‹ Colette BaudocheChapitre 2 sur 9 · M. Asmus

M. Asmus

Je suis un bon garçon et je ne veux pas détruire les cerveaux de ces petits Lorrains. Vous savez bien que tous nous arrivons en Alsace-Lorraine avec le désir d’apprendre le français ; cela me semble fort que nous tâchions d’anéantir chez les indigènes ce que nous venons leur demander. Quant à ma conduite avec ce gamin qui aime Bonaparte, voici le fond de ma pensée : on dégrade les enfants, si on les prive de leurs vénérations propres, et je n’ai pas jugé que ce fût notre rôle de faner chez nos élèves l’enthousiasme.