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1.Non, Bérénice, tu n’ouvres pas ici franchement ton coeur.
2.Ce que tu sais de mes aventures te paraît-il donc peu de chose ?
1.Et cependant, comme tout a sa beauté pour l’oeil qui sait voir, ces limbes théâtrales ont une beauté bien plus émouvante pour l’imagination que tous les prétendus prestiges de la scène éclairée et ordonnée à l’heure du spectacle. Je me suis demandé souvent en quoi consistait cette beauté, et comment il me serait possible de la décrire, si je voulais en faire passer le secret dans l’âme d’un autre. Quoi ! sans couleurs, sans formes, sans ordre et sans clarté, les objets extérieurs peuvent-ils, me dira-t-on, revêtir un aspect qui parle aux yeux et à l’esprit ? Un peintre seul pourra me répondre : Oui, je le comprends. Il se rappellera le Philosophe en méditation de Rembrandt : cette grande chambre perdue dans l’ombre, ces escaliers sans fin, qui tournent on ne sait comment ; ces lueurs vagues qui s’allument et s’éteignent, on ne sait pourquoi, sur les divers plans du tableau ; toute cette scène indécise et nette en même temps, cette couleur puissante répandue sur un sujet qui, en somme, n’est peint qu’avec du brun clair et du brun sombre ; cette magie du clair-obscur, ce jeu de la lumière ménagée sur les objets les plus insignifiants, sur une chaise, sur une cruche, sur un vase de cuivre ; et voilà que ces objets, qui ne méritent pas d’être regardés, et encore moins d’être peints, deviennent si intéressants, si beaux à leur manière, que vous ne pouvez pas en détacher vos yeux. Ils ont reçu la vie, ils existent et sont dignes d’exister, parce que l’artiste les a touchés de sa baguette, parce qu’il y a fixé une parcelle du soleil, parce que entre eux et lui il a su étendre un voile transparent, mystérieux, l’air que nous voyons, que nous respirons, et dans lequel nous croyons entrer en nous enfonçant par l’imagination dans la profondeur de sa toile. Eh bien, si nous retrouvons dans la réalité un de ses tableaux, fût-il composé d’objets plus méprisables encore, d’ais brisés, de haillons flétris, de murailles enfumées ; si une pâle lumière y jette son prestige avec précaution, si le clair-obscur y déploie cet art essentiel qui est dans l’effet, dans la rencontre, dans l’harmonie de toutes les choses existantes sans que l’homme ait besoin de l’y mettre, l’homme sait l’y trouver, et il le goûte, il l’admire, il en jouit comme d’une conquête qu’il vient de faire.
1.Étant descendu dans une cave au pillage d’une ville de la Bohème et dans l’espérance de découvrir le premier des tonnes d’or dont on lui avait signalé l’existence, il avait approché précipitamment une lumière d’un de ces tonneaux précieux ; mais c’était de la poudre qu’il contenait. L’explosion avait fait crouler sur lui une partie de la voûte, et on l’avait retiré des décombres, mourant, le corps sillonné d’énormes brûlures, le visage couvert de plaies profondes et indélébiles.
1.On va commencer dans cinq minutes.
1.La vérité historique exige que nous disions aussi par quelles bravades Trenck provoqua ce traitement inhumain. Dès le premier jour de son arrivée à Vienne, il avait été mis aux arrêts à son domicile par ordre impérial. Il n’en avait pas moins été se montrer à l’Opéra le soir même, et dans un entracte il avait voulu jeter le comte Gossau dans le parterre.
1.On disait alors bas officier. Nous avons, dans notre récit, modernisé un titre qui donnait lieu à équivoque.
2.Son trésor de voyage.
1.La Comtesse de Rodolstadt, en deux volumes.
Une édition
Achevé d'imprimer en France le 5 Novembre 2016.