‹ Contes fantastiques Tome VIChapitre 132 sur 159 · Berganza

Berganza

C’est dans cette critique même que se manifeste votre esprit faux actuel, j’oserai même dire sa corruption. À vrai dire, la décadence de votre théâtre date du jour où l’on allégua l’amélioration morale des hommes comme le but le plus élevé, et même comme l’unique but de l’art dramatique qu’on a voulu transformer ainsi en une école de correction. Dès lors les choses les plus gaies ne pouvaient plus réjouir personne ; car derrière chaque plaisanterie se montrait le bout de la férule du pédagogue, qui n’est jamais plus disposé à infliger une punition aux enfants que lorsqu’ils se livrent au plaisir avec tout l’abandon de leur âge.