XIII.
«Tu diras peut-être, continue-t-il, que toutes ces institutions ne concordent pas avec le plan de notre République, etc...
«Oui, sans doute, c'est une chose particulière à notre République, que chacun n'y fait qu'un seul métier, que le cordonnier n'y est que cordonnier, et non pas, en outre, pilote; le laboureur, laboureur, et non pas, en même temps magistrat; le guerrier, guerrier, et non pas aussi commerçant. Et ainsi de tous les autres..., etc.»
«Et si jamais, ajoute-t-il, un homme habile dans l'art d'exercer divers rôles venait dans notre République et voulait nous réciter ses poëmes, nous lui rendrions honneur comme à un être divin, privilégié, enchanteur; mais nous lui dirions qu'il n'y a pas d'homme comme lui dans notre République, et, après avoir répandu des parfums sur sa tête et l'avoir couronné de fleurs, nous le proscririons de l'État.»
Si cette division des facultés et des professions ne vient pas de l'Inde, par une servile imitation des castes, elle prélude à cette division moderne du travail, mutilation tout industrielle des facultés de l'homme, qui fait d'excellents ouvriers machines, et de détestables hommes pensants.