XXV
«Vitellius, forcé de relever la tête, par la pointe des épées qu'on lui plaçait sous le menton, était contraint, tantôt de présenter son visage aux insultes, tantôt de regarder ses propres statues s'écroulant sous ses yeux, tantôt la tribune aux harangues et la place où l'on avait tué Galba.
«Après cela, on le poussa vers les gémonies, où l'on avait exposé récemment le cadavre de Julius Sabinus. On n'entendit de lui qu'un seul mot, qui attestait encore un reste de fierté dans son âme, lorsqu'aux insultes du tribun militaire il répondit:--Et cependant j'ai été ton empereur!--Il tombe enfin percé de coups, et la populace l'outrage après sa mort avec la même lâcheté qu'elle l'avait adoré vivant.
«Vitellius mort, la guerre avait plutôt cessé que la paix n'avait commencé dans Rome.»