‹ Chronique de 1831 à 1862, Tome 3 (de 4)Chapitre 6 sur 10 · C

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CAMBRIDGE (le prince Georges DE), né en 1819. Fils du duc Adolphe de Cambridge et de la princesse Auguste de Hesse-Cassel, il devint duc de Cambridge à la mort de son père en 1850, et occupa un haut poste à la tête de l'armée anglaise. Il avait épousé morganatiquement miss Louisa-Fitz-George, fille de M. Farebrother, qui mourut en 1890.

CAMBRIDGE (la princesse Auguste DE), née en 1822. Sœur du prince Georges, cette Princesse épousa, en 1843, le grand-duc de Mecklembourg-Strélitz, à cette époque Prince héréditaire.

CAMPHAUSEN (Ludolf), 1802-1896. Président du ministère prussien en 1848, puis ministre plénipotentiaire près du pouvoir central germanique où il mit en avant une Confédération dont la Prusse devait avoir l'hégémonie.

CAPO D'ISTRIA (le comte) *, 1776-1831. Natif de Corfou.

CARAMAN (la marquise DE) **. Née Gallard de Béarn; veuve depuis 1836 du marquis de Caraman.

CARDIGAN (James-Thomas-Brudenell-Bruce), 1797-1864. Général et pair d'Angleterre, d'une vieille famille qui fut la tige des marquis d'Ailesbury. Après plusieurs démêlés avec les officiers de son régiment, il eut un duel avec un capitaine et, ayant blessé son adversaire, fut traduit devant la Chambre des Lords constituée en Cour de justice en 1841; il fut acquitté.

CARIGNAN (la princesse Joséphine DE), 1753-1797. Grand'mère du Roi Charles-Albert de Sardaigne, fille de Louis-Charles de Lorraine, duc d'Elbeuf, prince de Lambesc, comte de Brionne, elle avait épousé, en 1768, le prince Victor-Amédée II de Carignan, qui était établi à Paris.

CARLOTTA (l'infante) *, 1804-1844. Fille du Roi des Deux-Siciles, et sœur de la Reine Marie-Christine d'Espagne.

CARNÉ (le comte Joseph DE), 1804-1876. Entré en 1825 dans les bureaux du ministère des Affaires étrangères, il se rallia au gouvernement de Juillet, fut élu député, et prit une part active aux travaux parlementaires. Il entra à l'Académie française en 1863.

CAROLATH-BEUTHEN (le prince Henri DE) **, 1783-1864. Général de cavalerie prussienne et grand-veneur royal.

CAROLATH-BEUTHEN (la princesse Adélaïde DE), 1797-1849. Fille du comte de Pappenheim, elle avait épousé le prince Henri Carolath en 1817.

CARS (la duchesse DES), morte en 1870. Augustine du Bouchet de Sourches de Tourzel, mariée en 1817 au duc Amédée-François des Cars.

CASTELLANE (la comtesse DE) *, 1796-1847. Née Cordélia Greffulhe, mère du marquis Henri de Castellane.

CASTELLANE (le marquis Henri DE) **, 1814-1847. Fils aîné du maréchal de Castellane et député du Cantal.

CASTELLANE (la marquise Henri DE), 1820-1890. Née Pauline de Périgord *, petite-nièce du prince de Talleyrand et fille de l'auteur de la _Chronique_.

CASTELLANE (Marie DE). Née en 1840. Fille du marquis et de la marquise Henri de Castellane et filleule de l'auteur de la _Chronique_; elle épousa à Sagan, en 1857, le prince Antoine Radziwill, dont elle devint veuve en 1904.

CASTLEREAGH (le vicomte DE) *, 1769-1822. Homme d'État anglais, ennemi acharné de la Révolution française et de Napoléon Ier.

CAULAINCOURT (Armand-Augustin-Louis, marquis DE), duc de Vicence, 1772-1827. Général français, négociateur de Napoléon Ier au congrès de Châtillon et un de ses plus fidèles serviteurs.

CAVAIGNAC (le général Louis-Eugène), 1802-1857. Après avoir fait presque toute sa carrière militaire en Algérie, il fut nommé gouverneur de cette province après la Révolution de 1848. Au coup d'État du 2 décembre 1851, il fut arrêté et transporté à Ham; relâché, il demanda sa retraite et rentra dans la vie privée.

CELLAMARE (le prince DE), 1657-1733. Nommé ambassadeur d'Espagne à la Cour de France en 1715, il y devint, avec la duchesse du Maine, l'instrument des projets d'Alberoni contre le Régent; sa correspondance fut interceptée vers la fin de 1718, lui-même arrêté et conduit aux frontières d'Espagne.

CÉSOLE (le comte Eugène DE). Établi à Nice et fort recherché en société pour son joli talent sur le violon et son amabilité.

CÉSOLE (la comtesse DE), 1812-1892. Née de Castellane. Elle habita Nice jusqu'à la fin de sa vie.

CESSAC (le comte DE), 1752-1841. Jean-Gérard Lacué de Cessac était au service quand la Révolution éclata. Membre du Conseil des anciens en 1775. Partisan du 18 Brumaire, Cessac fut appelé au Conseil d'État, devint ministre de la Guerre en 1807, et resta fidèle à l'Empereur jusqu'à la fin. En 1831, Cessac entra à la Chambre des Pairs.

CHABANNES LA PALICE (le comte Alfred DE) *, 1799-1868. Général de brigade et aide de camp de Louis-Philippe qu'il suivit en exil.

CHABANNES LA PALICE (la comtesse Alfred DE), 1802-1891. D'origine anglaise, née miss Antoinette Ellice.

CHABOT (Philippe DE), comte de Jarnac **, 1815-1875. Diplomate français, très attaché à la famille d'Orléans.

CHABOT (Mlle Olivia DE), épousa en 1844 le marquis de Lasteyrie, dont elle devint veuve en 1883.

CHAIX-D'EST-ANGE (Gustave), 1800-1876. Célèbre jurisconsulte, magistrat et homme politique français, grand-officier de la Légion d'honneur en 1861 et sénateur en 1864.

CHALAIS (le prince Élie DE) **, 1809-1883. Fils aîné du duc de Périgord.

CHANALEILLES (la marquise Stéphanie DE). Seconde fille du duc de Crillon; avait épousé Sosthène de Chanaleilles en 1832. Elle était une sœur de la comtesse Pozzo.

CHANGARNIER (le général), 1793-1877. Après avoir pris part, en 1823, à la guerre d'Espagne, il se distingua dans les campagnes d'Algérie. Exilé après le coup d'État de 1851, il rentra en France en 1859, et servit à l'armée de Metz.

CHARTRES (Robert d'Orléans, duc DE), né en 1840. Second fils du duc d'Orléans et de la princesse Hélène de Mecklembourg-Schwerin. Il épousa, en 1863, sa cousine germaine, Françoise, fille du prince de Joinville.

CHATEAUBRIAND (le vicomte DE) *, 1768-1848. Un des plus célèbres écrivains français de son époque.

CHATEAUBRIAND (la vicomtesse DE), 1775-1845. Née Céleste de la Vigne-Buisson, elle avait épousé, en 1792, le vicomte de Chateaubriand, avec les sœurs duquel elle avait été liée dès son enfance.

CHEVREUSE (la duchesse Marie DE), 1600-1679. Veuve du duc Albert de Luynes, elle épousa Claude de Lorraine, duc de Chevreuse, joua un rôle dans la Fronde et dans les complots contre Mazarin.

CHOMEL (le docteur), 1788-1859. Médecin du Roi Louis-Philippe et de la duchesse d'Orléans. Il fut le premier à établir une véritable clinique à l'hôpital de la Charité. Chomel était l'élève de Corvisart.

CHREPTOWICZ (la comtesse Hélène) **, morte en 1878. Fille du comte de Nesselrode, chancelier de Russie, elle avait épousé le comte Michel Chreptowicz, diplomate russe.

CIRCOURT (la comtesse DE), 1808-1863. Née Anastasie de Klustine, elle épousa, en 1830, le comte Adolphe de Circourt, et eut à Paris un salon très remarquable. Amie intime du comte de Cavour, ils entretinrent une correspondance fort intéressante, plusieurs des lettres du comte de Cavour à Mme de Circourt ont été publiées par le comte Nigra.

CLANRICARDE (lady) *, morte en 1876. Elle était l'unique enfant du célèbre George Canning.

CLARENDON (lord) *, 1800-1870. Diplomate et homme politique anglais.

CLARY-ALDRINGEN (la princesse), 1777-1864. Née comtesse Louise Chotek, elle avait épousé, en 1802, le prince Charles Clary-Aldringen, son cousin germain.

CLARY-ALDRINGEN (le prince Edmond), 1813-1894. Fils du prince Charles Clary. Chambellan à la Cour d'Autriche, il épousa, en 1841, une comtesse de Ficquelmont, dont il devint veuf en 1878.

CLAUSEL (le général comte) **, 1772-1842. Gouverneur de l'Algérie en 1830, il fut fait maréchal de France en 1831.

CLÉREMBAULT (le vicomte Jean-Nicolas-Adolphe DE), né en 1810. Fils du comte de Clérembault, consul général de France en Prusse en 1809, il servit dans la marine et devint lieutenant de vaisseau. Il épousa en Belgique Mlle Valérie Desœr. Il était chevalier de la Légion d'honneur.

COBOURG (le duc Ernest II DE SAXE-), 1818-1893; succéda à son père Ernest Ier, en 1844. Il avait épousé, en 1842, la princesse Alexandrine de Bade.

COBOURG (le prince Albert DE SAXE-), 1819-1861, frère du duc Ernest II; il épousa, en 1840, la Reine Victoria d'Angleterre.

CŒUR (l'abbé), 1805-1860. Prédicateur de talent, appelé en 1848 à l'évêché de Troyes.

COGNY (le docteur) **, médecin à Valençay.

COIGNY (le duc Gustave DE) **, 1788-1865. Pair et maréchal de France.

COLLOREDO (le comte François DE), né en 1799. Diplomate autrichien, ambassadeur à Londres, puis à Rome.

COLLOREDO (la comtesse DE). Née Séverine Potocka, elle avait épousé en premières noces M. Soba['n]ski, et se remaria, en 1847, avec le comte de Colloredo.

COMMINES (Philippe DE), 1445-1509. Chroniqueur et auteur de _Mémoires_ sur les règnes de Louis XI et de Charles VIII, où il se montre historien de premier ordre.

CONDÉ (la princesse Louise-Adélaïde DE), 1757-1824. Fille du duc de Bourbon-Condé et de Charlotte de Rohan-Soubise, fut nommée par Louis XVI, en 1784, abbesse de Remiremont, mais ne fut point religieuse. Un sentiment profond pour un simple gentilhomme la décida à quitter le monde. Elle vécut dans l'ordre des Bénédictins à Turin, à Varsovie, et même à Nie[']swie['z], dans un couvent fondé par les princes Radziwill. C'est là qu'elle apprit la mort de son frère, le duc d'Enghien. Rentrée en France, la princesse de Condé y fonda le monastère du Temple.

CONSALVI (le cardinal Hercule), 1757-1824. Protégé par Mesdames de France, tantes de Louis XVI, et par le cardinal d'York, dernier des Stuarts, H. Consalvi occupa des fonctions importantes à la Cour pontificale de Pie VI et fut l'instrument principal de l'élection de Pie VII, qui le nomma cardinal et secrétaire d'État. Consalvi vint en France en 1801 et y signa le fameux Concordat, mais Napoléon, pour l'éloigner des affaires, le retint en France, en un véritable exil, et ce ne fut qu'en 1814 qu'il put retourner en Italie. Au Congrès de Vienne, en 1815, le cardinal y obtint non seulement la restitution au Saint-Siège des Marches, ainsi que Bénévent et Ponte-Corvo, mais encore il fit proclamer la suprématie des Nonces dans le monde diplomatique.

CONTADES (la vicomtesse Jules DE), 1793-1861. Adèle-Alexandrine, fille de Gabriel Amys du Poureau, épousa d'abord le vicomte Jules de Contades. Veuve en 1844, elle se remaria avec le duc de Luynes dont elle fut la seconde femme.

CORNÉLIUS (Pierre DE) **, 1783-1867. Célèbre peintre allemand.

COSSÉ-BRISSAC (Mlle Stéphanie-Marie DE), fille du comte Arthur de Cossé-Brissac, épousa en 1841 Louis-Marie de Riffardeau, duc de Rivière.

COURTIER Ecclésiastique jouissant d'une grande popularité.

COWLEY (lord), 1804-1884. Fils du comte de Mornington et neveu du duc de Wellington, il entra de bonne heure dans la carrière diplomatique et fut accrédité en 1841 auprès de la Confédération germanique. En 1852, il fut nommé ambassadeur à Paris, en remplacement de lord Normanby, et prit part, avec lord Clarendon, au Congrès de Paris en 1856. Il conserva son poste en France jusqu'en 1867. Il avait épousé, en 1833, Olivia Fitz-Gerald de Ros.

COWPER (lady Fanny), morte en 1880. Fille du premier mariage de lady Palmerston et nièce de lord Melbourne, elle épousa, en 1841, lord Robert Jocelyn (1816-1854), membre du Parlement et fils aîné de lord Roden.

CRÉMIEUX (Adolphe), 1796-1880. Avocat et homme politique élu député à Chinon en 1842, fit partie du gouvernement de la Défense nationale avec Gambetta en 1870. Il fut nommé sénateur inamovible en 1875.

CRILLON (Mlle Marie-Louise-Amélie DE). Fille du marquis de Crillon, pair de France, elle épousa, en 1842, le prince Armand de Polignac, fils du dernier président du Conseil du Roi Charles