CHAPITRE XLVI.
1341 et 1342. GUERRE EN ÉCOSSE[289] (§§ 151 à 161).
[289] Cf. Jean le Bel, chap. XLVIII à LI, t. I, p. 251 à 275.
1341. Continuation des hostilités entre l'Angleterre et l'Écosse: prise de Stirling par les Écossais.--Trêve entre l'Angleterre et l'Écosse.--Retour de David Bruce dans son royaume[290]. P. 116 à 120, 324 à 329.
[290] David II, accompagné de Jeanne d'Angleterre sa femme, débarqua à Inverbervic dans le comté de Kincardine, le 4 mai 1341.
Incursions de David Bruce et des Écossais dans le Northumberland et l'évêché de Durham: siége de Newcastle.--Prise de Durham. P. 120 à 124, 329 à 335.
Édouard III fait ses préparatifs[291] pour marcher contre les Écossais qui, tout en effectuant leur retraite le long de la Tyne dans la direction de Carlisle, mettent le siége devant un château où la comtesse de Salisbury se tient enfermée[292].--Les Écossais livrent un assaut infructueux, mais la garnison du château est bientôt réduite à la dernière extrémité.--Le capitaine de cette garnison, Guillaume de Montagu, réussit à traverser pendant la nuit les lignes ennemies pour aller à York demander du secours à Édouard III.--Aussitôt qu'ils apprennent que le roi d'Angleterre marche contre eux à la tête d'une puissante armée, les Écossais lèvent le siége du château de la comtesse de Salisbury et se retirent dans les forêts de Jedburgh. P. 124 à 131, 335 à 338.
[291] Le mandement du roi d'Angleterre pour faire assembler à Newcastle-upon-Tyne le 24 janvier 1342 les troupes qui doivent marcher contre les Ecossais, est daté de Newcastle-upon-Tyne le 4 décembre 1341. V. Rymer, _Fœdera_, vol II, p. 1183 et 1184.
[292] Froissart veut sans doute désigner ici le château de Wark, situé entre Newcastle et Carlisle, sur la rive gauche de la Tyne, qui appartenait au comte de Salisbury.
1342. Édouard III au château de la comtesse de Salisbury.--Passion du roi d'Angleterre pour la belle comtesse. P. 131 à 135, 339 à 340.
Récit d'une partie d'échecs entre le roi et la comtesse. P. 340 à 342.
Édouard III poursuit les Écossais jusque au delà de Berwick.--Nouvelle trêve entre les Anglais et les Écossais[293].--Le roi d'Angleterre renvoie le comte de Murray son prisonnier au roi d'Écosse en échange du comte de Salisbury mis en liberté par le roi de France[294]. P. 135 à 137, 342 à 347.
[293] Les pouvoirs donnés par Édouard III pour traiter avec les ambassadeurs de David Bruce, soit de la paix, soit seulement d'une trêve, sont datés des 20 mars et 3 avril 1342. V. Rymer, _Fœdera_, vol. II, p. 1189, 1190 et 1191. Édouard III était de retour à Londres le 20 février 1342 (Rymer, _ibid._, p. 1187), après avoir demeuré sur les frontières de l'Ecosse depuis le commencement de novembre 1341.
[294] Philippe de Valois ne consentit à remettre en liberté le comte de Salisbury qu'à la condition qu'il jurerait de ne porter jamais les armes contre la France. Le comte sollicita la permission de faire ce serment, et Édouard la lui accorda par lettres datées du 20 mai 1342. Par conséquent, le comte de Salisbury ne put être de retour en Angleterre que vers le commencement du mois de juin au plus tôt. V. Rymer, _Fœdera_, vol. II, p. 1195.