYI (le comte Antoine), 1782-1852. Diplomate autrichien, il fut d'abord Envoyé extraordinaire à la cour de Toscane, puis ambassadeur à Rome jusqu'en 1825. Plus tard, il fut ambassadeur à Londres, puis à Paris où il resta jusqu'en 1848. Il avait épousé, en 1808, Thérèse, fille du comte Nogarola de Vérone.
ARGOUT (le comte D'), 1782-1858. Homme politique et financier français, il devint conseiller d'État en 1817, puis pair de France. A partir de 1830, il fit partie de plusieurs ministères, et garda le poste de gouverneur de la Banque de France jusqu'à sa mort.
ARNAULD D'ANDILLY, 1589-1674. Après avoir longtemps vécu à la Cour, il se retira en 1644 à Port-Royal des Champs; il écrivit, dans cette retraite, des traductions des _Confessions_ de saint Augustin, des _Mémoires_, etc. Son fils fut le marquis de Pomponne, ministre des Affaires étrangères, et sa fille la mère Angélique de Saint-Jean, abbesse de Port-Royal.
ARNAULD (Antoine), 1612-1694. Théologien et philosophe; il avait d'abord suivi la carrière du barreau, puis fut attiré par le rigide christianisme des Jansénistes, et il devint le théologien militant de Port-Royal. Il composa, avec Nicole, la _Logique_ de Port-Royal, et avec Lancelot, la _Grammaire_. Il était le frère d'Arnauld d'Andilly.
ARNAULD (la mère Marie-Angélique de Sainte-Madeleine), 1591-1661. Sœur d'Arnauld d'Andilly et d'A. Arnauld, elle fut abbesse de Port-Royal des Champs dès l'âge de quatorze ans. Elle y rétablit la réforme et l'esprit de Cîteaux.
ARNAULD (la mère Angélique de Saint-Jean), 1624-1684. Elle était fille d'Arnauld d'Andilly. Elle fut abbesse de Port-Royal, comme sa tante, la mère Angélique de Sainte-Madeleine, et elle eut une grande part au _Nécrologe_ de Port-Royal; elle écrivit aussi des _Relations_, des _Réflexions_, etc.
ARNIM (le baron D'), 1789-1861. Diplomate prussien. Il fut envoyé en 1836 à Bruxelles et de 1840 à 1848 à Paris. Après avoir été un moment ministre des Affaires étrangères à Berlin, en 1848, il se retira bientôt des affaires.
ARSOLI (don Camille, prince Massimo et D'), 1803-1873. Il fut grand maître des Postes pontificales. En 1827, il épousa Marie-Gabrielle de Villefranche-Carignan, et, devenu veuf, il se remaria avec la comtesse Hyacinthe de la Porta Rodiani.
ARSOLI (la princesse D'), 1811-1837. Marie-Gabrielle de Villefranche, fille d'un mariage du baron de Villefranche avec Mlle de la Vauguyon.
ATHALIN (le baron Louis-Marie), 1784-1856. Général du génie en France; il fit avec distinction les campagnes de l'Empire, et devint sous la Restauration, aide de camp du duc d'Orléans; sous la monarchie de Juillet, il remplit diverses missions diplomatiques, et devint pair de France en 1840. Il rentra dans la vie privée, après 1848.
AUBUSSON (le comte Pierre D'), 1793-1842, Colonel d'infanterie. Il épousa en 1823, Mlle Rouillé du Boissy du Coudray, et mourut, fou, en 1842.
AUBUSSON (Mlle Noémi D'). Née en 1826, elle était la fille du comte Pierre d'Aubusson. Elle épousa en 1842 le prince Gontran de Bauffremont.
AUGUSTE D'ANGLETERRE (la princesse)*, 1797-1809. Duchesse de Cambridge, elle était fille du landgrave Frédéric de Hesse-Cassel.
AUMALE (Henri d'Orléans, duc D'), 1822-1897; quatrième fils du roi Louis-Philippe et de la reine Marie-Amélie, il se distingua par de brillants services militaires en Algérie. Il quitta la France en 1848, y rentra après 1871. De nouveau exilé, il ne revint qu'en 1889. Son talent d'historien le fit entrer à l'Académie française. Il légua à l'Institut de France son beau domaine de Chantilly.
AUSTIN (Sarah), 1793-1867. Femme de lettres anglaise qui traduisit en anglais beaucoup de livres allemands, et composa des ouvrages de morale et d'éducation.
B
BADE (le grand-duc Léopold DE), 1790-1858; succéda en 1830 à son frère Louis. Il épousa la princesse Sophie, fille de Gustave IV Adolphe, roi de Suède.
BADE (la grande-duchesse Stéphanie DE), 1789-1860. Fille de Claude de Beauharnais, chambellan de l'impératrice Marie-Louise, elle avait épousé, en 1806, le grand-duc Charles-Louis-Frédéric de Bade, qui mourut en 1818.
BADE (la princesse Marie DE), 1817-1887. Fille du grand-duc Charles-Louis de Bade et de Stéphanie de Beauharnais. Elle épousa, en 1842, le duc de Hamilton, dont elle devint veuve en 1863.
BAGRATION (la princesse), 1783-1857. Catherine Skavronska épousa en 1800 le prince Pierre Bagration, qui fut tué à Borodino, en 1812. En 1830, la princesse épousa le colonel anglais sir John Hobart Caradoc, baron Howden. La princesse Bagration fut une amie du prince de Metternich.
BALBI (la comtesse DE), 1753-1839. Fille du marquis de Caumont-La Force, elle avait épousé le comte de Balbi et devint dame d'honneur de Mme la comtesse de Provence. Le comte de Provence (plus tard Louis XVIII) l'honora de son amitié. La comtesse de Balbi réunissait tous les charmes de la beauté et de l'esprit.
BALLANCHE (Pierre-Simon), 1776-1846. Penseur mystique qui, après avoir dirigé quelque temps, à Lyon, un vaste établissement de librairie et d'imprimerie, héritage de sa famille, vint s'établir à Paris où il se lia avec Mme de Staël, Chateaubriand, Joubert, etc. Il devint membre de l'Académie française en 1844.
BALZAC (Honoré DE), 1799-1850. L'un des plus féconds et des plus remarquables romanciers contemporains, excellant surtout dans la peinture profonde des passions humaines.
BARANTE (le baron Prosper DE), 1782-1866. Il fut successivement auditeur au Conseil d'État, chargé de missions diplomatiques, préfet de la Vendée, de la Loire-Inférieure, puis député, pair de France et ambassadeur à Saint-Pétersbourg. Comme écrivain et historien, il obtint les plus grands succès et son _Histoire des ducs de Bourgogne_ lui ouvrit les portes de l'Académie française.
BARANTE (la baronne DE), née d'Houdetot. D'origine créole, elle était renommée pour sa beauté.
BENDEMANN (Édouard), 1811-1889. Peintre allemand qui acquit de bonne heure une brillante renommée. Professeur à l'Académie des Beaux-Arts de Dresde, il décora de fresques la salle du Trône du Château Royal de cette ville. En 1860, il succéda, dans la direction de l'Académie de Düsseldorf, à Schadow dont il avait épousé la fille.
BARBET DE JOUY (Joseph-Henri), 1812-1896. Conservateur au Musée du Louvre et membre de l'Académie des Beaux-Arts.
BARROT (Odilon)*, 1791-1873, Homme politique français.
BARTHE (Félix)*, 1795-1863. Magistrat et homme d'État français.
BASTIDE (Jules), 1800-1879. Libéral ardent, affilié aux carbonari, J. Bastide fit une guerre acharnée à Charles X. Sous Louis-Philippe, il fut commandant dans la Garde nationale, fut compromis et condamné à mort, pour sa participation à l'émeute des funérailles du général Lamarque; il s'échappa, se réfugia à Londres, revint plus tard en France et prit la direction du _National_ après la mort d'Armand Carrel. En 1848, il fut député et un moment ministre des Affaires étrangères. Sous l'Empire, il se tint à l'écart de la politique.
BATHURST (lady Georgina), épouse de lord Henry Bathurst, un des membres les plus éminents du parti tory.
BATTHYANY (la comtesse)*, 1798-1840. Née baronne d'Ahrenfeldt.
BAUDRAND (le général comte)*, 1774-1848. Aide de camp du duc d'Orléans.
BAUDRAND (Mme). La grande modiste à la mode à Paris en 1836.
BAUFFREMONT (la duchesse DE), née en 1771. Fille du duc de la Vauguyon, elle épousa en 1787 Alexandre, duc de Bauffremont. Elle était très liée avec le prince de Talleyrand.
BAUFFREMONT (la princesse DE), 1802-1860. Laurence, fille du duc de Montmorency, elle épousa en 1819 le prince Théodore de Bauffremont. Elle était la sœur aînée de la duchesse de Valençay.
BAUFFREMONT (le prince Gontran DE). Né en 1822, il épousa, en 1842, Mlle d'Aubusson de la Feuillade.
BAUSSET (le cardinal de), 1748-1824. Evêque d'Alais. Il fut fait Pair à la Restauration et reçut le chapeau de Cardinal en 1817. L'année précédente, il était entré à l'Académie française. Il a laissé une _Histoire de Fénelon_ et une _Histoire de Bossuet_.
BAUTAIN (l'abbé), 1796-1867. Élève de l'École normale où il eut comme maître M. Cousin, il fut nommé en 1816 professeur de philosophie au collège de Strasbourg. Il entra dans les ordres en 1828. En 1849, Mgr Sibour, archevêque de Paris, le nomma son vicaire général. L'abbé Bautain a cultivé presque toutes les branches des connaissances humaines.
BAVIÈRE (la reine douairière DE), 1770-1841. La princesse Caroline de Bade, fille de Charles-Louis, prince héréditaire de Bade, épousa, en 1797, le roi Maximilien de Bavière dont elle devint veuve en 1825.
BAVIÈRE (le roi Louis Ier DE), 1786-1868, monta sur le trône de Bavière en 1825, à la mort de son père Maximilien Ier. Le roi Louis abdiqua en 1848, après avoir fait de Munich l'Athènes de l'Allemagne.
BAVIÈRE (la reine Thérèse DE), 1792-1854; fille du duc Frédéric de Saxe-Hildburghausen (plus tard Saxe-Altenburg),
BAVIÈRE (le prince royal DE), 1811-1864; Maximilien II, fils du roi Louis Ier auquel il succéda en 1848. En 1842, il épousa la princesse Marie de Prusse.
BEAUVAU (le prince Marc DE), 1816-1883; épousa en premières noces, en 1840, Mlle Marie d'Aubusson de La Feuillade, et en secondes noces, Mlle Adèle de Gontaut-Biron.
BECKETT (saint Thomas), 1117-1170, Archevêque de Canterbury, assassiné au pied des autels par des courtisans de Henri II, roi d'Angleterre. Le pape Alexandre III le canonisa comme martyr.
BEGAS (Charles-Joseph), 1794-1854. Peintre allemand, élève de Gros, chez qui il étudia à Paris. En 1822, il alla en Italie; en 1825, il se fixa à Berlin où il devint peintre du roi de Prusse, professeur et membre de l'Académie des Beaux-Arts.
BELGES (le roi des)*, Léopold Ier, 1790-1865.
BELGES (la reine des), Louise, princesse d'Orléans, 1812-1850, seconde femme de Léopold Ier de Belgique, et fille de Louis-Philippe,
BELGIOJOSO (la princesse), 1808-1868. Christine Trivulzio épousa en 1824 le prince Barbiano Belgiojoso. Ne pouvant souffrir les Autrichiens, elle quitta Milan et s'établit à Paris en 1831, où elle se fit remarquer par sa beauté, son esprit et ses allures étranges. La princesse Belgiojoso publia en 1846, sous un anonyme assez transparent, un ouvrage en quatre volumes, ayant pour titre: _Essai sur la formation du dogme catholique_, qui fut fort discuté. Quand le Piémont déclara la guerre à l'Autriche en 1848, la Princesse accourut à Milan et y équipa et paya un bataillon. Exilée après la paix, elle retourna à Paris, où elle vécut principalement de sa plume, ses biens ayant été confisqués par le gouvernement autrichien, pour ne lui être rendus qu'en 1859, époque où elle revint se fixer en Italie, s'occupant toujours ardemment de politique.
BENKENDORFF (le comte Constantin DE), 1786-1858. Général aide de camp de l'empereur Nicolas Ier de Russie. Il fut quelque temps ministre de Russie à Stuttgart, où il mourut.
BERGERON (Louis)*. Né en 1811. Journaliste français.
BERNARD (Simon, baron), 1779-1839. Pair de France et Ministre de la guerre sous Louis-Philippe, après avoir servi sous l'empereur Napoléon Ier et sous la première Restauration.
BERRYER (Antoine)*, 1790-1868. Avocat français.
BERTIN DE VEAUX (M.)*, 1771-1842. Journaliste français.
BERTIN DE VEAUX (Mme), née Bocquet; elle était la belle-fille de M. Merlin.
BERTIN L'AÎNÉ (Louis-François), 1766-1841. Publiciste français, fondateur du _Journal des Débats_ avec son frère Bertin de Veaux.
BERTIN (Mme). Mlle Boutard, sœur d'un critique d'art au _Journal des Débats_, épousa M. Bertin, dit l'aîné.
BERTRAND (le comte), 1773-1844. Le fidèle ami de Napoléon Ier dont il fut l'aide de camp, et qu'il suivit à l'île d'Elbe et à Sainte-Hélène.
BERWICK (la duchesse DE), 1793-1863. Dona Rosalia Ventimighi Moneada naquit à Palerme et était fille du comte de Prado. Elle fut Dame de la reine Isabelle et grande-maîtresse du Palais. Son fils, le duc de Berwick et d'Albe, épousa la sœur aînée de l'impératrice Eugénie.
BILZ (Mlle Marguerite DE), 1792-1875. Elle fut d'abord maîtresse de piano de la princesse Marie de Bade (plus tard duchesse de Hamilton) et devint ensuite demoiselle d'honneur de la grande-duchesse Stéphanie de Bade.
BINZER (Mme DE), 1801-1891. Née de Gerschau, elle avait épousé, en 1822, M. de Binzer, littérateur allemand.
BIRON (Henri, marquis DE), 1803-1883. Il avait épousé Mlle de Mun, sœur du marquis de Mun, qui ne lui donna pas d'enfants. Devenu veuf de bonne heure, il vécut depuis chez son frère, le comte Étienne de Biron.
BIRON-COURLANDE (le prince Charles DE). Né en 1811, il avait épousé en 1833 une comtesse de Lippe-Biesterfeld.
BIRON-COURLANDE (la princesse Fanny DE), 1815-1883; sœur de la comtesse de Hohenthal et de Mme de Lazareff, la princesse Fanny épousa le général de Boyen.
BJOERNSTJERNA (la comtesse DE), 1797-1865. Élisabeth-Charlotte, fille du feld-maréchal comte de Stedingk, ambassadeur de Suède en Russie, et sœur de la comtesse Ugglas, épousa en 1815 le baron de Bjoernstjerna, nommé ministre de Suède à Londres en 1828, et dont elle devint veuve en 1847.
BLITTERSDORF (le baron Frédéric DE), 1705-1861. Homme d'État badois. Il fut chargé d'affaires à Saint-Pétersbourg en 1816, ministre plénipotentiaire et envoyé extraordinaire à la Confédération germanique en 1821, ministre des Affaires étrangères à Carlsruhe en 1835. En 1848, il se retira des affaires. Il avait épousé Mlle Brentano.
BONALD (le vicomte DE), 1753-1840. Le plus célèbre représentant des doctrines monarchiques et religieuses de la Restauration. Émigré en 1791, il revint en France à la proclamation de l'Empire. Député de 1815 à 1822, il devint pair de France en 1823, puis membre de l'Académie française, et il ne cessa de dévouer sa plume et sa parole au maintien du trône et de l'autel, contribuant ainsi au retour des idées religieuses en France.
BONAPARTE (Mme Lætitia), 1750-1836. Lætitia Ramolino, d'une famille italienne, avait épousé, à l'âge de seize ans, Charles Bonaparte, dont elle eut treize enfants. Napoléon Ier était son second fils, En 1814, après la chute de l'Empire, elle se retira à Rome où elle vécut dans la retraite.
BONAPARTE (Joseph), 1768-1844. Frère aîné de Napoléon Ier, Joseph Bonaparte épousa à Marseille, en 1794, la fille d'un négociant, sœur de la femme de Bernadotte, Marie-Julie Clary. Il coopéra au coup d'État du 18 Brumaire, et administra plusieurs fois la France en l'absence de Napoléon. Nommé roi de Naples en 1806, il fut transféré en 1808 au trône d'Espagne dont il descendit en 1813. Après la chute de l'Empire, il se retira d'abord aux États-Unis, puis à Florence où il mourut.
BONAPARTE (Lucien)*, 1773-1840. Troisième frère de Napoléon Ier.
BONAPARTE (Jérôme)*, 1784-1860. Le plus jeune frère de Napoléon Ier.
BONAPARTE (le prince Louis), 1808-1873. Fils de Louis Bonaparte, roi de Hollande, et de Hortense de Beauharnais, le prince Louis eut une jeunesse aventureuse. Il essaya, en 1836 à Strasbourg, et en 1840 à Boulogne, de renverser Louis-Philippe et de rétablir l'Empire à son profit. Condamné à la détention perpétuelle, il fut enfermé à Ham, d'où il s'échappa, s'enfuit en Belgique, et revint en France après la révolution de 1848. Il fut élu président de la République le 16 décembre de cette même année. Quatre ans plus tard, l'Empire fut proclamé, et le prince Louis régna jusqu'en 1870, sous le nom de Napoléon III.
BORDEAUX (le duc DE)*, 1820-1883. Fils du duc de Berry et petit-fils du roi Charles X. Il prit plus tard le nom de comte de Chambord.
BOSSUET (Jacques-Bénigne), 1627-1704. D'une famille de magistrats, il fut élevé chez les Jésuites, et reçut les ordres sacrés en 1652. Il fut évêque de Condom, en 1669, puis évêque de Meaux. Nommé, en 1670, précepteur du Dauphin de France, Bossuet composa pour ce Prince plusieurs ouvrages d'éducation (_Discours sur l'histoire universelle_, _etc._) et il se montra un zélé défenseur des libertés gallicanes.
BOURDOIS DE LA MOTTE (Edme-Joachim), 1754-1830. Médecin de l'hôpital de la Charité, à Paris, M. Bourdois fut détenu à la Force pendant les troubles révolutionnaires, puis il suivit l'armée d'Italie. Nommé médecin du roi de Rome en 1811, il fut également attaché à la Cour sous la Restauration, et devint membre de l'Académie de Médecine en 1820.
BOURGOGNE (la duchesse DE), 1685-1712. Marie-Adélaïde, fille de Victor-Amédée, premier roi de Sardaigne; très aimée à la cour de France, cette Princesse mourut à la fleur de l'âge, six jours avant son mari, et comme lui de la rougeole. Elle avait eu plusieurs enfants dont un seul survécut, qui devint Louis XV.
BOURLIER (le comte), 1731-1821. Il fit ses études ecclésiastiques à Saint-Sulpice, fut nommé, en 1802, évêque d'Évreux, et chargé par Napoléon Ier de plusieurs missions de confiance auprès du Pape. Il fut fait pair de France par Louis XVIII en 1814.
BOURLON DE SARTY (Paul DE); fut préfet de la Marne. Il avait épousé Mlle Adrienne de Vandœuvre.
BOURQUENEY (le baron, puis comte DE)*, 1800-1869. Diplomate français.
BRESSON (le comte Charles)*, 1788-1847. Diplomate français.
BRETZENHEIM DE REGÉCZ (la princesse DE). Née en 1806, Caroline, fille du prince Joseph de Schwarzenberg, épousa le prince Ferdinand de Bretzenheim, chambellan de la cour d'Autriche.
BRÉZÉ (le marquis DE DREUX-), 1793-1846. Il fit, comme officier, les dernières campagnes de l'Empire. Aide de camp du maréchal Soult à la Restauration, il suivit le Roi à Gand; retiré du service en 1827, il devint pair de France par la mort de son père en 1829. Il fut, à la Chambre haute, l'un des chefs les plus ardents du parti légitimiste contre le gouvernement du roi Louis-Philippe.
BRETONNEAU (le Dr Pierre)*, 1778-1862. Médecin de Tours.
BRIGNOLE (la marquise DE). Née Anna Pieri, d'une noble famille de Sienne. Elle fut la mère du marquis de Brignole, longtemps ambassadeur de Sardaigne à Paris, et de la duchesse de Dalberg. Elle mourut en 1815 pendant le Congrès, à Vienne où elle avait accompagné l'impératrice Marie-Louise.
BRIGODE (le baron DE), 1775-1854. Entré comme auditeur au Conseil d'État en 1803, il fut député au Corps législatif en 1805. En 1837, il fut nommé pair de France. La révolution de 1848 le rendit à la vie privée.
BROGLIE (le duc Victor DE)*, 1785-1870. Homme d'État français.
BROGLIE (la duchesse DE)*, 1797-1840. Elle était née Albertine de Staël.
BROGLIE (Mlle Louise DE). Née en 1818; épousa, en 1836, le comte d'Haussonville.
BROSSES (Charles DE), 1709-1777; érudit et littérateur français, auteur d'un ouvrage sur l'Italie, qui eut un grand succès.
BROUGHAM (lord)*, 1778-1868. Homme d'État anglais.
BÜLOW (le baron Henri DE)*, 1790-1846. Diplomate prussien.
BÜLOW (Mme DE), 1802-1889. Fille de Guillaume de Humboldt et épouse du baron Henri de Bülow, qu'elle accompagna à Londres de 1830 à 1834.
BULWER (sir Henry), 1804-1870. Diplomate anglais, d'abord attaché aux légations de Berlin, Vienne et la Haye, et qui résida souvent à Paris. De 1843 à 1848, il fut ministre plénipotentiaire en Espagne. Après avoir épousé la plus jeune des filles de lord Cowley, il alla représenter son pays aux États-Unis, puis en Toscane, et, en 1858, à Constantinople.
BUOL-SCHAUENSTEIN (le comte), 1797-1865. Diplomate autrichien, successivement attaché à Florence en 1816, à Paris en 1822, à Londres en 1824, puis ministre à Carlsruhe, à Darmstadt en 1831, à Stuttgart en 1838, à Turin en 1848 et ensuite à Saint-Pétersbourg. Il devint conseiller intime et accompagna en 1851 le prince de Schwarzenberg aux conférences de Dresde. En 1852, il fut nommé ministre des Affaires étrangères. Il quitta le pouvoir en 1859.
BUOL (la comtesse), 1809-1862. La princesse Caroline d'Isenbourg épousa en 1829 le comte Buol. Par sa mère (née baronne de Herding), elle était en possession d'une énorme fortune.
BUSSIÈRE (Jules-Edmond DE), 1804-1888. Diplomate, chargé d'affaires à Darmstadt, puis à Dresde. Louis-Philippe l'éleva à la Pairie en 1841. En 1848, il rentra dans la vie privée.
BYRON (George Gordon, lord)*, 1788-1824. Célèbre poète romantique anglais.