XIII.
M. de Marcellus raconte les entretiens confidentiels qu'il eut avec la duchesse d'Angoulême.--Elle ne se fiait pas plus que nous, la noble femme, aux ordonnances, coup d'État désarmé. La législation des _coups d'État_, c'est la conscience de celui qui les tente, mais il ne faut pas les manquer.
Elle ne m'a jamais calomnié dans son exil, celle-là! Que la pitié de la terre et la bénédiction de Dieu la suivent dans sa tombe! Princesse tragique dès son berceau, elle fut triste jusqu'à la mort. Les Français l'en ont accusée; voulaient-ils donc qu'elle dansât sur les cadavres de son père et de sa mère? La tristesse est la bienséance des victimes.