L'ESPÉRANCE.
Enfant, cède à ma prière. Surmonte ta peine amère; Je saurai te consoler. A celui qui désespère Ma présence est douce et chère; Cesse de te désoler. L'homme m'appelle Espérance. Je suis soeur de la Souffrance: Il n'est de douleur immense Que je ne sache calmer.
LE POËTE.
Fille des cieux, retourne à celui qui t'envoie. Mon âme à tout jamais s'est repliée en soi. Parmi les souvenirs où mon être se noie, Mon coeur désespéré n'entrevoit plus de joie. Mon âme est sans espoir, et mon esprit sans foi. Va! poursuis ton chemin, et donne, sur la route, Ta main et ta jeunesse à celui qui t'écoute Sans redouter encor d'être trompé par toi. Pour moi, la Solitude accompagne ma vie: Mère du doute et soeur de la Mélancolie. Les destins sont écrits et mon coeur suit sa loi.