‹ Contes fantastiques Tome VIChapitre 99 sur 159 · Berganza

Berganza

Ta sensation était tout à fait naturelle. Quelque beaux que pussent être son bras et sa main, jamais je n’aurais pu supporter ses caresses sans une certaine répugnance, un certain frémissement intérieur qui m’ôte ordinairement l’appétit. – Je ne parle ici qu’en ma qualité de chien ! – Au fond, l’exemple même de Corinne sert à faire triompher ma doctrine, car tout son éclat pâlit et s’éclipse devant la pure et brillante clarté de la jeunesse, et comment comparer à l’enthousiaste dévouement de la femme pour l’homme aimé, ses penchants si peu féminins, ou plutôt son affectation d’une sensibilité dont elle est dépourvue ? – Ma Dame se plaisait intimement à jouer le personnage de Corinne.